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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 13:44

j'aime ce type d'humour russe

Golye.i.smeshnye

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 13:16

comment interpréter la passivité du gouvernement si prompt à sanctionner méchamment un honnête citoyen qui dépasse la limitation de vitesse de cinq kilomètres/heure? Car ce gouvernement dont je parle est au courant de ces magouilles malhonnêtes, et oui!

« [...] les passeurs peuvent avoir plusieurs noms : certains sont même des associations Loi 1901 qui profitent des réseaux pour ramener des patients se faire...

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 01:00

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« La guerre 1914-1918 a été gagnée à Verdun », disait le général de Castelnau. Quoiqu’il en soit, pendant 300 jours et 300 nuits, Verdun a tutoyé l’histoire de France, d’Allemagne et, au-delà, de l’Europe et du monde. Une histoire faite de grandeur et d’abjection, de beauté et d’horreur, d’héroïsme et d’abnégation, mais aussi de boue, de sècheresse, de chaleur, de froid, de faim, de soif, d’odeurs insoutenables.

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Tout y a été démesuré : les méthodes employées, les moyens utilisés, tant humains que matériels, les bilans. Jamais jusque-là deux camps ennemis s’étaient combattus avec autant de pugnacité, de hargne, de volonté, de conviction, de peur, d’angoisse, sur si peu d’espace, aussi longtemps, dans de telles conditions, pour si peu de résultat, du moins en apparence.

Les objectifs allemands étaient de réduire le saillant de Verdun et de prendre la ville. Les Poilus, individuellement et collectivement, par leur héroïsme, conscient ou non, fruit de sacrifice, de volonté têtue, d’intelligence, d’imagination, d’adaptation, en ont fait le tremplin du sursaut de l’armée et, au-delà, de la France qui devait les conduire à la victoire.

Les causes, la nature, l’expression de cette confrontation expliquent que, à l’heure actuelle dans les consciences allemandes et françaises, Verdun ait ce statut si particulier et soit resté « la bataille » de la Première Guerre mondiale.

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« Dans toute l’histoire de tous les peuples, aucune bataille n’a égalé en agonie la bataille de Verdun. Aucun sol d’aucun pays n’a été aussi arrosé de sang humain que ce petit espace de paysage français… Sur un front de bataille de vingt kilomètres, cent à deux cents mille morts n’ont jamais reçu de sépulture. Leur corps pulvérisés ont été mêlés à la terre… » Georges Blond.

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Verdun – incroyable bataille boucherie

Au-delà des faits, Verdun marque la rupture définitive entre deux conceptions philosophiques et stratégiques de la guerre : l’une, française, traditionnelle, qui s’appuie sur le fantassin ; l’autre, allemande, moderne, qui privilégie l’artillerie. La déflagration qui en découle est d’autant plus violente, brutale et féroce qu’elle est le fait des deux premières puissances armées du monde. Les chiffres parlent d’eux-mêmes car ils sont inversement proportionnels : les deux-tiers des pertes de cette guerre d’un type nouveau sont dus à l’artillerie alors que les pertes du XIXe siècle sont imputables aux fusils.

Verdun est donc bien une bataille de l’artillerie contre l’infanterie : symboliquement d’ailleurs, tout commence par un déluge d’acier, le fameux « trommelfeuer ». Les chiffres sont impressionnants, inimaginables pour l’époque : plus de mille trois cents bouches à feu allemandes tirent, sans discontinuité, pendant neuf heures, près d’un million d’obus sur un front large de douze kilomètres.

Verdun n’est pas une bataille parmi d’autres ou comme une autre en raison de l’attitude du fantassin français qui, face à cet enfer de feu méthodique, implacable, qui détruit tout, désorganise tout, individuellement ou par petits groupes, bien que tétanisé, affolé, traumatisé, refuse l’évidence.

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Verdun, ville frontière

Verdun, avec ses 300 jours et ses 300 nuits de combats ininterrompus, est le symbole de la Première Guerre mondiale. Le paysage lunaire du champ de bataille, les tristes visages éprouvés des soldats qui redescendent de l’enfer, la noria des camions sur la Voie Sacrée, les forts écrasés sous les obus, perdus et repris au prix d’efforts inhumains, sont autant d’images présentes dans l’esprit de chacun à l’évocation du seul nom de Verdun.

On raconte souvent que la bataille a commencé par l’explosion d’un obus de 380 mm sur le parvis de la cathédrale de Verdun le 21 février 1916. En fait, la ville n’est pas considérée comme un objectif prioritaire pour l’artillerie allemande, mais elle reçoit néanmoins de nombreux coups et les civils doivent être évacués.

Les soldats français prennent position dans des tranchées hâtivement creusées. Les hommes réarment leur fusil Lebel, une arme notoirement insuffisante en face des mitrailleuses Maxim ou des fusils Mauser.

Les pièces lourdes (270 mm) sont rares dans l’armée française en 1915 et lorsqu’elles sont présentes, les munitions manquent. Georges Boucheron (sergent) décrit le passage des obus de 270 mm : « la voix de basse qui domine de son grondement  toutes les autres voix d’acier, c’est le 270, suivi d’un sifflement puissant mais fatigué, l’obus à chaque instant semble s’arrêter dans l’air, puis à un relais reprendre de la force et repartir jusqu’à ce que l’explosion formidable nous apprenne son arrivée à destination.

Le manque de mortiers de tranchée est une plaie permanente pour l’armée française pendant le premier hiver de guerre. En conséquence, il faut trouver des expédients : dans les réserves des forts se trouvent de vieux mortiers de siège datant du règne de Louis-Philippe ou de Napoléon III. Des mortiers de 15 cm modèle 1839 sont réutilisés faute de mieux, en attendant l’arrivée des crapouillots.

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La supériorité allemande en matière d’artillerie est écrasante en 1915 avec des conséquences faciles à imaginer : les troupes françaises sont sans cesse sur la défensive et ne peuvent maintenir leurs positions.

On utilisera des canons de montagne de 65 mm, canon léger facile à transporter jusqu’en première ligne, mais son tir tendu n’est pas vraiment adapté à la guerre des tranchées. Faute de matériel adapté, les improvisations sont légions au début de la guerre des tranchées. Comme l’arbalète qui tire une grenade à faible puissance qui n’est pas très dangereuse pour l’ennemi, mais elle offre au moins un soutien moral aux troupes…

Le refus de l’évidence.

Ce comportement réflexe est d’autant plus incroyable qu’il n’est pas le fruit d’un ordre hiérarchique, qu’il n’est pas formalisé intellectuellement. Ce refus est simple, têtu, désespéré, ferme. Il est d’autant plus définitif qu’il émane d’une conscience rurale, profondément enracinée, qui a de la mémoire et de la fierté. Cette opposition bouleverse le cours des évènements, force l’admiration de la France et, au-delà, du reste du monde, notamment de l’Allemagne. C’est d’ailleurs pour cette raison que le Kronprinz tient à saluer personnellement le commandant Raynal à la suite de sa reddition. Héritier d’une très longue lignée guerrière et chevaleresque, à travers la remise symbolique de l’épée, il rend, ainsi, à sa manière, les honneurs aux soldats de Verdun.

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Le Poilu de Verdun se veut, consciemment ou non, héritier de la patrie et fils de la nation, et transforme sa résistance héroïque, comme l’a si bien vu Philippe Pétain, en « boulevard moral de la France ». « Ce nom, s’exclame Raymond Poincaré, représente désormais ce qu’il y a de plus beau, de plus pur et de meilleur dans l’âme française. Il est devenu synonyme synthétique de patriotisme, de bravoure et de générosité. »

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Monument André Maginot, soldat de Verdun

Quelle que soit la conception que l’on puisse se faire d’une guerre future, il est une nécessité qui demeure impérieuse, c’est d’empêcher l’invasion du territoire. Nous savons quels désastres elle peut accumuler, désastres tels que la victoire, elle-même, n’arrive pas ensuite à en compenser les irréparables dommages. Les organisations défensives des frontières dont nous voulons l’exécution, n’ont pas d’autre but que de barrer la route à l’invasion toujours possible. Le béton vaut mieux à cet égard et coûte moins cher que le mur de poitrines…

André Maginot, ministre de la guerre, demandant au parlement la création de la ligne de fortifications à laquelle son nom demeure attaché –

Sous-secrétaire d’Etat à la guerre, affecté sur sa demande à la mobilisation, comme simple soldat au 44e R.I.T. – a organisé autour de Verdun une section d’éclaireurs volontaires dont il a pris la direction et dont il a été l’âme – au cours de plus de cinquante patrouilles en terrain occupé par l’ennemi, a donné l’exemple du plus admirable courage et a été médaillé le 6 novembre 1914 – grièvement blessé le 9 novembre, a tenu toute la journée avec une poignée d’hommes et malgré ses blessures contre un ennemi très supérieur en nombre, auquel il a infligé de grandes pertes. Cinq citations, Médaille militaire pour faits de guerre. Deux blessures.

