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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 14:28

Plougastel-Daoulas est une ville de la rade de Brest, située sur une presqu'île au sud-est de Brest dont elle est séparée par l'embouchure de l'Élorn. La commune fait partie de l'ancien évêché de Cornouaille. La longueur de son littoral atteint 37 km car il est très découpé, alternant caps (pointe Marloux, pointe du Corbeau, pointe du Caro, pointe de l'Armorique, pointe Doubidy) et anses (anse du Caro, anse de Lauberlac'h, anse du Moulin Neuf, anse de Penfoul) et quatre ports (Tinduff, Caro, Passage, Four-à-Chaux-Lauberlac'h) y sont implantés. Une île de la rade de Brest dépend aussi administrativement de Plougastel : l'île Ronde. L'étang du Caro, site naturel protégé, est un lieu de nidification pour les oiseaux migrateurs. Le poulier de l'anse de Lauberlac'h, pointe libre longue de 370 mètres, barre presque complètement le fond de cette anse, l'eau de mer y accédant seulement par un grau étroit.

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
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Géologiquement, les quartzites de Plougastel, le granite et les schistes sont les affleurements prédominants. Quelques petits gisements de calcaire existent, par exemple à l'île Ronde, ce qui explique la présence d'anciens fours à chaux. Un ancien récif corallien datant du praguien (dévonien inférieur), situé à la Pointe de l'Armorique, montre des bancs de calcaire bleu, riches en fossiles marins (le prélèvement de fossiles y est interdit par arrêté municipal).

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Plougastel-Daoulas est restée longtemps très isolée, l'Élorn étant un obstacle à ses relations avec l'évêché de Léon et particulièrement avec Brest : avant la construction du pont Albert-Louppe en 1930, seul un bac permettait de franchir l'estuaire (partant du lieu-dit « Le Passage » pour aboutir à un lieu-dit du même nom situé sur l'actuelle commune du Relecq-Kerhuon). La voie terrestre la plus directe vers le Léon demandait alors un long détour par le pont de Rohan à Landerneau.

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La tradition de la construction navale - Jusqu'au XVIIIe siècle, la construction navale était disséminée dans de nombreux petits chantiers tout au long des grèves de la presqu'île, le plus important étant celui de Lauberlac'h, d'autres existant au Caro, au Squiffiec, au Cap, à Larmor, à Penn ar Ster, à Illien-ar-Guen, etc. disparaissant progressivement les uns après les autres dans le courant des XIXe siècle et XXe siècle ; ces chantiers construisent essentiellement deux types de bateaux, des gabares, d'une longueur moyenne de 9,50 mètres et d'une largeur moyenne de 3,30 mètres, jaugeant en moyenne 14 à 15 tonneaux, portant une voile carrée accrochée à un mât unique et destinées au transport du fret et des personnes. Au début du XIXe siècle, une vingtaine de gabares étaient armées à Plougastel et 14 encore à la fin du même siècle, desservant Brest et les ports de la rade de Brest. Des chaloupes, d'une longueur de 7 mètres environ, non pontées, mais gréées de deux mâts fixes, sont également construites et utilisées, servant à divers usages comme le dragage des huîtres, du maërl et du goémon, ainsi que la pêche, mais utilisées aussi pour le transport des personnes.

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Les « villages » - La population de Plougastel-Daoulas est répartie, outre le bourg, dans 157 villages, ce qui en fait un casse-tête remarquable en termes d'assainissement, de desserte routière et d'application de la loi littoral. Certains de ces villages abritent depuis longtemps une population nombreuse : par exemple en 1890 Keralliou avait 118 habitants, Lesquivit avait 73 habitants, Lauberlac'h 36 habitants. Plusieurs "villages" possédaient une école : par exemple Sainte-Christine ou encore Saint-Adrien qui a compté un moment trois écoles: deux écoles privées catholiques et une école publique.

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Plougastel est depuis longtemps renommé pour son agriculture maraîchère, caractéristique de la Ceinture dorée bretonne dont la presqu'île est un prolongement, comme le décrit Victor-Eugène Dumazet en 1893 : « Les gens de Plougastel sont d'infatigables jardiniers et de vaillants marins, des jardiniers surtout. La partie de leur péninsule qui regarde vers le sud, abritée des vents du nord et de l'ouest par les rochers riverains de l'Élorn, baignée par les flots tièdes, jouit d'un climat fort doux ; aussi bien des cultures qui semblent impossibles en Bretagne, y prospèrent-elles. Déjà il y a cent ans, quand ce pays était sans route et, naturellement, sans chemin de fer, alors qu'il était difficile d'expédier les produits du sol, Cambry signalait avec étonnement la culture des melons de plein champ ; on les préservait des gelées blanches avec des débris de verre. On cultivait aussi les petits pois à l'abri de plants de genets pour les préserver du vent du nord. “Vous n'êtes plus dans la Bretagne, s'écriait le voyageur : les fraises, la framboise, la rose, la jonquille, la violette et l'églantier couvrent les champs chargés d'arbres fruitiers ; le cerisier, le prunier, le pommier descendent jusqu'au rivage.” Les légumes devançaient de six semaines la végétation, même à deux lieues de là. »

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Les deux premières écoles de garçons de Plougastel ouvrirent en 1830 au bourg et en 1843 à Saint-Adrien. En 1883-1884, à la suite des lois Jules Ferry, trois groupes scolaires comprenant chacun une école de garçons et une école de filles sont construits au bourg, à Pont-Callec et à Sainte-Christine ainsi qu'une école de filles à Saint-Adrien. En 1891, le journal La Croix indique que Plougastel-Daoulas compte quatre écoles publiques (dont une dans le hameau de Pont-Callec compte une douzaine d'élèves) et une école privée qui vient d'ouvrir et qui compte plus de 200 élèves.

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En 1896, les religieuses de la congrégation hospitalière des Sœurs de Saint-Thomas-de-Villeneuve, qui tenaient un hospice à Plougastel et s'occupaient des malades, vieillards, infirmes et des orphelins (l'orphelinat comptait par exemple 35 enfants en 1902), sont menacées de saisie. Une manifestation, animée par le député local, également conseiller général du canton de Daoulas, François-Émile Villiers, qui soutient les Sœurs, parlant dans son discours de « persécution fiscale ». Le journal La Bretagne écrit : « Notre commune, si calme d'ordinaire, est sous le coup d'une émotion vive », la population crie des slogans comme « Vive les Sœurs de l'hospice ».

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Le Journal des débats relate ainsi les faits liés à la querelle des inventaires à Plougastel en novembre 1906: « Malgré la quantité des forces envoyées pour les inventaires et la rapidité des opérations, une vive résistance s'est produite dans plusieurs communes. Le commissaire de police Daligand s'est rendu à Plougastel-Daoulas avec 25 cuirassiers. Dès leur présence signalée, le tocsin se met à sonner. Devant l'église, cinq à six cents fidèles, tous en habits de fête, sont massés. Des cris de « Vive la liberté ! Vive le Christ ! » éclatent. Le recteur refuse d'ouvrir les portes de l'église. Aux sommations, les fidèles répliquent par des cantiques. Les cuirassiers veulent déblayer le terrain, les fidèles répondent qu'ils se laisseront plutôt écraser. Malgré cela, les sapeurs du génie arrivent près de la porte, l'attaquent à coups de hache, et l'inventaire peut avoir lieu, pendant que de toutes parts éclatent les cris de : « À bas les crocheteurs ! ». »Le 12 janvier 1907, le bruit s'étant répandu à Plougastel que l'inspecteur d'académie allait venir enlever le crucifix dans les écoles, 5 000 paysans bretons accourus des environs se réunirent à l'église puis processionnèrent : « Six hommes à cheval ouvrirent la marche, et la longue théorie des catholiques où l'on remarquait le clergé, le maire, les conseillers, les enfants des écoles libres, et M. Villiers, député monarchiste, s'en fut à travers le bourg en chantant des cantiques ».

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En 1882, le journal La Presse, après avoir fait remarquer que la culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIe siècle, mais ne concernait jusqu'au milieu du XIXe siècle que quelques hameaux, écrit : « Les fraisiers sont en plein champ sur les collines ou les falaises qui avoisinent la mer. Pour les préserver des coups de vent, les champs sont entourés de haies ou de petits murs de pierres sèches, ce qui retient en même temps la chaleur solaire. […] La récolte commence vers le 20 mai à Lauberlach, parcourt tout le mois de juin et se termine par le fraisier du Chili, dans la deuxième quinzaine de juillet ; la récolte de celles qui doivent être exportées se termine le 24 juin. […] C'est un total de 3 500 000 kilogrammes de fraises qui est récolté à Plougastel sur 200 ha de terrains ». La première variété cultivée à grande échelle fut le « Fraisier du Chili », supplanté par la suite par de nouvelles variétés comme le « Fraisier Ananas », puis la « Princesse Royale », dite aussi « Fraise d'Angers », puis par la « Fraise de la Mayenne ». « 1100 ha étaient consacrés à la culture de la fraise à la veille de la Première Guerre mondiale, soit un quart de la surface totale de la presqu'île. La production s'élevait alors à 6 000 tonnes par an, ce qui représentait un quart de la production nationale ».

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L'essor de la culture de la fraise a été aussi permis par l'apport de maërl, dragué en rade de Brest et dans l'océan Atlantique, et qui correspondait à une nécessité agronomique en permettant de réduire l'acidité des sols. Plus d'une quarantaine de navires travaillaient alors au dragage du maërl.

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Jusqu'au milieu du XIXe siècle, les fraises se vendaient presque uniquement à Landerneau et à Brest où elles étaient acheminées par les gabares et chaloupes à partir des petits ports de la presqu'île, l'exportation vers l'Angleterre commençant vers 1850 grâce à l'initiative d'une commerçante de Landerneau, suivie ensuite en 1865 par un négociant gascon, puis en 1867 par un commerçant de Roscoff ; ceux-ci venaient acheter les fraises directement chez les producteurs pour les revendre à Paris et à Londres. Vers la fin du XIXe siècle, trois steamers partent en saison chaque semaine de la cale du Passage à destination de l'Angleterre. À partir de 1865, la mise en service de la ligne ferroviaire Paris-Montparnasse - Brest facilite l'acheminement des fraises vers le marché parisien, le nord de la France et la Belgique (10 wagons chargés de 500 cageots chaque jour en saison à la fin du XIXe siècle). Quelques Plougastels commencent à exporter eux-mêmes vers le marché anglais à partir de 1879.

