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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 18:22

Papa, Léon, né en 1914 a vécu jusqu’à 90 ans. À l’âge de 9 ans, il se rend à pied plusieurs fois par semaine du Plessis-La Trugalle (Neuville-sur-Sarthe – 72) à l’atelier d’un peintre d’œuvres religieuses pour poser comme modèle pour un tableau représentant un ange qui sera installé dans la cathédrale du Mans.

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À 11 ans, il devient garçon d’écurie dans un élevage de chevaux de courses à La Guierche (Nord/Le Mans/12 km). Il dort dans la mangeoire des chevaux. Il ne va plus à l’école. Il reste attaché au monde hippique et deviendra jockey.

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Il fait son service militaire entre 1937 et 1939. À son retour, en 1939, à 25 ans, il est mobilisé pour la Seconde guerre mondiale. Il sera prisonnier en Allemagne jusqu’à la Libération. Il reprend l’entraînement sur le champ de courses de Vincennes.

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Au cours d’un de ces entraînements, en trop monté, il reste accroché aux rennes de son cheval qui s’est cabré après avoir pris peur lorsqu’il trottait parallèlement à un camion fort bruyant qui évoluait à proximité de la piste. Papa n’a pas eu le réflexe de lâcher prise et reçoit alors le cheval qui s'est renversé sur lui.Il a la colonne vertébrale brisée à plusieurs endroits.

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Il sera accroché au plafond d’une chambre de la Pitié-Salpêtrière (75013 - Paris) le corps enserré dans un plâtre qui l’immobilise à partir de ses deux genoux jusqu’au menton. Son calvaire va durer un an.

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Il sortira sans séquelles de cet accident, puis rencontrera notre maman, Denise en 1948. Ils se marièrent rapidement et mon frère jumeau, Patrick et moi avons vu le jour en août 1951.

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Après sa rééducation suite à son immobilisation totale d’une année, il se reconvertira dans l’élevage de porcs, ses connaissances en matière d’animaux domestiques étant très complètes.

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Papa m’a transmis son amour des chevaux, et j’ai la chance de vivre des journées de communion avec lui lorsque je me rends sur un hippodrome, ce qui est très rare.

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Je souhaitais lui rendre hommage par ces images prises le 15 septembre 2013, à l’hippodrome « Croas-al-Leuriou » à Landivisiau. Nicole m’accompagnait.

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Nous avons assisté à une scène terrible qui m’a fait penser à mon père encore plus fort. En effet, à 16h15, une pouliche de quatre ans, préparée pour courir dans la cinquième course (plat de 2 150 mètres) s’est cabrée très haut sur ses pieds postérieurs, tellement haut qu’elle s’est renversée. Il n’y avait pas de jockey sur son dos. Sa chute a été violente, à plat dos, ce qui lui a été fatal, les vertèbres cervicales brisées, elle est morte sur le coup. Je n’ai pu m’empêcher d’imaginer papa dessous lors de son accident de Vincennes, il y a 66 ans.

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Le cabré est ce qu'il y a de plus dangereux, ça peut arriver avec un jeune cheval comme un vieux, aussi bien en balade qu’au paddock. C'est le pire vice qui existe, ça n’est pas toujours fatal mais ce dimanche 15 septembre 2013, ça n’a pas pardonné.

Voici une vidéo qui montre le danger du cabré : http://www.youtube.com/watch?v=eGe7JJrBB34&feature=fvwrel

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J’ai lu quelques témoignages :

1 - « une de mes juments avait cette mauvaise habitude de se lever dès qu'elle se braquait. Elle s'est déjà retournée, mais ça ne l'avait pas gênée pour recommencer 5 min après... Outre le réel danger pour le cavalier (plusieurs sont morts ou sont restés paralysés quand ils se prennent le cheval dessus), certains chevaux se tuent en se brisant les vertèbres cervicales. »

2 - « Le danger dans le cabré, c'est la probabilité qu'a le cheval de se renverser, lorsqu' il perd l'appui sur l'un ou l'autre des postérieurs et risque alors de basculer de côté ou en arrière. Il faut alors que le cavalier se jette à droite ou à gauche, afin de ne pas se retrouver sous le cheval en cas de chute. »

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Certaines situations (agressions d'autres chevaux, excitation excessive due à un environnement nouveau, émotion violente…) peuvent entraîner chez un cheval très émotif et réactif une réaction vers le haut exceptionnelle. Le cavalier tachera de ne pas mettre son cheval dans de telles situations… et de garder son cheval calme.

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3 – « Lorsque le cheval se pointe (cabre) violemment et très brusquement, sans aucun contrôle, c'est beaucoup plus dangereux. Attirez alors vivement la tête du cheval de côté. La cabrade est souvent stoppée… Si toutefois le cheval est parti pour se renverser, il chute alors de côté, ce qui est grave mais tout de même moins dangereux ! Les séquelles peuvent être réelles pour le cavalier et le cheval. Le cheval y regardera à deux fois avant de recommencer… Mais certains chevaux recommenceront tout de même. La bonne éducation du cheval et le tact du cavalier devraient éviter cette défense dangereuse et inadmissible du cheval. »

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 18:09

le 16 août 2013, en ralliant Alès pour la mise en place de notre randonnée de 13 jours sur le chemin de Stevenson, nous avons fait une halte à Bourges, point médian entre Brest et les Cévennes.

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Bourges, (66 000 hab.) ancienne capitale du Berry, qui était l'ancienne province correspondant approximativement aux départements actuels du Cher et de l'Indre, est situé entre Romorantin (Loir-et-Cher) et Moulin (Allier) et entre Chateauroux (Indre) et Nevers (Nièvre).

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On y trouve:

le Musée des meilleurs ouvriers de France (collections de chefs-d'oeuvre primés),

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l'Hôtel Lallemant, Musée des Arts décoratifs (mobiliers, tapisseries, peintures),

le Musée Estève, Hôtel des échevins (oeuvres du peintre Maurice Estève),

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le Musée du Berry (collections archéologiques et historiques),

le Palais Jacques Coeur (symbole de la réussite sociale et économique du grand argentier du roi Charles VII,

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le Muséum d'histoire naturelle (de l'évolution de l'homme à la diversité des espèces),

le Musée de la Résistance et de la Déportation (réflexion sur le sens donné à la vie et à l'engagement, sur la modernité des valeurs de la Résistance),

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les Marais de Bourges (autrefois défense naturelle de la ville, ils s'inscrivent aujourd'hui dans le paysage urbain),

le Jardin de l'Archevêché et le jardin des Prés-Fichaux, 

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la Halle au blé,

la ville médiévale: la cathédrale Saint Etienne et le quartier médiéval (rue Boubonnoux, les remparts, la Place Gordaine (marché dès l'époque médiévale),la rue d'Auron et la statue de Louis XI, né à Bourges en 1423.

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La cathédrale Saint-Etienne: construite à partir de 1195, en deux phases: 1195-1215 et 1220-1245, elle empiète sur le rempart gallo-romain et succède à un éifice roman. La cathédrale de Bourges fut dédicacée le 5 mai 1324.