« Citation conférée au sergent Maginot avec la croix de chevalier de la Légion d’Honneur. »                                                                  Signé PETAIN

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Mémorial de Verdun

« Tous vinrent à Verdun comme pour y recevoir je ne sais quelle suprême consécration… Ils semblaient par la Voie Sacrée monter pour un offertoire sans exemple à l’autel le plus redoutable que jamais l’homme eut élevé. »                                                                                      Paul Valéry

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« Ce mémorial a été édifié par les survivants de Verdun en souvenir de leurs camarades tombés dans la bataille pour que ceux qui viendront se recueillir et méditer aux lieux mêmes de leur sacrifice comprennent l’idéal et la foi qui les ont inspirés et soutenus. »                         Maurice Genevoix

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      Fleury-devant-Douaumont (site de Fleury, village détruit en 1916)

Mieux que les hommes cette terre conserve l’implacable souvenir de l’artillerie des deux adversaires de l’époque. L’Histoire a des vertus thérapeutiques douces contre la violence sous toutes ses formes. A chacun d’y réfléchir.

Le 21 février 1916, Fleury-devant-Douaumont est réveillé par le bombardement préparatoire à l’assaut allemand. Il neige. L’horizon est en feu. Les nouvelles sont rares et contradictoires. L’ordre est donné d’évacuer le village. Les habitants s’entassent dans les charrettes, emmènent le bétail et descendent vers Bras sur Meuse et Verdun croisant les renforts qui se hâtent vers la ligne de feu. Le 24 février, la chute du fort de Douaumont met Fleury-devant-Douaumont sous les vues allemandes. Les bombardements crèvent les toitures pendant que les tranchées et les abris transforment les caves en îlots de résistance. Et la destruction de Fleury-devant-Douaumont ne s’arrêtera plus. En mai, il n’est déjà plus qu’un tracé de ruines fumantes. Le 7 juin, la perte du fort de Vaux le met en première ligne.

Entre Froideterre et Souville, à la tête des ravins de la Poudrière et des Vignes, il devient une des clés de la bataille. Emporter cette position, c’est une chance pour les Allemands de percer, la tenir, c’est verrouiller la porte qui ouvre sur Verdun.

Ainsi commence l’agonie de Fleury-devant-Douaumont dont le drame se noue pendant les semaines de juin à août 1916 quand l’assaillant lance ses dernières et furieuses offensives sur le front de Froideterre-Souville. Au cours de la bataille, Fleury-devant-Douaumont changera 16 fois de mains. Le 23 juin, les meilleures troupes du Kronprinz, Bavarois et Alpenkops, précédées de milliers d’obus dont à gaz, déferlent sur le village.

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Pour retarder cette avance impitoyable, le 121e Bataillon de Chasseurs à pied se sacrifie ; à la nuit, il est anéanti ; mais la 260e brigade peut prendre la relève. Se succèdent alors de furieux assauts sur ces quelques hectares. Pris le 23 juin, Fleury-devant-Douaumont est repris le 24 ; reperdu aussitôt, réoccupé le lendemain est reperdu de nouveau. Le 27, un bataillon du 241e Régiment d’Infanterie s’accroche à la lisière sud et en interdit le débouché. Le 11 juillet, l’assaillant tente un suprême effort et dans la poussière âcre des explosions, il attaque, précédé de lance-flammes et réussit à s’emparer de la Poudrière défendue par deux bataillons de la 255e brigade commandée par le colonel Coquelin de Lisle.

Quelques éléments parviennent même jusqu’au centre D dit le « Morpion » par les Allemands en raison de l’aspect qu’il présentait sur leurs photos aériennes puis se replient avec quelques prisonniers.

Cet ouvrage terrassé encore visible sur le terrain marque l’extrême avance de l’ennemi en direction de Verdun.

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La Poudrière appelée par les Allemands « M. Raum » (abri à munitions) édifiée avant la guerre en même temps que le camp retranché de Verdun, devait servir de dépôt avancé de munitions d’artillerie, pour permettre d’alimenter plus rapidement les batteries de forteresse ou de campagne entre Douaumont, Thiaumont, Froideterre et Fleury-devant-Douaumont, ainsi qu’un certain nombre de dépôts de munitions secondaires reliées à elle par voie 60. Abri sous roc situé à environ 10 mètres sous terre à deux entrées.

À l’intérieur, dans les couloirs, reste la trace de voie de 60 cm et plaques tournantes qui assuraient jusqu’au début de la bataille l’acheminement des munitions à pied d’œuvre. Dans le fond, une grande salle servait de poste de secours. À l’entrée, le long de la piste (sentier de découverte de la Poudrière de Fleury-devant-Douaumont), restent les vestiges de l’ancien poste de garde, où le colonel Coquelin de Lisle a été tué ce 11 juillet 1916.

À 200 mètres au Sus-Sud-Ouest, se trouve la tombe du caporal mitrailleur Rachel tué le même jour.

Du 13 juillet au 5 août, de violents combats continuent autour des ruines du village englouties dans le chaos du champ de bataille. Les 17 et 18 août, le Régiment d’Infanterie Coloniale du Maroc qui se bat depuis 10 jours dans les ruines, s’élance à l’assaut en chantant la Marseillaise et reprend définitivement le village. En octobre et novembre, la position de Fleury-devant-Douaumont sera la base de départ des offensives qui reprennent Douaumont et Vaux.

 

Mort pour la France en 1916

Erigé à l’emplacement du village détruit de Fleury-devant-Douaumont, dont la dispute (il fut pris et repris 16 fois) dit l’âpreté de la lutte de deux adversaires acharnés au nom d’idéaux différents dans un sacrifice semblable, le Mémorial témoigne ici de ce qui fut : l’héroïsme anonyme et quotidien, la souffrance physique et morale, une volonté génératrice des plus hautes vertus. Et la chaude camaraderie du front, pudique, secrète, puissamment vivante au-delà de la mort.           Gérard Canini

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Ravins de la Poudrière et des Vignes – Le Morpion

Jusqu’à la grande guerre, Fleury-devant-Douaumont mena une existence paisible et laborieuse. De temps immémorial, les travaux et les jours se déroulaient au rythme des saisons faisant alterner semailles et moissons, bûcheronnage et vendanges, années de disette et de prospérité.

Les invasions de 1792, 1814 et 1870 évitent ces hauteurs boisées où rodent encore des loups… Le temps qui semblait s’être arrêté à Fleury-devant-Douaumont accélère soudain son rythme son rythme après 1870. Le chemin de fer à voie étroite Verdun-Douaumont passe à Fleury-devant-Douaumont. Puis la construction de la Redoute à Souville, des forts de Tavannes, Froideterre, des ouvrages intermédiaires, amène dans les rues du village une foule de travailleurs et de soldats.

En août 1914, ses 400 habitants voient défiler les régiments de Verdun qui partent en couverture dans la plaine de la Woëvre. En septembre, la bataille de la Marne fixe le front à quelques kilomètres au nord et au nord-est du village. En 1915, intact et débordant de troupes, il fait partie de la région fortifiée de Verdun.

Un village « mort pour la France »

En 1918, Fleury-devant-Douaumont est un village « mort pour la France ». Mais, comme huit autres du front de Verdun, la nation reconnaissante lui a conservé sa personnalité juridique. Fleury-devant-Douaumont a un maire ; Fleury-devant-Douaumont a ses fidèles.

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Fleury-devant-Douaumont revit. L’Association Nationale du Souvenir de la Bataille de Verdun et l’Office National des Forêts ont dégagé le tracé de ses rues, l’emplacement de ses maisons. On peut y trouver la fontaine du village où jaillissaient les rires et eau claire, les fermes, la forge, l’école, l’église…

Depuis 1979, Notre-Dame de l’Europe scellée sur la façade de la chapelle votive appelle à la fraternité et à la paix, tous les hommes qui viennent en ce lieu s’incliner devant le sacrifice et la misère des deux adversaires de l’époque, aujourd’hui réconciliés.

