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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 23:49

En 2014, j’ai effectué 57 journées de randonnées :
15 jours dans les volcans d’Auvergne (deuxième quinzaine de mai), et 42 randos en Bretagne et dans le var, à vélo et à pieds.
Ces 42 randonnées se répartissent en 21 randos cyclotouristes et 21 randos pédestres (19 en Finistère et 2 dans le Var).
Les mois où il j’ai fait le plus de randonnées sont janvier (5), avril (7) et décembre (6).
En décembre 2014, ces randonnées nous ont fait passer par Ploudaniel, Saint-Méen, Trégarantec, Kervillard (l’Aber-Vrac’h), Lanarvily, Saint-Pabu, Portsall, Argenton, Porspoder, Lannildut, Le Drennec, Plabennec, Sibiril, Cléder, Lanhouarneau, Tréflez, Lochrist, Plouescat, Le Grouanec (Commune de Plouguerneau), Lilia (commune de Plouguerneau), Saint-Vougay (Château de Kerjean).

randos décembre 2014
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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 17:00

Voici ci-dessous 2 à 3 % des informations que j'ai lues lors de mes visites du parc de découverte des océans de Brest tout au long du mois de mars 2014.

 

~~Le dauphin commun est le cétacé le plus observé par les navigateurs. Il accompagne souvent les bateaux en se plaçant dans la vague d’étrave. Il vit très au large et forme des groupes de plusieurs dizaines à plusieurs centaines d’individus. Cette espèce fréquente aussi les eaux du plateau continental. Elle est facilement reconnaissable à la coloration de ses flancs.

 

Océanopolis en mars 2014
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Océanopolis en mars 2014
Océanopolis en mars 2014
Océanopolis en mars 2014

 Le marsouin commun est le plus petit des cétacés de Bretagne. On ne peut pas le confondre avec les dauphins car sa tête arrondie ne possède pas de « bec » pointu et son aileron dorsal, petit, et de forme triangulaire. C’est une espèce difficile à observer qui vit en petits groupes, au large de nos côtes (dans les eaux du plateau continental). Le marsouin fréquente aussi parfois les baies et les estuaires.

Océanopolis en mars 2014
Océanopolis en mars 2014
Océanopolis en mars 2014
Océanopolis en mars 2014

~~En France, les phoques veaux marins sont présents en baie du Mont Saint Michel, en Baie de Veys et en Baie de Somme. Ce sont les colonies les plus méridionales d’Europe. Ces animaux passent de longs moments sur les bancs de sable asséchés à marée basse. Il n’y a pas de grandes différences morphologiques entre mâle et femelle chez le phoque veau marin, contrairement au phoque gris, dont une colonie vit dans l’archipel de Molène, au large de Brest.

Océanopolis en mars 2014
Océanopolis en mars 2014
Océanopolis en mars 2014
Océanopolis en mars 2014

~~La Bretagne est la région de France où l’on rencontre le plus d’espèces de mammifères marins. On y observe régulièrement plus d’une vingtaine de cétacés différents (dauphins et baleines) et de phoques. Cette région ouverte sur le domaine océanique reçoit la visite d’animaux issus des grandes populations du large, comme celle des rorquals par exemple. À la fin de l’hiver et au début du printemps, les petits poissons (anchois, sardines…) et les céphalopodes (seiches et calmars) se rapprochent des côtes pour se reproduire.

Océanopolis en mars 2014
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Océanopolis en mars 2014
Océanopolis en mars 2014
Océanopolis en mars 2014

~~Les dauphins communs, les globicéphales noirs et les dauphins de Risso s’aventurent près de nos côtes pour chasser ces proies abondantes. Exceptionnellement, des espèces exotiques apparaissent. Elles proviennent de lointaines contrées tropicales (dauphin de Fraser, dauphin tacheté…) mais aussi des parages de l’océan Arctique (phoque à capuchon, phoque annelé…).

Océanopolis en mars 2014
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Océanopolis en mars 2014
Océanopolis en mars 2014

~~La majorité des dauphins observés en Bretagne ne font que passer le long de nos côtes. Cependant, il y a une exception. Des grands dauphins (Tursiops truncatus) sont présents toute l’année dans certaines zones côtières. Ils y forment des groupes de quelques individus fréquentant des sites peu profonds et très localisé. Ainsi, en Bretagne, on compte trois groupes de grands dauphins résidents qui exploitent les eaux de la baie du Mont-Saint-Michel (200 animaux), de l’archipel de Molène (35 animaux) et autour de l’île de Sein (25 animaux).

Océanopolis en mars 2014
Océanopolis en mars 2014
Océanopolis en mars 2014
Océanopolis en mars 2014

~~Le grand dauphin est connu du public car c’est ce mammifère marin qui est le plus souvent présenté en captivité. Contrairement à ce que peuvent nous faire penser des films célèbres, comme « Le Grand Bleu » ou bien encore « Flipper », le grand dauphin ne fréquente pas que les eaux chaudes. En Atlantique nord-est, on le rencontre des côtes nord de l’Ecosse jusqu’au sud de l’Afrique.

Océanopolis en mars 2014
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Océanopolis en mars 2014
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~~Les phoques, comme les autres pinnipèdes (otaries, morses, éléphants de mer…) viennent régulièrement à terre à des périodes bien précises : - La mue qui a lieu tous les ans, - la mise bas pour les femelles. Lorsqu’ils se trouvent à proximité des côtes, ils viennent également à terre pour se reposer.

Océanopolis en mars 2014
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Océanopolis en mars 2014
Océanopolis en mars 2014
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~~En Bretagne, deux espèces sont présentes toute l’année le long des côtes : le phoque gris (Halichoerus grypus) et le phoque veau marin (Phoca vitulina). Ces deux espèces utilisent des habitats différents pour se reposer à marée basse : le phoque gris préfère les zones rocheuses alors que le phoque veau marin affectionne les bancs de sable. À marée haute, ils plongent pour rechercher leur nourriture, composée essentiellement de poissons et de céphalopodes.

Océanopolis en mars 2014
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~~En Bretagne, les phoques veaux marins sont présents essentiellement en baie du Mont-Saint-Michel. Une vingtaine d’individus y sont dénombrés en été, pendant la mise bas. Le phoque gris occupe essentiellement deux sites : l’archipel des Sept-Îles (Côtes-d’Armor) et l’archipel de Molène (Finistère).

Océanopolis en mars 2014
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~~). Ce sont les colonies les plus méridionales d’Europe. On estime leur nombre en Bretagne à 150 individus, ce qui représente la majeure partie de la population française. Les phoques gris ne sont pas sédentaires et se déplacent sur de grandes distances. Des échanges fréquents ont lieu avec les îles Britanniques où vit près de la moitié de la population mondiale (plus de 300 000 animaux).

Océanopolis en mars 2014
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~~Partir à la rencontre de mammifères marins en liberté est une chance, mais notre présence ne doit pas les effrayer ou les perturber dans leurs habitudes. Voici quelques conseils pour une observation respectueuse de ces animaux.