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Elle se caractérise par une architecture gothique originale: 

absence de transept (pas de plan habituel en croix latine), 

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grand vaisseau à 5 nefs: nef centrale à voûtes sexpartites ouvertes sur deux doubles collatéraux qui l'épaulent sans tribune, d'où une élévation pyramidale à 5 niveaux, deux de pierre et trois de lumière,

les 5 nefs s'ouvrent à l'ouest par 5 portails sculptés entre les deux tours qui encadrent le "Grand Housteau", gigantesque verrière composée d'une rose dominant 6 lancettes,

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les 5 chapelles rayonnantes à l'est, sont posées en poivrières sur les contreforts du chevet de l'église basse,

à l'extérieur, des arcs boutants à double volée assurent le contebutement de l'édifice; l'énorme pilier-butant remplace la tour sud de la façade,

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les portails latéraux, nord et sud, sont d'origine romane (vers 1160).

A partir du XVè siècle, des chapelles latérales sont percées dans les bas-côtés.

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Dimension de la nef: longueur = 117 m; larger = 41 m; hauteur = 37 m.

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15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 00:23
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Tharon-Plage est une station balnéaire de la côte de Jade située sur la commune de Saint Michel Chef Chef à 2,2 km du bourg. C’est en 1895 que les chalets commencent à se construire sur la plage. En 1902, trois amis (Boismain, Du Chatelier et Guillou) signent un acte d’achat en indivision d’une propriété située entre les cours d'eau du Calais et du Tharon, d’une superficie de 120 ha 48 ca. Ces amis décident de lotir l'endroit pour vendre les « Sables ».

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En 1910, 188 lots avaient été vendus. Les acheteurs venaient de Nantes, du Pays de Retz, puis plus tard, de la région d’Angers. Ainsi naquit Tharon-Plage, la « Perle de la Côte de Jade», réputée pour ses célèbres Galettes St Michel et sa magnifique plage de sable fin de 4,5km.. Tharon plage possède 11 pêcheries regroupées au niveau de la plage d'Anjou.

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La Côte de Jade constitue la frange littorale du pays de Retz en Loire-Atlantique, bordée au nord par l'estuaire de la Loire et au sud par la baie de Bourgneuf et le marais breton. Ses côtes découpées et ses nombreuses plages assurent à la côte de Jade un intérêt touristique estival important.

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Carrelets à Tharon-Plage - Le carrelet est un filet carré tendu sur une armature plane et descendu horizontalement au moyen d’un treuil depuis un ponton qui avance en mer et sur lequel est généralement construit un abri, voire un petit logement. On l'appelle aussi ableret, carré, carreau ou échiquier. Le filet est remonté rapidement, emprisonnant poissons et crustacés qui se trouvaient entre lui et la surface ; un appât (tête de poisson) peut être placé en son centre.

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Installation sur ponton : Construction située sur un passage favorable, en bord de côte composée de pilotis ancrés au sol, supportant une plateforme fixée à une hauteur assurant la sécurité aux vives eaux, et d'une passerelle reliant cette plateforme à la berge. Sur cette plateforme sont installés des éléments permettant la pêche : perche rigide, guide, moulinet. Le filet de 4 m de côté est fixé sur un cadre rigide soutenu par des élingues ; une cabane permettant le repas et le repos améliore le confort. La construction de ces installations est règlementée tant sur leur nombre que sur les matériaux les constituant ainsi que leur couleur.

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Installation sur plateforme : La passerelle n'existe pas. On accède à la plateforme à marée basse par une échelle, les adeptes apprécient cette impression d'être "seul au milieu de l'océan".

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Carrelets à pieds : Le pêcheur se place sur le bord de la mer à la marée montante, il a un filet de 2 m de côté à mailles de 12 à 14 mm pour faciliter la manœuvre ; une perche droite de 3 m avec un pied en sabot servant d'appui au pêcheur et en tête un anneau auquel est fixée la corde de relevage.

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Pêche au carrelet, localisation : Très pratiquée sur les côtes de Charente-Maritime et dans les estuaires de la Charente et de la Gironde, la pêche au carrelet l'est aussi sur les côtes escarpées de la Vendée et jusqu'à l'embouchure de la Loire, mais dans ces régions cette tradition à tendance à s'estomper.

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Carrelet, un peu d'histoire : Le mot carrelet apparaît dans la langue française vers 1360. Il représentait une sorte de tamis manié par les deux mains et qui servait à attraper des espèces aquatiques.

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En 1769, Henri Louis Duhamel du Monceau (1700-1782) explique dans son ouvrage Des Pêches maritimes et fluviatiles que le carrelet est une nappe de 6 à 8 pieds de côté (1,8 m à 2,4 m) bordé par une corde. Des perches courbes partent de chacun des côtés et sont liées à l'endroit où elles se croisent de façon à y attacher une troisième perche qui servira à porter et déplacer le filet.

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À la fin du XIXème siècle, on voit apparaitre des mats fixés sur les côtes. Ces derniers, avec l'aide de poulies et de treuils, permettent de pêcher avec plus de confort sans avoir à se déplacer. La pêche devient un loisir, que les touristes de l'époque s'amusent à pratiquer.

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30 juillet 2013 2 30 /07 /juillet /2013 18:05

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L'apogée de la culture viennoise correspond au début du XX° siècle : c'est l'époque de certaines avancées majeures dans le domaine scientifique (invention de la psychanalyse par Sigmund Freud), mais également d'un renouveau important dans le domaine des arts (Sécession viennoise, peinture de Gustav Klimt, d'Oskar Kokoschka et d'Egon Schiele) ou encore dans le domaine de la littérature (œuvres d'Arthur Schnitzler, Joseph Roth, Hermann Broch, Stefan Zweig et Robert Musil).

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La renommée culturelle internationale de Vienne repose surtout sur sa vie musicale. Il existe peu d'autres villes dans lesquelles autant de compositeurs célèbres ont vécu. Les valses de Vienne, son chœur d'enfants (Wiener Sängerknaben), d'importants événements musicaux tels que le Concert du nouvel an ou le bal de l'opéra de Vienne, de même que les bâtiments dédiés à l'opéra et au théâtre sont mondialement connus.

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Musique autrichienne : Vienne a longtemps été considérée comme la capitale mondiale de la musique. De nombreux compositeurs de renommée mondiale s'y sont succédé pendant des siècles, les plus connus étant les classiques Joseph Haydn, Wolfgang Amadeus Mozart, Ludwig van Beethoven, suivis par Franz Schubert, Franz Liszt, Johannes Brahms, Johann Strauss I, Johann Strauss II, Franz Lehár, Joseph Lanner, Anton Bruckner, Gustav Mahler, ainsi qu'au début du XX° siècle les membres de la seconde école de Vienne (Arnold Schönberg, Anton Webern, Alban Berg) et Ernst Křenek.

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Chaque soir, 10 000 personnes en moyenne assistent à des concerts de musique classique.  

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De nos jours, Vienne reste une ville très active sur le plan musical, en particulier dans les domaines de la musique électronique et pop. Elle est par exemple considérée comme la capitale souterraine du downtempo, avec des artistes comme Kruder & Dorfmeister ou Makossa.    P1410376.JPG

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Relégué en dehors de la vieille ville, le son des jeunes s'est inventé depuis le début des années 1990 de nouveaux lieux de rendez-vous. C'est dans les sous-sols du métro, dans les parcs, le long des berges du canal du Danube ou sous le Gürtel, le second boulevard circulaire, que la jeunesse viennoise se donne désormais rendez-vous sur des airs de rock.