Fleury-devant-Douaumont – Mort pour la France en 1916

Vous méditerez un instant devant Notre-Dame de l’Europe enchâssée sur la façade de la chapelle de Fleury en 1979. Ici, au point convergent des déchirements et des souffrances, le visage pacifié de la Vierge émergeant de son manteau, comme le blessé émerge de la boue, comme la vie renaît de la mort et l’espoir du désespoir, est le symbole apaisant et volontaire de la réconciliation dans une construction fraternelle.                    Gérard Canini.

C’est ici, dans le silence de Douaumont, dans ce village rasé de Fleury que j’ai clairement conçu qu’on ne pouvait abattre en Europe les murs sans avant tout réconcilier les peuples.                                                        .                                                                  Jean Guitton de l’académie française

Devant les chapelles du Souvenir des villages détruits vous vous souviendrez qu’il y eut ici des hommes, des femmes, des enfants qui vivaient, qui aimaient ce paysage de Lorraine, qui en travaillaient la lourde terre ingrate. Il y eut ici des hommes en paix et les cendres de leurs ancêtres sont mêlées maintenant à celles des soldats disparus ! Sur elles veille l’Ossuaire où palpite l’âme du champ de bataille et brûle la flamme éternelle de la piété.                                                                                  Gérard Canini.

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Fleury-devant-Douaumont ; enjeu de la bataille de Verdun

Certains villages de Bavière ont donné à leurs rues le nom de Fleury-devant-Douaumont, en souvenir des Bavarois tombés dans les combats menés dans ce petit village français par l’Alpenkorps à partir du 23 juin 1916.

Témoignage du sous-lieutenant Hermann Timmermann, de la garde bavaroise sur la lutte dans Fleury : « En l’espace de quelques secondes, j’aperçois au coin sud-est des ruines de Fleury, encore occupées par les français, de gigantesques nuages de fumée noire et les jets de lance-flammes. Je vois aussitôt sortir des groupes fantastiques, des tas de Français hurlant, vacillant, brûlant sur pied. Ils tirent en aveugle autour d’eux. Certains courent comme des torches vivantes, puis s’abattent. »

Le lieutenant Von Lossow poursuit : « Les aviateurs français surgissent de la fumée, rapides comme l’éclair, ils tirent sur nous à la mitrailleuse, ils foncent si près du sol qu’on a l’impression qu’ils vont enlever l’un de nous, (…) »

Dans son livre « Dix mois à Verdun », l’abbé Théllier de Poncheville évoque le calvaire de Fleury : « D’abord par rangées entières les maisons ont été consommées par la mitraille et par l’incendie, les toits effondrés, les murs troués, calcinés, écroulés dans la rue, dans le jardin, avec leurs charpentes tordues et toute leur grâce intime profanée. Une forte odeur de charnier s’en dégage et non loin des vieux morts du cimetière civil bouleversé, aux sépultures ouvertes, gisent des morts récents en bleu horizon ou feldgrau. (…) La furie des combats a tout dispersé, les obus se sont abattus sur ces ruines baignées du sang des combattants, truffées de cadavres rongés par les rats, en putréfaction avancée, des ferrailles de guerre, fusils rouillés, pelles cassées, fil de fer barbelé. (…) L’emplacement du village de Fleury se reconnaît à la couleur de ses pierres répandues comme des tas d’écume blanche sans cesse éparpillée. »

Hommage aux volontaires américains

Si la bataille de Verdun est une bataille française, il serait injuste de ne pas se souvenir des formations sanitaires américaines qui, volontairement viennent en 1916 se ranger à Verdun, aux côtés de leurs camarades de France. American Ambulance Hospital, American Red Cross, American Field Service dont les voitures Ford, judicieusement aménagées, parviennent à franchir les terrains crevassés. Elles se rendent ainsi jusqu’aux forts de Souville et de Tavannes pour évacuer les blessés, excursions particulièrement dangereuses. « Elles ont sauvé la vie à un grand nombre de braves qu’on n’eût pu évacuer sans elles et méritent la reconnaissance de toute l’armée de Verdun. » (Capitaine d’artillerie Thillier, 127e DI)

« Cette bravoure leur valut d’être citées à l’ordre de l’Armée. » (Edwin W Morse, colloque  Les Fronts Invisibles, 1980).

« Mon corps à la terre, mon âme à Dieu, mon cœur à la France »

Telle était « la simple et magnifique devise » adoptée par les Sanitaires américains de Verdun. Ce noble engagement est aussi celui des 180 pilotes volontaires américains en service successivement dans l’escadrille LA FAYETTE, créée le 18 avril 1916, aux ordres du capitaine Thénault. Elle se bat à Verdun de mai à septembre, puis sur la Somme, l’Aisne, l’Yser totalisant 199 victoires et 68 tués.

L’un d’eux, le sergent Victor Chapman, dont l’avion est abattu le 30 juin 1916 au cours des combats de Fleury repose au Meuse-Argonne American Cemetry à Romagne-sous-Montfaucon (55) et non pas à Marne-la-Coquette (Hauts-de-Seine) où se situe le mémorial de l’escadrille LA FAYETTE.

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Cette modeste et courageuse avant-garde rapidement constituée de volontaires américains pour diverses missions, précède en France la déclaration de guerre des Etats-Unis (avril 1917) et l’arrivée massive des Sammies qui atteindront 2 000 000 d’hommes en 1918. « De jeunes soldats rieurs venus par exemple du Kansas ou de l’Arizona (…) pour mourir sur ce sol pétri d’histoire parce qu’ils avaient une certaine idée de l’amitié et de la liberté. » (Gérard Canini, historien). Ces combattants se sont illustrés au saillant de Saint-Mihiel, puis dans l’offensive Meuse-Argonne et au poste de commandement du général Pershing en mairie de Souilly sur la Voie Sacrée.

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 02:57

Le goulet de Brest est un bras de mer qui relie la rade de Brest à l'océan Atlantique.

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Long de 3 000 m et large de seulement 1 500 m, il est situé entre la pointe du Petit Minou et le pointe du Portzic au nord, et l'îlot des Capucins et la pointe des Espagnols au sud.

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À chaque renversement de marée, l'océan remplit et vide la rade de Brest en torrents pouvant atteindre 4 à 5 nœuds. Ainsi l'escale naturelle pour les voiliers est l'anse de Camaret-sur-Mer, afin d'attendre un courant favorable pour y accéder. C'est également dans l'anse de Camaret que se prépositionne le remorqueur Abeille Bourbon basé à Brest les jours de tempête pour pouvoir porter secours plus rapidement aux navires en détresse en mer d’Iroise ou dans le rail d’Ouessant.

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Le goulet de Brest est le seul accès maritime à la rade de Brest qui offre un abri naturel idéal pour une flotte de guerre (à l'instar de celles de Lorient, Toulon, ou Cherbourg). C'est donc à cet endroit et afin de protéger la ville de Brest, son port et sa flotte militaire, que de nombreuses installations militaires ont été concentrées.

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Le fort de Toulbroc’h : Les vestiges de guerre appelés fort de Toulbroc'h constituent une partie de l'ensemble de défense du goulet de Brest (France). Ils se trouvent sur la commune de Locmaria-Plouzané, accessibles par le sentier côtier GR 34 à la pointe du Grand Minou. Les premières constructions et batteries datent de 1884.

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Le 2 septembre 1944, le 5th Rangers américain tente de conquérir Toulbroc'h. Il faut exactement six minutes aux 60 rangers pour venir à bout des 5 officiers et 237 hommes de troupes allemands, qui sont fait prisonniers.

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Locmaria-Plouzane : À Déolen la maison des câbles transatlantiques : Le premier câble transatlantique Brest - Saint-Pierre-et-Miquelon - Cap Cod (États-Unis), part du Minou mais la plupart des câbles suivants partiront, dès 1879, d'une cabane provisoire, à Déolen. Une station sera construite en 1921, où sera transférée la totalité de l'exploitation, dès 1933, jusqu'aux années 60, époque de la fermeture du site. Après avoir hébergé les colonies de vacances des PTT, les bâtiments sont aujourd'hui des propriétés privées.

