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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 08:43

 

On a rencontré zéro pèlerin de Faro à Evora. On a rencontré un jeune couple de Portugais (Edouardo et Zita) à Lisbonne qui pérégrinait jusqu'à Fatima (6 journées). A Santarem, on a rencontré une Hollandaise, Merika et un Espagnol, Joseph qui allaient jusqu'à Porto. Hervé de Auch a cheminé quelques jours sur le même parcours que nous, une Canadienne, Meaghan, professeur de yoga, de Porto à Tuy et Stan, le messin avec son collègue de crapahut, originaire de Montcucq qui habite La Rochelle aujourd’hui. Nous avons eu le temps de sympathiser avec un couple de cyclistes Galiciens, Anton et Gyongyi, entre Coimbra et Porto. Nous avons rencontré un papa suédois (la quarantaine) et sa fille de six 60--5-.JPG ans, Armanda, qui a fait une étape de 27,5 km entre Barcelos et Ponte de Lima !!!! Nous avons bien é cha n gé avec Dieter et Wolf, deux jeunes allemands de 70 ans. Un couple d’Espagnols et un groupe de quatre Italiens ont croisé notre route à plusieurs reprises, ainsi que quatre Portugaises, de 30, 40, 50 et 60 ans : Anna, Maria Christina, Eléonore et l’aînée qui ne nous a pas confié son prénom. On a connu un couple d’Allemands, Carolina et son mari Gunther. Un groupe de quatre sympathiques Allemandes et de sept policiers espagnols nous a permis de nous divertir quelques fois sur les dernières étapes.

Comment oublier les innombrables monuments magnifiques, les majestueuses cigognes, les championnats de  gymnastique rythmique, les délicieuses oranges cueillies sur l’arbre, les sites sauvages exceptionnels qui ont fait que, globalement nous retiendrons de ce pèlerinage jacquaire un bilan positif. On oubliera volontiers les jours de canicule où il a fallu gérer la journée de marche pour éviter le coup de chaleur fatal et les journées sous le déluge.

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Ce chemin était très varié et nous avons fait des rencontres extraordinaires… avec le peuple portugais (patronnes de residencial, patrons de snack-bar, vendeur de fringues, de cartes postales, guide de musée, étudiants, passants attentionnés, grands-mères, chauffeurs de bus…) et Antoine, le restaurateur de Pedra Furada qui nous a fait un accueil chaleureux. Il nous a confié les clés de son appartement de Barcelos, 10 kilomètres après Pedra Furada pour y passer la nuit. Je lui ai offert mon « Gwenn ha Du » frappé d’une coquille Saint-Jacques qui m’a accompagné, accroché à mon sac à dos en 2008, et en 2009.

Ce peuple portugais est si sympathique et tellement chaleureux que nous projetons déjà de faire en 2013 un autre Camino au Portugal à partir d'Evora en passant par Alter do Chao, Castelo Branco, Bragança et Ourense.

J'ai pris 11840 photos, Jean-Paul a également battu son record du nombre de prises de vue en un pèlerinage, mais ce n'était pas un objectif en soi.

ci-après, un témoignage d'un ami, Henri:  "Plouarzel, le 19 juin 2011, Didier, je sens que tu vas nous revenir tout transformé par ce pélé. Merci pour la carte postale, bien reçue. Tu nous raconteras cela de vive voix. J'ai cru comprendre que vous avez rencontré quelques difficultés mais aussi des personnes formidables qui ont su vous aider. En clair, vous n'avez pas manqué de SOUFFLE. Le SOUFFLE de Dieu est toujours là; c'est nous qui parfois passons à côté. L'expérience prouve que plus on goûte ce SOUFFLE, plus on en a envie. Vraiou pas ???? Amitié, Henri."




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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 08:27

Nous avons connu des émotions fortes comme à Fatima, des rencontres superbes de Portugais chaleureux et accueillants. Nous avons traversé beaucoup de beaux paysages. La ferveur des Portugais n'est pas une légende et demeure très active encore aujourd'hui, avec un petit bémol cependant à l’endroit des plus jeunes.