Océanopolis en mars 2014
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Océanopolis en mars 2014
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~~Informez-vous : avant de partir en mer, prenez connaissance des recommandations spécifiques à votre zone de navigation et des espèces susceptibles d’être rencontrées. Respectez leur tranquillité : - Évitez de vous approcher des animaux si d’autres bateaux sont en train de les observer. - À proximité d’un mammifère marin, ralentissez et évitez les changements brusques de vitesse et de direction. - Effectuez des approches par le côté et non de face ou par derrière. - Ne pas déranger une mère et son petit et, dans tous les cas, ne pas poursuivre l’observation si un animal présente des signes de nervosité : modification du rythme respiratoire, changement rapide de direction ou de vitesse, battements de queue…

Océanopolis en mars 2014
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Océanopolis en mars 2014
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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 01:40

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La Trinité-sur-Mer est une commune créée en 1864, située dans le Morbihan en Bretagne. Elle est connue pour ses compétitions nautiques. C'est un port niché au nord-ouest de Mor braz et au cœur de la baie de Quiberon, non loin du golfe du Morbihan.

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140221-la-trinite--12-.JPG 140221-la-trinite--14-.JPG 1967 : Le Baron Bich décide de participer à l’America’s Cup après avoir entendu dire qu’il était impossible de la gagner. Il crée l’AFCA, Association Française pour la Coupe de l’America et commence l’entraînement sur Sovereign et Constellation, les deux 12 mètres qui ont participé à la Coupe de 1964. Le Baron Bich parvient à obtenir du New York Yacht Club (NYYC), pour la première fois dans l’histoire de la Coupe, une sélection entre challengers. Anglais, australiens et français s’affrontent avant que le vainqueur ne défie en duel le meilleur équipage américain.

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1er défi français pour la Coupe de l’America, La Trinité sur Mer, 1970.

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2010/2011 : La famille BICH ; Bruno Troublé et Thierry Verneuil, trésorier de l’AFCA, entreprennent d’offrir une nouvelle vie au premier 12mJI français. Grâce au soutien de l’Eole Navale et la Marine Nationale, France est rendu à l’AFCA et transporté au chantier de Vilaine à Arzal (Morbihan).

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2012/2013 : Pendant 10 mois, l’équipe du chantier de Vilaine dirigé par Emmanuel Darviot, secondé par son maître charpentier entouré de ses compagnons, et avec à leurs côtés Ben Le Saout, ancien de l’AFCA et Jacques Fauroux, architecte, mènent à bien la restauration de la coque de France. Ils font un travail remarquable d’ébénisterie de marine, en respectant le fabuleux ouvrage initial. France retrouvera l’océan et les embruns en avril 2013 et participera aux évènements bretons avec un équipage mixte d’anciens et de jeunes régatiers, comme l’avait toujours souhaité Marcel Bich. Première régate à la Semaine du Golfe en mai.

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LES FOUS DE BASSAN. Difficile de prévoir ce qu’il peut advenir quand un système complexe s’emballe…

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Il en est ainsi des changements climatiques. On sait tous que la température moyenne du globe est appelée à s’élever dans les prochaines décennies, et que cette augmentation engendrera des effets difficilement mesurables. En raison de la complexité du réchauffement climatique, il est, et demeurera impossible de dresser même avec des modèles mathématiques les plus puissants, la liste de tous les effets de ces changements sur les écosystèmes, et d’en imaginer dans les détails les conséquences sur les espèces vivantes.

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Nous en avons eu néanmoins un aperçu l’été dernier, lorsque les premiers échos d’une situation singulière sur l’île de Bonaventure (Gaspésie Province de Québec Canada) ont été rapportés. C’est en effet en raison du réchauffement des eaux de l’estuaire et du golfe du St Laurent que la saison 2012 de reproduction des Fous de Bassan de la colonie de l’île a été si désastreuse. Parce que les poissons dont se nourrissent les Fous de Bassan sont descendus plus bas dans la colonne d’eau soit à plus de 20 mètres (à cause du réchauffement de l’eau), une profondeur inatteignable pour ces oiseaux – les adultes n’ont pas été en mesure de pêcher leurs proies afin de nourrir leur progéniture. Il n’y a eu que 8% de productivité dans les colonies (parmi les œufs pondus, seulement 8% ont produit des poussins à l’envol). Les années normales produisaient 65 % de poussins à l’envol.

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La situation est comparable sur la réserve naturelle des Sept-Iles, à Perros-Guirec (22), unique colonie française de Fou de Bassan : déclin de la population nicheuse, baisse du succès de reproduction, augmentation de la distance parcourue par les adultes pour aller chercher la nourriture pour leurs jeunes. Cette distance moyenne parcourue en 2006 était de 300 km, en 2012 elle était de 500 km. Les distances s’allongeant, la durée entre les nourrissages augmente également, ce qui réduit les chances de survie des jeunes.

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Panne Loïc Caradec.

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Loïc Caradec (mars 1948 – novembre 1986) – Ingénieur – navigateur, enfant de La Trinité-sur-Mer. Disparu en mer lors de la course en solitaire « La Route du Rhum » à bord du catamaran Royale. Il était épris de sciences et d’aventure, sans cesse aux limites du possible. « Homme libre, toujours tu chériras la mer. »

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« Un marin ne peut rien contre son amour de la mer. Il y tient comme à son sang… La course au large est d’abord une course au destin. A la vie, à la mort. Pas un marin qui ne prenne la mer sans accepter que la mer puisse le prendre à son tour, et soudain le livrer sans épitaphe à notre mémoire… C’était sa dernière course, il le proclamait. Les mots recouvraient un présage, un ultime à Dieu vat, Caradec s’est perdu comme se sont perdus Colas, Rosnay, Gaya… et bien d’autres moins connus, pêcheurs, sauveteurs ou capitaines du dimanche, tous appelés par la mer….. Il y avait chez Caradec  cette vertu bien celte et bien marine qui consiste à se relativiser avec humour, et donc mélancolie, dans toutes les choses de la vie, même dans le succès….. » Yann Queffelec

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 19:53

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9 – le Fort la Reine : le bastion dénommé Fort la Reine était à l’origine une batterie d’artillerie  dénommée Bastion du Cheval-Blanc, bâtie sur ordre de Vauban en 1694 après le premier bombardement anglo-hollandais contre la ville. Cet ouvrage fut surélevé à son niveau actuel à l’occasion des travaux du quatrième accroissement de la ville (1737-1744) qui donna la courtine qui le relie au château avec la porte Saint-Thomas. Il prit alors sa dénomination actuelle.