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Théâtre et opéra : Tant l'art que la culture disposent à Vienne d'une très longue tradition dans les domaines du théâtre, de l'opéra.  P1410412.JPG

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Le théâtre sur la Vienne (Theater an der Wien) s'est distingué ces dernières années par de premières représentations de comédies musicales. La plus appréciée d'entre elles fut Elisabeth, qui fut ensuite traduite en plusieurs langues et jouée dans le monde entier.    P1410495.JPG

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La maison dans laquelle Beethoven présenta Fidelio pour la première fois est depuis 2006 de nouveau consacrée uniquement à l'opéra.  P1410511.JPG

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La maison de la musique (Haus der Musik) de Vienne propose aux enfants et adultes depuis l'an 2000 un musée du son (Klangmuseum).  P1410537.JPG

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Le théâtre de marionnettes du château de Schönbrunn (Marionettentheater Schloß Schönbrunn) propose à tous un spectacle de marionnettes sous forme de pièces et d'opéras.

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La Hofburg abrite le musée de Sissi, les appartements de l'empereur (Kaiserappartements) et la chambre du trésor d'argent de la Cour (Hofsilber- und Tafelkammer) où la couronne du Saint-Empire est exposée avec d'autres regalia. Directement à côté de la Hofburg se trouvent deux bâtiments identiques qui se font face : le musée de l'histoire de l'art (Kunsthistorisches Museum), qui abrite de nombreuses peintures de maîtres, ainsi que le muséum de Vienne (Naturhistorisches Museum Wien, aussi appelé musée de l'histoire naturelle de Vienne). 

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 20:54

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L'Île-d'Yeu est une commune située dans le département de la Vendée et la région Pays de la Loire. C'est une commune insulaire, constituée de l'île d'Yeu, l'une des quinze îles du Ponant. Ses habitants sont appelés les Îslais (et non Îliens) ou les Ogiens. Les principales localités de la commune sont : Port-Joinville (anciennement Port-Breton), Saint-Sauveur (anciennement « le bourg ») et La Meule.

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L'île d'Yeu, jadis Augia et Insula Oya qui traduit le terme germanique latinisé Augia de *aujō « île » en germanique, ou parfois dans l'histoire par étymologie populaire ou facétieuse Île Dieu.

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L'île d'Yeu est située à une vingtaine de kilomètres du continent et s'étend sur 9,5 km de long pour 4 km de large.

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Elle présente deux visages distincts:

 

 * sa côte orientale est sablonneuse et verdoyante, semblable à celle que l'on rencontre sur la côte Vendéenne ;

 

 * sa côte occidentale, est une « Côte Sauvage » rocheuses granitique avec ses criques, ainsi que ses falaises frappées par les embruns et ressemble étrangement à la côte bretonne. Le point culminant est situé entre le vieux château et le cap des degrés, il s'élève à 31 mètres.

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Toute la partie sud de l'île est interdite de construction, hormis quelques anciens villages (comme La Meule) et monuments (comme le « Vieux-château ») ; l'essentiel de la population étant regroupée sur la côte nord, ainsi que le centre de l'île, notamment :

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Port-Joinville, la principale localité dont le nom originel est « Port-Breton » (nom officiel jusqu'au milieu du XIXe siècle). On y trouve de nombreux restaurants, cafés et boutiques. Elle possède le principal port de pêche et la gare maritime qui permet de rejoindre le continent.

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Le village de Saint-Sauveur fut le centre spirituel et politique de l’île de 1650 à 1846. À la Révolution, la mairie fut installée à Port-Breton, la population y étant plus importante.

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Tantôt île tantôt presqu'île suivant le niveau des océans, l'Île d'Yeu a connu son insularisation continue et ultime autour de 5000 avant notre ère. Aujourd'hui longue d'environ 10 km sur une largeur moyenne de 4 km, sa superficie avoisine les 23 km2.

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L'île était rattachée par une langue de terre jusqu'à il y a environ 7000 ans, il en reste la trace sous le nom du célèbre Pont d'Yeu, qui désigne aujourd'hui un haut fond rocheux reliant l'île au continent. Elle a été occupée dès le Néolithique, et en porte le souvenir par ses dolmens et ses pierres levées. Elle était alors recouverte de forêts de chênes.

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L'île a une exceptionnelle densité de traces (gravures) et monuments mégalithiques (dolmen, menhir, ainsi que la toujours énigmatique « pierre à cupules »...) témoignant de la présence humaine au Néolithique en Vendée (-5300 à -3000 ans avant J.-C.). C'est en effet à la fin de l'ère glaciaire qu'apparaissent les premiers habitants de l'île, profitant du bas niveau des eaux pour y accéder.

