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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 17:00

La montée des périls. Après les horreurs de la Première Guerre, les peuples veulent croire à la paix. Leur espoir, pourtant, subit désillusion sur désillusion. Le Traité de Versailles alimente la rancœur de nombreux pays, notamment de l’Allemagne. L’URSS, sous la férule de Lénine puis de Staline, vit dans un régime communiste de terreur, tandis qu’en Italie la jeune démocratie cède la place aux fascistes de Mussolini. La crise économique mondiale de 1929 fait le lit des totalitarismes. En Allemagne, l’arrivée du nazi Hitler au pouvoir sonne en 1933 le glas de la démocratie. Bafouant les règles du droit international, Hitler joue de la faiblesse des démocraties pour imposer sa loi. La sécurité collective n’est plus assurée. La guerre d’Espagne qui oppose républicains et franquistes de 1936 à 1938, apparaît finalement comme la répétition générale d’un conflit désormais inévitable entre démocraties et totalitarismes.

le Général de Colombey
le Général de Colombey

1919 : la Société des Nations (SDN) est créée pour préserver la paix collective.

1922 : le fasciste Benito Mussolini arrive au pouvoir en Italie.

1928 : le pacte Briand-Kellog, signé par 63 «états, met la guerre « hors-la-loi ».

1933 : Adolf Hitler, fondateur du parti nazi, arrive au pouvoir en Allemagne.

1935-36 : l’Italie fasciste occupe l’Ethiopie, dernier territoire indépendant d’Afrique.

Mars 1938 : Hitler annexe l’Autriche à l’Allemagne, c’est l’Anschluss.

Mars 1939 : les troupes allemandes entrent aux Sudètes, région germanophone de Tchécoslovaquie.

Août 1939 : par le Pacte germano-soviétique, l’Allemagne nazie et l’Union soviétique promettent de ne pas s’attaquer mutuellement et se partagent secrètement la Pologne.

le Général de Colombey
le Général de Colombey
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La Seconde Guerre débute pour la France le 3 septembre 1939. Mais pendant des mois, sur le terrain, rien ne se passe. La France continue de vivre dans un étrange climat fait d’espoir incrédule et d’attente angoissée : c’est la drôle de guerre. Le colonel de Gaulle, qui commande les chars de la Ve armée en Alsace-Lorraine, n’est pas dupe de l’apparente passivité de l’Allemagne. Il y voit l’occasion pour le Reich de fourbir ses armes, tandis que la France reste immobile derrière la ligne Maginot. Dans un mémorandum qu’il adresse aux principaux généraux en janvier 1940, de Gaulle appelle d’urgence l’armée à se préparer au combat.

le Général de Colombey
le Général de Colombey
le Général de Colombey

La drôle de guerre s’achève le 10 mai 1940 : dans un fracas assourdissant, les forces blindées et aériennes allemandes envahissent les Pays-Bas et la Belgique, faisant fi de sa neutralité. Pour de Gaulle, l’affaire est entendue : « La véritable guerre a commencé ». il ne faut en effet que quelques jours à la Wehrmacht pour atteindre la frontière française, au travers des Ardennes, là où la ligne Maginot est inexistante… L’armée française, surprise par la vigueur de cette guerre-éclair (Blitzkrieg), est à la veille d’une de ses plus monumentales défaites.

le Général de Colombey
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le Général de Colombey
le Général de Colombey
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Tandis que l’armée française subit de cruels revers, de Gaulle veut se battre. A la tête de la 4e division cuirassée de réserve, il reçoit pour mission de retarder l’ennemi dans la région de Laon : le 17 mai, il tente avec 80 chars de couper les lignes de communications allemandes à Montcornet. La division doit se replier faute d’appui. Le 19 mai, jour de la Sainte Yvonne, il se bat à Crécy-sur-Serre. Le 27 mai, il conduit sa division à hauteur d’Abbeville pour détruire une poche que les Allemands avaient constituée au sud de la Somme. L’opération est un succès avec près de 400 prisonniers. Ces victoires et quelques autres, trop isolées, ne suffisent pas à renverser le cours de la guerre.

le Général de Colombey
le Général de Colombey
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Devant la gravité des évènements, le général de Gaulle n’a pas d’autre solution que d’écrire à sa femme : la Boisserie ne dispose pas encore du téléphone… Qu’elle ait ou non reçu le courrier de son mari, Yvonne de Gaulle a de toute façon décidé de quitter sa demeure, avec Anne et sa gouvernante, à bord de l’unique voiture de Colombey conduite par le garagiste. L’exode d’Yvonne, rejointe par ses enfants, la mène d’abord chez sa sœur dans le Loiret, puis à Carantec, en Bretagne. C’est là qu’elle revoit une dernière fois son mari, le 15 juin, avant de perdre sa trace jusqu’au 19 juin.

le Général de Colombey
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1er juin : de Gaulle est général

5 juin : Sous-Secrétaire d’Etat

9 juin : rencontre à Londres Churchill

11 juin : participe au Conseil suprême franco-britannique avec Reynaud et Churchill à Briare.