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Le bastion fait face au Fort National construit à partir de 1689 sur le rocher de l’Islet, qui est le plus proche de la ville. Au large se trouve le fort de la Conchée commencé en 1692 pour défendre la passe d’entré de la Fosse aux Normands. Ce dernier est considéré comme le chef-d’œuvre des forts maritimes de Vauban. Vers le sud-ouest, s’élève l’îlot du Grand Bé. La tombe de François-René de Chateaubriand (Saint-Malo, 1768 – Paris, 1848) se distingue à son extrémité nord-est. Du côté de la ville, les bâtiments de l’Ecole Nationale de la Marien Marchande, sont situés sur l’emplacement d’un premier château, dénommé « Le château Gaillard ». 

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Ce dernier fut bâti lors de la première annexion de la ville de Saint-Malo par le roi de France Charles VI (1395-1415). Cet ouvrage fut démantelé vers la fin du 16e siècle après l’achèvement du nouveau château. En 1616, un couvent des Bénédictines (Notre-Dame de la Victoire) s’établit à cet endroit. Quelques arcades de l’ancien cloître sont encore visibles, ainsi que la flèche du clocher de l’ancienne église reconstruite en 1959.

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10 - La tour Bidouane. Bâtie à l’angle nord-ouest de l’enceinte et sur une pointe du rocher qui porte presque toute la ville de Saint-Malo intra-muros,  la tour Bidouane remonte dans son état actuel au 15e siècle. Elle a un plan en fer à cheval très caractéristique des tours d’artillerie de cette époque. Elle présente encore dans sa partie inférieure des embrasures qui furent bouchées lorsque la tour fut transformée en magasin à poudre de 1691 à 1889. C’est contre cette tour que les Anglo-hollandais voulurent diriger en 1693 une « machine infernale », un vaisseau rempli d’explosifs pour détruire les remparts de Saint-Malo. Finalement celui-ci échoua sur des rochers situés un peu plus au nord-est, entre la ville et le fort national.

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L’ouvrage fortifié qui se trouve à l’arrière de la tour, du côté de la ville, est dénommé Cavalier des Champs-Vauverts. Sa tourelle d’angle construite en encorbellement porte la date de 1652. La statue du célèbre Robert Surcouf (Saint-Malo, 1773-1827) se voit sur la plateforme de l’ancien bastion. Entre les remparts de cet ouvrage se trouvait le parc d’artillerie. Les contreforts placés contre les murs servaient à empiler les boulets de canon dans les espaces délimités  par ces derniers.

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11 – les remparts : L’enceinte urbaine actuelle de  Saint-Malo a été construite en deux étapes : l’enceinte primitive construite du XIIe au XVIIe siècle renfermait une surface de 16 hectares. Cette surface fut agrandie jusqu’à 24 hectares au cours des travaux des « accroissements » de 1709 à 1742. Le premier accroissement, projeté par Vauban dès 1689, permit d’ouvrir en 1709 la porte Saint-Vincent et de gagner sur la mer tout un nouveau quartier, en reliant cette dernière à la Grande Porte par un nouveau mur d’enceinte, percé de vingt-deux embrasures et abritant trente-deux magasins surmontés de logements voûtés, « à l’épreuve des bombes ». L’évêque et le chapitre de Saint-Malo qui étaient co-seigneurs de la ville  « firent don de l’emplacement pour la sécurité et l’avantage de leurs concitoyens » ?

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Les négociants enrichis par les importations d’argent du Pérou achetèrent les emplacements de l’accroissement et y bâtirent d’imposantes demeures. En 1890, une seconde porte identique fut ajoutée au sud de la première. La porte de 1709 (Porte Saint-Vincent) est surmontée des armoiries sculptées de la Bretagne avec la devise « Potius mori quam feodari » : « Plutôt la mort que la souillure » et celle de 1890, des armes de la ville avec la devise « Semper fidelis », toujours fidèle.

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12 – Liaisons maritimes à partir de St-Malo :   a) St Peter Port (Guernsey) ;     b) St Héelier (Jersey) ;    c) Porsmouth ;    d) Plymouth (Cornwall). Les compagnies qui désservent St-Malo : Britany Ferries et CondorFerries.

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13 – SURCOUF. Robert Charles Surcouf (12 décembre 1773 à Saint-Malo - 8 juillet 1827 à Saint-Servan) est un corsaire français. Marin intrépide, il harcèlera sans répit les marines marchandes et militaires britanniques, non seulement sur les mers de l'Europe, mais aussi sur celles de l'Inde.

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Ses multiples exploits dans ce domaine lui vaudront à la fois la gloire - il sera nommé membre de la Légion d'honneur le 26 prairial an XII (14 juin 1804) - mais aussi la fortune. Devenu armateur, il ne cessera d'accroître cette dernière. S'étant embarqué dès l'âge de 13 ans entre désir d'aventures et besoin d'argent, Robert Surcouf pourra se flatter, à la fin de sa vie, d'être un des plus puissants et riches armateurs de Saint Malo doublé d'un prospère propriétaire terrien de 800 hectares.

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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 14:25

Ancienne voie ferrée QUIMPER DOUARNENEZ

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Type de la voie : Voie Verte

Nature de la voie : Voie ferrée

Localisation : de Ty Planche (Guengat) à Tréboul (Douarnenez)

Longueur : 18 Km

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Villes traversées (ou très proches) : Ty Planche (Guengat), Guengat, Plogonnec, Le Juch, Douarnenez, Tréboul (Douarnenez),

Activités possibles :  Course à pied,  Marche,  Vélo tout chemin VTC,  Vélo tout terrain VTT

Revêtement : Sol stabilisé bien roulant

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Résumé / Descriptif : Ce sentier de randonnée offre un aménagement sommaire : revêtement en sable et étroit, barrières souvent trop sévères, traversées non sécurisées à Le Juch et Douanenez, peu de services. Son principal défaut est d’être difficile d’accès depuis Quimper.
Le parcours est très agréable, en pleine nature, et permet d’aller au site remarquable de Locronan, et jusqu’au magnifique port de Douarnenez. Parfois, des vols de mouettes rappellent la proximité de la mer.

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La ligne QUIMPER-DOUARNENEZ – sur les traces d’un train pour les Douarnenistes.

En 1863 le train arrive à Quimper. Le prolongement du rail jusqu’à Douarnenez est décidé en 1878. La construction de la ligne démarre en 1882. Elle est inaugurée en 1884. Le train effectue trois voyages dans une journée : un trajet dure environ une heure, avec arrêts aux gares de Guengat et du Juch.

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Le trafic voyageurs par autorail est supprimé en 1972, et remplacée par un service de cars. Le trafic marchandises fonctionne avec des produits de la marée, des industries et de l’agriculture.

Dans les années 1970 le tonnage des produits expédiés diminue fortement. En 1988 le train effectue son dernier trajet. Après son déclassement par la SNCF, le Conseil général décide d’acquérir la voie en 1995 pour y aménager un chemin de randonnée.

En 2011, la ville de Douarnenez décide de remonter le fronton du bâtiment de l’ancienne gare avec son horloge.