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Le premier câble télégraphique transatlantique français est parti de Déolen en 1879 avec un relais à Saint Pierre-et-Miquelon puis la mise en place d'une extension vers le Canada (Cap Breton, Nouvelle Écosse) et les Etats-Unis (Cap Cod, Massachusetts).

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Il a cessé de fonctionner en 1929 à la suite d'un séisme dans la région de Terre-neuve. En 1898, un deuxième câble, « Le Direct », long de 6 000 km (un record à l'époque), a été mis en place vers Cap Cod avec des extensions vers les Antilles. Hors d'usage pendant l'occupation allemande, il a été rétabli en 1952 et a fonctionné jusqu'en 1959. Un troisième câble (dommage de guerre en 1919) est venu doubler la ligne. Ce câble d'origine allemande passait par les Açores et atterrissait près de New York. Il a cessé de fonctionner en 1961.

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Le développement des câbles sous-marins téléphoniques coaxiaux a rendu les câbles télégraphiques obsolètes. La station a fermé en 1962 et a été transformée en centre aéré pendant quelques années.

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La batterie de Toul-Logot (commune de Plougonvelin). « Le trou de souris », tel est le nom de ce lieu en breton. Vauban le choisit dans les années 1690 pour y établir une batterie de défense de côte. La batterie provisoire édifiée par Vauban est reconstruite au XVIIIe siècle pour devenir permanente. Elle est vendue en 1857 et devient une ferme jusqu’en 1915.

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Toul Logot défendait la rade contre l'ennemi, les Anglais notamment, au XVIIe siècle. « Les archives évoquent le mouillage d'une flotte anglaise devant Bertheaume, en 1694, avant une tentative sanglante de débarquement sur la plage de Treaz-ruz à Camaret »

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Du XVIIe au XIXe siècle, la batterie de Toul-Logot défend l’anse de Bertheaume indispensable au fonctionnement du port de Brest. Au temps de la marine à voile, les navires doivent bénéficier de vents favorables pour du nord-est ou du sud-ouest pour sortir ou entrer dans la rade de Brest (à l’est). Dans l’attente de ces conditions, qui peut durer plusieurs semaines, les navires restent à l’ancre dans les anses de Camaret (au sud) et de Bertheaume (au nord). Ces deux sites sont essentiels pour le fonctionnement du port de Brest. Pour Vauban, ils en sont le « vestibule ». En contrôlant ces lieux, un ennemi empêcherait le départ ou l’arrivée des navires français.

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La batterie est armée de quatre canons en fonte de 18 livres sur des affûts du même type que ceux qui équipent les navires. Chaque canon tire de façon efficace jusqu’à 1700 mètres. Les projectiles sont des boulets de fonte de 18 livres (9 kg), ou des « grappes de raisin » constitués de petits boulets qui se dispersent lors du tir. 8 hommes sont nécessaires pour la manœuvre d’un canon. 

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photos prises au cours de la randonnée le 13 novembre 2013

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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 17:10

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PLOUVIEN : Saint Jaoua : Jaoua est l’un de ces 800 saints bretons qui, aux Ve et VIe siècles ont fait de l’Armorique la (petite) Bretagne, la tissant de Plou (paroisses primitives) et de Lann (monastères).

Jaoua était l’un des quatorze compagnons de Paul Aurélien. Surnommé « l’ermite », il choisissait toujours les lieux les plus sauvages et les plus beaux pour construire sa cabane. C’est ainsi qu’il eut affaire à un bœuf sauvage qui venait chaque jour défaire son « lochenn ».

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Selon la tradition, il créa à Plouvien deux monastères, l’un sur le site actuel de « saint Jaoua », l’autre au village voisin qui a gardé le nom de « Minihi » (monastère avec droit d’asile). À la fin de sa vie, il aida Paul Aurélien dans sa charge d’évêque.

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PLOUVIEN : Le chemin de mémoire – août 1944 : au bourg même, le 7 août 44, 10h15 : arrivée de la 6e DB, première libération ; mardi 8 août, 6h00 : arrivée de la première colonne allemande et entre 12h30 et 15h45 : 17 civils sont fusillés. Entre mardi 18h00 et mercredi 9 août à 2h00 : des engagements locaux, les Allemands évacuent et des patrouilles américaines permettent la deuxième libération du bourg de Plouvien. Le Mercredi 9 août à 12h00 : arrivée de la deuxième colonne allemande et de 14h30 à 18h00 : des combats se concluent par la reprise du bourg et sa troisième libération, un civil est tué à 17h30.

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Pendant ces 8 et 9 août, à Lannaneyen-Minihi-Keriou, à Narret et à Saint-Séverin, des quartiers autour de Plouvien, il y a des combats qui font 2 civils sont fusillés au premier, 5 civils sont fusillés au second et 8 civils sont fusillés à Saint-Séverin.

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Une narration : « Jusqu’en fin d’après-midi on se bat dans les rues, dans le cimetière, dans le jardin du presbytère. À cette hauteur ; les Allemands ont pénétré dans les maisons et les trois réfugiés qui se trouvaient là sont amenés au PC allemand installé à Languiden. Profitant du désarroi causé par la chute d’un obus sur la maison, les trois hommes s’enfuient.

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Un "monument aux fusillés" commémore les 28 personnes exécutées lors de la bataille des 8 et 9 août 1944 à Plouvien, mais en tout, dans les environs, 185 personnes trouvèrent la mort pendant les combats de la Libération.

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« Le lundi 7 août à 10h45, les Américains passent dans PLOUVIEN à la grande joie de la population. La liesse est de courte durée. Le lendemain, mardi 8 août, est une journée noire avec l'arrivée des 266e et 343e divisions allemandes qui rejoignent Brest et entrent dans Plouvien. À la suite d'actes perpétrés contre l'armée allemande, de nombreux otages sont fusillés. Le mardi et le mercredi, ce sont 33 civils qui périssent dans d'affreuses circonstances (croyant garantir leur retraite, les Allemands ont pris 33 otages) (...) le long de la route de Boteden au Narret : 25 à Plouvien. Tout au long de ces 7 kilomètres, 128 civils sont abattus. Un peu au-delà du Narret, ces mêmes jours, 57 autres otages sont fusillés à Plabennec, Gouesnou, Guipavas, en portant le nombre à 185. Du côté américain, le général Grow écrira : « les combats du 9 août furent un massacre ». »

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PLOUVIEN : un des panneaux du "Chemin de mémoire"

L'après-midi du 9 août 1944, pendant les violents combats opposant Américains et Allemands, le clocher de l'église de Plouvien fut abattu.

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Les 8 et 9août 1944, les combats font rage à Plouvien et les communes alentours. La colonne allemande, en repli vers Brest, sème la désolation sur son passage. Elle fera 33 morts civils dans la commune, dont 24 originaires de Plouvien. Des otages sont également fusillés. Un monument est érigé, en 1947, en leur mémoire. Il est au centre des commémorations organisées chaque année en août. Une stèle est également apposée, en 2000, sur les lieux même du drame.

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«Nous ne voulions pas que cet épisode dramatique de la Libération tombe un jour dans l'oubli», explique René Monfort, adjoint à la culture et à la communication, à l'origine du projet «Hent-ar-Peoc'h» (Chemin de mémoire). «Nous avons donc décidé, en nous référant au travail de Louis Bothorel sur la bataille de Plouvien, de mettre en place un « Chemin de mémoire » (inauguré le 9 mai 2010), matérialisé par huit panneaux, qui reprennent la chronologie des événements. Ils sont apposés à l'endroit même où ont été prises, à l'époque du drame, les photos les illustrant. On y lit également des témoignages, en commentaire».

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LANNILIS : 23 juin 2013 : ARTHUR VICHOT : "CE MAILLOT A UNE GRANDE VALEUR !" : Le Franc-comtois sacré champion de France à Lannilis a bien du mal à y croire ! Présent dans la première échappée partie dès le cinquième kilomètre, Vichot avait les jambes ce dimanche et n'a pas eu peur du retour de Sylvan Chavanel et de Tony Gallopin. Il est tout heureux à l'idée d'arborer sa nouvelle tunique sur le Tour de France, dès la semaine prochaine.

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« Mon rôle était de partir dans la première échappée. Nous étions un groupe de coureurs désignés dans l’équipe, un peu « protégés » mais qui devaient être devant au cas où l’échappée irait au bout. J’étais capable de gagner et je me suis retrouvé avec William Bonnet devant. C’était une bonne option pour l’équipe de se retrouver là.