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Le 14 septembre 2012, pour nous récompenser de notre succès sur le Chemin des Bonshommes (16 jours de marche en montagne), nous avons visité les Forges de Pyrène et la Rivière souterraine de LABOUICHE à 6 km de Foix; C’est la plus longue rivière souterraine navigable d’Europe ouverte au public.    
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Je voudrai rendre un hommage appuyé à une "Mère" qui gère un siège compagnonnique à Brest car les Forges de Pyrène nous nous font revivre l'histoire, les gestes du passé et les secrets d'artisans, et puis, elles présentent une belle exposition sur le Compagnonnage. Nous avons approché plus de 120 métiers, pour la plupart oubliés (colporteur, bouilleur de cru, arracheur de dents, montreur d'ours, rémouleur, horloger, cordier, menuisier, sabotier ...) et une collection de 6500 outils.  P1130687.JPG  P1130698
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On a pu voire sur ce site de 5 hectares du musée des métiers d'autrefois à Montgaillard en Ariège, à deux pas de Foix un atelier animé: la forge à martinet de plus de 450 ans, pièce unique classée "Monument historique", la dernière encore en activité en France. Il y a d'autres ateliers animés, ceux du forgeron, du sabotier, du boulanger, du confectionneur de peignes en corne, etc.
Jean Bernard: "Ils sont chargés de l'amour et de la peine des hommes, de leur joie et de leur fierté et c'est souvent tout ce qu'il en reste."  
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Je décris dans cet article les objets ou les métiers tels que le charron, les métiers du monde agricole, le maréchal-ferrant, la laitière, le lapidaire, le torréfacteur, les compagnons (la Mère, la canne, le chef d'oeuvre), le bottier-cordonnier, le rémouleur, le bouchonnier, le tanneur, l'ardoisier; petit échantillon de ce qui est présenté dans ce musée extraordinaire.   P1310952.JPGP1310956.JPG
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LE CHARRON. La fabrication du moyeu. Tour à bois permettant de façonner le moyeu d'une roue, la pièce centrale (l'axe). Tandis que deux hommes actionnaient la grande roue entraînant la bille de bois, un troisième, à l'aide de ciseaux à bois creusait le moyeu afin de lui donner sa forme définitive.    P1310967.JPG
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Les métiers du monde agricole. De par son importance et la diversité de ses besoins, le monde agricole contribue à l'essor de l'artisanat et à son maintien dans les villages jusqu'au début du XXème siècle. Autour de 1880, les techniques agricoles progressent (charrues, herses, et semoirs autrefois en bois se fabriquent en métal et les chevaux de trait remplacent les bovins) et assurent du travail aux forgerons, bourreliers, et charrons qui réalisent aussi les voitures et charrettes des fermiers et villageois.    
Le développement des réseaux ferroviaires et routiers désenclave les campagnes et facilite l'exode rural. La mode des voyages marque l'essor de la maroquinerie et profite au tanneur.
Au XXème siècle, la traction devient lentement mécanique. Une mutation des métiers liés à l'emploi du cheval s'opère. L'entretien du nouveau matériel transforme le maréchal-ferrant et le charron en mécanicien ou réparateur.
Les industries aéronautique ou automobile sollicitent les bourreliers-selliers pour réaliser les sièges et les charrons pour certaines pièces de carrosserie.     
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LE MARECHAL-FERRANT. Sa première tâche est de ferrer les chevaux. Forgeron, il fabrique et répare outillage et machines agricoles. Il exerce aussi la médecine animale. Son savoir-faire découle des origines militaires de la profession. Le maréchal-ferrant applique le fer chauffé sur le sabot. Il l'adapte après avoir retiré l'ancien fer et les clous à l'aide de tricoises, longues pinces en forme de tenailles. L'excédent de corne est enlevé au rogne-pied. Le dessous du pied est nettoyé à la rainette. 8 clous de 6 cm environ, rabattus et coupés au ras du sabot fixent le fer dans la corne. De légers réajustements peuvent être faits avant le clouage final. Le ferrage de 4 sabots à chaud dure environ une heure. Il faut ferrer l'animal au moins quatre fois par an. Un gros village peut compter jusqu'à 200 chevaux. En montagne, on ferre parfois les boeufs.
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La laitière. Le lait ne restant pas frais longtemps, la laitière doit le distribuer rapidement ou le transformer en beurre et fromage. Les vaches, traites deux fois par jour, produisent en moyenne 10 à 15 litres. La crème de 25 litres de lait battu donne 1 kg de beurre. Pour ce faire, la laitière filtre le lait; puis elle prélève avec une écumoire la crème remontée à la surface et la remue vivement dans une baratte durant une demi-heure. Le beurre ainsi obtenu est passé à l'eau froide pour enlever le petit lait et mis dans un moule dont le décor s'imprime sur la motte. Pour le conserver, on le sale et on en fait une boule quotidiennement recouverte d'une couche de beurre frais. Le fromage est fait avec du lait mélangé à la pésure, extraite de la caillette de veau. Séparé du petit lait, le caillé est égouté, démoulé et préparé pour l'affinage.  
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Le lapidaire. La taille des pierres précieuses aurait été implantée en France en 1735 par un certain Michaud dans le Haut Jura. Il aurait eu l'idée de façonner les minuscules pierres dures percées d'un trou (les contre pivots dont on se servait dans l'horlogerie).
Il les façonna au moyen d'un petit tour de son invention. Le travail se perfectionna petit à petit. Le lapidaire et le tailleur de diamants disposent les pierres sur un banc pour les polir et les cliver (les séparer par couches). Ces pierres dont les facettes jouaient avec la lumière intéressèrent les bijoutiers.
C'était la naisance de la lapidairerie. Le premier atelier lapidaire fut fondé à Lajoux en 1840 et occupa plus de 100 personnes.
 P1320004.JPGP1320006.JPGP1320012.JPGP1320013.JPG Le torréfacteur. Le caféier est un arbuste dont le fruit communément appelé cerise, contient deux noyaux qui enveloppent une graine de même forme: la grainde de café.
Le torréfacteur au "brûleur à café" sert à torréfier, sécher les grains dans une étuve de 200°, ce qui provoque un début de calcination. En séchant le café, on détruit une partie de sa matière végétale et on lui donne de l'arôme. Après cette opération, le volume du grain augmente d'un quart environ et le poids  diminue de 13 à 20 %.   P1320016.JPGP1320018.JPG
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LES COMPAGNONS.
La Mère. Seule présence féminine admise dans les Compagnonnages, la Mère désigne celle qui tient un siège compagnonnique et qui a été reçue par les compagnons.
Toujours très honorée et respectée par les Compagnons, la Mère n'est pas exclusivement une maîtresse de maison; elle veille à tout le fonctionnement du siège (gestion, propreté, etc...) et peut intervenir pour régler quelques problèmes relationnels notamment chez les jeunes affiliés ou aspirants. Tous les devoirs de la Mère envers la société (et réciproquement) sont clairement définis par la règle. On retiendra également que la Mère doit passer par plusieurs étapes (Dame économe, Dame hôtesse) avant d'être élue par tout le tour de France et recevoir une initiation qui lui confèrera le droit de porter les couleurs (un sautoir blanc frappé de quelques emblèmes).
Présente depuis de nombreux siècles dans la structure compagnonnique, la Mère n'existe pas dans les Compagnonnages étrangers. Ciment de toute la vie du siège, la Mère, tout naturellemnt, est devenue par extension le qualificatif du siège dans sa totalité.      Texte de François ICHER: "Sur le chemin des compagnons".    P1320023.JPGP1320025.JPGP1320026.JPG
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La canne. Elle est un des attributs, un des insignes du compagnon. Courte (canne de ville) ou longue (canne de cérémonie), très souvent en jonc, elle a un grand bout ferré à une extrémité, et, à l'autre, un pommeau où sont gravés le nom du compagnon, son rite, sa corporation ainsi que la date de réception. Le pommeau peut être en corne, en ivoire... suivant le métier et le rite. Les glands qui ornent la canne varient de forme et de couleur pour les mêmes raisons.    
Le symbolisme véhiculé par la canne est essentiel: appui de l'homme, elle est aussi une arme de défense très appréciée car très efficace. En outre le Compagnon peut l'utiliser pour prendre des mesures. Dans toutes les civilisations du monde la canne est associée au pèlerin, au passant. Son rôle est primordial car elle est de rigueur dans toutes les cérémonies compagnonniques. Le fait de posséder une canne implique pour son propriétaire d'être toujours prêt à partir sur le chemin, à se remettre en question, à s'améliorer.  
La manière de tenir la canne est rituelle: la présenter le bout ferré en avant est synonyme de mépris, c'est alors une provocation. Par contre la présenter par le pommeau exprime la paix, l'amitié, la fraternité. Aux yeux de certains compagnons, la canne est sensée rappeler la lance des Templiers. Les enfants de Maître Jacques possèdent en général, une canne à pommeau en ivoire, ceux de Soubise une canne à tête noire en corne; la canne à pommeau torsadé revient généralement aux Enfants de Salomon. 
P1320030.JPGP1320032.JPGP1320046.JPGP1320047.JPG   Le chef d'oeuvre. Son tour de France achevé, l'aspirant doit faire un chef d'oeuvre, c'est-à-dire une maquette où les difficultés techniques sont volontairement accumulées afin de prouver sa valeur, son habileté, la possession parfaite de son métier. Le chef d'oeuvre est jugé par une assemblée de Compagnons. De même le Compagnon désirant devenir "Compagnon Fini" doit exécuter un autre chef d'oeuvre. Ces chefs d'oeuvre sont visibles partout en France, dans les villes qui abritent sièges et maisons de Compagnons.
Il existe plusieurs catégories de chefs d'oeuvre:
  • le chef d'oeuvre de réception (pour mériter le titre de compagnon), de finition (pour être compagnon fini)
  • le chef d'oeuvre de compétition (entre compagnons de divers rites)
  • le chef d'oeuvre de prestige (pour le simple honneur et la fierté du corps de métier)
  • le chef d'oeuvre de reconnaissance (pour remercier les municipalités ou les personnalités qui ont aidé les Compagnons en diverses situations)
  • le chef d'oeuvre d'amitié
  • le chef d'oeuvre de commémoration
  • le chef d'oeuvre d'enseigne (qui se place au dessus de la porte de l'atelier)
  • le chef d'oeuvre de retraité (le Compagnon retraité condense ainsi toute son expérience en une sorte de testament à trois dimensions).
 P1320052.JPGP1320054.JPGP1320056.JPGP1320058--1-.JPG  Le bottier-cordonnier. Il répare et confectionne sur mesure les chaussures, lesquelles au XIXème siècle remplacent les sabots dans les bourgs et les vilages. Au Moyen-âge, les Arabes, implantés en Espagne, divulguèrent à Cordou le secret de la préparation des peaux. La ville devint un centre de fabrication de chaussures de luxe, d'où le nom de cordouannier... cordonnier.  
Le rémouleur. Equipé d'un banc mobile doté d'une meule, cet ambulant parcourt villes et villages. Grelots et clochettes annoncent sa venue et, en criant, il propose d'affûter couteaux, ciseaux et suivant son outillage lames, scies d'artisans et d'agriculteurs. 
P1320058--2-.JPGP1320058--3-.JPGP1320058--4-.JPGP1320058--5-.JPG Le bouchonnier. La fabrication du bouchon de liège est apparue en France aux environs de 1750. C'est à la fin du XIXème siècle que le bouchon a remplacé le "broquelet": cheville de bois entouré de chanvre huilé. Autrefois, les bouchons étaient fabriqués à la main. Le découpage se faisait à l'aide d'un couteau de tranche, muni d'un guide réglable. Les bandes étaient alors découpées en parallélépipèdes et le bouchon réalisé à partir de ce carré de liège, à l'aide d'un couteau très effilé. Les premiers bouchons taillés macaniquement apparurent en 1816. Il faut environ 1 kilo de liège pour faire 100 à 110 bouchons ordinaires.
P1320058--6-.JPGP1320058 (7)P1320058--8-.JPGP1320062.JPG Le tanneur. Ce métier consiste à tailler, nettoyer et traiter au tannin les peaux de bêtes - boeuf, vache, veau, mouton, chèvre, etc... pour préparer et assouplir les cuirs. Autrefois, il fallait 15 à 18 mois pour tanner un cuir de boeuf. 
L'ardoisier. Dans la carrière, l'ardoise est extraite par blocs, puis débitée. Jusqu'au XIXème siècle elle sert exclusivement à la toiture. Elle trouve ensuite de nouvelles utilisations: dalles, éviers, tables de billard... Le travail passe par trois phases: le quernage, la fente et la taille.
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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 08:35

