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5 janvier 2021 2 05 /01 /janvier /2021 16:45

1 - Noël est la fête chrétienne qui célèbre la naissance de Jésus de Nazareth au moment du solstice d'hiver. Pour un grand nombre de personnes, Noël est une fête populaire déconnectée de son fondement religieux. Instituée le 25 décembre au IVème siècle et diffusée par la christianisation progressive de l'Europe et du bassin méditerranéen, cette fête de la Nativité prend peu à peu la place de différentes fêtes liées au solstice d'hiver. Le Christ étant présenté comme le « soleil de justice » d'une nouvelle ère, sa naissance ouvre l'année liturgique chrétienne lors d'une messe de minuit ritualisée.

Noël 2020 à Rothéneuf
Noël 2020 à Rothéneuf
Noël 2020 à Rothéneuf
Noël 2020 à Rothéneuf
Noël 2020 à Rothéneuf
Noël 2020 à Rothéneuf
Noël 2020 à Rothéneuf

2 - Le récit évangélique de la naissance de Jésus sert de base pendant des siècles à une grande richesse artistique (peinture, sculpture, musique, littérature) que renforce la diffusion populaire de la crèche au XIIIème siècle, mais les ferments d'autres traditions liées au solstice ne disparaissent pas totalement. C'est ainsi que le sapin germano-nordique, signe d'une nature vivante malgré l'hiver, est honoré à partir du XVIème siècle et gagne même les églises. Le sapin de Noël s'imposera comme symbole de la période des fêtes de fin d'année parallèlement à la déchristianisation de l'Europe à l'époque moderne.

Noël 2020 à Rothéneuf
Noël 2020 à Rothéneuf
Noël 2020 à Rothéneuf

3 - La tradition du père Noël qui se mondialise au XXème siècle complétera cette évolution qui a ajouté une dimension profane à la fête chrétienne, plus orientée vers les enfants, les familles et des cadeaux. Aujourd'hui, la fête de Noël s'est fortement sécularisée et n'est plus nécessairement célébrée comme une fête religieuse. Le jour de Noël est férié dans de nombreux pays, ce qui permet le regroupement familial autour d'un repas festif et l'échange de cadeaux.

Noël 2020 à Rothéneuf
Noël 2020 à Rothéneuf
Noël 2020 à Rothéneuf
Noël 2020 à Rothéneuf
Noël 2020 à Rothéneuf

4 - Le second jour de Noël (26 décembre) est également un jour férié dans plusieurs pays du nord de l'Europe (Pologne, Royaume-Uni, Pays-Bas, pays scandinaves) ainsi qu'en France, dans les trois départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle. Cela permet également la participation aux messes de Noël pour ceux qui célèbrent la fête sous sa forme religieuse. Après Pâques, Noël est en effet la deuxième fête la plus importante du calendrier liturgique chrétien (la Nativité du Seigneur est une des Douze Grandes Fêtes). Noël est une des trois Nativités célébrées par l'Église catholique, les deux autres étant celle de Jean le Baptiste, le 24 juin, et celle de Marie, le 8 septembre.

Noël 2020 à Rothéneuf
Noël 2020 à Rothéneuf
Noël 2020 à Rothéneuf
Noël 2020 à Rothéneuf
Noël 2020 à Rothéneuf

A - Rothéneuf est un quartier au nord-est de la ville de Saint-Malo et une ancienne commune d'Ille-et-Vilaine, situé sur la côte nord de la Bretagne, sur le bord du havre homonyme. Il existe plusieurs gentilés : Rothéien, Rothénien ou Rothéneuvien. On sait que Rothéneuf fut un village ancien de pêcheurs et de laboureurs, dépendant du bailliage de Paramé, fief vassal du seigneur évêque de Saint-Malo et de son chapitre. Il y avait seulement une chapelle pour le village, chapelle où Jacques Cartier serait venu prier avant chacun de ses voyages. Cette chapelle, en très mauvais état, fut détruite sous la Révolution.

Noël 2020 à Rothéneuf
Noël 2020 à Rothéneuf
Noël 2020 à Rothéneuf
Noël 2020 à Rothéneuf
Noël 2020 à Rothéneuf
Noël 2020 à Rothéneuf
Noël 2020 à Rothéneuf
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B - Le havre fut un temps protégé par un corps de garde bâti près de son entrée et armé de trois canons. Dans une description de 1757, il est mentionné à Rothéneuf la présence de « 210 maisons presque toutes occupées par des pêcheurs et des gens du païs ». Le manoir de Limoëlou, demeure de Jacques Cartier, se trouve sur le point culminant de Rothéneuf. Parmi les plus anciennes demeures encore existantes, se trouve aussi celle du Hindre. La paroisse de Rothéneuf fut établie par décret de Napoléon III du 4 juin 1866 et par ordonnance épiscopale du 10 juillet de la même année. Une nouvelle église fut construite en 1869.

Noël 2020 à Rothéneuf
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Noël 2020 à Rothéneuf
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Noël 2020 à Rothéneuf
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C - La station balnéaire se développa à partir de 1881. La première villa construite au bord du havre fut celle de l'abbé Lamarche. Rothéneuf fut rattaché à la commune de Paramé. En 1893, des notables de Saint-Malo créèrent la Société anonyme des entreprises et terrains de Paramé Rothéneuf qui obtint deux ans plus tard, la prolongation du tramway. De juin 1896 à 1916 environ Rothéneuf sera relié par une ligne de tramway à vapeur (voie étroite de 0,60 m) de trois kilomètres reliant la commune à Paramé. La société Decauville qui gérait la ligne fit faillite en 1914. La ligne fut déclassée par décret en 1931. L'abbé Fouré s'installe à Rothéneuf en 1896 et va sculpter les rochers côtiers pendant 16 ans. Rothéneuf fait partie de la commune de Saint-Malo depuis la fusion en 1967 des 3 communes (Paramé, Saint-Servan et Saint-Malo). Une partie du village s'étend sur la commune de Saint-Coulomb.

Noël 2020 à Rothéneuf
Noël 2020 à Rothéneuf
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Noël 2020 à Rothéneuf
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1A - Saint-Malo dans le nord-est de la Bretagne, sur le littoral de la Manche et sur la rive droite de l'estuaire de la Rance se trouve à 18 km au nord de Dinan, à 75 km au nord de Rennes et à 404 km de Paris. Saint-Malo constitue la partie nord-ouest du Clos Poulet, une large presqu'île délimitée par la Rance, la Manche et la dépression de Châteauneuf. À l'extrémité nord-est du Clos-Poulet, se trouve Cancale, qui ferme à l'ouest la baie du Mont-Saint-Michel. Le littoral du Clos-Poulet fait partie de la côte d'Émeraude, qui s'étend de Cancale au cap Fréhel.

Noël 2020 à Rothéneuf
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Noël 2020 à Rothéneuf
Noël 2020 à Rothéneuf
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Noël 2020 à Rothéneuf
Noël 2020 à Rothéneuf
Noël 2020 à Rothéneuf

Saint-Malo est entourée de balades littorales, et de magasins de luxe, notamment intra muros.

Noël 2020 à Rothéneuf
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12 novembre 2018 1 12 /11 /novembre /2018 15:27

Dans un premier article édité sur « Le caractère breton » : https://gebete29.wordpress.com/2018/11/10/le-caractere-breton/

J’ai essayé de démontrer ce que « caractère bien trempé du Breton » signifiait généralement. Aujourd’hui, j’ai envie de développer des traits de caractère comme la discrétion, la fermeté, l’imagination, la franchise (brut de fonderie), la pudeur, la fidélité, l’introversion, le sens du partage, l’esprit civique, la modestie et l’honnêteté qui n’appartiennent qu’aux authentiques Bretons.