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En 1889 selon Benjamin Girard, la culture des fraises se fait en grand sur tout le versant sud de la presqu'île, la légèreté du terrain et l'exposition y rendant les fraises plus précoces ; les ventes vers Brest et Paris principalement se chiffraient chaque année à plusieurs centaines de milliers de francs de l'époque. En 1894, des producteurs de fraises de Plougastel s'associent pour créer la Shippers Union, concurrencée à partir de 1898 par la Farmers Union, puis en 1900 par la New Union, chaque société ayant ses bateaux, ses locaux et ses agents dont certains séjournaient à Plymouth, Manchester et Londres pendant la saison des fraises.

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En 1907, la culture des fraises couvre dans la commune environ 250 hectares70. Au début du XXe siècle, la région de Plougastel produit 25 % des fraises françaises, exportant une part notable de la production (« les fruits soigneusement emballés dans des paniers doublés d'une épaisse couche de fougères ») en Angleterre : « À Plougastel-Daoulas, on cultive la fraise et les petits pois de temps immémorial, mais la vente en Angleterre, pourtant très indiquée, était très difficile. En 1906, les agriculteurs, groupés en syndicat coopératif, lancèrent deux vapeurs pour transporter régulièrement leurs produits à Plymouth. La fraise était prise au point de livraison par les commis du Syndicat, transportée à ses frais aux magasins où se fait l'emballage, et embarquée sur les vapeurs. [...] Cette coopérative regroupe 215 fraisiculteurs, soit le tiers des producteurs de la région. »

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En 1912, 300 000 kg de fraises sont expédiés en Angleterre (5 bateaux affrétés en 1911). En mai 1914, la revue L'Agriculture nouvelle précise : « le transport des fraises en provenance de la région de Plougastel-Daoulas, à destination des ports de Roscoff, Saint-Malo, Cherbourg, Rouen, Dieppe, Le Havre, a donné lieu au tracé d'itinéraires spéciaux au départ de la gare de Kerhuon […]. Ces itinéraires permettent de diriger rapidement cette denrée particulièrement fragile sur les ports d'embarquement pour l'Angleterre, pays de grande consommation.»

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La culture des fraises était un travail extrêmement pénible. Il fallait rester à genoux pendant des heures pour les ramasser.

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Une confiserie parisienne possédait une usine à vapeur à Plougastel, achetant - par exemple en 1911 - 100 000 kg de fraises. Pour écouler le surplus de la production, la Shippers Union fonde en 1912 une usine de transformation qui conditionne aussi les petits pois, les pommes, les haricots, alors cultivés également en grande quantité. Le syndicat EE ouvre un peu plus tard à la Fontaine-Blanche une usine destinée à produire de la pulpe de fraise ; en 1925 cinq usines existaient à Plougastel pour la transformation de la fraise, d'autres conditionnant les paniers et cageots destinés au conditionnement de ce fruit fragile. La Seconde Guerre mondiale met temporairement fin à ces activités, qui renaissent à partir de 1947 (création du Syndicat de producteurs vendeurs) ; en 1962 est créée la coopérative La Loperhetoise, puis en 1960 La Presqu'île, en 1965 la SICA devenue en 1994 la coopérative Sivi Ruz. Malgré cela, dans la décennie 1980, la presqu'île de Plougastel ne produit plus que 300 tonnes de fraises par an.

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 14:55

Le Phare du Créac'h. Allumé en 1863, électrifié en 1888, ce phare, identifiable par ses bandes noires et blanches est le 2e phare le plus puissant du monde. Situé sur la côte Ouest de l'île, il guide les navires dans le rail d'Ouessant, et signale l'entrée dans la Manche. C’est le plus puissant d'Europe. Le phare fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par arrêté du 23 mai 2011. À proximité se trouve sur un éperon rocheux une corne de brume installée en 1867: actionné depuis le phare, un dispositif achemine l'air jusqu'à la corne d'où il sort en émettant un son extrêmement puissant (d'une durée de 2 secondes toutes les 10 secondes) ; elle est surnommée vache à gibois tant son son rappelle un meuglement de ruminant; son son, par temps de brume, retentit dans toute l'île. Le phare du Creac'h abrite à ses pieds un musée des phares et balises.

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Tous les phares de l'île sont télécontrôlés à partir du Créac'h.

Le phare du Stiff est construit en 1695 sous Vauban, sur la côte nord-est de l'île. Il est allumé en 1700. Il surplombe l'île dans sa partie la plus haute, avec la Tour radar.

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Le phare de Nividic. Construit entre 1912 et 1936 à la pointe de Pern, arrêté 5 ans plus tard, il fut réhabilité et automatisé en 1959. C'est le Créac'h qui l'alimenta en électricité jusqu'en 1972, par le biais de pylônes en béton (toujours présents), qui supportaient le téléphérique reliant le phare à la terre. À cette date, une plate-forme fut construite pour permettre aux hélicoptères de le ravitailler en carburant.

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Le phare de la Jument. Construit en 1904, au large de la pointe de Porz Doun, ce phare est classé dans la catégorie des enfers.

Le phare de Kéréon. Ce phare a été bâti sur le rocher de Men Tensel (pierre hargneuse), en 1907. Surnommé le Palace en raison de ses planchers en marqueterie, ses lambris de chêne de Hongrie et son mobilier de valeur, Kéréon fut le dernier phare monument érigé en mer.

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Et si l’énergie verte était en réalité bleue ? C’est en tout cas ce que préfigurent les premiers projets atour de la captation des mouvements marins afin de produire de l’électricité. L’énergie hydrolienne promet d’ores et déjà une production dense et continue, des répercussions environnementales minimes et une hausse sensible de l’emploi. Que de raisons de suivre le courant.

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Une hydrolienne est une turbine hydraulique qui capte les courants pour les transformer en électricité. L’innovation c’est aussi sortir des clous prévus pour le progrès. Cette technologie, très proche des éoliennes – qui utilisent l'énergie cinétique du vent – ouvre une nouvelle voie dans la transition énergétique, s’appuyant sur les courants marins ou fluviaux, une source régulière et inépuisable. Ici, la densité naturelle de l’eau est un immense avenage, puisque sa masse volumique est 832 fois plus élevée que celle de l'air (environ 1,23 kg·m-3 à 15 °C). En conséquence, malgré une vitesse de fluide en général plus réduite, la puissance récupérable par unité de surface d'hélice est beaucoup plus grande pour une hydrolienne que pour une éolienne.

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A cela, il faut ajouter un élément de planification très utile lorsque l’on sait que la plupart des sources d’énergie renouvelable sont peu prévisibles, puisque les marées peuvent être calculées à l’avance. Le Service hydrographique et océanographique de la marine (Shom) est capable d’en prédire les fluctuations cent ans à l’avance. Les marées sont le fruit de l’attraction de la lune dont les mouvements sont connus avec une précision sans défaut. Aussi, les courants sont continus et relativement constants. L’énergie hydrolienne ne présente de plus aucune gêne pour les animaux marins puisqu’en général les hélices tournent entre 10-15 tours par minutes, soit 10 fois moins vite que les hélices d’un bateau. Autre point positif : la quasi-totalité de la structure de l’hydrolienne est située sous l’eau (elle est composée d’une base qui permet de la fixer au sol et d’un rotor qui tourne avec l’énergie cinétique des courants marins, et l’électricité produite est envoyée sur terre par des fils électriques posés au fond des océans). Les réserves esthétiques posées par certains citoyens, accusant les éoliennes de dégrader le paysage national, sont ainsi elles aussi de l’histoire ancienne. Il faut également noter que les hydroliennes sont beaucoup plus petites que les éoliennes pour une même puissance.

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Les potentiels des courants marins sont très importants. Le potentiel européen exploitable serait d'environ 12,5 GW (dont 2,5 GW sur les côtes Françaises), soit l'équivalent de 12 réacteurs nucléaires de 900 MW. Ce qui représente la consommation continue de 6 à 8 millions d’habitants. EDF a développé les deux premiers modèles de turbine hydrolienne DCNS/OpenHydro, qui ont été immergés avec succès, en janvier 2016, à près de 40 mètres de profondeur au large de Paimpol-Bréhat. Chaque turbine pèse environs 300 tonnes pour 16 mètres de diamètre. Elle est fixée sur un socle de 900 tonnes pour résister aux puissants courants marins qui circulent dans cette zone. C’est la première ferme hydrolienne expérimentale au monde. Ces deux machines pourront produire 1 mégawatt (MW) d'électricité, ce qui correspond à l'approvisionnement en énergie de 1 500 foyers.

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La mise à l’eau de l’hydrolienne représente une étape importante de ce projet de parc démonstrateur hydrolien mené par EDF. La prochaine opération sera le raccordement de la turbine au réseau électrique. Un autre parc est en projet et devrait être installé à « Raz Blanchard » à la pointe ouest du Cotentin. Là, les courants sont bien plus forts qu’en Bretagne nord et c’est donc le site idéal pour entamer une production industrielle. Le troisième et dernier volet consacrant le début de l’exploitation de fermes pilotes d’hydroliennes devra avoir lieu au plus tard le 20 mars 2017. Une PME quimpéroise plus modeste, Sabella, a elle immergé la première hydrolienne « D10 » en face de l’île d’Ouessant en juin 2015. Elle a généré plus de 50 MWh d’électricité en conditions d’exploitation réelles. « Un contrat d'exclusivité avec un développeur philippin est en cours de signature. (…) Il devrait aboutir dans le courant de l'année », indique son dirigeant.

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Ces projets démontrent en tout état de cause le potentiel significatif d’une filière industrielle encore aujourd’hui à peine émergente. Les promesses sont également élevées en matière d’emploi, l’énergie hydrolienne pourrait permettre de créer jusqu’à 10 000 emplois en France à l’horizon 2030.