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Une scène dans les sardineries en 1901 : (Les chasseurs d’écume, Tome 1 ; François Debois, Serge Fino – éditions Glénat)

La vieille Marianne : « - Comment voulez-vous qu’on vende des sardines aussi mal étêtées ? … Dame ! Jamais vu des incapables pareilles !... Je retiens vingt sous sur le mille à tout le monde !... Vingt sous ! Pas un de moins !»

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Une ouvrière de la conserverie : « - C’est la vieille Marianne, la vieille peste, la vieille carne qui nous a mises toutes à l’amende parce que les sardines avaient soi-disant perdu une ou deux écailles !... On va quand même pas se laisser faire par une femme qui, dans sa jeunesse, a tellement aimé le maître qu’elle a accepté de coudre le cul d’un rat ?!... Pas question d’accepter la loi d’une couseuse de cul de rat !!... »

Les ouvrières : « - À bas la couseuse de cul de rat !... »

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L’ouvrière de la conserverie : « - C’était, si je me souviens bien, dans les années 1890. Dans ces années-là, les fabriques se trouvaient plus qu’à l’habitude infestées par les rats attirés par l’odeur des déchets… Pas question de les repousser avec des chats, trop dangereux pour les sardines, alors le contremaître attrape un gros rat et le promène dans toute l’usine  en le prenant par la queue pour demander une volontaire acceptant de lui coudre le cul… Lorsque le rat a le cul cousu, il suffit de le libérer. Il devient rapidement fou de douleur et de rage et mord ses congénères, les faisant fuir. Mais pour ce travail, il faut une couturière habile. La plupart des ouvrières se détournèrent, horrifiées, au passage du contremaître. Seule la Marianne, alors simple étêteuse, s’est portée volontaire pour coudre le cul du rat avec du gros crin de cheval. Pour récompenser son talent de couturière et ce haut fait de dévouement au service du maître, elle fut nommée commise, et depuis cette époque, par la grâce d’un rat, nous l’avons sur le dos… Vous à qui les commises réduisent tous les jours la paie, volent votre dû et vous enlèvent le pain de la bouche, vous ne pouvez plus accepter les injustices de la couseuse de cul de rat !... »

Les ouvrières : « - NON ! Non ! NON ! »

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L’ouvrière de la sardinerie : « - Alors… C’est le moment !... Plus question de travailler sans l’instauration du paiement à l’heure !... Faisons grève contre le paiement au mille !... »

La grève décidée le soir chez CHANCERELLE se répandit au cours de la journée du lendemain dans toutes les fabriques. Toutes les ouvrières prirent une carte à la CGT, qui venait de naître…

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1901, DOUARNENEZ ou la sardine… l’or des mers que recherchent vaillamment, bravant tous les dangers, les chasseurs d’écume. L’abondance ou la pénurie de ce petit poisson fera la fortune ou la misère, et conditionnera les mouvements sociaux à terre.

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1909, DOUARNENEZ ou dompter les maîtresses du quai, ces femmes avares qui achètent la pêche de sardines au prix le plus bas. Le destin des pêcheurs de sardine dépend de la sardine, ce petit poisson qui fera leur fortune … ou causera leur perte.

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      1913, DOUARNENEZ ou l’héroïsme ordinaire des pêcheurs à la vie rude.

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Retour au départ de cette rando Steeple-Bike du 19 décembre 2013, à Guengat. En breton, le nom de Gwengad signifie « lapin blanc ».

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La gare ferroviaire la plus proche est celle de Quimper, à 9,6 km, l'aérodrome le plus proche celui de Quimper-Pluguffan, à 7,8 km et le port le plus proche celui de Douarnenez, à 11,2 km.

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L'église catholique saint Fiacre de Guengat remonte au xve siècle. Elle est précédée par un petit calvaire du xvie siècle. L'église a été remaniée aux XVIIIè  et xixe siècles. Elle abrite des statues et des poutres sculptées.

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Un vitrail du xvie siècle représente la Passion. L'église et le calvaire sont classés Monuments historiques, par arrêté du 22 juillet 1914

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 00:50

PLOUGONVEN

Commune de Plougonven. L’enclos paroissial.

L’église fut construite de 1507 à 1523 sur des plans de l’architecte Philippe Beaumanoir à qui l’on doit le clocher-mur et l’abside à noues. L’ossuaire ou reliquaire est une construction à pignons hérissés de crossettes, à la façade trouée d’une série d’arcatures gothiques, tréflées. Le calvaire (1554) : de forme octogonale, il mesure 4 m de haut. Un double rang de corniches sert de support à des groupes de statues de Kersanton figurant les scènes de la vie et de la passion du Christ.

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Cet édifice gothique se place au 1er rang des grandes œuvres architecturales de notre région, a été classé Monument historique le 19 décembre 1913. Malheureusement il fut très endommagé par un incendie survenu le 1er mai 1930.

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La chapelle Christ rebâtie en 1746 contraste par sa sobriété, avec la riche décoration de l’église.

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En 1554, c’est à Plougonven que s’ouvre la série des grands calvaires d’enclos finistériens : sur les deux niveaux d’un massif octogonal, l’histoire se déroule de l’Annonciation à la Résurrection, sans oublier – Trégor oblige – saint Yves entre le riche et le pauvre. Après avoir laissé leur signature sur le nœud de la croix, les « ymageurs » Bastien et Henry Prigent partent pour Pleyben où ils réalisent les pièces les plus anciennes du calvaire actuel. D’autres maîtres prendront le relais, à Guimiliau, Plougaste-Daoulas, Saint-Thégonnec… et ailleurs.

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Le calvaire de Plougonven souligne ainsi la fécondité du XVIe siècle trégorois. Ici, la prospérité est précoce car moins dépendante du lin (que l’on cultive mais que l’on ne transforme guère). Au cœur d’un enclos qui compte aussi un ossuaire et une chapelle dédiée au Christ, l’église Saint-Yves (1507-1523) frappe par la qualité de sa conception et de son décor gothique (clocher, chevet, porche avec chambre des archives à l’étage). 

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Elle porte la signature de Philippe Beaumanoir, l’un de ces sculpteurs-architectes très créatifs qui firent le succès des ateliers morlaisiens. À la même époque, Plougonven est aussi la patrie de Jehan Lagadeuc, auteur du Catholicon (l’universel), premier dictionnaire trilingue (breton, français, latin) édité en 1499 ; ainsi que de Jehan Larcher l’Ancien, auteur d’un mystère de 3 602 vers, le Mirouer de la mort (1519) dont un extrait peur se lire sur l’ossuaire de La Martyre.

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Il y avait bien là de quoi fasciner un autre enfant du pays, Yann Larc’hantec (1829-1913), qui se fit au XIXe siècle le successeur des Prigent et de Doré. À Plougonven, il sculpta les autels de l’église et érigea derrière le chevet le monument de l’abbé Le Teurnier, célèbre pour son éloquence dans l’explication des tableaux de mission. Mais surtout, Larc’hantec restaura le calvaire dans sa beauté primitive, les couleurs en moins : les croix sont de lui, comme la tête du diable (1897).