Le Breton est fidèle

Quid de l’emprise de l’Etat français sur cette magnifique région de France qui défend et revendique son identité. Tenter de décrire les contours de ces fameux traits de caractères bretons qui participent grandement à son identité sociale et dont on entend souvent parler est une gageure. Mais osons…

Je me suis toujours « senti » Breton. Plus je lis des choses sur la Bretagne et plus je rencontre de Bretons, plus je ressens que ce sentiment n’est pas une construction de mon esprit mais une réalité de caractère et de posture que je partage avec d’autres.

« Inutile de me dire ce que je dois faire ou ne pas faire, je ferais toujours ce que j’ai envie ».

Les bretons avancent souvent discrètement mais fermement. On observe des similitudes entre les Bretons et des traits de caractère commun. Qu’est-ce qui est commun et qui participe à l’histoire sur l’identité bretonne. Aucune étude sur des traits de caractères commun existe. Seules quelques études de comportements sociologiques existent visant à comparer des régions de France.

Tout d’abord, quelles sont les raison qui font qu’il existe une présence si riche et florissante du conte en Bretagne et pourquoi la mort est si présente dans le quotidien des Bretons.  

En observant les éléments de la nature, notamment la nuit, avec le vent qui siffle dans les arbres, la présence d’une nuit étoilée ou l’absence de lumière par des nuages qui cachent toute luminosité du ciel, je me dis qu’à une époque où l’on ne connaissait pas la lumière électrique tous ces éléments naturels pouvaient stimuler l’imagination. Celle-ci donnait une explication à tous ces phénomènes à travers les histoires des contes et légendes.

Le Breton est fidèle
Le Breton est fidèle
Le Breton est fidèle

Les Bretons n’ont-ils pas une propension importante à l’imagination notamment du fait d’une forte émotionnalité intériorisée. La mort est très présente en Bretagne notamment avec les histoires de l’Ankou ou des lavandières. La mort est présente aussi par cette histoire maritime où les femmes voyaient leurs hommes partir pendant des mois à la pêche à Terre Neuve et revenir lorsque la mer ne les avait pas pris. A Audierne, il existe une baie qui s’appelle la baie des Trépassées où la légende dit que les morts en mer viennent hurler. Chaque année, ces femmes se mettaient sur les côtes dans l’attente d’apercevoir ou non le bateau de leurs hommes à l’horizon. S’il était présent, la vie reprenait et c’était la fête le temps du retour à terre. S’il était mort, il fallait continuer à vivre pour pouvoir s’occuper des enfants.

Les angoisses aux contacts de ces éléments de la nature et de la dureté de la vie ont été probablement sublimées à travers toutes ces histoires pour rendre un peu acceptable ce quotidien.

Un Breton est direct dans sa façon de parler : « On m’a toujours dit que je pouvais manquer de « psychologie » en disant de façon brute ce que je ressentais, pensais ou observais ce qui pouvait me donner un aspect froid et dur comme du granit alors que je me ressentais intérieurement très sensible. Cette sensibilité aide à comprendre ce que vivent les Bretons pour les aider et cette « dureté » aide à ne pas être dépassé par ces émotions en sachant leur donner leur juste place pour ne pas être débordé par elles. Un article sur la langue bretonne dans le journal « Breton » qui évoque la structure du langage breton explique que l’image que renvoie un Breton n’est pas de la dureté mais peut-être due de ses origines bretonnes.

Le Breton est fidèle
Le Breton est fidèle
Le Breton est fidèle

La langue reflète la façon de penser. Même si celle-ci est peu usitée, elle influe probablement sur les comportements de ses habitants. On dit que le Breton va droit au but quand il s’exprime et qu’il ne prend pas de gants pour dire les choses. On dit que la Bretonne a la langue « pointue » et qu’elle pique lorsqu’elle dit crument et directement les choses telles qu’elles sont. Lorsqu’on analyse l’organisation de cette langue, on a le sentiment que les Bretons s’expriment comme maître Yoda le Jedi de Star Wars. Le « je » est mis en fin de phrase pour mettre en début ce qui est le plus important : « Le train, je suis venu ». L’individu est en retrait. Le Breton n’est pas autocentré mais place ce qui l’entoure avant lui pour dire directement les choses sans artifices.

En Bretagne, le mot « bonjour » n’existe pas. D’ailleurs le mot breton le plus connu est « an revoir » (kenavo) alors que dans de nombreuses langues, il s’agit de « bonjour ». Quand deux Bretons se rencontrent, ils disent « ça va » (deiz mat), « comment vont les choses » (Mat an traou), « comment c’est pour toi » (Penaos eo ganit) ou « comment que c’est (Penaos eo). On voit bien que la façon de rentrer en contact avec l’autre est un rapport d’ouverture à ce qui est à cet instant et non pas autocentré sur les deux individus en présence. En français, deux Bretons diront plus facilement « il fait beau aujourd’hui » ou une autre phrase de description du contexte que « bonjour ».

« Les bretons, c’est comme le homard : carapaces durs et tendres dedans ».

Le Breton est fidèle
Le Breton est fidèle
Le Breton est fidèle

Le breton est intérieur tout en étant très connecté à son environnement. Non seulement, il ne dit pas « bonjour » mais il invite plutôt traditionnellement ses convives pour « le café » que pour manger. Lors de ce café, il y a des crêpes, du gâteau, de la salade de fruit et de nombreux mets qui valent un repas ! Le Breton a un jardin dont il s’occupe beaucoup mais dans lequel il vit peu. Il est soit dans sa maison soit à l’extérieur. Il ne veut pas déranger ou s’exposer. Il existe un contraste entre la force de son intériorité et ce qu’il donne à voir dans le premier contact.

Le Breton est pudique et peu expansif. Il ne vous tapera pas sur l’épaule et sera avare de confidence. Il garde avec pudeur son intimité et son intériorité pour lui malgré l’intensité émotionnelle de ce qu’il peut ressentir. Il s’inscrira dans sa relation à l’autre dans le concret. Il ne flattera pas et ne promettra pas grand-chose. Il ne cherchera pas à rentrer dans l’intimité de son interlocuteur dès la première rencontre et le laissera venir à lui. Il ne cherchera pas à vous séduire pour avoir un relationnel fonctionnel. En fait, il est à l’opposé du caractère méditerranéen démonstratif. Par contre, une fois le contact et la confiance établis, la relation sera entière et « normale ». Elle sera même peut-être plus profonde et chaleureuse que dans d’autres cultures. Elle n’a pas besoin d’être contractualisée.

Le Breton est fidèle dans son engagement amical et l’amitié qu’il offre s’use rarement dans le temps s’il n’y a pas d’incident. Par contre, toute trahison à cette amitié la cassera définitivement.

Le Breton est fidèle
Le Breton est fidèle
Le Breton est fidèle
Le Breton est fidèle

La Bretagne en tête des régions où l’on parle le plus à son voisin. Lorsque vous êtes dans un festival ou dans un festnoz, vous pouvez en faire agréablement l’expérience. Il est aisé de parler aux personnes qui sont à côté de vous en écoutant de la musique ou en buvant un verre. A la différence d’une ville comme Paris, où lorsque vous parlez à quelqu’un dans la rue, le premier réflexe est de se demander ce que veut l’autre, ou de présenter une réaction de méfiance dans certaines autres régions.

Cette fidélité se traduit aussi dans le mariage. La Bretagne est la région de France où le taux de divorce est le plus bas : 1,72 divorce pour mille habitants. C’est deux fois moins qu’à Paris ou dans le PACA. Le Breton est fidèle dans la parole et l’engagement même si la culture catholique, encore bien ancrée en Bretagne, influe aussi sur ces chiffres.

Le Breton est partageur. La Bretagne est la deuxième région après la Corse pour le nombre de bar par habitant mais la neuvième région pour la consommation régulière et à risque d’alcool. Ils sont deuxièmes derrière les Francs Comtois pour la consommation ponctuelle d’après l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies. Les Bretons boivent moins que par le passé mais ils aiment faire la fête. D’ailleurs, les plus grands festivals de musique comme les vieilles charrues sont en Bretagne.

