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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 23:12

Autour du port de Saint-Guénolé, un bord de côte finistérienne truffée de roches que la nature a posées d'une façon chaotique. Saint-Guénolé est le quartier nord-ouest — formant une agglomération distincte — de la commune de Penmarc'h, en Pays Bigouden. Important port de pêche, il est en 2012, dans le classement des ventes en criée des bateaux français, le cinquième port de pêche de France en tonnage, et le septième en valeur. Il est le quatrième port sardinier de France.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Marcel Proust a décrit la violence de la tempête à Penmarch en 1895 dans son roman Jean Santeuil :

« Et ce fut par un beau soleil attachés ensemble pour offrir quelque résistance au vent, ils montèrent la rue, puis le chemin qui monte vers les rochers, d'où lon peut voir la mer. La violence de tout devenait de plus en plus incroyable. On ne distinguait pas au passage ce qui vous croisait en volant, tant cela volait vite. Sans voir la mer, et à une lieue d'elle on recevait des paquets d'eau dans la figure. Il commençait à pleuvoir et on ne recevait pas de pluie qui au lieu de tomber était emportée par le vent. Ils arrivèrent en haut de l'éminence, quand, tout à coup, ils entrèrent dans le royaume du vent dont ces collines défendaient l'entrée, et ils durent y entrer malgré eux à genoux, car sa force n'avait pas encore été éprouvée et à laquelle ils ne s'attendaient pas, les souleva de terre et les jeta quelque spas plus loin, prosternés, accrochés des pieds et des mains au sol pour s'y retenir, n'osant pas relever la tête pour ne pas être étouffés. »

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Le drame du 10 octobre 1870 - Rochers près de la Roche des victimes (drame du 10 octobre 1870) - Ce jour-là, le Préfet du Finistère, Gustave Levainville, vient pique-niquer en famille sur le plus haut rocher de Saint-Guénolé : une vague déferlante emporte sa femme, sa fille et fait trois autres victimes de sa famille. Une croix fut scellée dans la roche pour commémorer cette tragédie ; les complaintes de l'époque s'emparèrent de ce fait divers et le rocher concerné prit le nom de Roche des victimes ou Rocher du Préfet. Dans les années 1880, des travaux sont entrepris pour rallonger la vieille jetée, dont on ignore la date de construction.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Dans la nuit du 4 au 5 septembre 2014, un fileyeur du Guilvinec de 17 m de long, l'Alcor, chargé de 5,7 tonnes de merlus, s'échoua sur des rochers à 0,4 mille nautique du port de Saint-Guénolé. L'équipage fut recueilli par le bateau de sauvetage Prince d'Eckmühl, lequel parvint à déséchouer le bateau à marée montante dans l'après-midi

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

La chapelle Notre Dame de la Joie se situe directement en bord de mer, entre Saint-Pierre et Saint-Guénolé. Sentinelle surveillant la mer, elle est dédiée à la Vierge. Les marins venaient la remercier de les avoir sauvés des tempêtes. Lors du pardon qui a lieu le 15 août, ceux-ci défilaient tête et pieds nus. Cet édifice date de la fin du XVe siècle.

Côté mer :

Le clocher est sur pignon aveugle, seules trois meurtrières laissent passer un peu de lumière. La courte flèche est accolée de deux tourelles dissymétriques, une octogonale et l’autre cylindrique.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Côté sud :

Deux entrées en accolade avec fleurons et crochets. Celle située à l’est est obstruée. On peut remarquer un bateau au-dessus de la baie, entre les portes. Les contreforts sont de tailles imposante car le sol est peu stable.

Intérieur :

De plan rectangulaire avec un long et étroit appenti. La couverture est en chêne, en forme de coque de bateau renversée. Le retable exécuté par Jean Le Bosser date de 1756. On peut remarquer également des ex-votos suspendus aux poutres transversales, en remerciement à la Vierge.