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LE SAINT SAUVEUR: le massif Saint Sauveur, au nord de Foix, doit son nom à un ermitage d'origine médiévale qui le couronnait. Aujourd'hui, seule une croix rappelle l'existence de cet ancien sanctuaire dont la cloche annonçait le lever du jour sur la ville de FOIX.

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LE CHATEAU DE FOIX. 1190-1290: Cathares, croisades et Rois de France.

La croisade contre les cathares, dont les effets dévastateurs concernent surtout le nord et l'est du comté, change radicalement le contexte géopolitique, mais affecte peu le comté de FOIX. Ils tirent parti des condamnations pour hérésie qui se multiplient à partir du milieu du XIII° siècle, en récupérant les biens des condamnés et notamment de très grandes seigneuries. Mais conséquence de la croisade, la fin du XIII° siècle voit la poussée de l'autorité royale française sur cette région.

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LA CHEVALERIE: catégorie de la société fédérale, rassemblait les spécialités du combat cavalier. A la fin du XI° siècle, était chevalier celui qui avait été adoubé et dont les qualités étaient la vaillance, la loyauté et la courtoisie.

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ARMURE: Cotte de maille: appelée haubert, cette tunique en anneaux de métal forgés fut la principale protection des hommes d'armes. Elle pouvait descendre jusqu'aux genoux. Les effets de l'arbalète et de la dague ou de la miséricorde obligèrent à remplacer les mailles du haubert par des plaques puis par une armure articulée protégeant tout le corps.   IMGP0277-1--4-.JPG

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ARMURE et ARTILLERIE: Se défendre et se protéger lors du combat était aussi important que posséder des armes offensives performantes. Si au début du Moyen-âge le casque et le bouclier furent les principales protections, très vite les pièces de métal renforcées de cuir protégèrent la poitrine. C'est vers le XII° siècle que la cotte de maille ou haubert défendit le chevalier.   

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LA COTTE DE MAILLE, renforcée par des pièces de fer, fut remplacée par l'armure de fer articulée ou armure de plates. A partir du XV° siècle, ces armures décorées de gravures, ciselures et cannelures, d'un coût très élevé étaient fabriquées par des batteurs d'armures. L'introduction des armes à feu dans le combat rendait cette protection obsolète mais, comme le bouclier, l'armure devint un objet de prestige et de parade pour les chevaliers.

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Jusqu'au XIII° siècle, l'artillerie de jet, mécanique lourde et peu mobile, servait à démolir les murailles lors des sièges. Les balistes, perrières ou chaables, sortes de catapultes armées par torsion et étirement d'une corde, lançaient de gros boulets de pierre. Le trébuchet et le mangonneau, armes à levier et contrepoids, projetaient des boulets plus petits.

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A cette époque, la découverte de la poudre noire et l'amélioration des techniques de fabrication du fer permirent le développement de l'artillerie à poudre: bombardes, couleuvrines, canons. Ces armes, plus maniables et plus précises devinrent plus meurtrières, modifiant l'art de la guerre et entraînant la disparition du chevaleier guerrier.

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GASTON FEBUS (1331-1391). Un prince du XIV° siècle. Gaston FEBUS, comte de FOIX, vicomte de Béarn, coseigneur d'Andorre et seigneur de nombreuses autresterres pyrénéennes, est un personnage fascinant et complexe qui a marqué son siècle d'une empreinte brillante.

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UN GENIE POLITIQUE: au cours de la guerre de Cent Ans (1337-1453) qui oppose rois de France et d'Angleterre, il parvient, par un jeu subtile de diplomatie et de stratégie, à tenir une position de neutralité, ne prêtant allégresse ni à l'un, ni à l'autre. En gardant ses terres à l'abri des ravages de la guerre, il capte le passage des marchandises entre Montpellier et Bayonne, augmentant ainsi sa fortune par les taxes collectées.