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L'escale de Fatima a certainement été la plus émouvante, tant le sanctuaire y est grandiose et sobre à la fois. La force spirituelle qui s'y dégage est très intense, supérieure à celle rencontrée antérieurement (2008) à Compostelle. Chaque habitation est décorée par des azulejos ou des statues représen tant le Christ, la Vierge Marie, Nostra Signora di Fatima et de nombreux saints dont Saint Antoine de Padoue appelé Saint Antoine de Lisbonne car né en 1195 à Lisbonne et décédé le 13 juin 1231 près de Padoue ...

Nous sommes heureux d'avoir découvert le Portugal et le Camino portugues qui nous a paru plus difficile que le Camino frances, en Espagne. Le dénivelé y est important. Heureusement nous étions en bonne condition physique, ce qui nous a permis de marcher sans la moindre difficulté. Je tiens à remercier le Docteur ESCOBAR, le chirurgien qui a posé ma prothèse totale de hanche (PTH) rn mars 2009 à Brest.

Nous ne sommes pas tentés à refaire ce pèlerinage-là étant donné l'irrégularité des étapes. En effet, environ deux étapes sur trois sont plutôt très jolies et malheureusement un tiers de ces journées de randonnées ne présentent pas un véritable intérêt car il y a beaucoup de routes nationales, fort fréquentées par des chauffards et nous avons longé des zones industrielles parfois interminables... bref, le Camino portugues est vraiment superbe, mais moins régulier que le Camino frances.

 

Pendant 40 jours j'étais loin des préoccupations (opposition islam-christianisme), bien que les visites de musées et autres lectures m'ont appris que le Portugal a été sous le joug des musulmans de 711 à 1249 et le reste de la péninsule ibérique de 711 à 1492.... Le devoir de mémoire n’est pas une vaine action, l’Histoire se répète invariablement....

40 jours, ça passe à une vitesse inouïe. J’ai prié pour tous mes proches, ma famille, mes amis et les personnes que j’ai bien connues décédées en 2010.

Nous avons partagé des moments formidables. Nous avons senti le souffle, le vent bienfaiteur quand il faisait trop chaud les après-midis des premières semaines en Algarve et en Alentejo, nous avons humé le souffle quand nous traversions ces grandes forêts d'eucalyptus, nous avons entendu le souffle par les oiseaux qui nous saluaient régulièrement sur notre passage et nous avons vu le souffle quand les aimables et serviables Portugais nous apportaient leur ai

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de quand nous rencontrions quelques difficultés.

Cela a beau être la cinquième année que je chemine sur les Chemins de Compostelle, je découvre encore que je n'avais pas fait le tour sur ma propre foi. Je n’avais pas toujours eu les réponses aux questions qui me taraudent comme par exemple, celles concernant mes certitudes et mes doutes sur l'après de notre passage sur terre, ou alors sur la forme de vie que connaîtront nos petits enfants au prochain demi-siècle, voire encore sur les traces que nous aurons laissées pour les générations de l'an 4 000. Autres questionnements, sur l'amour, sur la joie, sur la tristesse et sur notre relative facilité à oublier les moments trop pénibles de l'existence, bref, chaque année est une redécouverte de mon moi, de mes dispositions à m'ouvrir sur le monde et de ma capacité à m'émerveiller devant la nature, exceptionnelle œuvre d'art du Créateur, qui nous a permis la vie tout simplement, le mystère de la vie. Mais pourquoi laisse-t-Il faire toutes ces saloperies qui pourrissent les relations entre les peuples, et entre les hommes, les guerres, les crimes et autres absurdités de ce genre?

 

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 11:03

 

Nous sommes heureux d'avoir découvert le Portugal et le Camino portugues qui nous a paru plus difficile que le Camino frances, en Espagne. Le dénivelé y est important. Heureusement nous étions en bonne condition physique, ce qui nous a permis de marcher sans la moindre difficulté. Je tiens à remercier le Docteur ESCOBAR, le chirurgien qui a posé ma prothèse totale de hanche (PTH) en mars 2009 à Brest.

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Nous ne sommes pas tentés à refaire ce pèlerinage-là étant donné l'irrégularité des étapes. En effet, environ deux étapes sur trois sont plutôt très jolies et malheureusement un tiers de ces journées de randonnées ne présentent pas un véritable intérêt car il y a beaucoup de routes nationales, fort fréquentées par des chauffards et nous avons longé des zones industrielles parfois interminables... bref, le Camino portugues est vraiment superbe, mais moins régulier que le Camino frances.