La pratique sportive est particulièrement développée en Bretagne.

Le Breton est fidèle
Le Breton est fidèle
Le Breton est fidèle
Le Breton est fidèle

Le Breton : honnêteté, rectitude et discipline. C’est en Bretagne que l’on respecte le plus la loi. Ils sont moins procéduriers que dans d’autres régions. Les tribunaux sont moins engorgés qu’ailleurs. Il y a deux fois moins de dossiers aux prud’hommes qu’en Ile de France ou dans le PACA et quatre fois moins que dans les tribunaux de commerce de ces mêmes régions. Quand on se « tape » dans la main en Bretagne, on respecte son engagement. Le breton préfère résoudre leurs différends par le dialogue que devant la justice. La parole donnée est pleine de valeurs. La Bretagne est la région de France où le nombre de vols de voiture est le plus bas, soit six fois moins que dans le PACA.

Le breton a l’esprit civique. Aux élections de 2012, les bretons ont été ceux qui ont le plus votés. La Bretagne est la région qui connait le moins de fraude fiscale. Ils trichent deux fois moins que dans le sud-est et trois fois moins qu’Ile de France.

Ce résultat est probablement dû à la fois à un sens du collectif et à la nature anxieuse du breton qu’à sa volonté de tranquillité.

Le respect pour le collectif s’exprime aussi par l’écologie et les dons du sang. La Bretagne est la plus performante en écologie d’après l’hebdomadaire La Vie. Les Bretons sont les troisièmes donneurs de sang. On retrouve de très nombreux festivals en Bretagne mais aussi les plus grands de France et d’Europe. Ces festivals peuvent avoir lieu grâce à la présence de nombreux bénévoles qui prennent plaisir à être là, à être ensemble et à partager.

Le taux de suicide est particulièrement haut en Bretagne. Il est de 25,3 pour 100 000 habitants soit 65% plus élevés que la moyenne nationale qui est de 15,1%. Ce chiffre reflète l’intensité de vécu intérieur du breton qui contraste avec la pudeur de ce qu’il exprime extérieurement.

Le Breton est fidèle
Le Breton est fidèle
Le Breton est fidèle

Les Bretons sont sérieux, modestes et raisonnables. Ces traits de caractère se traduisent notamment dans les performances scolaires. La Bretagne est régulièrement la première pour le nombre de bachelier par classe d’âge. Par contre, ils privilégient les formations courtes en post bac. Sont-ils modestes, pas assez ambitieux ou réaliste en sachant se satisfaire de ce qu’ils ont et peu prisonniers du désir ou du regard de l’autre qui sont deux leviers à la motivation sociale ? Le breton n’a pas besoin d’être admiré mais il a besoin qu’on le respecte pour se sentir aimé et être en confiance. Aussi, il n’a pas besoin d’un titre scolaire ou autre pour se sentir exister et être digne. Il lui suffit d’être lui. Un autre facteur qui peut influer sur le manque d’empressement vers les hautes études est le fait que la Bretagne a connu la modernité de façon plus récente que d’autres régions. Jusqu’aux années 50, la Bretagne était un pays fortement agricole dans les terres et marins en bord de mer. L’industrialisation est venue progressivement ensuite. Peut-être ce facteur explique une moindre grande culture des grandes études.

En Bretagne, on peut se faire confiance. A l’heure actuelle où l’avenir est dans l’entraide, c’est un atout pour construire une économie du lien.

Le Breton est fidèle
Le Breton est fidèle
Le Breton est fidèle

La modestie s’exprime aussi à travers la danse bretonne. Dans ces chenilles qui se construisent dans les Festnoz, c’est le groupe qui s’exprime et non pas les performances de l’individu sur la piste de danse. L’émotion de la danse est vécue collectivement et intérieurement à travers une danse ancrée dans le sol, source d’une transe collective sous les lumières des étoiles, qui réunit toutes les générations. L’emblème de cette modestie sont les frères Morvan : des agriculteurs célèbres dans le monde entier qui chantent avec leur chemise à carreau et leur casquette vissée sur la tête et qui n’ont jamais quitté la Bretagne. Au festival des vieilles charrues, ils ont réuni un public plus grand que Bruce Springsteen en jouant avec les Tambours du Bronx (60 000 personnes). Bien souvent, les Frères Morvan jouent bénévolement pour la « bonne œuvre » et le plaisir de partager leur musique.

Le Breton est fidèle
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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 18:22

Papa, Léon, né en 1914 a vécu jusqu’à 90 ans. À l’âge de 9 ans, il se rend à pied plusieurs fois par semaine du Plessis-La Trugalle (Neuville-sur-Sarthe – 72) à l’atelier d’un peintre d’œuvres religieuses pour poser comme modèle pour un tableau représentant un ange qui sera installé dans la cathédrale du Mans.

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À 11 ans, il devient garçon d’écurie dans un élevage de chevaux de courses à La Guierche (Nord/Le Mans/12 km). Il dort dans la mangeoire des chevaux. Il ne va plus à l’école. Il reste attaché au monde hippique et deviendra jockey.

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Il fait son service militaire entre 1937 et 1939. À son retour, en 1939, à 25 ans, il est mobilisé pour la Seconde guerre mondiale. Il sera prisonnier en Allemagne jusqu’à la Libération. Il reprend l’entraînement sur le champ de courses de Vincennes.

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Au cours d’un de ces entraînements, en trop monté, il reste accroché aux rennes de son cheval qui s’est cabré après avoir pris peur lorsqu’il trottait parallèlement à un camion fort bruyant qui évoluait à proximité de la piste. Papa n’a pas eu le réflexe de lâcher prise et reçoit alors le cheval qui s'est renversé sur lui.Il a la colonne vertébrale brisée à plusieurs endroits.

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Il sera accroché au plafond d’une chambre de la Pitié-Salpêtrière (75013 - Paris) le corps enserré dans un plâtre qui l’immobilise à partir de ses deux genoux jusqu’au menton. Son calvaire va durer un an.

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Il sortira sans séquelles de cet accident, puis rencontrera notre maman, Denise en 1948. Ils se marièrent rapidement et mon frère jumeau, Patrick et moi avons vu le jour en août 1951.

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Après sa rééducation suite à son immobilisation totale d’une année, il se reconvertira dans l’élevage de porcs, ses connaissances en matière d’animaux domestiques étant très complètes.

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Papa m’a transmis son amour des chevaux, et j’ai la chance de vivre des journées de communion avec lui lorsque je me rends sur un hippodrome, ce qui est très rare.

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Je souhaitais lui rendre hommage par ces images prises le 15 septembre 2013, à l’hippodrome « Croas-al-Leuriou » à Landivisiau. Nicole m’accompagnait.

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Nous avons assisté à une scène terrible qui m’a fait penser à mon père encore plus fort. En effet, à 16h15, une pouliche de quatre ans, préparée pour courir dans la cinquième course (plat de 2 150 mètres) s’est cabrée très haut sur ses pieds postérieurs, tellement haut qu’elle s’est renversée. Il n’y avait pas de jockey sur son dos. Sa chute a été violente, à plat dos, ce qui lui a été fatal, les vertèbres cervicales brisées, elle est morte sur le coup. Je n’ai pu m’empêcher d’imaginer papa dessous lors de son accident de Vincennes, il y a 66 ans.

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Le cabré est ce qu'il y a de plus dangereux, ça peut arriver avec un jeune cheval comme un vieux, aussi bien en balade qu’au paddock. C'est le pire vice qui existe, ça n’est pas toujours fatal mais ce dimanche 15 septembre 2013, ça n’a pas pardonné.