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UN GUERRIER RENOMME: victorieux à la bataille de Launac (1362) contre le comte d'Armaganc, il s'impose comme un valeureux et redoutablme guerrier et obtient rançon de ses otages emprisonnés à FOIX. A la tête d'un trésor de guerre, il développe son armée et ses forteresses, constituant ainsi une efficace force de dissuasion et s'impose sur l'échiquier politique comme puissant seigneur.

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SA PASSION DE LA CHASSE. Passionné par la chasse et les chiens, Gaston FEBUS s'adonne à cette activité dès son plus jeune âge, emmenant avec lui sa meute et ses veneurs lorsqu'il est en campagne avec son armée. Au château d'Orthez, il installe un parc aux cerfs et aux daims et orne la grande salle de réception de peintures animales et de trophées de chasse. Cette passion marque toute sa vie.

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 18:05

Le domaine national de Chambord, ensemble patrimonial unique en Europe, est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO. Le jeune roi François 1er a vingt-cinq ans lorsqu'il lance, en 1519, l'immense chantier du château de Chambord.

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A cette même époque cinq grandes puissances se disputent alors la suprématie européenne et les jeux d'alliances se font et se défont entre la France, les Etats du pape en Italie, l'Angleterre, l'empire Ottoman et l'Empire de Charles Quint.

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2.JPG  Dès son accession au trône en 1515, François 1er part conquérir la province du Milanais en Italie que son prédécesseur Louis XII n'avait su conserver.

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De retour en France, marqué par la victoire de Marignan et influencé par l'architecture italienne de la Renaissance, le jeune roi ambitieux et passionné de chasse entreprend la construction du château de Chambord.

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Tout en conservant, dans sa conception, l'apparence d'une forteresse médiévale (un donjon central flanqué de quatre grosses tours, deux ailes et une enceinte clôtutrant le tout) Chambord est la synthèse surprenante entre des formes héritées des siècles passés et l'architecture novatrice de la Renaissance italienne (des loggias, une terrasse, des pilastres et des moulures horizontales rythmant les façades.

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Voulu comme un relais de chasse, Chambord possède une architecture qui en a fait le château de toutes les démesures: 156 mètres de long, 56 mètres de haut, 77 escaliers, 282 cheminées et 426 pièces.

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Pourtant, malgré ses dimensions colossales, la silhouette du château séduit toujours par sa grâce et son équilibre.

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De tous les matériaux utilisés pour cette construction, c'est le tuffeau qui attire l'oeil du visiteur.

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Bien qu'utilisée dans la majorité des sites du Val de Loire, c'est certainement à Chambord que cette pierre calcaire, à la fois tendre et fragile, est travaillée avec le plus de virtuosité. 

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François 1er ne séjourne à Chambord que 72 jours en 32 ans de règne. Il ne voit pas l'achèvement de son oeuvre.

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A sa mort en 1547 seuls le donjon et l'aile royale sont terminés. Henri II, son fils, et Louis XIV, également passionnés de chasse, donneront à Chambord l'allure que nous lui connaissons aujourd'hui.

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Une occupation intermittente du château par de grands personnages: François 1er (1494-1547) roi de France, commanditaire du château.

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Gaston   d'Orléans (1608-1660) frère de Louis XIII, séjourne à Chambord et Blois de 1634 à 1643 et de 1660 à 1685.

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Louis XIV (1638-1715) roi de France, séjourne 9 fois à Chambors de 1660 à 1685.

Stanislas Leszczynski (1677-1766) roi de Pologne en exil, beau-père de Louis XV, y habite de 1725 à 1733.

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Le maréchal de Saxe (1696-1750) reçoit le domaine de Louis XV et y donne des fêtes somptueuses pendant deux ans.

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Le duc de Bordeaux, comte de Chambord (1820-1883) petit-fils de Charles X, reçoit le château en 1821 par souscription nationale.

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L'Etat français rachète de château aux héritiers du comte de Chambord en 1930. 

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LE DONJON ET L'ESCALIER: au centre du donjon s'élève le célèbre escalier à double révolution desservant les trois étages du château.    20.JPG

Celui-ci est l'imbrication de deux escaliers en vis évoluant autour du noyau creux central.

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Cet ensemble supporte la tour lanterne surmontée de la fleur de lys. Deux personnes empruntant chacune une volée d'escalier peuvent s'apercevoir par les ouvertures pratiquées dans le noyau mais ne se rencontrent jamais.

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Son décor sculpté est l'un des chefs d'oeuvre de la Renaissance française. A chaque étage autour de l'escalier se déploient quatre vestibules formant une croix.

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Ces salles distribuent quatre quartiers d'habitation tous parfaitement identiques.   26.JPG 27.JPG

 

28.JPG  Ce plan très novateur en France et l'ingéniosité de l'escaleir central suggèrent que Léonard de Vinci, venu en France à la demande de François 1er dès 1516, pourrait être l'un des inspirateurs du projet.

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  La chapelle: la construction de la chapelle, commencée par François 1er au même niveau que son logis, n'est terminée que sous le règne de Louis XVI par Jules Hardouin-Mansart, l'architecte de Versailles. De dimensions exceptionnelles, 'est la plus grande pièce du château.     30.JPG

 

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Les appartements du XVIII° siècle. Chambord n'a jamais été autant habité qu'au XVIII° siècle (12 ans). Ces appartements étaient habités par les intimes de Stanislas Leszczynski et du maréchal de Saxe puis par les gouverneurs de Chambord.

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Les critères de confort ont bien changé depuis François 1er: afin de parvenir à se chauffer, on diminue les volumes des salles, en les cloisonnant, en créant des alcôves et en abaissant les plafonds.   34.JPG Des cheminées de taille plus modeste sont aménagées dans les grandes cheminées du XVIème siècle.

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Le décors des voûtes: élément incontournable de la visite de Chambord les sculptures des voûtes des grandes salles du second étage associent le F, monogramme de François 1er, à son emblème la salamandre, l'animal mythique capable de vivre dans les flammes.

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Les salamandres de Chambord illustrent la devise du souverain "nutrisco et extinguo" qui peut se traduire par "je me souris (du bon feu) et j'éteins (le mauvais feu).

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Les voûtesainsi que les terrasses font actuellement l'objet de campagnes de restauration, afin de stopper la lente détérioration des caissons due aux défauts d'étanchéité des terrasses.

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LE PARC: avec un mur de clôture de 32 km de long ouvert par 6 portes, le domaine représente, avec ses 5440 hectares, la surface de Paris intra-muros. Il constitue aujourd'hui le plus grand parc forstier clos d'Europe.   39.JPG

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Réserve nationale de chasse, Chambord abrite toute une faune de nombreux animaus en totale liberté, des sangliers, des cervidés...    39-2.JPG

 

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Le rêve royal, grandeur nature

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CHAMBORD, le plus grand château de la Renaissance

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 14:04

C'est grâce à "La Gazette des Pontons", dont le siège est à La Seyne sur Mer que je vous propose d'illustrer

et de commenter les images de Sanary-sur-Mer prises lors des tout derniers jours de mai 2012.