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Pendant 40 jours j'étais loin des préoccupations (opposition islam-christianisme), bien que les visites de musées et autres lectures m'ont appris que le Portugal a été sous le joug des musulmans de 711 à 1249 et le reste de la péninsule ibérique de 711 à 1492.... Le devoir de mémoire n’est pas une vaine action, l’Histoire se répète invariablement....

40 jours, ça passe à une vitesse inouïe. J’ai prié pour tous mes proches, ma famille, mes amis et les personnes que j’ai bien connues décédées en 2010. 



 

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 10:53

 

Samedi 11 juin, veille de Pentecôte, 1300 pèlerins ont reçu leur Compostella et le dimanche de Pentecôte, il y en a eu 1000 qui ont retiré leur Compostella, c'est dire le nouvel engouement pour ce Camino, un effet de mode croissant.

Nous sommes rentré6s à Brest le 15 juin et je dois avouer que l'atterrissage est plutôt délicat, il y a des travaux d'extension de notre maison et ils ne sont pas terminés alors que c'était prévu.

J'ai beaucoup apprécié le fait de "naviguer" en solo, en fait nous avons appareillé à deux, un équipage formé de Jean-Paul et moi. Les dix premiers jours ne nous ont pas permis de rencontrer de pèlerins, c'est ce que je voulais dire en parlant de « solo », une pérégrination, un pré-pèlerinage voire une divagation dans le sud du Portugal où les gens de ces régions (Algarve et Baixa Alentejo) ne connaissent que le pèlerinage de Fatima et n'ont pas ou très peu entendu parler de Compostelle.

J'ai également apprécié les centres historiques de Castroverde ou de Beja, et aussi la cité inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco, Evora, ou encore Coimbra et sa célèbre université, Porto ou encore ces splendides villes comme Loulé, Castro Verde, sans oublier Lisbonne, naturellement... ni les blanches bourgades, villages et hameaux, encore moins les chapelles abritant du regard les fresques et les azuléjos.17.1

Aux journées caniculaires des deux premières semaines de début mai, ont succédé deux journées sous le déluge, ce qui a tempéré les étapes suivantes jusqu’en Galice.

Nous avons connu des émotions fortes comme à Fatima, des rencontres superbes de Portugais chaleureux et accueillants. Nous avons traversé beaucoup de beaux paysages. La ferveur des Portugais n'est pas une légende et demeure très active encore aujourd'hui, avec un petit bémol cependant à l’endroit des plus jeunes.

L'escale de Fatima a certainement été la plus émouvante, tant le sanctuaire y est grandiose et sobre à la fois. La force spirituelle qui s'y dégage est très intense, supérieure à celle rencontrée antérieurement (2008) à Compostelle. Chaque habitation est décorée par des azulejos ou des statues représentant le Christ, la Vierge Marie, Nostra Signora di Fatima et de nombreux saints dont Saint Antoine de Padoue appelé Saint Antoine de Lisbonne car né en 1195 à Lisbonne et décédé le 13 juin 1231 près de Padoue ...

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 08:38

Pourquoi suis-je addict à Compostelle?

Anecdotiquement, pérégriner sur les Chemins de Saint-Jacques de Compostelle m’a conduit en Aubrac. Parmi ce plateau d’une beauté sauvage toute gauloise, j’ai appris que dans certains burons d’Aveyron (ancienne fabrique de fromage) on y fait revivre les traditions pastorales du plateau. On croit encore y entendre le bruit des cloches que portait le bétail. Au XIX° siècDSCN2090a.jpgle, ces cloches, fondues dans le département du Doubs, étaient un signe de richesse. En Aveyron (Saint-Chély-d’Aubrac, Espallion, Estaing, Conques), les cloches étaient gravées aux noms des enfants et petits enfants du propriétaire du troupeau.

 

Plus concrètement, je suis curieux. Je lis beaucoup et je suis l’actualité générale. Je discute et je digère tout cela. Dans le quotidien, les gens m’étonnent… et me déçoivent parfois. Et quand je me trouve sur le Chemin de Compostelle, je prends une certaine distance par rapport au direct et je m’intéresse à l’histoire de chaque pèlerin qui suit les mêmes parcours que moi, chemin géographique et parcours spirituel, en cette période de retraite annuelle. Tout le monde a quelque chose à raconter, toute vie a du sens. J’aime savoir ce qui remplit de bonheur les pèlerins avec lesquels je sympathise, quelle relation ils ont avec leurs proches, quel regard ils ont sur le monde du travail ou sur l’image qu'ils se font de notre Europe dans vingt ans.