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Qu’est-ce qu’un enclos paroissial ?

L’enclos paroissial désigne l’espace, cerné par un mur, renfermant l’église et différentes annexes :

  • Le cimetière (aujourd’hui souvent dépourvu de tombes) ;
  • L’entrée monumentale donnant accès à l’enclos ;
  • Le calvaire ;
  • L’ossuaire destiné à l’origine à recevoir les ossements provenant de l’église ;
  • Le porche et la sacristie annexés à l’église.

La notion d’enclos paroissial a été forgée dans notre région. Non que nous en ayons le monopole : que l’église soit entourée d’un cimetière clos est un principe général à la fin du Moyen-Âge. Mais ici, l’église et ses annexes ont bien une monumentalité exceptionnelle. Parce que nos enclos ont bénéficié de la prospérité économique de l’Âge d’or breton (XVe-XVIIe S.), particulièrement là où l’on fabriquait les toiles de lin. Parce qu’ils ont bénéficié aussi d’un contexte intensément religieux : un catholicisme romain unanime, cherchant à impressionner, à éduquer, à séduire ; un catholicisme breton aussi très attaché à son clocher, à ses saints et à) ses morts. (On récence 23 enclos paroissiaux en Bretagne.)

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Saint Yves, patron de cette église – 1253-1303. (Erwan en breton, fêté le 19 mai). Ecclésiastique, ayant été longtemps juge à l’évêché de Tréguier, il fut choisi comme patron de la basoche (ensemble des gens de loi : notaires, avoués, avocats…) étant remarquable par sa charité envers les pauvres.

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Sainte Marguerite – martyre Ϯ 275. Chassée de chez elle pour être devenue chrétienne Marguerite fut remarquée par le gouverneur d’Antioche qui décida de lui trancher la tête car elle n’avait pas répondu à ses avances. Alors, selon la légende, Marguerite fut attaquée par le diable déguisé en dragon qui l’avala toute crue. Mais avec une petite croix qu’elle portait toujours, elle lui ouvrit le ventre, en sortit et l’étrangla. Elle eut cependant la liste tranchée. (Sainte Marguerite fut une des voix qui parlèrent à Jeanne d’Arc).

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Sainte Anne : Sainte Anne portant sur son bras gauche la Sainte Vierge couronnée qui tient sur ses genoux l’Enfant Jésus auquel elle enseigne à lire dans un livre ouvert. Les « Sainte Anne triples » sont rares et curieuses ; on en connaît à peine une trentaine dans le diocèse. Cette statue provient de la Chapelle Christ.

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Sainte Barbe – (vierge et martyre) -  Ϯ 250, fêtée le 4 décembre. Sainte Barbe subit le martyre pour le Christ. Les artilleurs, les mineurs, mais aussi les pompiers la considèrent comme leur patronne.

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Saint  Isidore – évêque, confesseur, docteur de l’église, Ϯ 636, fêté le 4 avril. Saint Isidore, frère de Saint Léandre, lui succéda comme archevêque de Séville. Considéré comme l’homme le plus savant de son siècle, il fut proclamé au synode de Tolède « Docteur excellent de l’Espagne ». Il lutta contre les hérétiques, composa des œuvres considérables sur la grammaire, l’histoire, la théologie, l’ascétisme et réforma l’Église catholique en Espagne. Le pape Jean-Paul II pense le nommer patron des informaticiens.

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Piéta. Représentation de Marie recevant au pied de la croix le corps de son fils. XIIIe  station.

Ici la Passion prend fin et la Compassion continue.

Le Christ n’est plus sur la croix il est avec Marie qui l’a reçu :

Comme elle l’accepta promis, elle le reçoit consommé.

Le Christ a souffert aux yeux de tous, de nouveau, au sein de sa mère, est caché.

L’église entre ses bras prend charge de son bien-aimé.

Ce qui est de Dieu et ce qui est de la Mère, et ce que l’homme a fait,

Tout cela sous son manteau est avec elle à jamais.

Elle l’a pris, elle voit, elle touche, elle prie, elle pleure, elle admire ;

Elle est le suaire et l’onguent, elle est la sépulture et la myrrhe.

Elle est le prêtre et l’autel et le vase et le cénacle.

Ici finit la Croix et commence le Tabernacle.      Paul Claudel « Le chemin de la Croix ».

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La Piéta.  Parce que Jésus a dit à Jean, au pied de la Croix, en désignant sa mère : « voici ta mère », les chrétiens de tous âges ont aimé contempler Marie pendant la Passion. Au XIIIe siècle, en Allemagne, se répandit une dévotion à Marie tenant le cadavre de son fils dans ses bras en pleurant. C’est la représentation de cette scène qui constitue la « Piéta ». La plus célèbre est le groupe sculpté par Michel-Ange qui se trouve à Saint Pierre de Rome.

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Saint HerbotVIIIe siècle – protecteur des animaux. Saint Herbot était le fils de riches seigneurs de Grande-Bretagne. Il vient tôt en Armorique. Il choisit de rester au milieu des bois pour mieux faire connaissance de Dieu en étant loin des gens. Les animaux le respectaient et les païens instruits par lui recevaient le baptême. C’est le saint le plus réputé parmi les saints bretons.

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Sur la chaire, sont sculptés les 4 évangélistes et Saint Pierre (de gauche à droite).

Saint Matthieu : ce collecteur d’impôts pour le compte de l’occupant romain, fut appelé par Jésus au nom des Douze. Son symbole : un ange ou un homme est dû au fait que l’évangile de Matthieu retrace la généalogie de Jésus.

Saint Luc :mandarin à Antioche, il se convertit et devient le disciple de Paul, qu’il accompagna dans son voyage missionnaire. Son symbole : le taureau, animal qui servait aux sacrifices au temple. C’est au temple que Luc fait commencer son évangile.

Saint Jean : le « disciple que Jésus aimait », sans doute l’évangéliste le plus profond. Son symbole : l’aigle, seul capable de fixer le soleil, l’aigle symbolise la contemplation.

Saint Pierre : le pêcheur qui quitta tout pour suivre Jésus. Représenté avec le coq qui rappelle son reniement, au moment de la Passion et les clés qui symbolisent la mission à lui confiée de lier et de délier en sa qualité de chef des apôtres.

Saint Marc : compagnon de Paul, lors du premier voyage de ce dernier, il aurait été le confident de l’apôtre Pierre à Rome. Son symbole : le lion car son évangile commence par l’évocation de Jean-Baptiste au désert. Selon la croyance de l’époque, ce lieu était peuplé de bêtes sauvages.

Saint Loup : 13e évêque de Soissons. Saint Loup fut nommé évêque de Soissons par l’archevêque de Reims, Saint Rémi. Il s’appliqua à gouverner son église avec une grande prudence. Les pauvres n’eurent qu’à se louer de sa charité étant par lui secourus dans tous leurs besoins. Parvenu à une extrême vieillesse, après avoir occupé le siège de Soissons une quarantaine d’années, il mourut plein de mérite vers l’an 540.