La toiture fut entièrement rénovée en 1998. L’édifice est classé le 7 décembre 1916. Le calvaire date de 1588 mais il a été restauré au XVIIIe et XXe siècles.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

6 - Notre rando se poursuit le long des côtes dentelées du pays bigouden. Nous voilà rendus à Penmarc'h dont le phare d’Eckmühl symbolise à lui seul l'âpreté de la navigation dans les parages. Je suis subjugué et surpris par la nudité du paysage. La végétation y est rare. Les plantes poussent au ras du sol, le vent du large bride leur croissance, leur interdisant de trop grandir. Ici, le sol granitique est quasiment plat. Les maisons semblent être au même niveau que l'eau. La vieille Tour et la chapelle de Saint-Pierre sont les édifices proéminents du secteur, à l'exception du grand frère, le géant Eckmühl !

Le phare d’eckmühl a été inauguré en 1897 grâce à la famille du prince d’Eckmühl. Pour monter en haut du phare, il faut gravir 307 marches. Il mesure 65 mètres. Il est construit en granit, chêne, acajou, opaline et bronze. Il est situé sur les rochers de Penmarc'h et Saint-Guénolé. Quand on arrive en haut des 307 marches, on a une remarquable vue sur l’ile de Sein et sur l’archipel des Glénan (Les Glénans – avec un s – est réservé à l’école de voile). Au pied du phare, on retrouve une chapelle.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
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Le phare d'Eckmühl est un phare maritime situé sur la pointe de Saint-Pierre, à Penmarc'h, dans le Finistère en France. Il mesure plus de 60 mètres de haut. Il a été inauguré le 17 octobre 1897 et doit son nom au titre de noblesse de la donatrice qui l'a en grande partie financé. Il sécurise l'une des côtes les plus dangereuses de France en raison de ses nombreux récifs. Ses murs sont entièrement bâtis en granite de Kersanton et la paroi interne de sa cage d'escaliers est recouverte de plaques d'opaline. C'est aujourd'hui l'un des monuments les plus visités du Finistère. Le phare fait l’objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 26 septembre 20054 et d’un classement depuis le 23 mai 2011.

La construction du phare d'Eckmühl intervient à une époque où, après plus de deux siècles de marasme, l'économie de Penmarc'h se relève notamment grâce au lancement de conserveries de sardine dans le quartier de Saint-Guénolé et à la pêche à la sardine et au maquereau, entraînant également un fort accroissement démographique. Il éclaire un des points les plus dangereux de la côte bretonne.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
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Le phare d'Eckmühl a été construit à côté des phares précédents, au village de Saint-Pierre. Avant lui ont été utilisés la « Vieille tour », puis le « Phare de Penmarc'h », mis en service en 1835 et prédécesseur direct d'Eckmühl. La France décide dans une loi du 3 avril 1882 de moderniser la signalisation maritime de ses côtes, notamment en procédant à l'électrification de ses phares les plus importants, dont celui de Penmarc'h. Le projet de son nouvel éclairage prévoit un faisceau à 60 mètres de hauteur. Le phare de l'époque mesure 40 mètres et une étude conduit à l'impossibilité technique de suffisamment le rehausser, condition nécessaire à l'établissement d'un éclairage portant en moyenne à 100 kilomètres. En 1890 il est donc décidé de la construction d'un nouveau phare d'une hauteur de 54,20 mètres. Le projet est considéré abouti le 6 octobre 1892, les plans et devis étant acceptés pour une somme totale de 110 000 francs.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
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N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
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Cependant le 9 décembre 1892 la nouvelle d'un financement inattendu vient modifier ce projet. En effet la marquise Adélaïde-Louise d'Eckmühl de Blocqueville lègue dans son testament la somme de 300 000 francs pour la construction d'un phare. Ce phare devra se nommer « phare d'Eckmühl » en l'honneur de son père le maréchal Louis-Nicolas Davout (1770-1823), duc d'Auerstaedt, prince d'Eckmühl. Ce titre de noblesse vient de la bataille d’Eckmühl qu'il avait menée le 22 avril 1809 à proximité du village d'Eggmühl en Bavière. La marquise veut que ce nom de triste mémoire soit racheté par les vies sauvées grâce à un phare. Ainsi dans son testament dit-elle :

« Les larmes versées par la fatalité des guerres, que je redoute et déteste plus que jamais, seront ainsi rachetées par les vies sauvées de la tempête. »