 

Quand je suis en chemin, je quitte les délires idéologiques qui font débat, ces joutes verbales qui cachent les vrais problèmes, la crise économique, la pauvreté et les bas salaires. Je préfère penser à la reconnaissance du miracle qui ouvre la voie de la béatification de Jean-Paul II après que la guérison inexpliquée de sœur Marie Simon-Pierre, une religieuse française de 44 ans souffrant de Parkinson eut été attribuée à l’intercession du pape plonais.DSCN2160 Et puis je pense beaucoup aux moyens qui vont être mis en œuvre pour sortir de la confrontation et pour organiser le dialogue entre les religions afin de faire bouger la situation chez nous et ailleurs, c’est le problème de l’islam en Europe, pollué par les avatars d’une forme d’islam terroriste pourtant fortement minoritaire dont l’extrémisme nous paraît bien envahissant .

 

Se retrouver randonneur de longue durée, c’est parfois approcher la condition de ces gens qui vivent dans la rue, dans nos villes et campagnes françaises. Et cela déclenche naturellement la réflexion sur les causes qui poussent certains individus à devenir SDF. Le chômage, la crise, les lois impitoyables qui régissent notre pays ? C’est sur le chemin de Compostelle que j’ai abordé l’idée que c’est le manque d’amour dans leur petite enfance qui a fait dégénérer ces naufragés de la vie. En effet, l’amour de son père et de sa mère diminue considérablement le risque qu’un jeune enfant devienne plus tard SDF. Cet amour parental est une protection pour toute la vie.   

Pendant mes cheminements sur ce que jappelle volontiers le "Camino magique"  je pense à toutes ces récentes catastrophes naturelles qui seraient dues aux changements climatiques et surtout je m'interroge

: quelle Terre allons-nous laisser à nos enfants?

On a le temps, on est en dehors du système et donc notre esprit est disponible pour toucher à tout, faire des arrêts sur images, se poser des questions, parfois essentielles, ce que le rythme endiablé de notre quotidien ne nous permet pas de faire.

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Quand je pérégrine, je ne suis pas en permanence pendu à mon virtuel téléphone mobile en conversation avec Notre-Père - si, une bonne heure chaque matinée - je conserve la conscience qu'il ne faut pas indéfiniment  s'accrocher aux nuages sur lesquels j'adore planer. Les choses terre à terre s'imposent et il faut penser toujours à un moment ou un autre de la journée à la logistique afin de ménager la pérénnité du périple pédestre.

Enfin, avec toutes les rencontres, la vie de pèlerin me fait mûrir plus vite. Car il faut admettre que même à 60 ans bientôt, on a besoin d’acquérir encore de la maturité. C’est une des nombreuses leçons apprises en « faisant Compostelle » : atteindre son plein développement intellectuel grâce au temps disponible à la réflexion. Je ne connais pas beaucoup d’autres démarches qui permettent de rendre sage le garnement qui sommeille toujours en moi.   

Le polisson, parfois coquin, que je ne peux m'empêcher d'être, chemine en gardant bien présente à l'esprit la devise des compagnons, ceux qui pérégrinent à travers la France - plusieurs années d'itinérance - "Servir sans s'asservir ni se servir". Se déclarer pèlerin procède d'une démarche altruiste, en développant son sens de l'entraide, en apportant son sens pratique pour faire des propositions afin de faire progresser l'âme de Saint-Jacques de Compostelle. La communauté des pèlerins partage en grande majorité - quoi que - l'esprit et la façon de se comporter du jacquet (la jacquet attitude), imprégnée d'une espérance durable.

Je suis heureux de vous faire part de ces réflexions, fruits de quatre années de pèlerinages de Compostelle.

 

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 01:41

En cette troisième année consécutive, nous allons achever mon pèlerinage en partant le 24 avril 2008 de Santo Domingo de la Calzada pour atteindre Saint-Jacques de Compostelle le 20 mai 2008. Mon rêve étant d'effectuer le périple-pèlerinage en une seule traite du Puy-en-Velay à Santiago, mais ceci est un autre défi et fera l'objet d'une pérégrination ultérieure, notamment quand je serai libéré de mes obligations professionnelles.