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Un championnat, c’est long, on a le temps d’avoir plusieurs sentiments. Quand l’échappée a compté plus de onze minutes d'avance, nous nous sommes dit qu’ils allaient avoir du mal à revenir. En plus, avec le vent qu’il y avait, je savais que les hommes qui allaient rentrés seraient costauds mais aussi usés par la course. J’y ai un petit peu cru mais il n’y avait pas une grande entente dans l’échappée. J’ai un peu douté à ce moment-là mais dans les derniers tours j’ai tout donné sans réfléchir et j’y ai vraiment cru. … »

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LANNILIS : Les championnats de France de cyclisme 2013 sur route resteront dans les mémoires. Comme on s'y attendait, au cœur du pays des Abers, il ont rencontré un énorme succès.

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Dès le jeudi 20 juin 2013 et les épreuves contre la montre, on se doutait que le France 2013 attirerait la grande foule. Le samedi, les bas-côtés s'étaient déjà garnis de belle manière alors qu'il devenait quasiment impossible de dénicher une place pour stationner un camping-car ! Enfin, en ce dimanche 23 juin 2013, dès l'aube, les fans de vélo ont convergé en cortège vers le Pays des Abers.

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Alors que les lourds nuages de pluie quittaient le littoral du Nord-Finistère, le soleil faisait son apparition et c'est donc sous le grand bleu que le peloton des pros allait se disputer le titre de champion de France.

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 17:33

S’il est vrai que l’Europe n’est aujourd’hui l’objet d’aucune menace militaire extérieure, l’incertitude du monde invite les Européens  à la grande prudence pour faire face à toutes les surprises possibles. En matière de défense, on voit bien que l’alternative devant laquelle les Européens sont placés aujourd’hui est cruelle : peut-on faire une synthèse efficace des différentes formules de défense européenne testées depuis vingt ans ; si oui, ce serait alors une simple affaire de réglages politoco-administratifs à ajuster aux moyens disponibles ? Ou bien, s’il n’y a pas de chemin vers l’autonomie de sécurité de l’Europe, faut-il envisager un ensemble plus vaste, celui d’un large Occident défensif rassuré par les Etats-Unis, voire une communauté transatlantique intégrée ? Dans le premier cas, on confie la tâche à des experts de la sociologie des institutions et dans l’autre, on passe sous contrôle stratégique américain, avec le secret espoir de faire valoir auprès d’eux, « à l’anglaise », nos intérêts.

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À ce dilemme jamais exposé clairement, on évite aussi de répondre. D’une part, en France on voit l’Europe puissance comme une perspective évidente, alors qu’elle est vue avec suspicion ailleurs. D’autre part, pour beaucoup, la coïncidence des intérêts, des valeurs et des responsabilités  européennes et américaines va de soi. Voilà qui explique le flottement stratégique observé. On pourrait aussi objecter aux uns et aux autres quelques non-dits stratégiques essentiels pour expliquer cette impuissance collective.

D’un côté, l’Europe puissance est la racine profonde de l’Europe de la défense. Mais de la puissance, on ne parle pas vraiment car chacun en a une définition propre, qui est rapportée à son histoire et à sa géographie. Il n’y a pas de vision politique partagée de la puissance de l’Europe, entre celle financière d’un grand marché ouvert à Londres, d’une puissance civile, industrielle et commerciale à Berlin, d’une puissance globale, industrielle, culturelle, militaire à Paris. Aucune synthèse ne semble possible, d’autant que l’option nucléaire de Paris et de Londres perturbe profondément les perceptions des autres Européens.

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De l’autre, comme le récent pivotement le révèle, les Etats-Unis sont entrés dans une ère de la puissance relative. Ils ne sont plus principalement concernés par les enjeux de sécurité européens et leurs priorités vont d’abord à leurs compétiteurs en Asie. La garantie qu’ils ont acquise de l’accès politique, stratégique, industriel et commercial à l’Union européenne et à son marché ouvert, l’alliance militaire  qu’ils entretiennent désormais à moindre frais avec des Européens qu’ils refusent de traiter en bloc unis, l’accès qu’ils maintiennent à l’Asie de l’Ouest (Israël et le pétrole) et à l’Asie centrale (gaz t confinement chinois), tout cela satisfait leurs impératifs stratégiques. Pourtant, l’échec répété des opérations militaires non conclues en Irak et en Afghanistan, la tension entretenue autour de la Palestine et de l’Iran, l’effervescence arabe montrent les limites atteintes des capacités de manœuvre de l’Otan sous la direction américaine et des structures de régulation onusienne que les Américains contrôlent. L’impuissance gagne du terrain. Les Européens que la continuité territoriale lie directement les Russes, aux Turcs, aux Syriens, aux Egyptiens, aux Maghrébins et aux Sahéliens entretiennent des rapports avec leurs voisinages  bien différents. Leurs intérêts diffèrent là bien souvent de ceux des Américains et ils doivent se garder d’être enrôlés dans une  manœuvre qualifiée bien improprement d’euratlantique. La question récurrente du bouclier antimissile, véritable obsession américaine, en est une révélation emblématique.

Tout cela et bien d’autres réalités encore invalident sans doute l’Europe de la défense telle que la France s’épuise à la promouvoir sans succès mais aussi la dévolution d’autorité stratégique de l’Union à l’Otan que pratiquent sans vergogne certains de nos partenaires européens et que préconisent certains Français eurosceptiques ou occidentalistes.

Ce qu’il faut sans doute, c’est un ensemble européen qui ne soit pas une forteresse assiégée mais un espace dont la diversité a été intégrée dans une architecture suffisamment flexible pour absorber et valoriser toutes les différences internes au service du développement. C’est une continuité énergétique sécurisée avec nos voisins slaves et asiatiques et une zone partagée de coprospérité  économique avec nos voisins d’Afrique du Nord.

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Ce dont nous avons besoin maintenant, c’est d’une sécurité collective des espaces européens, centrée sur des intérêts communs régionaux identifiés et non d’un bouclier antimissile conçu ailleurs pour neutraliser une attaque hypothétique provenant d’un arc de crise dont la tragédie est d’abord socio-économique. Au sein de l’ensemble constitué, ce qu’il faut, c’est laisser s’agréger plus étroitement en noyaux homogènes ceux qui souhaitent fusionner leurs destins comme l’Allemagne et la France, c’est laisser coopérer militairement de façon étroite ceux qui le peuvent, comme la Grande-Bretagne et la France l’ont décidé il y a deux ans, ou se rassembler ceux qui veulent gérer un bassin d’intérêt commun comme les Latins et les Maghrébins tentent de le faire dans l’espace 5+5.

Si l’expérience militaire de l’Europe était inexistante au début des années 1990, elle s’est développée depuis, essentiellement dans les deux domaines des opérations et de formation. Elle reste néanmoins encore assez limitée car si l’Europe dispose d’un fort potentiel dans ce domaine, il est essentiellement dépendant de la volonté des Etats-membres.

C’est au début des années 1990 que l’Union européenne (UE) nouvellement établie réalise dans les Balkans qu’elle est incapable d’agir militairement à l’intérieur même de son espace géographique. Elle ne dispose en effet ni d’expérience ni de capacité militaires propres et ce sont les Nations unies qui interviennent d’abord, en février 1992, puis finalement l’Otan, après de longues hésitations, en janvier 1995.

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Devant ce constat d’échec, l’UE va progressivement s’organiser pour acquérir une expérience opérationnelle et être ainsi capable de lancer et de conduire des opérations militaires. Un long processus est alors enclenché. C’est au cours des sommets de Maastricht en 1991 et du Conseil de l’UEO de Petersberg en 1992 puis après la rencontre franco-britanique de Saint-Malo en 1998 que sera enfin élaboré au Sommet d’Helsinki, fin 1999, le niveau d’ambition militaire européen qui prendra la forme d’un objectif global. Est alors arrêté le principe  d’une capacité de réaction militaire standard permettant de déployer jusqu’à 60 000 hommes en 60 jours pendant une année, avec des dispositifs de réaction rapide aérienne et maritime adaptés. C’est à Nice, fin 2000, sous la présidence française que sera arrêté le cadre pratique de la politique de sécurité et de défense de l’UE et de ses actions en matière de gestion de crises prolongeant le Traité d’Amsterdam de 1997.