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Invitation aux passants : cette église où nous entrons nous accueille comme une mère ses enfants. Des milliers de gens depuis cinq siècles sont venus là pour y chercher le silence, y vivre leurs joies, leurs peines, leurs engagements, leurs désarrois, trouver la paix, un réconfort : les voûtes bruissent encore de toutes ces prières vivantes, en sont comme imprégnées. L’église fait alterner l’ombre et la lumière, cela favorise l’intériorisation, la paix. Peu à peu, cette paix nous enveloppe comme un manteau de tendresse. Ne craignons rien. Laissons-nous faire ; nous allons recevoir un cadeau à nous seuls destinés, à contre-courant des agitations de ce monde… Ouvrons grands les yeux et le cœur pour le découvrir puis l’accueillir : est-ce une rencontre, le reflet multicolore des vitraux sur la pierre, la qualité d’un certain silence, une parole, une douceur paisible, la beauté ‘un pilier ? quelles que soient nos convictions prenons le temps de nous asseoir. Respirons pleinement. C’est le lieu de la paix même. N’ayons pas peur. Détendons-nous, nous en sortirons pacifiés. « La vie est là ».

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Saint François d’Assise. Confesseur, Ϯ 1226. Saint François qui fut pendant sa jeunesse plein de vie et de vanité, renonça à tous ses biens, se fit mendiant et devint le saint chevaleresque, le jongleur, le troubadour du bon Dieu. Il réunit des disciples qu’il astreignit à la pauvreté absolue, fonda les trois ordres franciscains : les Frères mineurs, les Clarisses et le Tiers Ordre. Il reçut dans son corps les stigmates de la Passion du Christ.

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Plouigneau est une commune du département du Finistère, de Morlaix (Finistère).

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Les habitants de la commune s'appellent les Ignaciens, Ignaciennes.

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Plouigneau doit son nom à Saint Ignace, se dit en breton Sant Igneau d'où Ploué-Igneau, Moine de Cornouaille Britannique du nom de Quiniau qui traversa la Manche au VIe siècle pour s’établir sur nos côtes.

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Le blason : La croix celtique rappelle l'évangélisation de la région par les moines venus d'outre-Manche. La couleur verte évoque la terre celte d'Irlande.

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une gare de campagne entre Saint-Brieuc et Brest.

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On a attendu le train en vain, alors nous avons repris le chemin pour rejoindre la voiture positionnée à Plougonvin, à 9 km de là. Nous arriverons à la voiture vers 19h15, ce qui veut dire que nous avons marché plus d'une heure de nuit.

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Cette randonnée s'est déroulée le 11/12/13, journée particulière.

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16 décembre 2013 1 16 /12 /décembre /2013 18:25

Portsall

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Ancre de l’Amoco Cadiz : inscription sur la stèle :L’Amoco Cadiz, après avoir mouillé en dernier recours, chassa sous l’action du vent et du courant sur cette ancre pesant 20 t 500, (dont les pattes se brisèrent), et vint s’échouer le 16 mars 1978 sur Men Goulven, à 1100 mètres environ dans l’Est-Nord-Est du phare de « Corn Carhai », provoquant la plus grande marée noire du siècle.

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Le 16 mars 1978, le super tanker Amoco Cadiz long de 334 mètres, battant pavillon libérien longe les côtes bretonnes, avec à son bord 220 000  tonnes de pétrole brut. À 09h45, le bateau, se situant au nord d’Ouessant, tombe en avarie de barre et commence sa longue dérive, l’amenant à s’échouer, douze heures plus tard, à environ quatre kilomètres d’ici, dans le nord de Segou Vraz, près du phare de Corn Carhai.

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La proue (avant du bateau), qui émergeait de l’eau, est restée visible pendant plusieurs mois, offrant aux milliers de personnes qui se pressaient sur les côtes la vision d’un spectre saluant le ciel. L’épave a été engloutie l’hiver suivant, par une nuit de tempête.

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chapelle de Saint Samson

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Suite à cette catastrophe, ayant provoqué la marée noire la plus importante du XXe siècle, la réglementation a évolué, notamment par la modification du rail d’Ouessant en 1979, éloignant ainsi des côtes les navires transportant des hydrocarbures et des produits dangereux.

Depuis 1982, ce dispositif est surveillé en permanence par le Centre Régional Opérationnel  de Surveillance et de Sauvetage, le CROSS Corsen, situé à la pointe de Corsen à Plouarzel.

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L’espace muséographique, l’Ancre, An Eor, consacré à ce naufrage fait le récit de cet épisode douloureux dont la Bretagne a su se relever.

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Pointe du Guilliguy

Cale de Trémazan (3.3 km) ; Chapelle de Saint-Samson (5.5 km) ; Port de Portsall (1.0 km) ; Île Carn (4 km)

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Site archéologique : sépulture à entrée latérale du Guilliguy, commune de Ploudalmézeau. Avec son couloir d’accès, sa chatière, sa chambre sépulcrale, son compartiment fermé, son affleurement de granite, son tertre, sa ceinture de pierres et son caveau (âge de bronze).

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Ploudalmézeau en Pays d’Iroise : Le Guilliguy

Lieu de méditation

Ce site mégalithique où l’on distingue les restes d’une galerie dolménique (classée monument historique le 4 mars 1921) a été fréquenté aux époques mésolithiques et néolithique, à l’âge de Bronze puis à l’ère chrétienne. Il offre un point de vue panoramique remarquable sur toute la côte.

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« C’est debout, sur la pointe du Guilliguy, appuyé sur un Dolmen et les yeux fixés sur la mer, qu’il faut aller méditer quand la vie étroite du monde vous blesse, on devient fort à cet air de l’océan qui vous coule dans la poitrine. On se sent retrempé et vivace.     Émile Souvestre.

Dominant l’anse de Portsall, le site du Guilliguy a été occupé dès le mésolithique. Les vestiges les plus importants sont le dolmen du néolithique final et le menhir. Cette sépulture est composée d ‘un couloir de 4 m de long partiellement détruit par la mise en place d’un caveau à l’Âge du Bronze. Par une chatière, on accède à, la chambre sépulcrale longue de 6.70 m. un compartiment fermé complète ce dispositif à l’ouest. Ce monument est en appui sur un affleurement de granite au nord. Il est inclus dans un tertre ceinturé de pierres fichées verticalement en terre et de murettes de pierres sèches, intercalaires.

La fouille a livré des fragments de bols hémisphériques et de vases carénés, ainsi que le mobilier en pierres que l’on trouve habituellement dans ce type de monument.

Landunvez en Pays d’Iroise. Fontaine Sainte-Haude.