Elle désire également que ce phare soit situé sur la côte bretonne et en un lieu sûr pour résister au temps. Après étude, une commission décide qu'il sera édifié sur la pointe de Penmarc'h. Afin de se conformer aux vœux de la donatrice, ils s'adjoignent les services d'un architecte parisien, Paul Marbeau, pour la partie décorative de la tour, une première dans l'histoire moderne des phares.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
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26/08/2016 : Bretagne: Le phare d’Eckmühl et ses 303 terribles marches attendent les coureurs - DEFI La dixième édition de la course verticale se déroule samedi dans le Finistère… « On peut comparer cette course à un 400 mètres haies ». Samedi sur les coups de 13h, plus d’une centaine de coureurs partiront à l’assaut du phare d’Eckmühl situé sur la pointe de Saint-Pierre à Penmarch’. Objectif : monter le plus rapidement possible les 303 marches du phare, qui culmine à plus de 60 mètres de haut. « Cela demande un effort très bref et intense. Tout le monde finit rincé une fois là-haut et beaucoup terminent en marchant. On a même eu un candidat qui a vomi à l’arrivée la première année », se remémore Corentin Péoc’h.

208 coureurs ont gravi les marches l’an dernier (2015). Membre du Club Athlétique Bigouden, c’est à lui que l’on doit cette course contre la montre verticale. « La mairie de Penmarc’h cherchait une animation originale pour les 100 ans du phare en 1997. J’ai proposé l’idée d’une course mais cela a été refusé par la direction départementale de l’équipement pour des raisons de sécurité. Et puis je suis revenu à la charge en 2007 pour les 110 ans du phare et cette fois cela a été validé », indique Corentin Péoc’h.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
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N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
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« L’escalier du phare est étroit. On ne peut pas se doubler ni monter et descendre en même temps. On a donc mis en place un système pour faire partir les candidats par groupe de 20 toutes les minutes », précise la cheville ouvrière de cette épreuve, qui a rassemblé 208 coureurs l’an dernier (2015).

Le record est de moins de 47 secondes - Et si certains viennent faire la montée entre potes, à l’occasion d’un enterrement de vie de garçon par exemple, d’autres coureurs sont là pour la compète. Les deux records ont d’ailleurs été battus en 2015 avec un chrono de 46''54 pour Maxime Signorino chez les hommes et de 1'12''56 pour Agathe Guillemot chez les femmes.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
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7 - C'est depuis ce bout de plage un peu sablonneuse, que les canots de sauvetage prenaient la mer pour aller secourir les marins en difficulté. Pour mieux se rendre compte des risques inouïs pris par les sauveteurs, j'ai visité le Papa Poydenot qui est remisé dans son hangar, à Saint-Guénolé. Ce canot centenaire a été restauré par des bénévoles. Il est classé monument historique. Sur ce document du siècle dernier, on voit le bateau qui descend sur la plage pour aller porter assistance au large de Penmarc'h.

Charles Rigault de Genouilly (né le 12 avril 1807 à Rochefort, Charente-Inférieure — mort le 4 mai 1873 à Paris) est un amiral français qui fut ministre de la Marine sous le Second Empire. Il mena une expédition maritime de colonisation en Chine puis au Vietnam. Il fut élevé à la dignité d'amiral de France et fait grand-croix de la Légion d'honneur. Il fut l'un des fondateurs de la Société des secours aux naufragés à laquelle il légua la plus grosse partie de sa fortune.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
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Le Papa Poydenot est un canot de sauvetage en teck, à voile et à avirons. Insubmersible, il est autoredressable et à autovidange spontanée. Il appartient à l’Association Papa Poydenot qui s’est fixée pour but principal d’être le conservatoire de la mémoire des équipages des canots de sauvetage à avirons et à voile. Il est maintenant visible à la pointe de Penmarc'h, à Saint-Pierre, près du phare d'Eckmühl. Le Papa Poydenot fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 6 novembre 1991.