L’UE va pouvoir, sous l’impulsion de son nouveau Secrétaire général Javier Solana se doter des instruments indispensables pour planifier et lancer des opérations. Le Comité militaire intérimaire (CMUE) en mars 2000 : réunion des chefs d’état-major des Etats membres ; L’Etat-major de l’UE : l’EMUE en janvier 2001, le corps franco-allemand devenu Corps européen (CE) créé en 1992, l’Euromarfor et l’Eurofor, structures militaires de l’UEO, cette dernière dissoute depuis 2012 ; les Groupements tactiques 1500 ou BG 1500 déployables en 15 jours à 6000 km ; la Force de Gendarmerie européenne (FGE).

Les trois formes de la chaîne de commandement :

Purement européenne, (un seul état-major de mission (MHQ) qui assure à la fois les fonctions d’un QG opérationnel et d’un État-major de force (FHQ) réunis (EUTM Somalie et Mali))

Repose sur un QG opérationnel national,

Utiliser les capacités de l’Otan dans le cadre des accords « Berlin+ ». (Une seule opération à ce jour, Althéa a répondu à cette chaîne de commandement).

Toutes ces dispositions ont permis à l’UE de déployer huit opérations militaires depuis 2003 : Concordia dans l’ancienne république yougoslave de Macédoine en 2003 avec 325 hommes, Artemis en RDC (Congo) en 2003 également avec 2200 hommes, EUFor Althéa en Bosnie en 2005 avec 860 hommes, EUFor Congo en 2006 avec 800 hommes, EUFor Tchad en 2008 avec 3500 hommes, EUNavFor Atalanta en 2008 avec 5 à 13 bâtiments de combat, EUTM Somalia en 2010 avec 125 hommes et enfin EUTM Mali en 2013 avec 450 hommes.

Toutes ces opérations ont démontré la capacité de l’Union européenne à conduire des actions multinationales d’envergure moyenne dans des environnements souvent difficiles. Elles ont par ailleurs permis de protéger des populations déplacées ou réfugiées, d’assurer un soutien humanitaire mais aussi d’aider à la stabilisation toujours difficile de ces régions. Grâce à Atalanta, la piraterie commence à diminuer au large des côtes somaliennes et les attaques sont passées de 176 en 2001 à 35 en 2012Les missions de formation EUTM Somalia et EUTM Mali permettent à des armées fragiles d’acquérir  ou de retrouver des structures et des capacités minimales.

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Le Traité de Lisbonne en 2009 et la création et la création du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) en 2010donnent néanmoins à l’Union européenne de nouvelles perspectives militaires. En effet, l’UE est aujourd’hui en pleine mutation pour ne pas dire en pleine révolution. La création du SEAE a totalement changé l’organisation bruxelloise en établissant en quelque sorte deux ministères, « Affaires étrangères » et « Défense », et en les regroupant dans une même organisation et dans une seule main. La Politique de sécurité et de défense commune (PSDC) est donc conduite sous le contrôle et suivant les directives des États-membres pour le SEAE qui regroupe en son sein tous les organes en traitant ; ce sont le Directorat  pour la politique de sécurité et la prévention des conflits, le Directorat pour la planification et la gestion des crises (CMPD), le CPCC, l’EMUE et le centre de renseignement (INTCEN). Le président du Comité militaire est également confirmé comme conseiller militaire du Haut Représentant.

Cette nouvelle organisation ainsi que les enseignements tirés des dernières opérations et missions de l’UE mettent en évidence qu’aucune action de l’UE n’est uniquement militaire. Cette donnée a conduit à remettre en valeur le concept d’approche globale, qui n’est certes pas nouveau mais doit aujourd’hui être adapté. L’UE dispose en effet d’un grand nombre d’instruments qu’elle peut employer simultanément ou successivement, dont l’instrument militaire est le plus puissant et le plus sensible à mettre en œuvre ; cette réalité impose de définir de bonnes procédures pour y pourvoir.

La vraie question qui se pose à l’Europe aujourd’hui n’est pas une question d’expérience militaire pas plus que de moyens, de procédures ou de finances mais bien une question de volonté politique pour déclencher des actions militaires en son nom.

En effet si l’on considère par exemple par exemple l’outil BG 1500, pourquoi n’a-t-il jamais été utilisé jusqu’à présent ? Plusieurs raisons peuvent sans doute l’expliquer : il n’y a pas eu de réel besoin de cet outil en tant que tel, les dernières opérations militaires de l’UE n’ont pas atteint un seuil de menace qui aurait justifié l’emploi d’un BG… Mais on peut surtout se poser la question de la volonté politique d’employer cet outil malgré le soutien unanime des États-membres au concept lui-même ; on peut aussi douter de la validité du processus décisionnel dans une situation d’urgence opérationnelle. Un autre exemple est celui de l’OHQ européen dont tous les experts s’accordent pour reconnaître qu’il serait indispensable à la planification et à la conduite des opérations militaires européennes. Et pourtant, malgré ce constat fait depuis plusieurs années, il n’est toujours pas en place, là encore pour des raisons politiques.

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À cela on peut ajouter la concurrence redoutable de l’Otan qui, pour beaucoup d’États-membres, est le seul recours possible en cas d’opération militaire d’envergure. Une capacité militaire européenne trop importante ferait à leurs yeux double usage. Ces États européens refusent donc tout investissement militaire important au profit de l’UE et s’attachent à limiter son expérience militaire.

Enfin, les difficultés financières que connaissent aujourd’hui la grande majorité des États européens ne facilitent ni l’augmentation ni même le maintien des budgets de défense.

En définitive, aussi longtemps que les Européens n’auront collectivement ni la volonté politique ni la nécessité stratégique d’agir pour la défense de leurs intérêts, la question se posera de l’utilité de moyens et d’expérience militaire spécifique au sein de l’Union européenne.

Plusieurs éléments aujourd’hui permettent néanmoins de penser que l’expérience militaire européenne pourrait bientôt connaître des jours meilleurs.

Tout d’abord il est un fait que l’Europe n’avance que lorsqu’elle est vraiment au pied du mur. C’est exactement ce qui s’est passé dans les années 1990 pour la PSDC. Or, aujourd’hui, ne sommes-nous pas à nouveau au pied du mur ? La crise financière, les menaces qui planent de plus en plus sur nos pays et sur nos intérêts dans l’ensemble du monde, la montée des intégrismes et du terrorisme nous poussent à réfléchir en commun ; et viendra le moment de mettre en commun nos moyens et nos capacités, en particulier militaires.

Par ailleurs la position des États-Unis qui « rebalancent » leurs efforts stratégiques vers l’Ouest, appelle de la part des Européens une réflexion nouvelle sur leurs capacités militaires et leur aptitude à prendre en compte la défense de leurs intérêts, et en conséquence à mieux coordonner et utiliser leurs moyens militaires.

Dans cette perspective-là, une fenêtre d’opportunité s’offre à nous dans les mois qui viennent. Tout d’abord la révision du SEAE après trois ans d’existence devrait permettre de revoir son organisation et les besoins réels des Européens en matière de sécurité et de défense. On peut aussi espérer que le Conseil européen de fin d’année que le président Van Rampuy a convoqué pour traiter de la PSDC, va pousser les États européens à réfléchir plus attentivement à la défense de leurs intérêts et à l’exercice de leurs responsabilités de sécurité.

Ces rendez-vous sont autant d’occasions de prendre conscience de nos faiblesses en matière de défense et de sécurité et peut-être d’y faire face par des décisions importantes. Mais il faudra encore bien du temps pour acquérir un esprit européen commun de défense, cela ne se fera pas en quelques semaines !

 

Yves de Kermabon in Revue de Défense Nationale- Été 2013

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 23:28

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La paroisse doit son nom à saint Méen, à qui saint Arnoc aurait dédié l'église initiale :

« Arnec était fils de saint Judicaël et de la reine Morone sa femme. Il embrassa la vie religieuse sous saint Judoce, son oncle, avec lequel il vécut quelque temps sur les bords de la Canche, dans le Ponthieu. À la mort de ce saint parent, il revint dans le Léon, y bâtit sur les bords de l'Élorn une cellule et une chapelle devenue célèbre sous le nom de Land-Ernoc, nom qu'a conservé la ville actuelle de Landerneau. Plus tard saint Arnec devint évêque dans le canton d'Illy. Son évêché ne renfermait que vingt ménages. Pendant son épiscopat, il fit construire deux églises dans la paroisse de Ploudaniel et les dédia aux deux meilleurs amis qu'avait eu le roi son père, l'une à saint Méen, l'autre à saint Éloi. Près de lui vivait un saint ermite nommé Guénion, Guinien ou Vinien, qui était frère de saint Judicaël et à qui saint Arnec céda son évêché. Saint Guinien est patron de Pleudaniel. L'ancien petit royaume d'Illy était dans la paroisse de Trégarantec et contenait dix-sept villages. Saint Arnec est le patron de Trégarantec. »

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Le nom de la localité s'est par le passé écrit "Saint-Neven" à l'époque où ce n'était encore qu'une trève de Ploudaniel.