À l'horizon 2030, les îles de Molène, Ouessant et Sein, situées au large du Finistère, en Bretagne, devraient être alimentées à 100 % par des énergies renouvelables.

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"Nous lançons aujourd'hui le processus de transition énergétique" sur les trois îles, a annoncé le maire de Molène lors d'une présentation du programme environnemental de l’Association des îles du Ponant (AIP), au début du mois de septembre. À l'horizon 2030, les îles de Molène, Ouessant et Sein visent ainsi un objectif de production d'électricité grâce à des sources d'énergie à 100 % renouvelables, un programme pionnier soutenu par la région Bretagne et le gouvernement.

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Des îles fragilisées par le changement climatique - Alors que ces territoires sont particulièrement vulnérables aux effets du changement climatique, notamment en raison de la montée du niveau des eaux, l’AIP a été lauréate d'un appel à projets de la région Bretagne et d'un autre de l'État, visant à promouvoir la transition énergétique. Les trois îles se sont ainsi engagées dans une démarche visant l'objectif du 100 % renouvelable.

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Les trois îles prévoient d'installer des éoliennes et des panneaux photovoltaïques, d'améliorer les performances énergétiques du bâti existant, de moderniser l'éclairage public, de réduire les consommations d'énergie dans l'habitat privé, d'installer des bornes de recharge autonomes pour les véhicules électriques, ou encore de promouvoir l'élevage des poules pour réduire la part des déchets dans les ordures ménagères.

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Actuellement, les trois îles sont alimentées par des centrales au fioul, tandis qu'Ouessant bénéficie d'un mix énergétique grâce à une ferme hydrolienne expérimentale vouée à se pérenniser. À terme, le programme a vocation à se décliner dans 12 des îles réunies au sein de l'Association des îles du Ponant.

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La pointe de Pern est l'endroit le plus à l'Ouest de la France métropolitaine. L'ensemble du site de la pointe de Pern est protégé, y compris ses galets et ses rochers. Il est donc interdit de ramasser galets, fleurs, plantes...

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Il serait inenvisageable de venir à Ouessant sans voir la pointe de Pern. Par tous les temps, elle offre un paysage magnifique qui reste gravé à jamais dans votre cœur. A défaut d'arbre, vous pourrez déambuler entre les rochers hirsutes en laissant vagabonder votre imagination pour découvrir quel animal ou autre se cache derrière ces blocs rocheux.

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 19:44

Fondée en 1132, l’abbaye du Relec est composée d’une grande église romane, de vestiges du cloître, d’étangs, d’une chaussée bordée de grands arbres, d’une fontaine monumentale et d’anciens jardins entourés de douves. L’église romane, plusieurs fois modifiée, est aujourd’hui classée Monument Historique. Tous ces éléments confèrent aujourd’hui au lieu une magie indéniable. L’onde qui parcourt la surface des étangs, le vent dans les feuilles des arbres bruissent des souvenirs évanouis de cette vie cistercienne qui a, six siècles durant, animé le lieu et modelé le paysage.

L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
L'Abbatiale, Monument historique du Relecq

L’église abbatiale du 12ème siècle est classée Monument Historique est un bâtiment remarquable, rare témoin de l’architecture cistercienne en Bretagne. Le parc est aujourd’hui un espace naturel préservé. Mais au temps des moines c’est un domaine agricole prospère, avec des aménagements hydrauliques, encore visibles aujourd’hui.

L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
L'Abbatiale, Monument historique du Relecq

L'Abbaye du Relec (ou Abbaye du Relecq suivant les sources) est une abbaye fondée probablement en 1132 dans un vallon (vallée du Queffleut) au pied des Monts d’Arrée, sur le territoire de la commune de Plounéour-Ménez dans le Finistère. L'église est classée depuis 1914 au titre des Monuments historiques.

L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
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L'abbaye aurait été fondée par des moines venus de l’abbaye de Bégard à l’emplacement d’une abbaye antérieure probablement bénédictine, qui aurait porté le nom de Gerber, fondée par saint Pol Aurélien au VIe siècle, dont le premier abbé aurait été saint Tanguy, décédé en 572, et située à proximité de l’endroit supposé, nommé Brank-Alek (branche de saule), de la bataille ayant opposé en 555 les armées de Conomor, comte de Poher et Tudal, prince de Domnonée (appuyé par le roi des Francs, Childebert Ier). Cela expliquerait le nom de l’abbaye qui proviendrait des reliques des combattants tués lors de cette bataille (l'abbaye est dénommée en latin Abbatia de reliquiis dans des Chartes anciennes). Jusqu'au XIXe siècle, on voyait encore au village du Mengleuz une pierre plate schisteuse appelée Men Be Conomore : la pierre tombale de Conomor (aujourd'hui cette dernière serait enfouie à proximité de l'abbaye). Traditionnellement, les Cisterciens s'installaient dans des lieux à l'écart de la fréquentation des hommes.

L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
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Ces moines défricheurs s’adonnent à la prière, à l’étude, mais accordent aussi une grande importance au travail manuel et agricole comme dans tous les monastères qui suivent la règle de saint Benoît restaurée par Bernard de Clairvaux. La règle de l'abbaye, édictée en 1134, précise, conformément à la tradition cistercienne: "La nourriture des moines de notre ordre doit provenir du travail manuel de la culture des terres, de l'élevage du bétail. On y prie aussi au "ronron des prières (...) qui s'épandait de Plounéour à Commana et parfois venant de la Montagne par les jours de neige qui poudraient de blancheur le Roc'h Trevezel, le hurlement des loups affamés".

L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
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À partir de la fin du XVe siècle, des abbés commendataires sont désignés, d'abord par le duc de Bretagne puis par le roi de France: la plupart sont non-résidents (entre 1487 et 1526), Guillaume Lespervier, puis Pierre de Kerléau, préfèrent habiter à l'abbaye de Bégard « abbaye plus riche et d'accès plus facile que le Relec bâti au milieu de l'âpre solitude des montagnes d'Arrée », certains ne viendront même jamais dans leur abbaye, ne s'intéressant qu'aux bénéfices qu'elle leur procure, comme Louis d'Acigné (voir Maison d'Acigné) entre 1526 et 1541. En 1542, après la mort de Louis d'Acigné, les moines s'empressent d'élire pour abbé l'un d'entre eux, Guillaume Le Roux, issu d'une famille de notables de la région de Morlaix, mais le roi Henri II, sous l'influence de Catherine de Médicis, nomme un abbé d'origine italienne, André de Torsolis, issu d'une riche famille de Florence ; un procès s'ensuit, opposant alors les deux abbés rivaux, que les juges de la juridiction de Carhaix-Landeleau-Huelgoat tranchent, argent aidant, en 1543 en faveur d'André de Torsolis.

L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
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En 1498, l’abbaye reçoit de la Duchesse Anne de Bretagne le droit de posséder quatre poteaux de justice. Malgré de nombreux privilèges financiers et économiques obtenus au fil des siècles, particulièrement des ducs de Bretagne, l’abbaye entre en déclin à partir du XVIe siècle, subissant des pillages à répétition lors des Guerres de religion (France), particulièrement en 1598 où elle est pillée par une troupe de brigands dirigée par La Fontenelle. Malgré des restaurations partielles aux XVIIe et XVIIIe siècles grâce à René de Rieux, père-abbé de 1600 à 1651 ou encore à Jean-Baptiste Moreau, prieur de 1680 à 1715, elle tombe partiellement en ruines. L'abbaye du Relec verra sa situation se dégrader nettement dès le premier quart du XVIIIe siècle, si bien que la Révolution française ne trouve plus guère au Relec que quatre moines, cinq chevaux et vingt et une bêtes à cornes sous la férule de Dom Claude-François Verguet.

L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
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Dom Claude-François Verguet, né à Champlitte en Franche-Comté en 1744 et décédé à Montarlot (Haute-Saône) en 1814, fut le dernier prieur de l'abbaye du Relec (le dernier abbé commendataire, Du Vivier de Lanzac, mort en 1784, n'eut pas de successeur) dans la décennie 1780, juste avant la Révolution française. En avril 1789, le clergé du diocèse du Léon, cédant aux conseils de leur évêque, Monseigneur De La Marche, ne nomma aucun député aux États généraux, mais changea d'avis en septembre et élut alors deux députés à l'Assemblée constituante : l'abbé Expilly et le prieur de l'abbaye du Relec, Dom Verguet. Il prêta serment de fidélité à la Constitution civile du clergé en janvier 1791 et devint par la suite vicaire épiscopal de l'évêque constitutionnel de Langres, puis curé constitutionnel de Montarlot et Bonaparte le nomma en 1800 sous-préfet de Lure, mais resta en poste peu de temps.

L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
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C'est à cette époque que les bâtiments de l'abbaye furent vendus. L’église abbatiale est partiellement sans toit. Elle devient une étable pendant la Révolution, puis est lentement et partiellement restaurée dans le cours des XIXe et XXe siècles mais sans jamais abriter à nouveau de communauté religieuse.

L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
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On venait des trois anciens évêchés de Léon, de Cornouaille et de Tréguier pour faire le tour de l’autel de Notre-Dame-du-Relecq et recueillir l’eau des trois fontaines, souveraines, disait-on, contre les coliques et les hernies (voir plus haut)… Malgré les outrages du temps et les vicissitudes de l'histoire, l'abbaye a conservé un pardon très fréquenté. Cet extrait d'un hebdomadaire publié en 1911 en témoigne: .../...

L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
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L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
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« C’est par milliers qu’on est accouru du Léon, du Tréguier et de la Cornouaille, sous la direction des prêtres des paroisses. (...) Les vêpres sont chantées avec un merveilleux entrain par les hommes et par les femmes. Voici la procession. On ne peut imaginer rien de plus grandiose et de plus gracieux à la fois. Un ruban de plus d’un kilomètre, ou peu s’en faut. Il y a là 12 ou 15 paroisses qui défilent. Solides gars, modestes et pimpantes jeunes filles, (...) s’avançent en brillantes théories, croix en tête, bannières claquant à la brise toute chargé du parfum des blés mûrs et des bruyères en fleur. » - Le Courrier du Finistère

L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
L'Abbatiale, Monument historique du Relecq

Le dimanche 17 août 1941, jour du pardon des jeunes, sept adolescents montèrent sur l'étang du Relecq imprudemment à bord d'une barque prévue pour deux ou trois personnes. Six d'entre eux, qui étaient originaires du Cloître-Saint-Thégonnec, se noyèrent.