Voici une vidéo qui montre le danger du cabré : http://www.youtube.com/watch?v=eGe7JJrBB34&feature=fvwrel

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J’ai lu quelques témoignages :

1 - « une de mes juments avait cette mauvaise habitude de se lever dès qu'elle se braquait. Elle s'est déjà retournée, mais ça ne l'avait pas gênée pour recommencer 5 min après... Outre le réel danger pour le cavalier (plusieurs sont morts ou sont restés paralysés quand ils se prennent le cheval dessus), certains chevaux se tuent en se brisant les vertèbres cervicales. »

2 - « Le danger dans le cabré, c'est la probabilité qu'a le cheval de se renverser, lorsqu' il perd l'appui sur l'un ou l'autre des postérieurs et risque alors de basculer de côté ou en arrière. Il faut alors que le cavalier se jette à droite ou à gauche, afin de ne pas se retrouver sous le cheval en cas de chute. »

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Certaines situations (agressions d'autres chevaux, excitation excessive due à un environnement nouveau, émotion violente…) peuvent entraîner chez un cheval très émotif et réactif une réaction vers le haut exceptionnelle. Le cavalier tachera de ne pas mettre son cheval dans de telles situations… et de garder son cheval calme.

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3 – « Lorsque le cheval se pointe (cabre) violemment et très brusquement, sans aucun contrôle, c'est beaucoup plus dangereux. Attirez alors vivement la tête du cheval de côté. La cabrade est souvent stoppée… Si toutefois le cheval est parti pour se renverser, il chute alors de côté, ce qui est grave mais tout de même moins dangereux ! Les séquelles peuvent être réelles pour le cavalier et le cheval. Le cheval y regardera à deux fois avant de recommencer… Mais certains chevaux recommenceront tout de même. La bonne éducation du cheval et le tact du cavalier devraient éviter cette défense dangereuse et inadmissible du cheval. »

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7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 18:09

le 16 août 2013, en ralliant Alès pour la mise en place de notre randonnée de 13 jours sur le chemin de Stevenson, nous avons fait une halte à Bourges, point médian entre Brest et les Cévennes.

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Bourges, (66 000 hab.) ancienne capitale du Berry, qui était l'ancienne province correspondant approximativement aux départements actuels du Cher et de l'Indre, est situé entre Romorantin (Loir-et-Cher) et Moulin (Allier) et entre Chateauroux (Indre) et Nevers (Nièvre).

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On y trouve:

le Musée des meilleurs ouvriers de France (collections de chefs-d'oeuvre primés),

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l'Hôtel Lallemant, Musée des Arts décoratifs (mobiliers, tapisseries, peintures),

le Musée Estève, Hôtel des échevins (oeuvres du peintre Maurice Estève),

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le Musée du Berry (collections archéologiques et historiques),

le Palais Jacques Coeur (symbole de la réussite sociale et économique du grand argentier du roi Charles VII,

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le Muséum d'histoire naturelle (de l'évolution de l'homme à la diversité des espèces),

le Musée de la Résistance et de la Déportation (réflexion sur le sens donné à la vie et à l'engagement, sur la modernité des valeurs de la Résistance),

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les Marais de Bourges (autrefois défense naturelle de la ville, ils s'inscrivent aujourd'hui dans le paysage urbain),

le Jardin de l'Archevêché et le jardin des Prés-Fichaux, 

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la Halle au blé,

la ville médiévale: la cathédrale Saint Etienne et le quartier médiéval (rue Boubonnoux, les remparts, la Place Gordaine (marché dès l'époque médiévale),la rue d'Auron et la statue de Louis XI, né à Bourges en 1423.

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La cathédrale Saint-Etienne: construite à partir de 1195, en deux phases: 1195-1215 et 1220-1245, elle empiète sur le rempart gallo-romain et succède à un éifice roman. La cathédrale de Bourges fut dédicacée le 5 mai 1324.

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Elle se caractérise par une architecture gothique originale: 

absence de transept (pas de plan habituel en croix latine), 

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grand vaisseau à 5 nefs: nef centrale à voûtes sexpartites ouvertes sur deux doubles collatéraux qui l'épaulent sans tribune, d'où une élévation pyramidale à 5 niveaux, deux de pierre et trois de lumière,

les 5 nefs s'ouvrent à l'ouest par 5 portails sculptés entre les deux tours qui encadrent le "Grand Housteau", gigantesque verrière composée d'une rose dominant 6 lancettes,

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les 5 chapelles rayonnantes à l'est, sont posées en poivrières sur les contreforts du chevet de l'église basse,

à l'extérieur, des arcs boutants à double volée assurent le contebutement de l'édifice; l'énorme pilier-butant remplace la tour sud de la façade,

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les portails latéraux, nord et sud, sont d'origine romane (vers 1160).

A partir du XVè siècle, des chapelles latérales sont percées dans les bas-côtés.

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Dimension de la nef: longueur = 117 m; larger = 41 m; hauteur = 37 m.

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15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 00:23
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Tharon-Plage est une station balnéaire de la côte de Jade située sur la commune de Saint Michel Chef Chef à 2,2 km du bourg. C’est en 1895 que les chalets commencent à se construire sur la plage. En 1902, trois amis (Boismain, Du Chatelier et Guillou) signent un acte d’achat en indivision d’une propriété située entre les cours d'eau du Calais et du Tharon, d’une superficie de 120 ha 48 ca. Ces amis décident de lotir l'endroit pour vendre les « Sables ».

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En 1910, 188 lots avaient été vendus. Les acheteurs venaient de Nantes, du Pays de Retz, puis plus tard, de la région d’Angers. Ainsi naquit Tharon-Plage, la « Perle de la Côte de Jade», réputée pour ses célèbres Galettes St Michel et sa magnifique plage de sable fin de 4,5km.. Tharon plage possède 11 pêcheries regroupées au niveau de la plage d'Anjou.

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La Côte de Jade constitue la frange littorale du pays de Retz en Loire-Atlantique, bordée au nord par l'estuaire de la Loire et au sud par la baie de Bourgneuf et le marais breton. Ses côtes découpées et ses nombreuses plages assurent à la côte de Jade un intérêt touristique estival important.

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Carrelets à Tharon-Plage - Le carrelet est un filet carré tendu sur une armature plane et descendu horizontalement au moyen d’un treuil depuis un ponton qui avance en mer et sur lequel est généralement construit un abri, voire un petit logement. On l'appelle aussi ableret, carré, carreau ou échiquier. Le filet est remonté rapidement, emprisonnant poissons et crustacés qui se trouvaient entre lui et la surface ; un appât (tête de poisson) peut être placé en son centre.

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Installation sur ponton : Construction située sur un passage favorable, en bord de côte composée de pilotis ancrés au sol, supportant une plateforme fixée à une hauteur assurant la sécurité aux vives eaux, et d'une passerelle reliant cette plateforme à la berge. Sur cette plateforme sont installés des éléments permettant la pêche : perche rigide, guide, moulinet. Le filet de 4 m de côté est fixé sur un cadre rigide soutenu par des élingues ; une cabane permettant le repas et le repos améliore le confort. La construction de ces installations est règlementée tant sur leur nombre que sur les matériaux les constituant ainsi que leur couleur.

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Installation sur plateforme : La passerelle n'existe pas. On accède à la plateforme à marée basse par une échelle, les adeptes apprécient cette impression d'être "seul au milieu de l'océan".

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Carrelets à pieds : Le pêcheur se place sur le bord de la mer à la marée montante, il a un filet de 2 m de côté à mailles de 12 à 14 mm pour faciliter la manœuvre ; une perche droite de 3 m avec un pied en sabot servant d'appui au pêcheur et en tête un anneau auquel est fixée la corde de relevage.

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Pêche au carrelet, localisation : Très pratiquée sur les côtes de Charente-Maritime et dans les estuaires de la Charente et de la Gironde, la pêche au carrelet l'est aussi sur les côtes escarpées de la Vendée et jusqu'à l'embouchure de la Loire, mais dans ces régions cette tradition à tendance à s'estomper.