Cette fois, Jean-Paul et Henri sont mes compagnons de route. Nous sommes surpris par la fraîcheur des matinées en cette fin avril sur le Camino francès. Plusieurs fois, il faudra faire preuve d'imagination pour protéger les mains, avec des chaussettes en laine, par exemple.

Les anecdotes vont se succéder à un rythme incroyable. Quelques exemples: nous trouverons le monastère de San Juan de Ortega fermé pour cause de décès d'un moine. C'est un brave autochtone qui nous transportera au gîte suivant 4 km plus loin, albergue évidemment pleine à craquer et nous sommes heureux de dormir dans une mezzanine où il n'est pas possible de se tenir debout tant le plafond est bas et l'échelle d'accès particulièrment peu pratiquable. Mais un pèlerin est toujours fatigué et dort n'importe où, ou presque;  ce n'est pas le confort son souci principal.

Nous avons rencontré des pèleins français de Royan et de Rennes formidables, Maurice, Eugène, des américaines étonnantes et sympathiques, Suzanne et Patricia, des espagnoles charmantes, des canadiens superbes, bref, beaucoup de belles personnes, respectueuses de l'esprit de Chemin de Compostelle.

Nous avons vécu une heure de grande tendresse animale quand nous avons joué avec un ânon de deux ou trois jours qui voulait nous suivre et quitter sa mère; un moment de pur bonheur! Il y a eu des étapes assez difficiles, sous la pluie, principalement en Galice, à l'approche du Saint but.

Nous avons vécu quelques soirées mémorables, particulièrement dans un jardin de curé, où nous nous sommes retrouvés en pays de connaissances par une fin d'aprèsmidi printanière à deviser, écrire des cartes postales et nous désaltérer à la cerveza, au gîte-presbytère de Sant Ibanez de Valdeiglesias, où le repas s'est achevé par des chants magnifiques menés de main de maître par Henri. La soirée s'est terminée par une messe expéditive dans une église remplie aux trois quarts alors que le village ne compte guère plus d'une cinquantaine d'habitants.

Quels excellents souvenirs de ces soirées à Itero de la Vega, à Leon, à Villalcazar de Sirga où nous avions dans notre chambrée le champion du monde des ronfleurs que nous avions surnommé Da Silva et qui peut s'ennorgueillir d'avoir fait dormir un jeune pèlerin sur le parvis de l'église de Vilalcazar de Sirga où la température au petit matin avoisinait zéro degré.

C'est à SAHAGUN que j'ai perdu ma CB, et à Puente Villarente, à l'albergue San Pelayo ou encore à Villar de Mazarife et à Calzadilla de los Hermanillos que nous avons vécu des soirées décontractées et chaleureuses, partagées avec les pèlerines et pèlerins de la "caravane élastique".

Nous avons su rompre avec l'habitude de marcher en respectant autant que possible le timing pour visiter pendant deux bonnes heures le musée de la cathédrale de ASTORGA; Quelle merveille!

Ce que je décris-là est très injuste car un grand nombre de villes, villages et autres curiosités visités tout au long de ce magnifique parcours ne sont pas cités et méritent pourtant la même attention. La mezeta aux paysages grandioses ou de canyons dignes des meilleurs Westerns nous a ravis. Le spectacle des cigognes nous a comblés.

Tout cela pour dire que nous avons passé sans doute un des plus jolis mois de notre vie, sur ce tronçon fabuleux du Pèlerinage de Santiago de Compostella.

Dans quelques jours, je vous conterai ce que nous réalisâmes en 2009.20080520_camino-080520_9999_263.JPG

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 14:56

Le 11 mai 2007, je quittai seul Cahors pour cheminer une vingtaine de jours jusqu'à PUENTE LA REINA, du moins le pensai-je ce jour-là. Nicole, mon épouse m'avait amené de Brest à Cahors pour reprendre le Chemin commencé en mai 2006 au Puy-en-Velay. Je me sentais correctement entraîné et j'étais plutôt confiant. Surtout que des amis m'ont accompagné ces derniers mois de mise en condition: une journée par semaine. C'est plus facile de se retrouver à plusieurs pour les randos d'entraînement, car certains jours où la météo n'est pas très clémente, si on est seul à devoir marcher pour marcher, on peut être tenté de reporter. Et puis nous avons découvert que nous aimions nous retrouver, nous découvrions la Randonnée et nous aimions visiter des sites plus ou moins remarquables dans le Finistère.