La sainte décapitée. Cette légende a été rédigée au XVe siècle par la famille du Chastel pour attester de l’ancienneté de son lignage et de la double protection d’un saint et d’un chevalier dont elle aurait bénéficié : « De retour à Trémazan après dix ans passés à la cour du roi de France, Gurguy, fils du seigneur de ces lieux, fut informé par sa belle-mère qu’il aurait fallu éloigner du château sa sœur Haude à cause de sa mauvaise conduite. Rencontrant Haude près de cette fontaine, il lui trancha la tête d’un coup d’épée. Peu après, Haude apparut à son frère, tenant sa tête entre ses mains, tandis que la marâtre tombait foudroyée. Haude lui pardonnant, Gurguy comprit alors que sa sœur  était une sainte et que sa belle-mère l’avait calomniée. Désespéré, il prit l’habit monastique. Saint Pol, alors évêque du Léon, lui donna le nom de Saint Tanguy après que Gurguy fut apparu à lui la tête auréolée de feu. »

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Dans la chapelle de Kersaint-en-Landunvez fondée par la famille du Chastel, les vitraux retracent cette légende.

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Sur les murailles de Trémazan (le donjon du château de Trémazan situé à 500 m de ce lieu, également édifié par les du Chastel, est le mieux conservé de l’ouest de la France), fleurissaient même en hiver, des œillets teintés du sang de la sœur de Tanguy, appelés « chinoff santez eodez »

Le bassin d’ablution circulaire de la fontaine aurait été formé par la chute de la tête de la sainte. On dit aussi que l’eau de la fontaine Sainte-Heude guérit les verrues.

Dune de Saint Gonvel, Le Verlenn, commune de Landunvez (espace naturel protégé).  

Un dolmen. Est bien caché aux abords des dunes de St-Gonvel-Le Verlenn.

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      Salon de thé : Fleur des Thés. (Port d’Argenton, commune de Porspoder) : Dans le port d'Argenton, un ancien caseyeur du Conquet s'est transformé en un original salon de thé. Pour grignoter un macaron, engloutir un kouign aman après une balade tonifiante sur la côte : voici un endroit parfait. On peut aussi y acheter des lichouseries régionales et quelques souvenirs. Le bateau peut être loué pour toute occasion festive et cette année le ponton supérieur sera ouvert. Avis aux gourmands !

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paysage côtier et animaux de la ferme dès qu'on s'enfonce légèrement à l'intérieur des terres au cours de cette randonnée du 4 décembre 2013.

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Plourin, parfois appelée Plourin-Ploudalmézeau, est une commune du Finsitère (Pays de Léon). Plourin s'étend sur 25,69 km2 et compte 1146 habitants.

C'est une commune rurale typique du Bas-Léon, avec son bourg rayonnant en étoile sur 3 axes.

Nous avons marché sur le territoire de cette commune en rejoignant à partir de Portsall notre point de départ sur la corniche de Porspoder.

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Nous avons évolué en face à l'île d'Yoc'h, dans la presqu'île St-Gonvel/le Verlen, les pointes Beg ar Garo et beg an Tour et le mini aber Penfoul pour rejoindre les voitures stationnées au parking de la Pointe de Landunvez.

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le phare du Four


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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 02:57

Le goulet de Brest est un bras de mer qui relie la rade de Brest à l'océan Atlantique.

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Long de 3 000 m et large de seulement 1 500 m, il est situé entre la pointe du Petit Minou et le pointe du Portzic au nord, et l'îlot des Capucins et la pointe des Espagnols au sud.

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À chaque renversement de marée, l'océan remplit et vide la rade de Brest en torrents pouvant atteindre 4 à 5 nœuds. Ainsi l'escale naturelle pour les voiliers est l'anse de Camaret-sur-Mer, afin d'attendre un courant favorable pour y accéder. C'est également dans l'anse de Camaret que se prépositionne le remorqueur Abeille Bourbon basé à Brest les jours de tempête pour pouvoir porter secours plus rapidement aux navires en détresse en mer d’Iroise ou dans le rail d’Ouessant.

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Le goulet de Brest est le seul accès maritime à la rade de Brest qui offre un abri naturel idéal pour une flotte de guerre (à l'instar de celles de Lorient, Toulon, ou Cherbourg). C'est donc à cet endroit et afin de protéger la ville de Brest, son port et sa flotte militaire, que de nombreuses installations militaires ont été concentrées.

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Le fort de Toulbroc’h : Les vestiges de guerre appelés fort de Toulbroc'h constituent une partie de l'ensemble de défense du goulet de Brest (France). Ils se trouvent sur la commune de Locmaria-Plouzané, accessibles par le sentier côtier GR 34 à la pointe du Grand Minou. Les premières constructions et batteries datent de 1884.

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Le 2 septembre 1944, le 5th Rangers américain tente de conquérir Toulbroc'h. Il faut exactement six minutes aux 60 rangers pour venir à bout des 5 officiers et 237 hommes de troupes allemands, qui sont fait prisonniers.

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Locmaria-Plouzane : À Déolen la maison des câbles transatlantiques : Le premier câble transatlantique Brest - Saint-Pierre-et-Miquelon - Cap Cod (États-Unis), part du Minou mais la plupart des câbles suivants partiront, dès 1879, d'une cabane provisoire, à Déolen. Une station sera construite en 1921, où sera transférée la totalité de l'exploitation, dès 1933, jusqu'aux années 60, époque de la fermeture du site. Après avoir hébergé les colonies de vacances des PTT, les bâtiments sont aujourd'hui des propriétés privées.

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Le premier câble télégraphique transatlantique français est parti de Déolen en 1879 avec un relais à Saint Pierre-et-Miquelon puis la mise en place d'une extension vers le Canada (Cap Breton, Nouvelle Écosse) et les Etats-Unis (Cap Cod, Massachusetts).

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Il a cessé de fonctionner en 1929 à la suite d'un séisme dans la région de Terre-neuve. En 1898, un deuxième câble, « Le Direct », long de 6 000 km (un record à l'époque), a été mis en place vers Cap Cod avec des extensions vers les Antilles. Hors d'usage pendant l'occupation allemande, il a été rétabli en 1952 et a fonctionné jusqu'en 1959. Un troisième câble (dommage de guerre en 1919) est venu doubler la ligne. Ce câble d'origine allemande passait par les Açores et atterrissait près de New York. Il a cessé de fonctionner en 1961.

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Le développement des câbles sous-marins téléphoniques coaxiaux a rendu les câbles télégraphiques obsolètes. La station a fermé en 1962 et a été transformée en centre aéré pendant quelques années.

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La batterie de Toul-Logot (commune de Plougonvelin). « Le trou de souris », tel est le nom de ce lieu en breton. Vauban le choisit dans les années 1690 pour y établir une batterie de défense de côte. La batterie provisoire édifiée par Vauban est reconstruite au XVIIIe siècle pour devenir permanente. Elle est vendue en 1857 et devient une ferme jusqu’en 1915.