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"La Gazette des Pontons" régale ses lecteurs ddepuis 8 ans avec des récits de mer et de marins, avec le parler pittoresque des gens de mer; elle se targue de défendre, promouvoir et illustrer une certaine culture maritime

à laquelle j'adhère depuis 1967, année où j'ai intégré la Marine Nationale à l'Ecole des Mousses, à Brest.   P1240122.JPG

Le Saviez-vous?

Siffler est totalement prohibé à bord des bateaux, les sifflements soulèvent

les vents incontrôlables ou, pire, attirent le diable.    P1240134.JPG

Jadis, le contrat d'engagement du marin précisait qu'il ne devait pas siffler à bord.   P1240154.JPG

Le seul à avoir le droit de siffler en travaillant était le cuistot: tant qu'il sifflait, il avait la bouche trop occupée

pour manger les provisions auxquelles il avait accès sans limite.   P1240167.JPG

Quand il est à terre, le marin peut siffler autant qu'il en a envie, même les filles.   P1240172.JPG

Superstition.

Le marin ne doit pas se couper les cheveux à bord d'un navire car cela ferait lever des tempêtes. En revanche, le marin qui se coupe les cheveux pendant une intempérie pourrait avoir une très bonne surprise en revenant à son foyer.   P1240179

Parlons marin.

Prendre un ris à l'irlandaise.

Prendre un ris consiste à réduire la surface de la voile en cas de forte brise. 

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Prendre un ris à l'irlandaise est une façon rapide et sauvage de soulager un bateau trop voilé par mauvais temps

en éventrant la voile à coups de couteau. Votre maître voilier préféré appréciera!  P1240186

Puisqu'on parle de ris, saviez-vous que le premier ris s'appelle le ris de chasse, c'est un ris de précaution, alors que le dernier ris (le troisième ou le quatrième) est nommé ris de cape. Il se prend dans les cas extrêmes de navigation.   P1240195.JPG

Expression de marin.

Etre maudit des crabes.

Chez les pêcheurs, le crabe a souvent été de bon augure, car il force les poissons à entrer dans les filets. Celui qui ne rapporte pas de poissons est convaincu d'être maudit des crabes.   P1240199

Par contre, chez les marins, le crabe est un animal maléfique créé par le diable qui a voulu imiter Dieu, lequel

venait de créer le homard. Mais comme le diable rate tout ce qu'il fait...   P1240213.JPG

Ce démon des eaux est cependant susceptible d'entraîner les marins au fond de la mer. Mais terminons sur

un bon point pour le crabe:manger du crabe guérit de la rage, surtout s'il a été pêché à la nouvelle lune.

Parole d'un ancien crabe-chef (1970-1971)!   P1240216.JPG

Parlons marin.

Forçat.

pour tout le monde, un forçat est une personne condamnée aux travaux forcés mais pour le marin

le forçat fait partie de l'anatomie d'un pointu. 

P1240234.JPG    Ce sont les pièces de bois situées soit à l'avant (forçat avant), soit à l'arrière (forçat arrière) du bateau provençal.

P1240242    Un petit rappel: en Provence, on n'a jamais appelé un "pointu" le moindre bateau. Cet adjectif employé comme nom a été imposé par les marins bretons de la Marine Nationale pour les distinguer de leurs propres bateaux plats à l'arrière.      

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Truc de marin.

Veiller à manger le poisson de la queue vers la tête.

Les poissons sont des êtres subtils qui comprennent le langage des humains. Ils sont délicats

et détestent qu'on leur manque de respect.

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Ils ne supportent pas que l'on crache dans l'eau. De plus, ils n'aiment pas que les pêcheurs les dégustent

de la tête vers la queue et se vengent en induisant de mauvaises pêches. 

P1240438.JPG    Le poisson porte chance, en général.

Les amulettes à l'effigie du poisson sont des porte-bonheur.

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Les gens de mer, les anciens surtout, pensent que le roi des poissons a d'abord été une vive, ensuite un rouget et aujourd'hui un congre.

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Cul de sac.

Pour le terrien un cul de sac est une voie sans issue.

Pourtant c'est un terme marin désignant un petit golfe, un petit port ou une partie reculée ou enfoncée d'un havre.

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Nulle activité ne saurait s'exercer sans disposer d'un vocabulaire qui lui est propre.

Les gens de mer n'y échappent pas et possèdent leur langage spécifique.

Voici ci-après un florilège de cette culture maritime.

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    Un bateau est jaloux quand ...  il roule.

P1240252    Un bateau fait tête quand ...  son mouillage est tendu.     P1240259.JPG

Les fesses du bateau sont ... ses parties arrières.

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La Sainte-Barbe est... un entrepôt à poudre.

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Le sein, c'est ... la partie d'une voile. 

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L'ancre de miséricorde est ... l'ancre de rechange.

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Un chantier est ... un berceau en bois.

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Les bouteilles sont ... des lieux d'aisance.

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Barroter signifie ... remplir la cale.

 

Un rat de banettes est ... un marin fénéant.

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Un Jean-Louis est ... un requin.

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Les images en mer ont été prises à partir de Manon, à bord de laquelle j'ai embarqué un après-midi.

Ma seconde petite fille se prénomme Manon, mais est-ce bien une coïncidence??? 

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Published by Didier GEBETE - dans Coutumes et Traditions
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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 19:02

L'Hermione, frégate dite "de 12" (un seul pont de batterie armé de canons tirant des boulets de 12 livres, soit 6 kg), est un navire caractéristique de la guerre d'Amérique. La marine française aligne 60 bateaux de cette classe au 1779. C'est un trois-mâts de taille moyenne (longueur de coque= 44.20 m; largeur= 11.21 m). Certes, une frégate comme l'Hermione ne se risquait pas seule à défier un vaisseau de ligne, "roi des batailles" beaucoup plus lourd et supérieurement armé. Mais elle est rapide, maniable, "faite pour la marche".

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Pour cette raison, son rôle en escadre est d'aller "à la découverte" de l'ennemi ou des côtes, d'éclairer en avant de la ligne. Pendant le combat, elle porte ordres et contrordres et répète les signaux.

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Hors de l'escadre, évoluant en solitaire, la frégate est destinée à la surveillance des côtes, à l'escorte des navires marchands et à la chasse aux corsaires ennemis. Elle peut aussi transporter rapidement les personnalités (comme La Fayette en 1780).

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550 navires ont été construits dans l'arsenal de Rochefort.

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L'Hermione a été choisie parce que cette frégate conduisit La Fayette en Amérique en 1780. L'Hermione combattit pour la naissance des Etats-Unis et symbolise une grande aventure de solidarité entre les peuples.

 

Au début des années 1990, après la reconstruction de la manufacture de cordages, la Corderie Royale, un groupe de passionnés issu du Centre International de la Mer et de la Ville de Rochefort crée l'Association Hermione-La Fayette et se lance le défi de redonner vie à l'arsenal maritime de Rochefort.

 

Il s'agit de reconstruire la frégate Hermoine, dans le respect de l'historicité, tout en appliquant les règles de navigabilité d'aujourd'hui et en assurant la visite du chantier et du navire.

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A l'issue de sa construction et d'un voyage inaugural aux Etats-Unis, le navire à flot dans la forme Napoléon III sera ouvert à la visite et effectuera des navigations épisodiques.