Mon sac faisait 14 à 15 kg, encore trop lourd... mais bon, c'est pari et bientôt j'arrive dans le Gers, il y pleuvait beaucoup à cette période-là. La terre glaise colle aux chaussures et le pas est lourd. J'avais confiance en mes chaussures spéciales randonnée, et faisais des rencontres, menant ma barque assez serainement. Tout allait plutôt bien quand au sixième jour je constatait que mon pied droit était légèrement douloureux. Je n'y ai pas accordé suffisamment d'attention car le septième jour de marche, entre CONDOM et EAUZE, j'ai beaucoup souffert. Arrivé difficilement au gîte d'étape, l'enclos d'Escoubet, le Domaine du Possible, je devais me rendre à l'évidence, aidé par les pèlerins qui faisaient étape avec moi, que mon petit doigt de pied était très infecté et qu'il fallait recourir aux soins d'un médecin. Ce que je fis le lendemain et le médecin m'a recommandé d'interrompre mon périple pour soigner le mal. Le coeur meurtri, j'acceptais la sentance du devoir d'abandon.

Rentré à Brest, je respectais deux mois de repos et soins ad hoc et reprenais l'entraînement avec les amis. C'est alors que nous décidames de reprendre le Camino à EAUZE en septembre pour un parcours de 20 jours devant nous faire atteindre Santo Domingo de la Calzada. Mes amis ont découvert que je n'étais pas du tout arc-bouté sur le fait de faire le Chemin seul. Ils étaient ravis de partager une telle expérience.

Le 28 août, nous étions quatre brestois au Domaine du Possible à Escoubet pour poursuivre mon aventure compostellane. Malheureusement, le 30 août 2007, nous devions nous retrouver à trois, Jean-Paul s'est fait un méchant lumbago en glissant sur le sentier humide lui interdisant toute forme de marche... La tristesse de la séparation a fait place aux aventures courantes et extraordinaires à la fois jusqu'à Santo Domingo de la Calzada.

Cette narration veut essentiellement faire un effet de loupe sur le fait que se lancer sur les chemins de Compostelle n'est jamais un challenge acquis d'avance.

Si vous êtes intéressés à connaître les anecdotes vécues lors de notre participation au Pèlerinage de Compostelle en 2008, je vous donne rendez-vous sur ce blog dans quelques jours...

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 07:38

R0016286.JPGEn mai 2006, je me suis lancé sur le Chemin de Compostelle. Seul, je suis parti du Puy-en-Velay et j'ai atteint Cahors en 15 jours. J'ai eu des difficultés parce que mon sac à dos était trop lourd.

A Estaing, j'ai renvoyé chez moi, à Brest, par La Poste six kilos de matériel inutile. J'ai fait des rencontres enrichissantes et ce fut une excellente expérience puisque qu'à l'issue, je décidais de recommencer en mai 2007 à partir de Cahors pour 20 jours en visant Puente la Reina.

En 2005, jai effectué quelques entraînements pour connaître ma capacité à marcher sur des distances significatives plusieurs jours de suite. Les premières tentatives me démontrèrent que mon projet de pérégriner sur les Chemins de Compostelle n'était pas gagné. En effet, les premières randonnées que j'organisais, de 15 km me paraissaient terriblement longues et un maximum à mes capacités de piètre marcheur. Au bout de la sixième tentative, je commençais à tirer quelques conclusions négatives, mais un imprévu m'a obligé à allonger la distance programmée, et j'ai réalisé à l'insu de mon plein gré 18 km... Exploit que je n'aurais osé espérer et donc, la rando suivante a été prévue sur 18 km, et ça a marché! En fait, c'était plus dans la tête que dans les jambes la limite qui me bloquait. Ensuite, toujours seul, je m'imposait de faire des randos de 22 à 24 km une journée ^par emaine, puis deux jours de suite. J'ai appris à marcher et je pense que ces essais étaient nécessaire avant de se lancer dans l'aventure compostellane. je vous conterai la suite dans un prochain article pour décrire mon apparition sur le Camino en 2007 où tout n'a pas fonctionné comme prévu, à très bientôt, Didier

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