De nos jours encore, le pardon de Notre-Dame-du-Relecq, toujours très fréquenté, est célébré chaque 15 août au rythme des musiques celtiques.

L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
L'Abbatiale, Monument historique du Relecq

L'église abbatiale demeure un bel exemple de l'architecture romane du XIIe siècle en dépit des nombreux remaniements qu'elle a connu depuis : percement de baies dans le mur nord du transept et dans les chapelles latérales au XIIIe siècle, reconstruction du mur sud du transept et des deux travées inférieures de la nef aux XVe et XVIe siècles, nouvelle façade ouest (façade principale) en 1785.

L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
L'Abbatiale, Monument historique du Relecq

Classée monument historique depuis le 27 mars 1914, l’abbaye subsiste partiellement : une vaste église d'architecture romane en cours de restauration contient un retable du XVIIe siècle (son existence est attestée en 1680), qui contient une belle Vierge à l'Enfant qui lui est antérieure de trois siècles probablement, est un bel exemple d'art baroque breton. Il est inscrit à l'inventaire des monuments historiques et a été restauré par les Compagnons du Devoir. Un escalier à balustres en granite, qui menait au dortoir des moines, est aussi à remarquer. Les restes d’un cloître, deux étangs, une fontaine monumentale et d’anciens jardins entourés de profondes douves, une chaussée bordée de grands arbres témoignent encore aujourd’hui de la présence des moines cisterciens pendant six siècles. Les bâtiments conventuels restent en ruine.

L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
L'Abbatiale, Monument historique du Relecq

L'abbaye est désormais propriété du Conseil général du Finistère. L'association « Abbati ar Releg » œuvre pour la restauration et l'animation de l'abbaye, en organisant des concerts, des expositions et désormais un "marché de Noël des abbayes"

L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 16:07

Louise de Keroual devant « son » manoir (Guilers) ; extraordinaire destin que celui de cette jeune femme de la petite noblesse bretonne qui devint demoiselle d’honneur de Madame et maîtresse du roi d’Angleterre Charles II, avec plus de pouvoir que l’épouse de ce dernier. Un critique des années 1650 a dit « le ruban de soie qui serrait la taille de Mlle de Keroualle unit la France et l’Angleterre ».

Louise de Keroual, maîtresse du roi d'Angleterre Charles II
Louise de Keroual, maîtresse du roi d'Angleterre Charles II
Louise de Keroual, maîtresse du roi d'Angleterre Charles II

Le manoir de Keroual est une bâtisse du XVIe siècle située dans le Finistère en Bretagne sur le territoire de la commune de Guilers, plus précisément dans le bois de Keroual. Propriété de la ville de Brest, cet espace a maintenant une vocation artistique. Il héberge notamment depuis 2002, le festival de musique électronique Astropolis.

Louise de Keroual, maîtresse du roi d'Angleterre Charles II
Louise de Keroual, maîtresse du roi d'Angleterre Charles II
Louise de Keroual, maîtresse du roi d'Angleterre Charles II

Le manoir est l'ancienne propriété des Penancoët, comtes de Keroual/Kerouale/Kerouazle. La plus célèbre propriétaire fut Louise de Keroual (1649-1734), qui y naquit et y séjourna. Conduite en 1670 à la cour de Londres à l'instigation du roi de France Louis XIV qui en fit son agent secret, Louise devint la favorite du roi Charles II, dont elle eut un fils : Charles de Lenox. Elle fut nommée dame du Palais de la Reine, puis Duchesse de Portsmouth en 1672 et d'Aubigny en 1684. Après divers revers de fortune, elle dut en 1716 se départir du manoir. Louise de Keroual est considérée comme une aïeule éloignée de Lady Diana Spencer.

Louise de Keroual, maîtresse du roi d'Angleterre Charles II
Louise de Keroual, maîtresse du roi d'Angleterre Charles II
Louise de Keroual, maîtresse du roi d'Angleterre Charles II

En septembre 1940, à la suite de l'invasion allemande durant la Seconde Guerre mondiale, Kéroual fut réquisitionné par les Allemands, d'abord pour abriter des hommes de troupes. Le général Ramcke prit par la suite Kéroual comme refuge lors du siège de Brest en 1944. Le manoir fut finalement incendié volontairement en 1944.

Louise de Keroual, maîtresse du roi d'Angleterre Charles II
Louise de Keroual, maîtresse du roi d'Angleterre Charles II
Louise de Keroual, maîtresse du roi d'Angleterre Charles II
Louise de Keroual, maîtresse du roi d'Angleterre Charles II

Le manoir restera à l'état de ruine jusqu'à son rachat, en 1967, par l'architecte brestois Albert Cortellari qui entreprit sa restauration. Au moment du rachat par la ville de Brest du manoir, en 1982, les deux pavillons sont restaurés, mais seule une partie du corps de logis a finalement été reconstruite, laissant ce dernier sans toiture, avec la moitié de son volume initial habitable.

Louise de Keroual, maîtresse du roi d'Angleterre Charles II
Louise de Keroual, maîtresse du roi d'Angleterre Charles II
Louise de Keroual, maîtresse du roi d'Angleterre Charles II

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 00:52

S’il y a un lieu bien connu des Brestois, c’est le Vallon du Stang-Alar, véritable poumon de verdure avec des plans d’eau dans la ville de Brest ! Musée vert de 40 hectares, le Vallon du Stang-Alar est un espace de nature se déroulant le long de la rivière séparant Brest de Guipavas. Aujourd’hui entièrement réaménagé, le Vallon du Stang-Alar abrite désormais l’un des plus prestigieux conservatoires botaniques au monde, le Conservatoire botanique national de Brest. Le Vallon du Stang-Alar n'est pas qu'un splendide jardin public. Pour sauver les plantes menacées de disparition, le Conservatoire botanique national de Brest réalise tous les jours des efforts considérables.

Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver

Grâce à un climat océanique réputé pour sa douceur et une diversité de sols (pentes au soleil, pentes à l'ombre, rochers, sources, ruisseaux, étangs...), le Conservatoire met à la disposition du public une végétation très diverse où alternent les plantes menacées d'extinction et les plantes ornementales non menacées. La faune y est également très riche : une grande variété d'oiseaux et d'insectes donne un attrait supplémentaire au jardin.

Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver

Une bonne raison de se rendre au jardin du Conservatoire botanique de Brest : découvrir un tiki monumental, dans le style marquisien, et une case ronde de Lifou, une île au Nord-Est de la Nouvelle-Calédonie, ont trouvé leur place après Brest 2016.

Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver

À l'endroit où a poussé cet eucalyptus abattu, a pris place, cet été 2016, la case ronde de la délégation kanake venue participer aux dernières fêtes maritimes. La très belle case en bois, feuille et paille de Lifou, avait été montée en juillet dernier sur le port. La délégation de Lifou a remonté la case au Conservatoire, les femmes du groupe ayant soigneusement choisi l'emplacement. Comment la case supportera-t-elle l'humidité de la pointe bretonne ? Il faudra régulièrement y venir faire du feu pour l'assécher. Véritable lieu de socialisation et de tradition, cette case revêt également une dimension spirituelle en lien avec les ancêtres et les éléments terrestres.

Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver

Avec sa fleur en trompette, son air timide et son parfum entêtant, la jonquille symbolise le retour des beaux jours ! Cette fleur simple fait la joie des jardiniers, des promeneurs et des enfants lorsqu’aux prémices du printemps, elle pointe le bout de son nez.

Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver

La salamandre est un amphibien légendaire, réputé pour vivre dans le feu, s'y baigner et ne mourir que lorsque celui-ci s'éteint. La salamandre, créature importante des bestiaires médiévaux est un symbole alchimique et héraldique auquel une profonde symbolique est attachée. La Salamandre du Stang Alar n’échappe pas à sa légende… La salamandre fait partie des espèces protégées par la Convention de Berne, au même titre que l’écureuil roux, la mésange, le roitelet huppé qu’on observe régulièrement au Stang Alar.

Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver
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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 12:01

Je propose de présenter différents visages de Brest avec des vues originales. Je ne prétends pas lister tous les attraits de la Cité du Ponant, mais on peut comprendre comment cette ville bretonne se construit et sur quels atouts elle peut se développer.

Ici, c'est Brest en février 2017
Ici, c'est Brest en février 2017
Ici, c'est Brest en février 2017

Situé à l’entrée de la rivière la Penfeld, le port du Château est une marina très agréable et parfaitement adaptée pour accueillir tous les profils de navigateurs. Etabli près du port de commerce et du port militaire, ce port de plaisance moderne et dynamique permet de découvrir les charmes d'une ville maritime par excellence et d'une des plus belles rades du Monde.

Du pub irlandais, à la criée, du café pêcheur en passant par le célèbre musée de la marine dans le château-fort brestois, la Marina du Château  garantit une escale privilégiée pour un séjour culturel et festif. Sa position stratégique au-devant de l'océan Atlantique en fait le lieu de rencontre favori des grands navigateurs : les grands records autour du monde, les transats, les régates de renommée internationale ont choisi le port du château comme étape décisive : courses, spectacles et convivialité y sont garantis. L'équipement possède 650 emplacements sur catway dont une centaine est réservée aux visiteurs de passage.

Ici, c'est Brest en février 2017
Ici, c'est Brest en février 2017
Ici, c'est Brest en février 2017

Autour de la Marina, on peut déjeuner au :

La Base Brest ; L'Epuisette & Aux Vieux Gréements ; Restaurants au Quai Eric Tabarly

Le chantier du Guip est un chantier naval situé sur trois sites à Brest, Lorient et l’Île-aux-Moines. Il restaure et construit des bateaux en bois : bateaux du patrimoine, bateaux de travail et yachts de belle plaisance. À Brest, l’atelier (hangar de plus de 1 000 m2) se trouve sur le quai Malbert. Il est divisé en plusieurs zones (charpente navale, ébénisterie de pont et agencement intérieur, technique embarquée) et peut accueillir des yachts et bateaux du patrimoine jusqu’à 100 tonnes. 16 personnes y travaillent.