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Carrelet, un peu d'histoire : Le mot carrelet apparaît dans la langue française vers 1360. Il représentait une sorte de tamis manié par les deux mains et qui servait à attraper des espèces aquatiques.

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En 1769, Henri Louis Duhamel du Monceau (1700-1782) explique dans son ouvrage Des Pêches maritimes et fluviatiles que le carrelet est une nappe de 6 à 8 pieds de côté (1,8 m à 2,4 m) bordé par une corde. Des perches courbes partent de chacun des côtés et sont liées à l'endroit où elles se croisent de façon à y attacher une troisième perche qui servira à porter et déplacer le filet.

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À la fin du XIXème siècle, on voit apparaitre des mats fixés sur les côtes. Ces derniers, avec l'aide de poulies et de treuils, permettent de pêcher avec plus de confort sans avoir à se déplacer. La pêche devient un loisir, que les touristes de l'époque s'amusent à pratiquer.

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L'apogée de la culture viennoise correspond au début du XX° siècle : c'est l'époque de certaines avancées majeures dans le domaine scientifique (invention de la psychanalyse par Sigmund Freud), mais également d'un renouveau important dans le domaine des arts (Sécession viennoise, peinture de Gustav Klimt, d'Oskar Kokoschka et d'Egon Schiele) ou encore dans le domaine de la littérature (œuvres d'Arthur Schnitzler, Joseph Roth, Hermann Broch, Stefan Zweig et Robert Musil).

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La renommée culturelle internationale de Vienne repose surtout sur sa vie musicale. Il existe peu d'autres villes dans lesquelles autant de compositeurs célèbres ont vécu. Les valses de Vienne, son chœur d'enfants (Wiener Sängerknaben), d'importants événements musicaux tels que le Concert du nouvel an ou le bal de l'opéra de Vienne, de même que les bâtiments dédiés à l'opéra et au théâtre sont mondialement connus.

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Musique autrichienne : Vienne a longtemps été considérée comme la capitale mondiale de la musique. De nombreux compositeurs de renommée mondiale s'y sont succédé pendant des siècles, les plus connus étant les classiques Joseph Haydn, Wolfgang Amadeus Mozart, Ludwig van Beethoven, suivis par Franz Schubert, Franz Liszt, Johannes Brahms, Johann Strauss I, Johann Strauss II, Franz Lehár, Joseph Lanner, Anton Bruckner, Gustav Mahler, ainsi qu'au début du XX° siècle les membres de la seconde école de Vienne (Arnold Schönberg, Anton Webern, Alban Berg) et Ernst Křenek.

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Chaque soir, 10 000 personnes en moyenne assistent à des concerts de musique classique.  

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De nos jours, Vienne reste une ville très active sur le plan musical, en particulier dans les domaines de la musique électronique et pop. Elle est par exemple considérée comme la capitale souterraine du downtempo, avec des artistes comme Kruder & Dorfmeister ou Makossa.    P1410376.JPG

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Relégué en dehors de la vieille ville, le son des jeunes s'est inventé depuis le début des années 1990 de nouveaux lieux de rendez-vous. C'est dans les sous-sols du métro, dans les parcs, le long des berges du canal du Danube ou sous le Gürtel, le second boulevard circulaire, que la jeunesse viennoise se donne désormais rendez-vous sur des airs de rock.

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Théâtre et opéra : Tant l'art que la culture disposent à Vienne d'une très longue tradition dans les domaines du théâtre, de l'opéra.  P1410412.JPG

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Le théâtre sur la Vienne (Theater an der Wien) s'est distingué ces dernières années par de premières représentations de comédies musicales. La plus appréciée d'entre elles fut Elisabeth, qui fut ensuite traduite en plusieurs langues et jouée dans le monde entier.    P1410495.JPG

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La maison dans laquelle Beethoven présenta Fidelio pour la première fois est depuis 2006 de nouveau consacrée uniquement à l'opéra.  P1410511.JPG

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La maison de la musique (Haus der Musik) de Vienne propose aux enfants et adultes depuis l'an 2000 un musée du son (Klangmuseum).  P1410537.JPG

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Le théâtre de marionnettes du château de Schönbrunn (Marionettentheater Schloß Schönbrunn) propose à tous un spectacle de marionnettes sous forme de pièces et d'opéras.

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La Hofburg abrite le musée de Sissi, les appartements de l'empereur (Kaiserappartements) et la chambre du trésor d'argent de la Cour (Hofsilber- und Tafelkammer) où la couronne du Saint-Empire est exposée avec d'autres regalia. Directement à côté de la Hofburg se trouvent deux bâtiments identiques qui se font face : le musée de l'histoire de l'art (Kunsthistorisches Museum), qui abrite de nombreuses peintures de maîtres, ainsi que le muséum de Vienne (Naturhistorisches Museum Wien, aussi appelé musée de l'histoire naturelle de Vienne). 

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L'Île-d'Yeu est une commune située dans le département de la Vendée et la région Pays de la Loire. C'est une commune insulaire, constituée de l'île d'Yeu, l'une des quinze îles du Ponant. Ses habitants sont appelés les Îslais (et non Îliens) ou les Ogiens. Les principales localités de la commune sont : Port-Joinville (anciennement Port-Breton), Saint-Sauveur (anciennement « le bourg ») et La Meule.

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L'île d'Yeu, jadis Augia et Insula Oya qui traduit le terme germanique latinisé Augia de *aujō « île » en germanique, ou parfois dans l'histoire par étymologie populaire ou facétieuse Île Dieu.

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L'île d'Yeu est située à une vingtaine de kilomètres du continent et s'étend sur 9,5 km de long pour 4 km de large.

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Elle présente deux visages distincts:

 

 * sa côte orientale est sablonneuse et verdoyante, semblable à celle que l'on rencontre sur la côte Vendéenne ;

 

 * sa côte occidentale, est une « Côte Sauvage » rocheuses granitique avec ses criques, ainsi que ses falaises frappées par les embruns et ressemble étrangement à la côte bretonne. Le point culminant est situé entre le vieux château et le cap des degrés, il s'élève à 31 mètres.

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Toute la partie sud de l'île est interdite de construction, hormis quelques anciens villages (comme La Meule) et monuments (comme le « Vieux-château ») ; l'essentiel de la population étant regroupée sur la côte nord, ainsi que le centre de l'île, notamment :

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Port-Joinville, la principale localité dont le nom originel est « Port-Breton » (nom officiel jusqu'au milieu du XIXe siècle). On y trouve de nombreux restaurants, cafés et boutiques. Elle possède le principal port de pêche et la gare maritime qui permet de rejoindre le continent.

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Le village de Saint-Sauveur fut le centre spirituel et politique de l’île de 1650 à 1846. À la Révolution, la mairie fut installée à Port-Breton, la population y étant plus importante.

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Tantôt île tantôt presqu'île suivant le niveau des océans, l'Île d'Yeu a connu son insularisation continue et ultime autour de 5000 avant notre ère. Aujourd'hui longue d'environ 10 km sur une largeur moyenne de 4 km, sa superficie avoisine les 23 km2.

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L'île était rattachée par une langue de terre jusqu'à il y a environ 7000 ans, il en reste la trace sous le nom du célèbre Pont d'Yeu, qui désigne aujourd'hui un haut fond rocheux reliant l'île au continent. Elle a été occupée dès le Néolithique, et en porte le souvenir par ses dolmens et ses pierres levées. Elle était alors recouverte de forêts de chênes.

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L'île a une exceptionnelle densité de traces (gravures) et monuments mégalithiques (dolmen, menhir, ainsi que la toujours énigmatique « pierre à cupules »...) témoignant de la présence humaine au Néolithique en Vendée (-5300 à -3000 ans avant J.-C.). C'est en effet à la fin de l'ère glaciaire qu'apparaissent les premiers habitants de l'île, profitant du bas niveau des eaux pour y accéder.