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En 1644, les fidèles de la trève de Saint-Méen se rassemblèrent dans le cimetière de Ploudaniel afin de demander à l'évêque de Léon le droit d'avoir leurs propres fonts baptismaux, afin de pouvoir baptiser leurs enfants sans avoir besoin de se rendre à l'église-mère de Ploudaniel. Ce droit leur fut apparemment accordé puisque les fonts baptismaux datent de 1644.

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Le Tiers-état de la trève de Saint-Méen envoya deux députés, Guillaume Corbé et Hervé Grant, pour la rédaction du cahier de doléances de la sénéchaussée de Lesneven.

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En 1791, la commune de Saint-Méen est créée, totalement détachée donc de celle de Ploudaniel, et prend le nom de Méen-la-Forêt. Son église est alors en ruines, et le premier recteur de Saint-Méen bénéficia de l'aide d'un notable, Emmanuel Pons-Dieudonné Las Cases (fils du célèbre Emmanuel de Las Cases, mémorialiste de Napoléon Ier à Sainte-Hélène), car celui-ci devint amoureux d'Henriette de Kergariou, originaire des environs de Lannion, mais dont la famille possédait le manoir de Coz Castel en Saint-Méen qui aurait abrité leurs amours et où leur fils serait né le 8 juin 1800. La paroisse est touchée rabaissée au rang de succursale de celle de Ploudaniel entre 1803 et 1807 avant de redevenir une paroisse de plein exercice.

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Vers 1846, Saint-Méen s'agrandit au détriment de Ploudaniel. Son territoire a été à nouveau agrandi en 1954 lors de l'annexion de onze hameaux de Plouider.

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Une légende intitulée La belle et le Romain a été résumée ainsi :

 

« Le roi romain de Kerilien en Plounéventer, voulut épouser la très jolie fille d'Izur, un seigneur de Saint-Méen, qui n'avait aucune intention de la lui donner. La fille, guère plus enthousiaste à l'idée de ce mariage, fixa une condition au Romain : elle avait envie que la laine noire des moutons de son père devienne toute blanche pour qu'elle puisse en tisser sa robe de mariée. Si son prétendant sortait vainqueur de l'épreuve, elle lui accorderait sa main. Sans doute ignorant de la couleur naturelle des ovins armoricains, le Romain se mit bravement à la tâche. Penché sur son lavoir, il frotta, lava, frotta encore, et lava toujours, sous les encouragements sincères de sa belle. Tous les soirs, elle rentrait chez son père tandis qu'il continuait à frotter et à laver... On imagine le sourire de la rusée ! Après quelques semaines de ce régime, le Romain mourut d'épuisement et de désespoir sans que l'occupant pût reprocher quoi que ce fût à Izur et à sa fille. »

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 19:40

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MOTREFF (740 hab.)

Cette commune est connue pour des faits liés à la Révolte des Bonnets Rouges en 1675. Commandés par Le Paige de Bar, « Dans la nuit du 7 au 8 floréal an VI (26 au 27 avril 1798), une bande de 20 à 25 chouans attaque la maison du percepteur de Motreff » et mettent le feu. Le 3 fructidor (20 août 1798), une bande de 12 chouans attachent dos à dos Poulizac, commissaire du canton de Saint-Hernin et Quéméner, curé constitutionnel de Motreff, et les pendent.

Un éboulement dans une carrière d'ardoises appartenant à M. Derrien fit deux morts et six blessés graves à Motreff le 14 mars 19043.

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Motreff possède plusieurs atouts qui la rendent attractive au tourisme :

  • la Motte de Kergorlay, située sur la route de Plévin (22).
  • l'étang du Brugou, créé récemment et situé sur la route de Carhaix-Plouguer (29).
  • La carrière à ardoise du Cosquer
  • dolmen de kervouledic

Eugène Le Goff est un ancien coureur cycliste, né le 2 septembre 1909 à Motreff. Il a participé à 3 Tours de France.

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Eglise Saint-Pierre et son calvaire :

L’église Saint Pierre est reconstruite entre 1763 et 1768 sur les vestiges d’un édifice du XVIe siècle. De l’église ancienne sont conservés des enfeux (niches funéraires creusées dans les murs des églises) armoirés (Garcin du mur) et la porte intérieur du porche méridional. Cette reconstruction tardive explique sans doute la configuration de l’édifice, à savoir une nef sans bas-côté, en général réservé aux chapelles. Le mur-pignon avec clocher-porche dans œuvre est par contre caractéristique des églises de la région.

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Le calvaire de Brasparts. Les sculpteurs de calvaires sont mal connus, mais des – écoles – se distinguent tant dans la facture que dans le choix des scènes. La représentation fine des personnages à Motreff rappelle le calvaire de Saint Hernin et la Piéta exceptionnellement représentée debout est une copie évidente du calvaire de Brasparts.

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Chapelle Sainte Brigitte :

Cette chapelle, reprenant la même disposition que les autres chapelles du Poher, relevait de la baronnie de Kergolay, l’une des plus puissantes seigneuries de la région. Sa construction remonte à la moitié du XVIe siècle, en témoigne le mur pignon occidental en grand appareil. Elle est dédiée à sainte Brigitte de Keldare, très engagée dans l’œuvre missionnaire après saint Patrick (fin du Ve siècle). Les femmes surtout, l’invoquent pour avoir des enfants ou encore pour s’assurer une bonne grossesse. La chapelle était aussi placée sous le patronage de saint Alar, protecteur des chevaux qui avait lui aussi son pardon.

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Cette chapelle connaît le triste sort de bien des lieux de culte dans la moitié du XXe siècle : abandonnée, elle tombe peu à peu en ruines. La toiture est en partie effondrée quand est créée, en 1980, l’Association culturelle Motreff sainte Brigitte. La charpente est démontée et une ceinture de béton coulée sur les murs pour limiter les infiltrations.

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Les travaux ne reprennent qu’en 1997 grâce au soutien de nombreux partenaires dont l’association Breizh Santel : réfection à l’ancienne de la façade ouest et du clocher, de la toiture puis du fenestrage du chœur, pose d’un enduit de terre et chanvre sur les murs intérieurs, pose de nouveaux vitraux et, enfin, en 2007, réfection du dallage. En dix ans la chapelle a fait peau neuve.  

 

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 18:22

Papa, Léon, né en 1914 a vécu jusqu’à 90 ans. À l’âge de 9 ans, il se rend à pied plusieurs fois par semaine du Plessis-La Trugalle (Neuville-sur-Sarthe – 72) à l’atelier d’un peintre d’œuvres religieuses pour poser comme modèle pour un tableau représentant un ange qui sera installé dans la cathédrale du Mans.

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À 11 ans, il devient garçon d’écurie dans un élevage de chevaux de courses à La Guierche (Nord/Le Mans/12 km). Il dort dans la mangeoire des chevaux. Il ne va plus à l’école. Il reste attaché au monde hippique et deviendra jockey.

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Il fait son service militaire entre 1937 et 1939. À son retour, en 1939, à 25 ans, il est mobilisé pour la Seconde guerre mondiale. Il sera prisonnier en Allemagne jusqu’à la Libération. Il reprend l’entraînement sur le champ de courses de Vincennes.

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Au cours d’un de ces entraînements, en trop monté, il reste accroché aux rennes de son cheval qui s’est cabré après avoir pris peur lorsqu’il trottait parallèlement à un camion fort bruyant qui évoluait à proximité de la piste. Papa n’a pas eu le réflexe de lâcher prise et reçoit alors le cheval qui s'est renversé sur lui.Il a la colonne vertébrale brisée à plusieurs endroits.

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Il sera accroché au plafond d’une chambre de la Pitié-Salpêtrière (75013 - Paris) le corps enserré dans un plâtre qui l’immobilise à partir de ses deux genoux jusqu’au menton. Son calvaire va durer un an.