Ici, c'est Brest en février 2017
Ici, c'est Brest en février 2017
Ici, c'est Brest en février 2017

Les pôles culturels majeurs à Brest :

Oceanopolis : Port de plaisance de Moulin Blanc ; Rue Alain Colas ; 29200 BREST
Spadiumparc :
Boulevard Leopold Maissin ; 29840 LE RELECQ KERHUON
Cinéma Multiplexe Liberté :
Place de la Liberté ; 10 Avenue Georges Clemenceau ; 29200 BREST
Musée de la Tour Tanguy :
Square Pierre Péron (quartier de Recouvrance) ; 29200 BREST
Musée des Beaux-Arts :
24 rue Traverse ; 29200 BREST
Le Château de Brest : Musée national de la Marine : Boulevard de la Marine ; 29200 BREST   -     
Rïnkla Stadium – Patinoire : Place Napoléon III ; 29200 BREST

Le Quartz, scène nationale de Brest : Square Beethoven ; 60 rue du Château ; 29200 BREST   -    Bowling Le Master : Avenue Georges Pompidou ; 29200 BREST

Laser Game : 51 rue Yves Collet ; 29200 BREST    -    Arbreizh Aventure : Bois de Keroual ; 29200 BREST

Ici, c'est Brest en février 2017
Ici, c'est Brest en février 2017
Ici, c'est Brest en février 2017
Ici, c'est Brest en février 2017

La ville de Brest : Les sept quartiers de Brest :

Bellevue : Partagée entre les communes de Lambézellec et Brest, l'aventure urbaine de Bellevue débute en 1945. Après la Seconde Guerre mondiale, il faut reloger les sinistrés, les réfugiés et les ouvriers venus reconstruire Brest. Autour d’un centre, Bellevue, le quartier se construit sur une période de 20 ans (1960-1977). En 2013, les 50 ans du quartier ont été fêtés.

Brest-Centre : Le quartier Brest centre correspond en partie au Brest “intra-muros” imaginé par Vauban en 1694. Ce quadrillage orienté suivant un axe nordouest/sud-est, axe recoupé par des rues parallèles aux fortifications, marque profondément l’histoire de la ville puisqu’il a inspiré Georges Millineau pour le plan d’embellissement de la ville en 1929, puis Jean-Baptiste Mathon, lors de la reconstruction de Brest après la Seconde Guerre mondiale.

Europe : Créé en 2001, le quartier de l’Europe est plutôt dominé par l’habitat collectif au sud (près de 80 % dont 1/3 de logements conventionnés) et secteur pavillonnaire plus dispersé au nord.

Lambézellec : Lambézellec est une ancienne commune du nord de Brest. Initialement paroisse de grande superficie, elle est peu à peu grignotée par Brest avant de fusionner avec cette dernière le 28 avril 1945.

Quatre Moulins : Le quartier des Quatre-Moulins a intégré récemment le paysage brestois depuis les élections municipales de 2008 avec l’installation d’une mairie de quartier.

Saint-Marc : Saint-Marc est une ancienne commune située à l'est de Brest. Elle forme depuis le 28 avril 1945 un quartier de la ville de Brest.

Saint-Pierre : Saint-Pierre-Quilbignon est une ancienne commune située sur la rive droite de Brest. Elle forme depuis le 28 avril 1945 un quartier de la ville de Brest.

Ici, c'est Brest en février 2017
Ici, c'est Brest en février 2017
Ici, c'est Brest en février 2017

La place de la Liberté est la principale place de la ville de Brest, depuis la Reconstruction. Entre la rue de Siam et la rue Jean-Jaurès, principales artères commerçantes du centre-ville elle est surnommée la place Lib’ ; elle est souvent le théâtre de diverses manifestations ou concerts, comme le marché de Noël. Cette place tient lieu de nœud des réseaux de transports en commun de Brest, comme les bus et le tramway.

Cinéma Multiplexe Liberté - Place de la Liberté, 29200 Brest - Nombre de salles : 15 ; Nombre de fauteuils : 2744 = le plus grand cinéma de Brest. 9 salles sont équipées en numérique 3D.

Ici, c'est Brest en février 2017
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Ici, c'est Brest en février 2017
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Le tramway de Brest, composé d'une seule ligne appelée ligne A exploitée par Keolis Brest, est une ligne mise en service en 2012, marquant le retour de ce mode de transport dans la ville 68 ans après sa disparition. Elle relie la porte de Plouzané à l'ouest aux portes de Gouesnou au nord et de Guipavas à l'est, ces deux derniers terminus se trouvant sur deux branches se finissant sur les territoires communaux éponymes. Le parcours demande un peu moins de quarante minutes et dessert vingt-huit stations espacées de 500 mètres environ sur 14,3 kilomètres. La ligne, qui a rencontré un rapide succès, transportant 40 000 voyageurs en moyenne par jour ouvré en 2015. Durant sa première année de service, 8,9 millions de personnes l'ont empruntée.

Ici, c'est Brest en février 2017
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Ici, c'est Brest en février 2017
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Le Pont Albert Louppe : Fleuron de la technologie française, le pont est inauguré le 9 octobre 1930 par le président de la République française, Gaston Doumergue et par le maire de Plougastel, Mathurin Thomas ; trois jours plus tard, le 12, le pont est béni par l’évêque de Quimper accompagné de cinquante mille personnes. En 1944, pendant la Seconde Guerre mondiale, l'armée allemande détruit la première arche du pont (côté Brest) pour le rendre inutilisable par les Alliés. En 1949, l'ouvrage est ré-inauguré après élargissement et reconstruction. Il est de nouveau élargi dans les années 1960. En 1994, alors que le pont en deux fois une voie connaissait un trafic moyen de vingt-huit mille véhicules par jour, il y avait de fréquents embouteillages gênant les habitants de Plougastel pour aller travailler à Brest, il a donc été construit le second pont de Plougastel, le pont de l'Iroise. À la mise en service du pont de l'Iroise, le pont Albert-Louppe est déclassé pour la circulation automobile ; il est réservé aux deux-roues et aux piétons. Le pont Albert-Louppe est labellisé « Patrimoine du XXe siècle ». Il tient son nom de l'ancien sénateur du Finistère et ingénieur Albert Louppe, né en 1856 et mort en 1927 alors qu'il était encore en mandat au Sénat. C'est Albert Louppe, en tant que président du conseil général du Finistère, qui a obtenu la construction de ce pont quelques années plus tôt.

Ici, c'est Brest en février 2017
Ici, c'est Brest en février 2017
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Ici, c'est Brest en février 2017
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Le Moulin-Blanc est à la fois le nom d'une plage et celui d'un port de plaisance de l'agglomération brestoise, à cheval sur les communes de Brest, Guipavas et Le Relecq-Kerhuon. Le parc de loisirs et grand aquarium Océanopolis est installé sur le terre-plein du port de plaisance. L'origine du nom rappelle la présence par le passé d'un moulin (le moulin du Stangalard ou Stang Alar), blanchit à la chaux, donc de couleur blanche, et qui servait d'amer pour les navires qui s'approchaient de la côte.

Ici, c'est Brest en février 2017
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Ici, c'est Brest en février 2017
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Aussi monumentale que symbolique, à Brest, une sculpture de dix mètres de haut, baptisée Mémoires, a été inaugurée dimanche 10 mai 2015 sur le port, à l'initiative de l'association finistérienne Mémoires des esclavages. L'œuvre en acier a été érigée avec le soutien de la municipalité de Brest sur le polder, le long d'une promenade, au bord de la rade, non loin du port de plaisance et d'Océanopolis, centre de découverte des océans.

Ici, c'est Brest en février 2017
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Ici, c'est Brest en février 2017
Ici, c'est Brest en février 2017
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Le longe-côte ou la randonnée aquatique est un sport pratiqué à l'origine dans le nord de la France (Dunkerque, Bray-Dunes), sur des plages de sable, consistant à marcher avec de l'eau jusqu'au diaphragme en s'aidant éventuellement d'une pagaie pour avancer. Cette discipline a été mise au point en 2005 par Thomas Wallyn, entraineur d'un club d'aviron de Dunkerque. Il concevait cette activité comme complément d’entraînement pour les rameurs. Le longe-côte définit le principe d'une nouvelle forme de randonnée, la randonnée pédestre aquatique (on évolue debout dans l'eau, immersion minimale jusqu'à la taille.) L'association « les Sentiers Bleus » dont l'objet est la promotion et le développement du longe-côte est créée en juin 2009.

Ici, c'est Brest en février 2017
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Ici, c'est Brest en février 2017
Ici, c'est Brest en février 2017
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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 02:13

On sait désormais que le domaine de l'énergie est celui qui engendre aujourd'hui les plus grandes menaces sur l'humanité (changement climatique,...). Peut-on encore se priver des énergies renouvelables, au rang desquelles figure en bonne place l'éolien ?

Des éoliennes dans le Pays de Brest
Des éoliennes dans le Pays de Brest
Des éoliennes dans le Pays de Brest

Les énergies renouvelables sont les seules qui offrent un avenir à notre planète. Parmi elles figurent en bonne place l'éolien. Le décollage de l'éolien, largement souhaitable, devra cependant être organisé, en concertation, au risque d'aboutir à la situation anglaise ou tout nouveau projet est actuellement gelé du fait d'oppositions locales. Les projets coopératifs devront être encouragés et soutenus car ils sont les plus propices à l'acceptation sociale de la filière éolienne et le plus à même de garantir son avenir.