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Toul Logot défendait la rade contre l'ennemi, les Anglais notamment, au XVIIe siècle. « Les archives évoquent le mouillage d'une flotte anglaise devant Bertheaume, en 1694, avant une tentative sanglante de débarquement sur la plage de Treaz-ruz à Camaret »

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Du XVIIe au XIXe siècle, la batterie de Toul-Logot défend l’anse de Bertheaume indispensable au fonctionnement du port de Brest. Au temps de la marine à voile, les navires doivent bénéficier de vents favorables pour du nord-est ou du sud-ouest pour sortir ou entrer dans la rade de Brest (à l’est). Dans l’attente de ces conditions, qui peut durer plusieurs semaines, les navires restent à l’ancre dans les anses de Camaret (au sud) et de Bertheaume (au nord). Ces deux sites sont essentiels pour le fonctionnement du port de Brest. Pour Vauban, ils en sont le « vestibule ». En contrôlant ces lieux, un ennemi empêcherait le départ ou l’arrivée des navires français.

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La batterie est armée de quatre canons en fonte de 18 livres sur des affûts du même type que ceux qui équipent les navires. Chaque canon tire de façon efficace jusqu’à 1700 mètres. Les projectiles sont des boulets de fonte de 18 livres (9 kg), ou des « grappes de raisin » constitués de petits boulets qui se dispersent lors du tir. 8 hommes sont nécessaires pour la manœuvre d’un canon. 

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photos prises au cours de la randonnée le 13 novembre 2013

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 23:28

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LANHOUARNEAU

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La paroisse doit son nom à saint Méen, à qui saint Arnoc aurait dédié l'église initiale :

« Arnec était fils de saint Judicaël et de la reine Morone sa femme. Il embrassa la vie religieuse sous saint Judoce, son oncle, avec lequel il vécut quelque temps sur les bords de la Canche, dans le Ponthieu. À la mort de ce saint parent, il revint dans le Léon, y bâtit sur les bords de l'Élorn une cellule et une chapelle devenue célèbre sous le nom de Land-Ernoc, nom qu'a conservé la ville actuelle de Landerneau. Plus tard saint Arnec devint évêque dans le canton d'Illy. Son évêché ne renfermait que vingt ménages. Pendant son épiscopat, il fit construire deux églises dans la paroisse de Ploudaniel et les dédia aux deux meilleurs amis qu'avait eu le roi son père, l'une à saint Méen, l'autre à saint Éloi. Près de lui vivait un saint ermite nommé Guénion, Guinien ou Vinien, qui était frère de saint Judicaël et à qui saint Arnec céda son évêché. Saint Guinien est patron de Pleudaniel. L'ancien petit royaume d'Illy était dans la paroisse de Trégarantec et contenait dix-sept villages. Saint Arnec est le patron de Trégarantec. »

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Le nom de la localité s'est par le passé écrit "Saint-Neven" à l'époque où ce n'était encore qu'une trève de Ploudaniel.

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En 1644, les fidèles de la trève de Saint-Méen se rassemblèrent dans le cimetière de Ploudaniel afin de demander à l'évêque de Léon le droit d'avoir leurs propres fonts baptismaux, afin de pouvoir baptiser leurs enfants sans avoir besoin de se rendre à l'église-mère de Ploudaniel. Ce droit leur fut apparemment accordé puisque les fonts baptismaux datent de 1644.

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Le Tiers-état de la trève de Saint-Méen envoya deux députés, Guillaume Corbé et Hervé Grant, pour la rédaction du cahier de doléances de la sénéchaussée de Lesneven.

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En 1791, la commune de Saint-Méen est créée, totalement détachée donc de celle de Ploudaniel, et prend le nom de Méen-la-Forêt. Son église est alors en ruines, et le premier recteur de Saint-Méen bénéficia de l'aide d'un notable, Emmanuel Pons-Dieudonné Las Cases (fils du célèbre Emmanuel de Las Cases, mémorialiste de Napoléon Ier à Sainte-Hélène), car celui-ci devint amoureux d'Henriette de Kergariou, originaire des environs de Lannion, mais dont la famille possédait le manoir de Coz Castel en Saint-Méen qui aurait abrité leurs amours et où leur fils serait né le 8 juin 1800. La paroisse est touchée rabaissée au rang de succursale de celle de Ploudaniel entre 1803 et 1807 avant de redevenir une paroisse de plein exercice.

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Vers 1846, Saint-Méen s'agrandit au détriment de Ploudaniel. Son territoire a été à nouveau agrandi en 1954 lors de l'annexion de onze hameaux de Plouider.

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Une légende intitulée La belle et le Romain a été résumée ainsi :

 

« Le roi romain de Kerilien en Plounéventer, voulut épouser la très jolie fille d'Izur, un seigneur de Saint-Méen, qui n'avait aucune intention de la lui donner. La fille, guère plus enthousiaste à l'idée de ce mariage, fixa une condition au Romain : elle avait envie que la laine noire des moutons de son père devienne toute blanche pour qu'elle puisse en tisser sa robe de mariée. Si son prétendant sortait vainqueur de l'épreuve, elle lui accorderait sa main. Sans doute ignorant de la couleur naturelle des ovins armoricains, le Romain se mit bravement à la tâche. Penché sur son lavoir, il frotta, lava, frotta encore, et lava toujours, sous les encouragements sincères de sa belle. Tous les soirs, elle rentrait chez son père tandis qu'il continuait à frotter et à laver... On imagine le sourire de la rusée ! Après quelques semaines de ce régime, le Romain mourut d'épuisement et de désespoir sans que l'occupant pût reprocher quoi que ce fût à Izur et à sa fille. »

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 14:34

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Une croûte (ou croute), est bien entendu la manière argotique de désigner une oeuvre peinte et dont la qualité est mise en question.

P1400388.JPGP1400389.JPGP1400390.JPGP1400395.JPG La Foire aux Croûtes à Brest, sur la place GUERIN a lieu tous les ans pendant le week-end de l'Ascension.

P1400401.JPGP1400398.JPGP1400403.JPGP1400404.JPG Cette année, nous avons assisté à la 24ème édition, du 9 au 11 mai 2013.

P1400408.JPGP1400410.JPGP1400411.JPG La Foire aux Croûtes fait partie des fondamentaux de la Place Guérin et même de BREST.

P1400412.JPGP1400413.JPGP1400414.JPGP1400417.JPG La Place Guérin prend ainsi des airs de Montmartre avec cette concentration de toiles et de sculptures, ses spectacles de rue, ses étudiants un peu soixante huitards, ses rendez-vous des peintres en tous genres.

P1400419.JPGP1400421.JPGP1400424.JPG Art breton, spectacles burlesques, art de rue égaient les chevalets couverts d'oeuvres aux teintes de la diversité... On ne peut qu'y flaner le sourire au coeur!

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Après la promenade colorée à la Place Guérin, j'ai eu envie de faire un tableau avec mon appareil à images numériques et pour cela, je suis descendu au port de co...

P1400428.JPGP1400434.JPG P1400429.JPG

 

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