Le premier canot de sauvetage portant ce nom a été construit en 1900, par les chantiers Auguste Normand du Havre. Il fut financé par un don de Madame Poydenot. Il fut présenté à l'Exposition Universelle de Paris. Il porte le nom de son mari Papa Poydenot qui fut à l'origine du financement du canot Maman Poydenot affecté en 1889 à Saint-Guénolé Penmarc'h. Il a été remis par la Société centrale de sauvetage des naufragés (SCSN) à la création de la troisième station de sauvetage de la commune de Penmarc'h en 1901, celle de Saint-Pierre, entre celle de Saint-Guénolé et celle de Kérity.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
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N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
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Le Papa Poydenot, ainsi que tous les canots de la même série réalisés après 1878 aux chantiers Augustin Normand, possède les mêmes qualités de sécurité pour les équipages. La quille en chêne est renforcée par des bandes de fonte (près de 300 kg). Cela permet l'abaissement du centre de gravité en améliorant sa stabilité. Ce lest de 300 kg permet aussi le redressement spontané du canot après son chavirage. La coque est formée de deux couches de bois de teck croisées à 45°. Les couches sont séparées par une toile imprégnée de glu marine. Ce sont vingt-huit caisses à air qui le rendent insubmersible et son redressement est spontané. Il possède des puits à soupape, par lesquels l'eau embarquée retourne systématiquement à la mer. Les dix canotiers assis sur les cinq bancs disposent de quinze avirons en frêne, dont trois de rechange. La voilure de plus de 16 m2 se compose de trois voiles : un foc, une misaine, une grand voile. Son équipage est formé de douze hommes, dont les dix canotiers. L'ensemble chariot-canot peut être tiré par des chevaux. Après de nombreux sauvetages, le canot sera remplacé en juin 1913 par le Léon Dufour. À cette date, le Papa Poydenot est affecté à la station d'Étel dans le Morbihan jusqu'en 1939.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
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Le nouveau Papa Poydenot - En 1990 l'association du Centre de découverte maritime du pays Bigouden, sur information du Docteur Pillet, retrouve un canot du même type à Port-Haliguen qui fut désarmé en 1956 et utilisé par le Centre nautique des Glénans dans sa flottille des Choses. L'association se porte acquéreur de ce canot, le rebaptise Papa Poydenot et entreprend la rénovation. Celle-ci est confiée aux Chantiers Pichavant à Pont-l'Abbé. La construction du chariot à l'identique fut réalisée par le Chantier Naval de Saint-Guénolé. Après deux années de travail le nouveau Papa Poydenot, entièrement restauré, est en état de naviguer. Il est lancé au port de Saint-Pierre le 30 mai 1992. En juillet, il participe au rassemblement des vieux gréements de Brest et il est primé au concours des « Bateaux des Côtes de France ».

Classé monument historique, le 6 novembre 1992, il est cependant titulaire d'un titre de navigation, ce qui lui permet de participer aux fêtes maritimes locales. Il est visible toute l'année, sous son abri au pied du phare d'Eckmühl, dans la rue des Naufragés du 23-Mai-19253, quartier Saint-Pierre (Penmarc'h), sous la surveillance des bénévoles de l'Association Papa Poydenot.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
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Mais à présent, l'histoire toujours courageuse mais trop souvent dramatique des secours en mer a laissé derrière elle avirons et voiles. Les bateaux de la SNSM (société nationale de sauvetages en mer) sont à présent équipés de puissants moteurs capables de sortir par tous les temps. Sur cette autre photo, ce groupe de pêcheurs de Saint-Guénolé illustre la dureté du métier. Leurs traits soulignent le caractère endurant de ces travailleurs de la mer.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
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Le drame de 1925 - 27 victimes, 12 pêcheurs et 15 canotiers - En rentrant au port de Kérity, par mauvais temps, ce 23 mai 1925, deux bateaux de pêche, le Saint Louis et le Berceau de Saint Pierre chavirent près du port. Les canots de sauvetage de Kérity et de Saint-Pierre sont mis à l'eau pour secourir les naufragés ; mais dans la mer déchaînée, près de la roche La Jument, les deux canots de sauvetage chavirent aussi. Les canotiers sont précipités à la mer et ne peuvent remonter à bord des canots qui se retournent plusieurs fois, et dérivent rapidement vers la côte.