Des éoliennes dans le Pays de Brest
Des éoliennes dans le Pays de Brest
Des éoliennes dans le Pays de Brest
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Aujourd'hui, en Bretagne, les énergies renouvelables (éolien et la production de l'usine marée-motrice de la Rance et le barrage de Guerledan) ne produisent que 5 % des besoins énergétiques. Rappelons qu'un plan national prévoit de faire progresser la part des énergies renouvelables de 17 % à 21 % de la production électrique conformément aux engagements pris par l'Europe pour réduire l'émission de gaz à effets de serre suite à la Conférence internationale de Kyoto.

Des éoliennes dans le Pays de Brest
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La région Bretagne est la deuxième région la plus ventée après le Languedoc-Roussillon. La région Bretagne a affiché des ambitions pour 1.000 MW (1.000 mâts à installer sur l'ensemble des quatre départements) produits par l'éolien. Pour se rappeler de l'échelle de grandeur, une éolienne produit en moyenne 1 MW, l'usine marémotrice de la Rance 240, un réacteur nucléaire de 900 à 1.450 MW.

Des éoliennes dans le Pays de Brest
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Les parcs éoliens bretons sont concentrés essentiellement dans le Finistère qui possède un fort potentiel de production d'électricité éolienne. Le Finistère est le département breton qui possède le potentiel éolien le plus intéressant : 100 mégawatts pouvant produire 230 millions de kWh par an, soit l’équivalent de la consommation de 350 000 habitants, hors chauffage.

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Pays de COB : Pays Centre Ouest Bretagne.

Sites en instruction au 10/07/2006 (source DDE Finistère) :

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9 Français sur dix sont favorables au développement de l'énergie éolienne en France, (sondage réalisé en janvier 2003 par l'Institut Synovate pour le compte de l'ADEME).

Des éoliennes dans le Pays de Brest
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La Bretagne menacée d'invasion ? En fait, il n'y a pas d'éoliennes dans le Morbihan, ni en Ille et Vilaine, pratiquement pas dans les Côtes d'Armor et quelques-unes dans le Finistère.

Des éoliennes dans le Pays de Brest
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Les éoliennes : des « hachoirs à oiseaux »? La LPO (ligue de protection des oiseaux) a mené une étude et conclu à une mortalité de 0,4 à 1,3 volatile par aérogénérateur par an (c'est-à-dire quasiment rien). Les éoliennes sont implantées en fonction des couloirs de migration des oiseaux, de leurs sites de nidification. Combien sont tués toutes les heures par les voitures, camions et avions ?

Des éoliennes dans le Pays de Brest
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Les éoliennes sont bruyantes ? Tâchons d'objectiver ! Les modèles fabriqués depuis une dizaine d'années émettent environ 45 dB à 300 mètres, par comparaison une brise légère émet 20 dB. On est donc très loin des bruits « infernaux » évoqués ici ou là.

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L'implantation des éoliennes est anarchique ? En fait, tous les projets éoliens supérieurs à 2 MW sont obligatoirement soumis à la délivrance d'un permis de construire qui s'accompagne d'une évaluation environnementale complétée d'une étude paysagère. L'obtention d'un permis de construire éolien nécessite désormais presque 4 ans et 27 avis ou autorisations administratives. Une vraie course d'obstacles beaucoup plus difficile à franchir que pour installer un pylône EDF ou une antenne de téléphonie mobile (on se demande pourquoi).

Des éoliennes dans le Pays de Brest
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Les éoliennes sont fragiles ? Certes, des incidents sur deux éoliennes sont survenus coup sur coup en France. Il n'empêche que la fiabilité des éoliennes est incontestable. Mais dans 40 000 MW d'éolien installés dans le monde, et on a jamais eu à déplorer un accident mortel. Un suivi mené durant 10 ans au Danemark sur 1912 éoliennes a donné une probabilité de destruction de 0,00083 par an (c'est-à-dire rien). Les éoliennes s'arrêtent lorsque le vent dépasse 90 km/h et à l'arrêt elles sont prévues pour résister à des vents de 180 km/h.

Des éoliennes dans le Pays de Brest
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Les éoliennes brouillent les communications? C'est faux, les communications des avions, ni la radio ne sont menacées. Lorsqu'il arrive que la réception de certaines chaînes de télévision puisse être pertubée, les promoteurs équipent alors gratuitement les riverains gênés de paraboles.

Des éoliennes dans le Pays de Brest
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L'éolien coute très cher ? Quant au coût « exorbitant » de l'énergie éolienne, il faut arrêter de dire n'importe quoi. Greenpeace a fait étudier une étude comparative entre le projet de nouveau réacteur EPR et un programme éolien économiquement équivalent. L'énergie produite à terme par le vent serait bien supérieure : 24 TWh contre 10 TWh pour le réacteur nucléaire, soit plus de deux fois plus. Les avantages en matière d'emploi seraient nettement supérieurs, près de 5 fois plus de création qu'avec le nucléaire (10 000 emplois au lieu de 2 225).

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 18:24

Celtes ou Gaulois, les deux termes sont équivalents si l'on en croit Jules César qui précise en effet, dans la Guerre des Gaules que ceux que les Romains appellent Gaulois s'appellent « Celtes » dans leur propre langue. Quels peuples habitaient le pays que l'on appelle la Gaule avant l'arrivée des Celtes ? Nous ne le savons d'abord que par les œuvres qu'ils nous ont laissées : menhirs, cromlech, dolmen, entre le IVe et IIe millénaire. La Gaule (ou les Gaules), en latin Gallia, est le nom donné par les Romains à l'occupation d'un territoire où habitaient des populations celtes (Gaulois, Belges), germaniques et aquitaines. Le nom de « Gaule » subsiste jusqu'à l'époque carolingienne où il est remplacé par l'ethnonyme « Francia ». Si l'histoire des peuples celtes est aussi difficile à connaître, c'est que leur origine remonte à la préhistoire, c'est-à-dire avant l'utilisation de l'écriture. Il faut remonter loin pour expliquer l'origine des Celtes. Il y a 4 ou 5 mille ans, des masses conquérantes quittent une région du nord de l'Eurasie.

Le "Pont gaulois" de Kervon à Crozon.
Le "Pont gaulois" de Kervon à Crozon.

D'où viennent les Bretons ? Combien étaient-ils à leur arrivée en Armorique ? Pourquoi et comment sont-ils arrivés en Armorique ? Une part de mythe demeure sur ce qui a été indiscutablement l'un des plus importants mouvements d'immigration en Europe au cours du premier millénaire. Un mouvement original et pacifique, qui s'est étalé dans le temps, sur des siècles.

Le "Pont gaulois" de Kervon à Crozon.

Allons tout d'abord à la source. Installés dans les îles britanniques à la veille des premières grandes migrations en Armorique, les Bretons descendaient eux-mêmes de tribus celtes continentales, selon toute vraisemblance installées dans l'actuelle Belgique. Mais si l'on veut remonter encore plus loin, il est également fort vraisemblable que ces mêmes tribus celtes provenaient d'un triangle allant du sud de l'Allemagne à la Suisse en passant par l'Autriche : c'est là que se situait le noyau primitif même des Celtes (civilisations de Hallstatt et civilisation de la Tène), eux-mêmes descendants de l'une des branches indo-européennes... D'Asie, donc.

Le "Pont gaulois" de Kervon à Crozon.

S'agissant de l'Armorique, celle-ci était essentiellement peuplée avant l'arrivée des Bretons de tribus gauloises, telles les Osismes, les Coriosolites ou encore les Vénètes. Plus ou moins romanisées, ces peuplades celtes avaient elles-mêmes développé des liens commerciaux ou guerriers avec les îles britanniques : après la révolte et la défaite des Vénètes en 56 av. J.C, des Armoricains s'embarquèrent en effet vers l'île de Bretagne. L'arrivée des premiers Bretons. Contrairement à une idée reçue, l'arrivée des premiers Bretons en Armorique, à la fin du IVe et au Ve siècle, dut beaucoup aux Romains, qui recoururent aux Bretons afin de protéger le littoral nord de l'Armorique et donc de défendre les côtes de l'Empire romain contre les pillards saxons et peut-être irlandais.

Le "Pont gaulois" de Kervon à Crozon.
Le "Pont gaulois" de Kervon à Crozon.

Ce flux d'immigration, contrôlé, encadré, préfigura un autre mouvement d'une toute autre ampleur, qui se produisit entre les Ve et VIIe siècle. Ce mouvement dut davantage, dans un premier temps, aux menaces d'invasion des Pictes de Calédonie (actuelle Ecosse) et des Scots d'Irlande qu'à celles des Angles et des Saxons.

Le "Pont gaulois" de Kervon à Crozon.
Le "Pont gaulois" de Kervon à Crozon.

A côté d'un gué dallé traversant la rivière de Kerloc'h et par où passait une antique voie qui côtoie des villae gallo-romaines, des témoignages gaulois et mégalithiques, un pont a été ré-aménagé (peut-être sur une ancienne passerelle) à la fin du XIXe siècle en réutilisant des pierres mégalithiques provenant d'un dolmen de Poulmic. Il s'agit de deux dalles, l'une de quartzite, l'autre de schiste présentant quatre à six cupules. C'est donc, actuellement, un ensemble composite, mais d'un intérêt réel, et imposant de sérieux devoirs de préservation. Le mégalithisme de Crozon date de 3000 av. J.C (J. Mornand), la période gallo-romaine des quatre premiers siècles de notre ère.

Le "Pont gaulois" de Kervon à Crozon.

Sur la route D63 qui se rend de Tal ar Groas à Lanvéoc, on peut voir sur la gauche un panneau vert où est écrite l'inscription "Pont Gaulois". Le promeneur curieux emprunte alors une route en direction de Kervon et découvre, 800 mètres plus tard, juste avant le hameau de Kervon, un pont de pierre qui enjambe incomplètement le Ruisseau de Kerloc'h. Ce ruisseau long d'une vingtaine de kilomètres prend sa modeste source sur les hauteurs de l'Anse de Poulmic, près de la cote 57, pour s'écouler selon un cap plein Ouest vers l'étang puis le village de Kerloc'h ["le village du loc'h", de l’étang] avant de rejoindre la mer au nord de l'Anse de Dinan. " Rappelons au sujet du gué de Kervon qu'il a été doublé à la fin du XIXe siècle d'un pont dont les dalles, l'une à cupules, ont été prélevées au dolmen de Poulmic aujourd'hui disparu." Il ne s’agit donc nullement d'un pont gaulois, mais il mérite notre intérêt pour les pierres mégalithiques à cupules provenant du dolmen de Poulmic à Saint-Efflez.