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Il faudra une quinzaine d'années pour reconstruire l'Hermione et pour trouver les 25 millions d'euros nécessaires à la fabrication du navire et à son équipement.

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L'opération est financée pour partie grâce aux collectivités, soutiens du projet, mais aussi avec les recettes propres de l'Association obtenues par les visites, les adhésions, les dons, la vente de produits dérivés, les partenariats avec les entreprises sponsors et mécènes. 

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L'Hermione est un symbole de réussite. Ses performences nautiques témoignent du haut niveau atteint par la construction navale française à la veille de la Révolution.

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Au plan des valeurs, grâce à La Fayette, elle porte vers le Nouveau Monde le message des Lumières et pratique efficacement à l'instauration outre-Atlantique de la première grande démocratie occidentale.

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D'un point de vue militaire, sa campagne américaine (mars 1780 - février 1782) est un succès. Elle remplit au mieux toutes les missions que l'on peut confier à un bateau de ce type: prise de navires marchands anglais, lutte contre les corsaires, assistance de la force navale (éclairage, liaison, transport, etc.), combat en duel ou en division (ainsi avec l'Astrée, commandée par La Pérouse, le 21 juillet 1781, dans l'estuaire du Saint-Laurent), participation indirecte à des engagements d'escadre (en mars 1781 et octobre 1782 devant la baie de Chesapeake).

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Promue estafette de l'escadre à Piladelphie en avril 1781, l'Hermione est d'ailleurs le seul navire de guerre français qui ait reçu à son bord le congrès américain au grand complet.

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Au terme de sa campagne américaine, l'Hermione rallie la baie de la Chesapeake en septembre 1781. Une opération d'une exceptionnelle envergure y est engagée depuis un mois. Durant cette grande bataille, chef d'oeuvre de vision stratégique, la marine et le corps expéditionnaire français sauveront la révolution américaine, ouvrant la voie à l'indépendance.

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Il s'agit d'une manoeuvre combinée entre Français et Américains, menée à la fois à terre et sur mer, avec des déplacements de troupes sur de très grandes distances. L'objectif est de faire converger en secret vers le sud du pays, en Virginie, assez d'hommes, de bateaux et de canons pour piéger le général anglais Cornwallis qui va s'enfermer dans la citadelle de Yorktown, le couper de la mer et l'obliger à capituler.

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Comme l'écrivit Rochambeau, artisan majeur de cette victoire, "c'est peut-être le hasard le plus extraordinaire que, pour une opération combinée des îles sous-le-vent (Antilles) et du nord de l'Amérique (Newport), nous nous soyons trouvés au rendez-vous dans la baie, au sud de l'Amérique, à une heure de différence!"

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Le comportement à la mer: un fin voilier. L'Hermione est une frégate, un navire de taille moyenne. Très manoeurvrante, elle est réputée pour sa stabilité qui lui permet de porter une voilure importante.

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Ses mouvements sont doux. Elle remonte bien au vent pour l'époque (67°C). Au près (allure qui consiste à se rapprocher de la direction du vent) elle peut marcher de 9 à 11 noeuds (20 km/h), au largue (à 120° environ de la direction du vent), à 13 noeuds (24 km/h) et au vent arrière à 11 noeuds. Elle vire remarquablement.

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Bordé, vaigre et ponts, la peau du navire. Quand la structure de la frégate et terminée, il faut l'habiller. Le bordé ferme la coque pour la rendre étanche.

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La pose des ponts rend possible le déplacement horizontal. La fixation du voyage renforce la structure. Mais auparavant, les charpentiers ont percé les sabords, ces ouvertures dans la coque qui permettent de tirer au canon. L'Hermione est un navire de guerre.

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La vie à bord: une organisation rigoureuse. En 1780, plus de 300 hommes devaient vivre sur un navire de 50 mètres de coque. La promiscuité était extrême et seule une discipline rigoureuse la rendait supportable. La frégate embarquait l'armement, le matériel et les vivres nécessaires pour une campagne de 6 mois. Chaque chose et chaque homme devaient être à leur place.

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Confection des voiles de lin. Au 18ème siècle, les voiles de l'Hermione étaient en chanvre ou en lin. L'Association s'est posé la question de voiles en tissu synthétique. Mais celui-ci est trop étanche à l'air et produirait une trop forte poussée sur la mâture avec un risque de casse.

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Le choix s'est porté sur des voiles en lin dont la maille est plus lâche et qui correspond à la technologie de l'époque. Ces voiles sont plus faciles à prendre en main pour les gabiers qui doivent les ferler (replier). Les tissus se présentent en laizes de 60 cm de large.

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Elles sont cousues à la machine par les voileries sélectionnées par l'Association. Les finitions sont faites à la main, sur le chantier devant le public. Les voiliers utilisent de nombreux outils, des aiguilles droites ou courbes, une paumelle pour pousser l'aiguille, des poinçons, un couteau, un épissoir et du fil à voile.

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Un défit technique: reconstruire aujourd'hui une frégate du XVIII° siècle. En 1779, 300 ouvriers environ ont construit l'Hermione dans un arsenal en pleine activité. Ils ont mis 6 mois. Aujourd'hui, 6, puis 10, puis 20 charpentiers (et plus s'il le faut) vont mettre 10 ans.

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A eux s'ajoutent, avec l'avancement des travaux, des menuisiers, des forgerons, des gréeurs, des voiliers, des cordiers, etc.   En 1779, les outils étaient mécaniques. Aujourd'hui, ils sont électriques. Les pièces montaient avec des bigues (mâts de charge) et des palans. Aujourd'hui, le pont roulant d'une capacité de 5 tonnes a mis en place les couples entièrement assemblés.

 

Le gréement dormant (qui sert à tenir les mâts) représente 7 446 mètres de cordages.Il comporte des étais tendus dans l'axe du navire, les haubans et galhaubans, qui tiennent les mâts dans le sens latéral en tirant vers l'arrière pour compenser la poussée des voiles.

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Le gréement courant est constitué de cordages dont le rôle est de manoeuvrer les voiles. Il représente 17 346 mètres de cordages. Les drisses hissent les vergues, les balanciers soutiennent leurs extrêmités. Les bras orientent les vergues et les voiles.  Les écoutes règlent les voiles en fonction de leur angle avec le vent. Les cargues servent à réduire la voilure. Les manoeuuvres courantes voient leurs efforts reliés par des poulies et sont amarrées à des taquets.

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La mise à l'eau. L'Hermione naviguera à nouveau. En 1779, l'Hermione fut construite sur une cale de l'arsenal. Cette cale avait une pente de 7° pour faciliter la descente du navire vers le fleuve. Le lancement par l'arrière s'est fait à marée haute. La quille a glissé dans une coulisse graissée, la coque maintenue droite par un bâti en charpente (le berceau).

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Aujourd'hui, la réplique de la frégate est construite dans une forme de radoub. Celle-ci est actuellement fermée par un mur en madriers de béton. En 2012, un bateau-porte sera construit pour remplacer l'actuelle fermeture de la forme et le chenal menant à la Charente sera dévasé.

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Au terme de plusieurs semaines de mise en eau, au printemps-été 2012, l'Hermione flottera dans la forme avant que les derniers travaux de montage et de finition ne soient réalisés fin 2012. 

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