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 18:20
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Le 14 septembre 2012, pour nous récompenser de notre succès sur le Chemin des Bonshommes (16 jours de marche en montagne), nous avons visité les Forges de Pyrène et la Rivière souterraine de LABOUICHE à 6 km de Foix; C’est la plus longue rivière souterraine navigable d’Europe ouverte au public.    
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Je voudrai rendre un hommage appuyé à une "Mère" qui gère un siège compagnonnique à Brest car les Forges de Pyrène nous nous font revivre l'histoire, les gestes du passé et les secrets d'artisans, et puis, elles présentent une belle exposition sur le Compagnonnage. Nous avons approché plus de 120 métiers, pour la plupart oubliés (colporteur, bouilleur de cru, arracheur de dents, montreur d'ours, rémouleur, horloger, cordier, menuisier, sabotier ...) et une collection de 6500 outils.  P1130687.JPG  P1130698
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On a pu voire sur ce site de 5 hectares du musée des métiers d'autrefois à Montgaillard en Ariège, à deux pas de Foix un atelier animé: la forge à martinet de plus de 450 ans, pièce unique classée "Monument historique", la dernière encore en activité en France. Il y a d'autres ateliers animés, ceux du forgeron, du sabotier, du boulanger, du confectionneur de peignes en corne, etc.
Jean Bernard: "Ils sont chargés de l'amour et de la peine des hommes, de leur joie et de leur fierté et c'est souvent tout ce qu'il en reste."  
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Je décris dans cet article les objets ou les métiers tels que le charron, les métiers du monde agricole, le maréchal-ferrant, la laitière, le lapidaire, le torréfacteur, les compagnons (la Mère, la canne, le chef d'oeuvre), le bottier-cordonnier, le rémouleur, le bouchonnier, le tanneur, l'ardoisier; petit échantillon de ce qui est présenté dans ce musée extraordinaire.   P1310952.JPGP1310956.JPG
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LE CHARRON. La fabrication du moyeu. Tour à bois permettant de façonner le moyeu d'une roue, la pièce centrale (l'axe). Tandis que deux hommes actionnaient la grande roue entraînant la bille de bois, un troisième, à l'aide de ciseaux à bois creusait le moyeu afin de lui donner sa forme définitive.    P1310967.JPG
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Les métiers du monde agricole. De par son importance et la diversité de ses besoins, le monde agricole contribue à l'essor de l'artisanat et à son maintien dans les villages jusqu'au début du XXème siècle. Autour de 1880, les techniques agricoles progressent (charrues, herses, et semoirs autrefois en bois se fabriquent en métal et les chevaux de trait remplacent les bovins) et assurent du travail aux forgerons, bourreliers, et charrons qui réalisent aussi les voitures et charrettes des fermiers et villageois.    
Le développement des réseaux ferroviaires et routiers désenclave les campagnes et facilite l'exode rural. La mode des voyages marque l'essor de la maroquinerie et profite au tanneur.
Au XXème siècle, la traction devient lentement mécanique. Une mutation des métiers liés à l'emploi du cheval s'opère. L'entretien du nouveau matériel transforme le maréchal-ferrant et le charron en mécanicien ou réparateur.
Les industries aéronautique ou automobile sollicitent les bourreliers-selliers pour réaliser les sièges et les charrons pour certaines pièces de carrosserie.     
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LE MARECHAL-FERRANT. Sa première tâche est de ferrer les chevaux. Forgeron, il fabrique et répare outillage et machines agricoles. Il exerce aussi la médecine animale. Son savoir-faire découle des origines militaires de la profession. Le maréchal-ferrant applique le fer chauffé sur le sabot. Il l'adapte après avoir retiré l'ancien fer et les clous à l'aide de tricoises, longues pinces en forme de tenailles. L'excédent de corne est enlevé au rogne-pied. Le dessous du pied est nettoyé à la rainette. 8 clous de 6 cm environ, rabattus et coupés au ras du sabot fixent le fer dans la corne. De légers réajustements peuvent être faits avant le clouage final. Le ferrage de 4 sabots à chaud dure environ une heure. Il faut ferrer l'animal au moins quatre fois par an. Un gros village peut compter jusqu'à 200 chevaux. En montagne, on ferre parfois les boeufs.
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La laitière. Le lait ne restant pas frais longtemps, la laitière doit le distribuer rapidement ou le transformer en beurre et fromage. Les vaches, traites deux fois par jour, produisent en moyenne 10 à 15 litres. La crème de 25 litres de lait battu donne 1 kg de beurre. Pour ce faire, la laitière filtre le lait; puis elle prélève avec une écumoire la crème remontée à la surface et la remue vivement dans une baratte durant une demi-heure. Le beurre ainsi obtenu est passé à l'eau froide pour enlever le petit lait et mis dans un moule dont le décor s'imprime sur la motte. Pour le conserver, on le sale et on en fait une boule quotidiennement recouverte d'une couche de beurre frais. Le fromage est fait avec du lait mélangé à la pésure, extraite de la caillette de veau. Séparé du petit lait, le caillé est égouté, démoulé et préparé pour l'affinage.  
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Le lapidaire. La taille des pierres précieuses aurait été implantée en France en 1735 par un certain Michaud dans le Haut Jura. Il aurait eu l'idée de façonner les minuscules pierres dures percées d'un trou (les contre pivots dont on se servait dans l'horlogerie).
Il les façonna au moyen d'un petit tour de son invention. Le travail se perfectionna petit à petit. Le lapidaire et le tailleur de diamants disposent les pierres sur un banc pour les polir et les cliver (les séparer par couches). Ces pierres dont les facettes jouaient avec la lumière intéressèrent les bijoutiers.
C'était la naisance de la lapidairerie. Le premier atelier lapidaire fut fondé à Lajoux en 1840 et occupa plus de 100 personnes.
 P1320004.JPGP1320006.JPGP1320012.JPGP1320013.JPG Le torréfacteur. Le caféier est un arbuste dont le fruit communément appelé cerise, contient deux noyaux qui enveloppent une graine de même forme: la grainde de café.
Le torréfacteur au "brûleur à café" sert à torréfier, sécher les grains dans une étuve de 200°, ce qui provoque un début de calcination. En séchant le café, on détruit une partie de sa matière végétale et on lui donne de l'arôme. Après cette opération, le volume du grain augmente d'un quart environ et le poids  diminue de 13 à 20 %.   P1320016.JPGP1320018.JPG
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LES COMPAGNONS.
La Mère. Seule présence féminine admise dans les Compagnonnages, la Mère désigne celle qui tient un siège compagnonnique et qui a été reçue par les compagnons.
Toujours très honorée et respectée par les Compagnons, la Mère n'est pas exclusivement une maîtresse de maison; elle veille à tout le fonctionnement du siège (gestion, propreté, etc...) et peut intervenir pour régler quelques problèmes relationnels notamment chez les jeunes affiliés ou aspirants. Tous les devoirs de la Mère envers la société (et réciproquement) sont clairement définis par la règle. On retiendra également que la Mère doit passer par plusieurs étapes (Dame économe, Dame hôtesse) avant d'être élue par tout le tour de France et recevoir une initiation qui lui confèrera le droit de porter les couleurs (un sautoir blanc frappé de quelques emblèmes).
Présente depuis de nombreux siècles dans la structure compagnonnique, la Mère n'existe pas dans les Compagnonnages étrangers. Ciment de toute la vie du siège, la Mère, tout naturellemnt, est devenue par extension le qualificatif du siège dans sa totalité.      Texte de François ICHER: "Sur le chemin des compagnons".    P1320023.JPGP1320025.JPGP1320026.JPG
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La canne. Elle est un des attributs, un des insignes du compagnon. Courte (canne de ville) ou longue (canne de cérémonie), très souvent en jonc, elle a un grand bout ferré à une extrémité, et, à l'autre, un pommeau où sont gravés le nom du compagnon, son rite, sa corporation ainsi que la date de réception. Le pommeau peut être en corne, en ivoire... suivant le métier et le rite. Les glands qui ornent la canne varient de forme et de couleur pour les mêmes raisons.    
Le symbolisme véhiculé par la canne est essentiel: appui de l'homme, elle est aussi une arme de défense très appréciée car très efficace. En outre le Compagnon peut l'utiliser pour prendre des mesures. Dans toutes les civilisations du monde la canne est associée au pèlerin, au passant. Son rôle est primordial car elle est de rigueur dans toutes les cérémonies compagnonniques. Le fait de posséder une canne implique pour son propriétaire d'être toujours prêt à partir sur le chemin, à se remettre en question, à s'améliorer.  
La manière de tenir la canne est rituelle: la présenter le bout ferré en avant est synonyme de mépris, c'est alors une provocation. Par contre la présenter par le pommeau exprime la paix, l'amitié, la fraternité. Aux yeux de certains compagnons, la canne est sensée rappeler la lance des Templiers. Les enfants de Maître Jacques possèdent en général, une canne à pommeau en ivoire, ceux de Soubise une canne à tête noire en corne; la canne à pommeau torsadé revient généralement aux Enfants de Salomon. 
P1320030.JPGP1320032.JPGP1320046.JPGP1320047.JPG   Le chef d'oeuvre. Son tour de France achevé, l'aspirant doit faire un chef d'oeuvre, c'est-à-dire une maquette où les difficultés techniques sont volontairement accumulées afin de prouver sa valeur, son habileté, la possession parfaite de son métier. Le chef d'oeuvre est jugé par une assemblée de Compagnons. De même le Compagnon désirant devenir "Compagnon Fini" doit exécuter un autre chef d'oeuvre. Ces chefs d'oeuvre sont visibles partout en France, dans les villes qui abritent sièges et maisons de Compagnons.
Il existe plusieurs catégories de chefs d'oeuvre:
  • le chef d'oeuvre de réception (pour mériter le titre de compagnon), de finition (pour être compagnon fini)
  • le chef d'oeuvre de compétition (entre compagnons de divers rites)
  • le chef d'oeuvre de prestige (pour le simple honneur et la fierté du corps de métier)
  • le chef d'oeuvre de reconnaissance (pour remercier les municipalités ou les personnalités qui ont aidé les Compagnons en diverses situations)
  • le chef d'oeuvre d'amitié
  • le chef d'oeuvre de commémoration
  • le chef d'oeuvre d'enseigne (qui se place au dessus de la porte de l'atelier)
  • le chef d'oeuvre de retraité (le Compagnon retraité condense ainsi toute son expérience en une sorte de testament à trois dimensions).
 P1320052.JPGP1320054.JPGP1320056.JPGP1320058--1-.JPG  Le bottier-cordonnier. Il répare et confectionne sur mesure les chaussures, lesquelles au XIXème siècle remplacent les sabots dans les bourgs et les vilages. Au Moyen-âge, les Arabes, implantés en Espagne, divulguèrent à Cordou le secret de la préparation des peaux. La ville devint un centre de fabrication de chaussures de luxe, d'où le nom de cordouannier... cordonnier.  
Le rémouleur. Equipé d'un banc mobile doté d'une meule, cet ambulant parcourt villes et villages. Grelots et clochettes annoncent sa venue et, en criant, il propose d'affûter couteaux, ciseaux et suivant son outillage lames, scies d'artisans et d'agriculteurs. 
P1320058--2-.JPGP1320058--3-.JPGP1320058--4-.JPGP1320058--5-.JPG Le bouchonnier. La fabrication du bouchon de liège est apparue en France aux environs de 1750. C'est à la fin du XIXème siècle que le bouchon a remplacé le "broquelet": cheville de bois entouré de chanvre huilé. Autrefois, les bouchons étaient fabriqués à la main. Le découpage se faisait à l'aide d'un couteau de tranche, muni d'un guide réglable. Les bandes étaient alors découpées en parallélépipèdes et le bouchon réalisé à partir de ce carré de liège, à l'aide d'un couteau très effilé. Les premiers bouchons taillés macaniquement apparurent en 1816. Il faut environ 1 kilo de liège pour faire 100 à 110 bouchons ordinaires.
P1320058--6-.JPGP1320058 (7)P1320058--8-.JPGP1320062.JPG Le tanneur. Ce métier consiste à tailler, nettoyer et traiter au tannin les peaux de bêtes - boeuf, vache, veau, mouton, chèvre, etc... pour préparer et assouplir les cuirs. Autrefois, il fallait 15 à 18 mois pour tanner un cuir de boeuf. 
L'ardoisier. Dans la carrière, l'ardoise est extraite par blocs, puis débitée. Jusqu'au XIXème siècle elle sert exclusivement à la toiture. Elle trouve ensuite de nouvelles utilisations: dalles, éviers, tables de billard... Le travail passe par trois phases: le quernage, la fente et la taille.
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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 08:35