Le "Pont gaulois" de Kervon à Crozon.
Le "Pont gaulois" de Kervon à Crozon.

Le mystère des cupules mégalithiques : Parfaitement incompétent en matière de pré- ou de protohistoire, je me souvenais pourtant qu'un panneau m'avait signalé la présence de telles cupules sur une pierre de seuil de l'enclos paroissial de Sainte-Marie du Menez-Hom en Presqu'île de Crozon témoignant d'un réemploi de matériel mégalithique; il convenait cette fois-ci d'approfondir sans scrupules mes connaissances, ou, plutôt, de mesurer la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur du nuage d'inconnaissance qui couvrent pudiquement ces cupules : les savants sont, du moins, unanimes pour déclarer que ces entonnoirs sphériques de 3 à 5 centimètres ne sont pas des phénomènes naturels, mais que c'est l'artifice de l'homme qui les creusa, il y a très longtemps. Elles accompagnent parfois d'autres entailles, en forme d'empreintes de pieds, ou des motifs géométriques comme des losanges, des spirales, des stries. Parfois elles sont reliées en haltère. Ce serait, disent les uns, des "pièges rituels d'ombre et de lumière" celle-ci miroitant grâce aux reflets de l'eau de pluie qui ne peut manquer de s'y accumuler. Ces jeux d'eaux et de lumière accompagneraient les défunts vers des jours meilleurs.

Le "Pont gaulois" de Kervon à Crozon.
Le "Pont gaulois" de Kervon à Crozon.

Le "Pont gaulois" de Kervon à Crozon (29), un pont de pierre qui enjambe incomplètement le Ruisseau de Kerloc'h. Le gué de Kervon a été doublé à la fin du XIXe siècle d'un pont dont les dalles, l'une à cupules, ont été prélevées au dolmen de Poulmic aujourd'hui disparu. Une celtitude, il ne s’agit nullement d'un pont gaulois, mais il mérite notre intérêt pour les pierres mégalithiques à cupules provenant du dolmen de Poulmic à Saint-Efflez.

Le "Pont gaulois" de Kervon à Crozon.
Le "Pont gaulois" de Kervon à Crozon.

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 16:16

Après Coville et ses 49 jours et 3 heures, après le Cléac’h et ses 74 jours, c’est Francis Joyon qui explose le record du tour du monde à la voile, en 40 jours. Le marin et son équipage, sur leur trimaran Idec Sport, ont franchi la ligne d’arrivée au large d'Ouessant le 26 janvier 2017. Ils battent de 4 jours le précédent record de Loïck Peyron. Le skipper d’Idec Sport, Francis Joyon, et son équipe ont franchi la ligne d’arrivée du Trophée Jules Verne ce jeudi matin pulvérisant le record du tour du monde à la voile.

IDEC triomphe sur le Jules Verne le 24 janvier 2017
IDEC triomphe sur le Jules Verne le 24 janvier 2017

En avance de quatre jours sur le record détenu par Loïck Peyron, ils bouclent leur tour du monde en un peu plus de 40 jours. Un exploit majuscule qui va marquer l'histoire de la voile. Un record qu'il doit en grande partie à la qualité de son exceptionnel bateau. Et qui va se fêter à Brest, « où il se passe toujours de grandes choses », assure Francis Joyon.

IDEC triomphe sur le Jules Verne le 24 janvier 2017
IDEC triomphe sur le Jules Verne le 24 janvier 2017

"On a fait du bon boulot; les gars ont tout donné; Ce record est le fruit du travail, entre la préparation et ces 40 jours", déclare Francis Joyon pour qui le record s'est joué lors de ces journées où Idec Sport a avalé plus de 900 milles. "Pourtant nous avons navigué avec peu de visibilité et pas mal de glace, mais les gars avec qui j'ai navigué ont de la ressource; je pense d'ailleurs qu'ils pourraient repartir", sourit Francis Joyon.

IDEC triomphe sur le Jules Verne le 24 janvier 2017

Après un premier essai en 2015, deux reports de départ et une première tentative avortée au bout d’une semaine de navigation, Francis Joyon et son équipage Idec Sport ont pris la mer, vendredi 16 décembre à 9h19, heure à laquelle ils ont franchi la ligne de départ entre Ouessant et le cap Lizard.

IDEC triomphe sur le Jules Verne le 24 janvier 2017
IDEC triomphe sur le Jules Verne le 24 janvier 2017

Après 40 jours, 23 heures, 30 minutes et 30 secondes, la Team Idec Sport – composée de Francis Joyon (FRA), Bernard Stamm (SUI), Alex Pella (ESP), Gwénolé Gahinet (FRA), Clément Surtel (FRA) et Sébastien Audigane (FRA) – a franchi victorieusement la ligne d’arrivée le jeudi 26 janvier à 08h19. Les six acolytes, auteurs d’un parcours impeccable, ont ainsi battu le record de l’épreuve détenu depuis 2012 par Loïck Peyron. Ce dernier avait alors bouclé son tour du monde en équipage, sans escale et sans assistance en 45 jours 13h 42 min et 53 sec.

IDEC triomphe sur le Jules Verne le 24 janvier 2017
IDEC triomphe sur le Jules Verne le 24 janvier 2017

Trophée Jules Verne : Bientôt 25 ans d’histoire et 9 victoires pour 23 tentatives.

« En bordure d’Antarctique, nous ferons le tour du monde de la glissade. Nous irons surfer là où, depuis Cook, peu ont croisé, traversant les saisons d’ouest en est, d’Ouessant à Ouessant, en passant par les caps de Bonne Espérance, Leeuwin et Horn. À rebours, on comptera les jours, on dévalera les pentes, on avalera les méridiens. Le voyage ne durera que quatre-vingt jours, le temps de faire un petit tour. »

Florence Arthaud.

IDEC triomphe sur le Jules Verne le 24 janvier 2017
IDEC triomphe sur le Jules Verne le 24 janvier 2017

« Et si on faisait le tour du monde en 80 jours ? » C’est Yves Le Cornec, dit « Mickey » qui lance l’idée, un soir de l’année 1985, à une tablée de marins faisant ripaille chez le bon docteur Jean Le Rouzic. Avec Mickey, sont présents Florence Arthaud, Eugène Riguidel, Gabriel Guilly et leur bande de copains réunis à la Trinité-sur-mer, pour célébrer leur retour de la transat Québec-Saint Malo. À bord de William Saurin, le trimaran de Riguidel, ils viennent de parcourir 3000 milles à près de 13 nœuds, vitesse moyenne jamais atteinte jusqu’alors pour traverser l’Atlantique. « En discutant et en imaginant des navigations autour du monde à cette vitesse, l’idée des 80 jours m’est soudain apparue comme une évidence », se souvient Yves le Cornec.

IDEC triomphe sur le Jules Verne le 24 janvier 2017
IDEC triomphe sur le Jules Verne le 24 janvier 2017

26 000 milles parcourus en 80 jours moins 5 minutes : le pari romanesque lancé, en 1872, par Jules Verne à son flegmatique personnage Phileas Fogg fournit un bien élégant prétexte pour une nouvelle aventure océanique. Mais le Trophée Jules Verne n’est pas encore né. « À l’époque, on était très loin d’imaginer les performances des bateaux d’aujourd’hui, boucler un tour du monde à cette vitesse représentait un vrai challenge », raconte encore son inventeur.

IDEC triomphe sur le Jules Verne le 24 janvier 2017
IDEC triomphe sur le Jules Verne le 24 janvier 2017

C’est l’aîné des frères Peyron qui, le premier, établira le record de vitesse autour du monde, bouclant son tour en 79 jours, dès avril 1993. Depuis, sous les auspices de Jules Verne, les skippers n’ont eu de cesse de raccourcir le temps de la circumnavigation. 74 jours, 71, 64, 63, 50, 48, et 45 jours en 2012… Ces navigateurs, qui ont vu gravé leur nom sur la plaque du Trophée Jules Verne sont Bruno Peyron trois fois, Peter Blake, Robin Knox-Johnston, Olivier de Kersauson deux fois, Franck Cammas et Loïck Peyron. D’autres les ont défiés et les défieront encore.

IDEC triomphe sur le Jules Verne le 24 janvier 2017
IDEC triomphe sur le Jules Verne le 24 janvier 2017

Un quart de siècle après le début de leur aventure commune, Titouan garde la satisfaction de savoir l’esprit de « leur » Trophée intact. « Le Trophée Jules Verne demeure une référence, une enseigne prestigieuse au service des skippers et de leurs sponsors et n’a jamais dérogé à ce principe », se réjouit le marin-peintre.

IDEC triomphe sur le Jules Verne le 24 janvier 2017
IDEC triomphe sur le Jules Verne le 24 janvier 2017

Yves Le Cornec, l’inventeur des 80 jours à la voile, fait aussi ce constat : « le Trophée n’a pas été récupéré, il est resté vierge de toute connotation commerciale, simple, fort et universel. »

IDEC triomphe sur le Jules Verne le 24 janvier 2017
IDEC triomphe sur le Jules Verne le 24 janvier 2017

En 25 ans, le périple a changé. Si le parcours est le même, la volte des équipages de Spindrift 2 et Idec Sport, qui filent à plus de 30 nœuds autour du globe en 2015, ne ressemble pas au voyage à 14,39 nœuds de moyenne du pionnier Commodore Explorer. Pourtant, l’esprit d’aventure est immuable. « J’aimerais leur demander, à leur retour, comment ils ont vu le monde…», ajoute Yves Le Cornec. Car il s’agit bien de cela, en fin de compte : courir pour voir le monde.

IDEC triomphe sur le Jules Verne le 24 janvier 2017
IDEC triomphe sur le Jules Verne le 24 janvier 2017

Trophée 2016 : Francis Joyon (1 trophée/3 tentatives) / Idec-Sport – 2017 - Record du trophée Jules Verne en 40 Jours 23h 30min 30s – Tentative 2016 : Francis Joyon / Idec-Sport - Tentative 2015 : Francis Joyon / Idec-Sport.