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Il sortira sans séquelles de cet accident, puis rencontrera notre maman, Denise en 1948. Ils se marièrent rapidement et mon frère jumeau, Patrick et moi avons vu le jour en août 1951.

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Après sa rééducation suite à son immobilisation totale d’une année, il se reconvertira dans l’élevage de porcs, ses connaissances en matière d’animaux domestiques étant très complètes.

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Papa m’a transmis son amour des chevaux, et j’ai la chance de vivre des journées de communion avec lui lorsque je me rends sur un hippodrome, ce qui est très rare.

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Je souhaitais lui rendre hommage par ces images prises le 15 septembre 2013, à l’hippodrome « Croas-al-Leuriou » à Landivisiau. Nicole m’accompagnait.

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Nous avons assisté à une scène terrible qui m’a fait penser à mon père encore plus fort. En effet, à 16h15, une pouliche de quatre ans, préparée pour courir dans la cinquième course (plat de 2 150 mètres) s’est cabrée très haut sur ses pieds postérieurs, tellement haut qu’elle s’est renversée. Il n’y avait pas de jockey sur son dos. Sa chute a été violente, à plat dos, ce qui lui a été fatal, les vertèbres cervicales brisées, elle est morte sur le coup. Je n’ai pu m’empêcher d’imaginer papa dessous lors de son accident de Vincennes, il y a 66 ans.

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Le cabré est ce qu'il y a de plus dangereux, ça peut arriver avec un jeune cheval comme un vieux, aussi bien en balade qu’au paddock. C'est le pire vice qui existe, ça n’est pas toujours fatal mais ce dimanche 15 septembre 2013, ça n’a pas pardonné.

Voici une vidéo qui montre le danger du cabré : http://www.youtube.com/watch?v=eGe7JJrBB34&feature=fvwrel

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J’ai lu quelques témoignages :

1 - « une de mes juments avait cette mauvaise habitude de se lever dès qu'elle se braquait. Elle s'est déjà retournée, mais ça ne l'avait pas gênée pour recommencer 5 min après... Outre le réel danger pour le cavalier (plusieurs sont morts ou sont restés paralysés quand ils se prennent le cheval dessus), certains chevaux se tuent en se brisant les vertèbres cervicales. »

2 - « Le danger dans le cabré, c'est la probabilité qu'a le cheval de se renverser, lorsqu' il perd l'appui sur l'un ou l'autre des postérieurs et risque alors de basculer de côté ou en arrière. Il faut alors que le cavalier se jette à droite ou à gauche, afin de ne pas se retrouver sous le cheval en cas de chute. »

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Certaines situations (agressions d'autres chevaux, excitation excessive due à un environnement nouveau, émotion violente…) peuvent entraîner chez un cheval très émotif et réactif une réaction vers le haut exceptionnelle. Le cavalier tachera de ne pas mettre son cheval dans de telles situations… et de garder son cheval calme.

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3 – « Lorsque le cheval se pointe (cabre) violemment et très brusquement, sans aucun contrôle, c'est beaucoup plus dangereux. Attirez alors vivement la tête du cheval de côté. La cabrade est souvent stoppée… Si toutefois le cheval est parti pour se renverser, il chute alors de côté, ce qui est grave mais tout de même moins dangereux ! Les séquelles peuvent être réelles pour le cavalier et le cheval. Le cheval y regardera à deux fois avant de recommencer… Mais certains chevaux recommenceront tout de même. La bonne éducation du cheval et le tact du cavalier devraient éviter cette défense dangereuse et inadmissible du cheval. »

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 19:00

"Si l'on ne trouve pas toujours dans la randonnée ce qu'on était venu y chercher, c'est grâce à elle qu'on découvre en soi-même ce que l'on ne pensait pas y trouver."

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Qu'est-ce qui faisait marcher Stevenson hier? Qu'est-ce qui fait marcher le randonneur aujourd'hui? A certains égards, Stevenson est une sorte de caricature du randonneur moderne. Son récit peut être interprété comme un résumé de tout ce qu'il ne faut pas faire quand on se lance, cent vingt ans après lui, dans la randonnée.

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Faire l'épreuve de sa résistance physique,? Bien sûr. Mais Stevenson souhaite aller jusqu'à l'épuisement, pour lui et pour sa compagne d'infortune (Modestine).

Se dépayser? Certes. Mais il pousse le vice jusqu'à se perdre. Il aurait eu en horreur les sentiers balisés et les topo-guides précis...

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Mais il rencontrait sur son chemin beaucoup plus de gens du pays que nous. Il parlait aux bergers dans la montagne, aux paysans de retour d'une foire, aux habitants attablés dans les cafés et les auberges. Ces rencontres sont devenues bien rares à mesure que les pays traversés se sont vidés.

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C'est dans un topo-guide moins pesant que les deux volumes des Pasteurs du Désert que le randonneur peut se documenter aujourd'hui. Il doit aussi apprendre à décrypter les signes qui se sont accumulés sur l'itinéraire Stevenson depuis son passage en 1878.

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Les monuments aux morts de la guerre de 1914, où la liste des tués est plus longue que celle des habitants vivant aujourd'hui au pays; les plaques plus ou moins apparentes rappelant que les crêtes aujourd'hui sereinement parcourues par les randonneurs ont vu passer, pendant le Seconde Guerre mondiale, des fugitifs de toute espèce, victimes de persécussions politiques et raciales, réfractaires, maquisards. 

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Que le randonneur qui aperçoit de loin une bergerie ou une clède sache qu'elle a peut-être abrité quelques-uns de ces hors-la-loi. Qu'il songe, à Saint-Germain-de-Calberte, à la quarantaine de réfigiés qui y trouvèrent le salut  et aux anciens de la guerre d'Espagne qui se cachaient dans les fermes des environs.

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Et lorsqu'il verra se profiler à l'horizon les sommets du mont Mouchet et de l'Aigoual ou les falaises du causse Méjean, qu'il ait une pensée pour ceux qui y laissèrent leur vie...

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Il y a aujourd'hui fort peu de chance qu'un randonneur entreprenne de parcourir l'itinéraire Stevenson comme une sorte d'épreuve initiatique. Il est assez improbable de rencontrer, comme Stevenson avant La Vernède, un vieillard vous posant la question: "Connaissez-vous le Seigneur?" 

Le Voyage du pèlerin de John Bunyan est moins connu de nos jours qu'il ne l'était du temps de Stevenson.

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C'est à l'étape, au contact d'autres randonneurs venus de tous les horizons, que naissent les interrogations fondamentales et que jaillissent les réponses définitives sur le monde, sur les problèmes politiques, sociaux, spirituels, sur la vie et sur la mort.

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Derrière les murs du monastère de Notre-Dame des Neiges, malgré l'incendie qui ravagea ses bâtiments anciens, malgré son aspect actuel de coopérative vinicole, il y a toujours là ces moines qui firent tant impression sur Stevenson. Bien plus, les signes visibles du religieux semblent avoir reflué, depuis le passage de Stevenson, des villes et villages habités vers les sommets déserts, comme pour une tentative de marquage confessionnel deslieux, à défaut des âmes: croix de mission, chapelles, monuments comme la pyramide qui, au Plan du Fontmort, commémore l'édit royal octroyant  en 1787 la tolérance aux protestants.

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Moins de vingt ans après le voyage de Stevenson, à quelques kilomètres de son ultime étape de Saint-Jean-du-Gard, fut fondé au mas Soubeyran le musée du Désert, mémorial témoignant des persécutions  que connurent les Cévenols du fait de leur religion. 

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Ultime sursaut du religieux qui eût surpris Robert Louis Stevenson lui-même, un culte s'instaure peu à peu sur l'itinéraire dont il fut l'initiateur. La stèles érigée au Monastier-sur-Gazeille est l'un des vestiges dus en 1965 à cette piété nouvelle. Après la grandiose commémoration du centenaire du voyage de Stevenson en 1978 par le Club Cévenol avec le premier balisage du sentier Stevenson, la piété commémorative pour Stevenson se banalise.

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Il est heureux que celui qui est devenu l'objet de ce culte soit resté toute sa vie un homme capable de se moquer de lui-même et de ses capacités de randonneur, un homme capable de faire profit de tout l'imprévu qu'il peut trouver sur le chemin, un homme convaincu que, grâce à la randonnée, le marcheur se trouve à l'arrivée meilleur qu'au départ.

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