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LE SAINT SAUVEUR: le massif Saint Sauveur, au nord de Foix, doit son nom à un ermitage d'origine médiévale qui le couronnait. Aujourd'hui, seule une croix rappelle l'existence de cet ancien sanctuaire dont la cloche annonçait le lever du jour sur la ville de FOIX.

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LE CHATEAU DE FOIX. 1190-1290: Cathares, croisades et Rois de France.

La croisade contre les cathares, dont les effets dévastateurs concernent surtout le nord et l'est du comté, change radicalement le contexte géopolitique, mais affecte peu le comté de FOIX. Ils tirent parti des condamnations pour hérésie qui se multiplient à partir du milieu du XIII° siècle, en récupérant les biens des condamnés et notamment de très grandes seigneuries. Mais conséquence de la croisade, la fin du XIII° siècle voit la poussée de l'autorité royale française sur cette région.

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LA CHEVALERIE: catégorie de la société fédérale, rassemblait les spécialités du combat cavalier. A la fin du XI° siècle, était chevalier celui qui avait été adoubé et dont les qualités étaient la vaillance, la loyauté et la courtoisie.

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ARMURE: Cotte de maille: appelée haubert, cette tunique en anneaux de métal forgés fut la principale protection des hommes d'armes. Elle pouvait descendre jusqu'aux genoux. Les effets de l'arbalète et de la dague ou de la miséricorde obligèrent à remplacer les mailles du haubert par des plaques puis par une armure articulée protégeant tout le corps.   IMGP0277-1--4-.JPG

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ARMURE et ARTILLERIE: Se défendre et se protéger lors du combat était aussi important que posséder des armes offensives performantes. Si au début du Moyen-âge le casque et le bouclier furent les principales protections, très vite les pièces de métal renforcées de cuir protégèrent la poitrine. C'est vers le XII° siècle que la cotte de maille ou haubert défendit le chevalier.   

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LA COTTE DE MAILLE, renforcée par des pièces de fer, fut remplacée par l'armure de fer articulée ou armure de plates. A partir du XV° siècle, ces armures décorées de gravures, ciselures et cannelures, d'un coût très élevé étaient fabriquées par des batteurs d'armures. L'introduction des armes à feu dans le combat rendait cette protection obsolète mais, comme le bouclier, l'armure devint un objet de prestige et de parade pour les chevaliers.

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Jusqu'au XIII° siècle, l'artillerie de jet, mécanique lourde et peu mobile, servait à démolir les murailles lors des sièges. Les balistes, perrières ou chaables, sortes de catapultes armées par torsion et étirement d'une corde, lançaient de gros boulets de pierre. Le trébuchet et le mangonneau, armes à levier et contrepoids, projetaient des boulets plus petits.