IDEC triomphe sur le Jules Verne le 24 janvier 2017
IDEC triomphe sur le Jules Verne le 24 janvier 2017

Trophée 2012 : Loïck Peyron (1 trophée/1 tentative) / Banque Populaire V - 2012 – Record du Trophée Jules Verne en 45 jours 13 heures et 42 minutes et 53 secondes.

Trophée 2010 : Franck Cammas (1 Trophée/3 tentatives) / Groupama 3 – 2010 - Record du Trophée Jules Verne en 48 jours 7h 44min 52s - Tentative 2009 : Franck Cammas / Groupama 3 - Tentative 2008 : Franck Cammas / Groupama 3.

IDEC triomphe sur le Jules Verne le 24 janvier 2017
IDEC triomphe sur le Jules Verne le 24 janvier 2017

Trophée 2005 : Bruno Peyron (3 Trophées/6 tentatives) / Orange II – 2005 – Record du Trophée Jules Verne en 50 Jours 16h 20min 4s - Tentative 2004 : Bruno Peyron / Orange II (2ème) - Tentative 2004 : Bruno Peyron / Orange II (1ère) -

Trophée 2002 : Bruno Peyron / Orange – 2002 – Record du Trophée Jules Verne en 64 Jours 8h 37min 24s - Tentative 2002 : Bruno Peyron / Orange

IDEC triomphe sur le Jules Verne le 24 janvier 2017
IDEC triomphe sur le Jules Verne le 24 janvier 2017

Trophée 1993 : Bruno Peyron / Commodore Explorer – Record du Trophée Jules Verne en 79 Jours 6h 15min 56s.

Trophée 1997 : Olivier de Kersauson (2 Trophées/5 tentatives) / Sport-Elec – Record du Trophée Jules Verne en 71 Jours 14h 22min 8s. - Tentative 2002 : Olivier de Kersauson / Geronimo - Tentative 2003 : Olivier de Kersauson / Geronimo - Tentative 2004 : Olivier de Kersauson / Geronimo

IDEC triomphe sur le Jules Verne le 24 janvier 2017
IDEC triomphe sur le Jules Verne le 24 janvier 2017

Trophée 2004 : Olivier de Kersauson / Geronimo – Record du Trophée Jules Verne en 63 Jours 13h 59min 46s.

 

Trophée 1994: Peter Blake (1 Trophée/2 tentatives) & Robin Knox-Johnston (1 Trophée/2 tentatives) / Enza New Zealand – Record du Trophée Jules Verne en 74 Jours 22h 17min 22s - Tentative 1993 : Peter Blake & Robin Knox-Johnston / Enza New-Zealand

IDEC triomphe sur le Jules Verne le 24 janvier 2017
IDEC triomphe sur le Jules Verne le 24 janvier 2017

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 15:47

Le 23 janvier 2017, comme chaque lundi, j'accompagne mon ami Gérard pour une petite sortie en VTT (moins de 40 km). Ce jour-là, on va faire le tour de Brest. Je poste dans cet articles les images vues au cours de la randonnée et mon texte fait une loupe sur la magnifique statue de Fanny de Laninon et de Jean Quéméneur au pont de Recouvrance.

f)	à bicyclette dans BREST le 23 janvier 2017
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f)	à bicyclette dans BREST le 23 janvier 2017
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Les deux personnages emblématiques du quartier de Recouvrance sont désormais statufiés et en couple ! L’artiste Jérôme Durand est l’auteur de cette œuvre plus grande que nature. Du haut du pont de Recouvrance où elle se détache, spectaculaire, sur le ciel bleu ou vue d’en bas, au pied de la tour Tanguy, d’où l’on aperçoit l’expression, si pleine de vie, du visage, en larme, de Fanny. L’histoire que raconte cette sculpture fait très couleur locale : « Un matelot vient prévenir Fanny, dans son bistrot, que Jean Quem’ est encore en train de faire le con. Il pleut, elle descend la rue de l’église en courant, elle arrive in extremis, elle le retient par sa vareuse… L’histoire finit bien ! » « Surplombant le square Pierre-Péron, cet immense artiste, avec, en toile de fond, le château, la tour Tanguy, le port et la rade de Brest, elle ne pouvait rêver plus beau socle… »

f)	à bicyclette dans BREST le 23 janvier 2017
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f)	à bicyclette dans BREST le 23 janvier 2017

L’association « Les Amis de Recouvrance » a fait le choix de laisser une trace pérenne du quartier de Recouvrance en offrant à la ville de Brest une statue. Cette statue évoque les deux personnages emblématiques de Recouvrance, inspirés des chansons « La complainte de Jean Quéméneur » de Henri Ansquer (1885-1961) et « Fanny de Laninon » de Pierre Mac Orlan (1882-1970), le sculpteur (Jérôme Durand) a imaginé l’uchronie Fanny part à la Recouvrance de Jean. Le cours de ces deux destins tragiques transformé, l’histoire du quartier peut être réinventée.

f)	à bicyclette dans BREST le 23 janvier 2017
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f)	à bicyclette dans BREST le 23 janvier 2017

Dans la fiction, l’uchronie est un genre qui repose sur le principe de la réécriture de l’Histoire à partir de la modification d’un événement du passé. « Uchronie » est un néologisme du XIXe siècle fondé sur le modèle d’utopie, avec un « u » négatif et « chronos » (temps) : étymologiquement, le mot désigne donc un « non-temps », un temps qui n’existe pas. On utilise également l’anglicisme « histoire alternative » (alternate history). L'histoire contrefactuelle et l'uchronie se distinguent par la prééminence donnée soit à l'événement déclencheur (histoire contrefactuelle), soit à ses suites fictives (uchronie). Lorsqu’elle est associée à des moyens techniques qui permettent de remonter dans le temps et donc de modifier le passé, l’uchronie est directement associée au genre de la science-fiction.

f)	à bicyclette dans BREST le 23 janvier 2017
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La complainte de Jean Quéméneur. Henri Ansquer - vers 1900

Il s'appelait Jean Quemeneur,

Il était le fils d'une demi-sœur

De la fameuse Madame Larreur,

La grande Hortense,

Celle qui tenait un caboulot

«Aux gars de Dinard et de Saint-Malo»

En fac' la caserne du dépôt

A Recouvrance! ---- ---- ----

f)	à bicyclette dans BREST le 23 janvier 2017
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2. Sa mère était une Kermarec,

Vous savez bien, d'Lambezellec,

Une grosse puant du bec

Qui n'eut pas de chance

Avec Yann, son premier mari,

Bon garçon, mais faible d'esprit

Qui dans son grenier se pendit

A Recouvrance! ---- ---- ----

f)	à bicyclette dans BREST le 23 janvier 2017
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3. C'était parents aux Kervella

Vous avez connu ces gens-là?

Qui faisaient tant de tralalas

Et d'manigances

Portant voilettes et grands chapeaux

Qu'on aurait dit, ou peu s'en faut,

Qu'ça fréquentait des amiraux

A Recouvrance! ---- ---- ----

…/…

f)	à bicyclette dans BREST le 23 janvier 2017
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f)	à bicyclette dans BREST le 23 janvier 2017
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Fanny de Laninon - P.MacOrlan-V.Marceau -

Une très belle chanson de Pierre Macorlan, l'auteur de "Quai de Brume". C'est l'évocation du Brest d'avant-guerre par un jeune marin du DUGUAY-TROUIN, amoureux de Fanny, la plus belle fille de Laninon, quartier de Recouvrance. Mais 20 ans plus tard, Brest n'existe plus ("Brest dont il ne reste rien" disait Prevert dans "Barbara"...) et Fanny a disparu dans la tourmente.

Les vieilles cartes postales permettent de décoder la chanson et de retrouver le Pont Gueydon, le Duguay-Trouin, les blanches baleinières, la caserne du Dépôt qu'on appelait autrefois "la Cayenne", Recouvrance, et bien sûr Laninon...

f)	à bicyclette dans BREST le 23 janvier 2017
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f)	à bicyclette dans BREST le 23 janvier 2017
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1 -Allons sur le quai Gaydon, devant l'petit pont, chanter la chanson

Le branl'bas de la croisière, et dans la blanch' baleinière

Jean Bouin, notre brigadier, son bonnet capelé, un peu su'l'côté

Me rappelle mon bâtiment, c'était le bon temps, celui d'mes vingt ans.

Le bidel capitain' d'armes, et son cahier d'punis

Dans la Cayenn' f'sait du charme, à je n'sais quelle souris

Mais j'ai dans l'coeur une souffrance, quand le quartier-maître clairon

Sonnait en haut d'Recouvrance, aux fill's de Lanninon.

f)	à bicyclette dans BREST le 23 janvier 2017
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2 - La plus bell' de Lanninon, Fanny Kersauzon, m'offrit un pompon

Un pompon de fantaisie, c'était elle ma bonne amie

Elle fréquentait un bistrot, rempli de mat'lots, en face du dépôt

Quand je r'pense à mes plaisirs, j'aime mieux m'étourdir que d'me souvenir.

Ah, Fanny de Recouvrance, j'aimais tes yeux malins

Quand ton geste plein d'élégance balançait les marsouins

Je n'étais pas d'la maistrance, mais j'avais l'atout en main

Quand tu v'nais m'voir le dimanche, sur le "Dugay-Trouin".

f)	à bicyclette dans BREST le 23 janvier 2017
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3 - A c't'heure, je suis retraité, aux Ponts et Chaussées, maître timonier

Je fais le service des phares, et j'écoute la fanfare

De la mer en son tourment, d'Molène à Ouessant, quand souffle le vent

L'tonnerre de Brest est tombé, pas du bon côté, tout s'est écroulé.

Dans c'qui reste de Recouvrance, n'logerait pas un "sacco"

Et Fanny ma connaissance est morte dans son bistrot.

J'n'ai plus rien en survivance, et quand je bois un coup d'trop

Je sais que ma dernière chance s'ra d'faire mon trou dans l'eau.

4 - …/…

 

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