16 juin : à Londres, défend auprès de Churchill l’idée d’une union des deux pays, puis regagne Bordeaux, siège provisoire de gouvernement.

le Général de Colombey
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Alors que le message du maréchal Pétain bénéficie de tous les moyens officiels de diffusion, l’appel lancé depuis Londres par le général de Gaulle n’est guère entendu en France le 18 juin (1940). Il sera en revanche relayé par le bouche-à-oreille, et deviendra le moment fondateur de la résistance. Le 18 juin 1940, personne n’a songé à enregistrer la voix du Général. Son appel ne peut donc être réécouté aujourd’hui. Il appartient pour toujours à l’Histoire…

le Général de Colombey
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Condamné à mort pour trahison. Quatre jours après l’appel du 18 juin 1940, le régime de Vichy réagit. Il suspend la promotion de de Gaulle au grade de général. Le tribunal militaire permanent condamne de Gaulle à quatre années d’emprisonnement. Un mois plus tard, les charges sont alourdies : trahison, désertion, intelligence avec l’ennemi… En conséquence, le 2 août 1940, le général de Gaulle est condamné à mort et à la dégradation militaire. Cinq juges sur sept ont voté cette condamnation. Par voie de conséquence, à la même date mais par décret du 8 décembre 1940, Monsieur de Gaulle (il n’a plus droit à son titre militaire) est déchu de la nationalité française. Pour des raisons diverses, tant juridiques que politiques, la procédure de liquidation des biens du général de Gaulle n’aboutit pas durant l’Occupation. Toutes ces mesures seront bien entendu annulées à la Libération.

le Général de Colombey
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Une famille unie dans la tourmente. Lors de l’exode, toute la famille de Charles de Gaulle se réfugie à Carantec en Bretagne. Partir pour l’Angleterre semble la meilleure solution. Sans savoir que Charles est à Londres, la famille de Gaulle embarque à Brest le 18 juin 1940. Yvonne montre des qualités de courage et de calme qui impressionnent son fils. L’angoisse est réelle car de nombreux bateaux ont été torpillés sur ce trajet. Arrivés à Falmouth, Philippe de Gaulle apprend par la presse que son père a lancé deux jours auparavant un appel à la résistance. Toute la famille rejoint donc Londres où les retrouvailles sont empreintes d’une émotion contenue. Le quotidien de la famille n’est pas différent de celui des Londoniens : privations alimentaires, bombardements incessants. Ceux-ci obligent Yvonne de Gaulle à s’éloigner du centre-ville puis à se réfugier à la campagne. Le père reste attentif, en particulier envers Anne. Un jour, il quitte brusquement Londres pour aller la voir parce qu’elle est malade.

le Général de Colombey
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Doutes « Combien de pertes, de chagrins, de déchirements ». Au début de 1941, malgré d’indéniables progrès, la France libre reste fragile et menacée. Certes, de nombreuses colonies ont rallié sa cause, mais toute l’Afrique du Nord, si importante pour la reconquête du territoire, demeure fidèle à Vichy. Par ailleurs, deux évènements tragiques sont venus ternir l’image du chef des Français libres : la destruction de la flotte française par les Britanniques, à Mers-el-Kebir, le 3 juillet 1940, a déchaîné les journaux vichystes contre « le traitre de Gaulle ». Un mois plus tard, le ralliement raté de Dakar a été une nouvelle gifle. Les Alliés avec qui de Gaulle entretien des relations orageuses, ne se privent pas de souffler sur le feu. L’arrivée des Français libres en Syrie promet de nouvelles déchirures, puisque les vichystes qui tiennent le territoire n’entendent pas le céder sans sa battre. Pour le général de Gaulle, les motifs d’inquiétude ne manquent pas, et le poids de la France est parfois bien lourd à porter.

le Général de Colombey
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Refuser. Refuser de collaborer, de se soumettre ou de se compromettre. Refuser de saluer, refuser de prêter serment, refuser de partir au STO… font basculer, parfois très vite et sans retour en arrière possible, dans la voie de la résistance. En fait, tout engagement dans la Résistance commence par une attitude de refus. Avec le désaveu progressif du régime de Vichy et l’exaspération de vivre sous la botte allemande, l’attitude au début exceptionnelle devient de plus en plus fréquente.

le Général de Colombey
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De Gaulle, un nom de ralliement. Il existe bien des façons d’être gaulliste dans la France occupée. Toutefois, au fil des jours et des semaines, le général de Gaulle apparaît aux yeux de la population comme l’antithèse du discours de la propagande vichyste, sans cesse démenti par les faits. La nation se réveille progressivement et le manifeste de façons variées. Graffiti, dessins d’enfants, tracts, presse clandestine… diffusent le nom de l’homme de Londres et d’Alger. Le Général devient pour de nombreux résistants un signe de ralliement. La presse clandestine diffuse ses messages et quelquefois son portrait. Le chef de la France libre a désormais un visage.

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