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A cette époque, la découverte de la poudre noire et l'amélioration des techniques de fabrication du fer permirent le développement de l'artillerie à poudre: bombardes, couleuvrines, canons. Ces armes, plus maniables et plus précises devinrent plus meurtrières, modifiant l'art de la guerre et entraînant la disparition du chevaleier guerrier.

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GASTON FEBUS (1331-1391). Un prince du XIV° siècle. Gaston FEBUS, comte de FOIX, vicomte de Béarn, coseigneur d'Andorre et seigneur de nombreuses autresterres pyrénéennes, est un personnage fascinant et complexe qui a marqué son siècle d'une empreinte brillante.

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UN GENIE POLITIQUE: au cours de la guerre de Cent Ans (1337-1453) qui oppose rois de France et d'Angleterre, il parvient, par un jeu subtile de diplomatie et de stratégie, à tenir une position de neutralité, ne prêtant allégresse ni à l'un, ni à l'autre. En gardant ses terres à l'abri des ravages de la guerre, il capte le passage des marchandises entre Montpellier et Bayonne, augmentant ainsi sa fortune par les taxes collectées.

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UN GUERRIER RENOMME: victorieux à la bataille de Launac (1362) contre le comte d'Armaganc, il s'impose comme un valeureux et redoutablme guerrier et obtient rançon de ses otages emprisonnés à FOIX. A la tête d'un trésor de guerre, il développe son armée et ses forteresses, constituant ainsi une efficace force de dissuasion et s'impose sur l'échiquier politique comme puissant seigneur.

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SA PASSION DE LA CHASSE. Passionné par la chasse et les chiens, Gaston FEBUS s'adonne à cette activité dès son plus jeune âge, emmenant avec lui sa meute et ses veneurs lorsqu'il est en campagne avec son armée. Au château d'Orthez, il installe un parc aux cerfs et aux daims et orne la grande salle de réception de peintures animales et de trophées de chasse. Cette passion marque toute sa vie.

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9 juillet 2012 1 09 /07 /juillet /2012 18:05

Le domaine national de Chambord, ensemble patrimonial unique en Europe, est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO. Le jeune roi François 1er a vingt-cinq ans lorsqu'il lance, en 1519, l'immense chantier du château de Chambord.

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A cette même époque cinq grandes puissances se disputent alors la suprématie européenne et les jeux d'alliances se font et se défont entre la France, les Etats du pape en Italie, l'Angleterre, l'empire Ottoman et l'Empire de Charles Quint.

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2.JPG  Dès son accession au trône en 1515, François 1er part conquérir la province du Milanais en Italie que son prédécesseur Louis XII n'avait su conserver.

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De retour en France, marqué par la victoire de Marignan et influencé par l'architecture italienne de la Renaissance, le jeune roi ambitieux et passionné de chasse entreprend la construction du château de Chambord.

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Tout en conservant, dans sa conception, l'apparence d'une forteresse médiévale (un donjon central flanqué de quatre grosses tours, deux ailes et une enceinte clôtutrant le tout) Chambord est la synthèse surprenante entre des formes héritées des siècles passés et l'architecture novatrice de la Renaissance italienne (des loggias, une terrasse, des pilastres et des moulures horizontales rythmant les façades.

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Voulu comme un relais de chasse, Chambord possède une architecture qui en a fait le château de toutes les démesures: 156 mètres de long, 56 mètres de haut, 77 escaliers, 282 cheminées et 426 pièces.

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Pourtant, malgré ses dimensions colossales, la silhouette du château séduit toujours par sa grâce et son équilibre.

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De tous les matériaux utilisés pour cette construction, c'est le tuffeau qui attire l'oeil du visiteur.

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Bien qu'utilisée dans la majorité des sites du Val de Loire, c'est certainement à Chambord que cette pierre calcaire, à la fois tendre et fragile, est travaillée avec le plus de virtuosité. 

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François 1er ne séjourne à Chambord que 72 jours en 32 ans de règne. Il ne voit pas l'achèvement de son oeuvre.

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A sa mort en 1547 seuls le donjon et l'aile royale sont terminés. Henri II, son fils, et Louis XIV, également passionnés de chasse, donneront à Chambord l'allure que nous lui connaissons aujourd'hui.

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Une occupation intermittente du château par de grands personnages: François 1er (1494-1547) roi de France, commanditaire du château.

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Gaston   d'Orléans (1608-1660) frère de Louis XIII, séjourne à Chambord et Blois de 1634 à 1643 et de 1660 à 1685.

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Louis XIV (1638-1715) roi de France, séjourne 9 fois à Chambors de 1660 à 1685.

Stanislas Leszczynski (1677-1766) roi de Pologne en exil, beau-père de Louis XV, y habite de 1725 à 1733.

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Le maréchal de Saxe (1696-1750) reçoit le domaine de Louis XV et y donne des fêtes somptueuses pendant deux ans.

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Le duc de Bordeaux, comte de Chambord (1820-1883) petit-fils de Charles X, reçoit le château en 1821 par souscription nationale.

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L'Etat français rachète de château aux héritiers du comte de Chambord en 1930. 

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LE DONJON ET L'ESCALIER: au centre du donjon s'élève le célèbre escalier à double révolution desservant les trois étages du château.    20.JPG

Celui-ci est l'imbrication de deux escaliers en vis évoluant autour du noyau creux central.

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Cet ensemble supporte la tour lanterne surmontée de la fleur de lys. Deux personnes empruntant chacune une volée d'escalier peuvent s'apercevoir par les ouvertures pratiquées dans le noyau mais ne se rencontrent jamais.

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Son décor sculpté est l'un des chefs d'oeuvre de la Renaissance française. A chaque étage autour de l'escalier se déploient quatre vestibules formant une croix.

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Ces salles distribuent quatre quartiers d'habitation tous parfaitement identiques.   26.JPG 27.JPG

 

28.JPG  Ce plan très novateur en France et l'ingéniosité de l'escaleir central suggèrent que Léonard de Vinci, venu en France à la demande de François 1er dès 1516, pourrait être l'un des inspirateurs du projet.

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  La chapelle: la construction de la chapelle, commencée par François 1er au même niveau que son logis, n'est terminée que sous le règne de Louis XVI par Jules Hardouin-Mansart, l'architecte de Versailles. De dimensions exceptionnelles, 'est la plus grande pièce du château.     30.JPG

 

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Les appartements du XVIII° siècle. Chambord n'a jamais été autant habité qu'au XVIII° siècle (12 ans). Ces appartements étaient habités par les intimes de Stanislas Leszczynski et du maréchal de Saxe puis par les gouverneurs de Chambord.

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Les critères de confort ont bien changé depuis François 1er: afin de parvenir à se chauffer, on diminue les volumes des salles, en les cloisonnant, en créant des alcôves et en abaissant les plafonds.   34.JPG Des cheminées de taille plus modeste sont aménagées dans les grandes cheminées du XVIème siècle.

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Le décors des voûtes: élément incontournable de la visite de Chambord les sculptures des voûtes des grandes salles du second étage associent le F, monogramme de François 1er, à son emblème la salamandre, l'animal mythique capable de vivre dans les flammes.

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Les salamandres de Chambord illustrent la devise du souverain "nutrisco et extinguo" qui peut se traduire par "je me souris (du bon feu) et j'éteins (le mauvais feu).

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Les voûtesainsi que les terrasses font actuellement l'objet de campagnes de restauration, afin de stopper la lente détérioration des caissons due aux défauts d'étanchéité des terrasses.

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LE PARC: avec un mur de clôture de 32 km de long ouvert par 6 portes, le domaine représente, avec ses 5440 hectares, la surface de Paris intra-muros. Il constitue aujourd'hui le plus grand parc forstier clos d'Europe.   39.JPG

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Réserve nationale de chasse, Chambord abrite toute une faune de nombreux animaus en totale liberté, des sangliers, des cervidés...    39-2.JPG

 

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Le rêve royal, grandeur nature

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CHAMBORD, le plus grand château de la Renaissance

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