Deux bateaux de pêche qui ont assisté aux naufrages interviennent : L'Arche d'Alliance, patron François Larnicol, qui sauvera 5 marins dont un décédera, le Gérald Samuel, patron Eugène Le Gall, qui recueillera 7 naufragés, dont 2 inanimés qui ne pourront être rappelés à la vie.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
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3 stations de sauvetage et une histoire de famille - Trois stations de sauvetage en mer furent créées à Penmarc’h : la première à Kérity en 1868, la seconde à Saint-Guénolé en 1889 et la troisième à Saint-Pierre en 1901. Le Papa Poydenot est le premier canot de sauvetage de la station de Saint-Pierre. Madame Caroline Poydenot en finança la construction en hommage à son mari Jean Bernard Paul Poydenot décédé en 1890. Lui-même finança en 1888, un canot pour la station de Saint-Guénolé nommé Maman Poydenot. Ce canot de sauvetage est à voiles et avirons. Il est insubmersible, autoredressable et à autovidange spontané. Construit en 1900, il fut présenté à l’Exposition Universelle de Paris. Il est remis à la station Saint-Pierre en 1901 lors de sa création, par la SCSN (société centrale de sauvetage des naufragés).

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
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Création de l’association Papa Poydenot - En 1990, l’association Papa Poydenot qui s’est fixée pour but principal « d’être le conservatoire de la mémoire des équipages des canots de sauvetage à avirons à voiles », retrouve un canot du même type à Port Haliguen (presqu’île de Quiberon). Ce canot fut utilisé par le centre nautique des Glénans. L’association achète le canot et le rebaptise Papa Poydenot. La rénovation commence au chantier Pichavant à Pont l’ Abbé. Un chariot pour le transporter fut construit au chantier naval de Saint-Guénolé. Le canot est lancé au port de Saint-Pierre le 30 mai 1992, et participe en juillet de la même année, au rassemblement des vieux gréements à Brest. Il est classé monument historique le 6 novembre 1992.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
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« Société Centrale de Sauvetage des Naufragés. Le premier appel adressé aux marins sauveteurs (1865).

Paris, avril 1865

Marins Sauveteurs,

En vous rangeant autour de la bannière du sauvetage, en prenant l’engagement de quitter, au premier signal d’alarme, vos familles, vos bateaux, et d’exposer vos existences pour arracher à la mort vos semblables, vous avez fait une fois de plus de cet admirable dévouement qui fait l’honneur des matelots français.

Mais si vos courages et vos bras sont prêts, presque partout les moyens matériels vous manquent. Ces moyens, une Société se fonde en ce moment pour vous les donner. En votre nom, nous adressons au pays un appel qui ne peut manquer d’être entendu ; car chacun, riche ou pauvre, habitant du littoral, des cités ou des campagnes, voudra, en nous remettant son obole, vous seconder dans votre œuvre de salut.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
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N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
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Courage donc, braves marins ! Nos ressources ne nous permettront, il est vrai, de pourvoir que successivement à vos besoins, et nous devons songer d’abord à ceux d’entre vous qui veillent près des parages les plus dangereux ; mais à peine constitués, et sans plus attendre, nous avons voulu unir nos cœurs aux vôtres, en vous adressant l’expression de notre vive sympathie et de notre cordiale confraternité.

L’Amiral de France, Président de la Société,

RIGAULT DE GENOUILLY. »

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Je continue la visite du port en longeant la côte vers l'Ouest. La météo est bonne, la mer me semble sereine. Des rochers aux noms évocateurs m'intriguent : le trou de l’enfer, la roche des victimes, le bénitier du diable, le rocher du préfet. Ici le danger guette et les lames de fond peuvent nous happer sournoisement. C'est ce qui est arrivé en octobre 1870, à cinq membres de la famille du Préfet, que la mer, apparemment calme, a engloutis sous les yeux du fonctionnaire. Je suis allé sur les lieux du drame. Rien ne laisse présager des dangers. Un écriteau nous met cependant en garde. A ce même endroit, d'autres personnes ont péri, noyées par les flots.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
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