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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 16:24

Le pont Albert-Louppe, d'abord appelé pont de Plougastel et encore appelé premier pont de Plougastel, est un pont franchissant l'embouchure de l'Élorn dans la rade de Brest pour relier les communes de Plougastel-Daoulas au Relecq-Kerhuon. Il est quasi parallèle au pont de l'Iroise. Sa construction, décidée le 22 septembre 1922, eut lieu entre 1926 et 1930. Le contrat signé entre le Conseil Général et l'entreprise Limousin prévoyait que celle-ci ne serait payée que si le coffrage des 3 travées était réalisé. L'entrepreneur et Eugène Freyssinet, confiants dans leur méthodes innovantes, ont donc préfinancé la construction de l'ouvrage à leurs risques et périls, ce qui peut être vu comme une préfiguration des contrats PPP et des contrats Conception-Construction. Eugène Freyssinet, par cette réalisation et bien d'autres, (hangars aéronautiques au Bourget par exemple) a été le précurseur de la précontrainte et des ouvrages en béton armé et précontraints.

Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise

Le pont de l’Iroise enjambe l’Élorn entre Le Relecq-Kerhuon et Plougastel-Daoulas sur la RN165 qui relie Brest à Quimper dans le Finistère. Parmi les ponts à haubans, il possède la troisième plus grande portée principale de France, derrière le pont de Normandie et le pont de Saint-Nazaire et avant le Viaduc de Millau. À la suite d’accidents survenus, dus à une vitesse excessive sur le nouveau pont et en raison du nombre de personnes l'empruntant pour aller travailler à Brest, un radar a été placé sur l'ouvrage, en direction de Brest, la vitesse étant limitée sur ce tronçon à 90 km/h.

Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise

Un pied au Relecq, un autre à Plougastel, le pont Albert-Louppe enjambe l'embouchure de l'Élorn depuis 1930. Démoli par les Allemands en 1944, ce géant de béton armé est en semi-retraite depuis 1994 ; à 27,5 m au-dessus de l'eau et à plus de 42 m au-dessus du fond de l'Élorn, les arches du pont étaient, à sa construction, les plus grandes du monde. Inauguré le 9 octobre 1930 par le président de la République, Gaston Doumergue, la cérémonie est alors un peu boudée par la population. Mais trois jours plus tard, l'évêque de Quimper, monseigneur Duparc, bénissait le pont en présence de 50.000 personnes dont certaines manqueront de passer par-dessus le parapet à cause de l'affluence.

Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise

En 1944, il faut 20 tonnes d'explosifs à l'armée allemande pour détruire la première arche du pont, côté Brest. Le bac reprend alors du service pendant trois ans, le temps des travaux de reconstruction. Reconstruit et élargi, le pont reprend son rôle. Mais son trafic augmentant continuellement (28.000 véhicules l'empruntent tous les jours), il doit être remplacé par le nouveau « pont de l'Iroise », inauguré en 1994. Dès lors, Albert-Louppe devient un lieu de promenade, ouvert également aux deux-roues et aux piétons. À l'origine, une galerie pour le passage d'une voie ferrée fut réalisée sous le tablier, mais jamais un rail n'y fut posé. À la désaffection du pont, un projet de galerie d'art fut proposé. L'idée de démolir le tablier en conservant uniquement les arches fut également abordée, mais il semblerait que les promeneurs aient encore de belles balades devant eux.

Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise

Beaucoup de Brestois ont un autre souvenir du pont Albert-Louppe : la mystérieuse Dame blanche. Toujours dans les mêmes circonstances : un ami (voire un ami d'ami), une traversée de nuit (parfois un peu arrosée) et elle est là ! On retrouve des traces de cette légende urbaine jusque dans les années 50. Selon les souvenirs d'un Plougastel, sa grand-mère mettait en garde ses deux filles du danger : « N'allez pas traverser le pont la nuit ou la Dame blanche vous attrapera ! ». Des années de réflexion plus tard, le petit-fils pense qu'il s'agissait surtout d'un moyen de prévention pour que les filles n'aillent pas fricoter en cachette avec les jeunes Brestois. Une explication possible de la naissance de cette légende qui a fait frissonner des générations de petits (et grands) Brestois.

Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise

Inauguré en 1994 par Édouard Balladur, il fait la liaison entre les communes de Plougastel et du Relecq-Kerhuon, ses piles culminant à 113 mètres au-dessus de l'Élorn (le tablier est à 28 m) : le pont de l'Iroise est un ouvrage imposant, traversé quotidiennement par des milliers de véhicules. À l'époque de sa mise en service, ce pont à haubans détenait le record mondial de portée, avec une longueur de 800 m et une portée principale (la distance qui sépare les deux pylônes) de 400 m. De béton armé et d'acier, l'imposant ouvrage a pris le relais du pont Albert-Louppe. Aujourd'hui disposés parallèlement, les deux sont complémentaires, l'un supportant une circulation très importante, l'autre étant réservé aux véhicules lents, cycles et piétons.

Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 20:43

Une nouvelle animation sportive, le téléski nautique (wakeboard) donne de nouvelles perspectives au lac Ty-colo. C'est la première installation semblable en Bretagne. Elle peut être pratiquée dès l'âge de 8 ans et sera, en plus, créatrice d'emplois saisonniers.

C’est sur le lac de Ty Colo, à Saint-Renan, qu’a été implanté le premier téléski nautique de la région Bretagne. De mars à novembre, débutants et confirmés y goûtent aux joies du wakeboard – à seulement dix minutes de Brest !

Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan

Le principe du téléski nautique est simple : la traction du wakeboarder n’est pas assurée par un bateau à moteur, mais par un système de câbles. Une pratique respectueuse de l’environnement et silencieuse. Les pratiquants ont le choix entre des forfaits à l’heure ou à la demi-journée.

En 2011, le premier ski nautique par système à câbles installé à Ty-Colo était une noria sur 200 m, par aller-retour. En juillet 2017, c’est une autre dimension donnée au circuit pour pratiquer le wakeboard sur le lac de Ty-Colo, un carré de plus de 700 m de périmètre entre les deux rives opposées du plan d’eau.

Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan

Le wakeboard (de l'anglais wake, sillage, et board, planche) est un sport nautique qui apparait au début des années 1980 après l'avènement du skiboard (qui est désormais le snowboard) à partir d'une combinaison de techniques de ski nautique, de snowboard et de surf. En anglais, wakeboard désigne uniquement la planche, le sport lui-même se disant wakeboarding. Le pratiquant de wakeboard est relié par une corde à un bateau à moteur ou un téléski qui le tracte, glisse sur l'eau en se maintenant sur une planche de type surf ou skate.

Le pratiquant de wakeboard est appelé wakeboarder (anglais), ou « wakeboardeur » (francisé), ou encore rider (se dit d'un pratiquant de sport de glisse ou planchiste).

Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan

Au lieu d'utiliser des skis, le glisseur utilise une planche qui lui assure plus de portance. Sur cette planche sont fixées deux chausses (fixations) pour les pieds dans le sens de la largueur comme pour un snowboard ou un skateboard. Cette planche flottante mesure en général entre 130 et 147 cm de long et jusqu'à 45 cm de large (c’est-à-dire plus courte et plus large que celles que l'on trouve dans le snowboard). Elle est également convexe, contrairement aux planches de snowboard, concaves, et est munie d'ailerons moulés ou amovibles de différentes tailles.

Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan

Le wakeboard a depuis ses débuts énormément évolué au niveau des planches : les premières planches de surf, asymétriques sont devenues, à l'instar de l'évolution en skateboard, des planches symétriques (twin tips) dotées de dérives de chaque côté. Les matériaux se sont aussi améliorés : l'apparition de nouveaux matériaux remplaçant la résine des planches de surf, comme le nid d'abeille, ou encore le fusion core, ont réduit le poids des planches. Le choix de la planche est déterminé par le style du pratiquant.

À l'instar du ski nautique, le pratiquant est tiré derrière un bateau ou par un téléski nautique, à une vitesse variant de 20 à 30 km/h.

Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 23:12

Autour du port de Saint-Guénolé, un bord de côte finistérienne truffée de roches que la nature a posées d'une façon chaotique. Saint-Guénolé est le quartier nord-ouest — formant une agglomération distincte — de la commune de Penmarc'h, en Pays Bigouden. Important port de pêche, il est en 2012, dans le classement des ventes en criée des bateaux français, le cinquième port de pêche de France en tonnage, et le septième en valeur. Il est le quatrième port sardinier de France.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Marcel Proust a décrit la violence de la tempête à Penmarch en 1895 dans son roman Jean Santeuil :

« Et ce fut par un beau soleil attachés ensemble pour offrir quelque résistance au vent, ils montèrent la rue, puis le chemin qui monte vers les rochers, d'où lon peut voir la mer. La violence de tout devenait de plus en plus incroyable. On ne distinguait pas au passage ce qui vous croisait en volant, tant cela volait vite. Sans voir la mer, et à une lieue d'elle on recevait des paquets d'eau dans la figure. Il commençait à pleuvoir et on ne recevait pas de pluie qui au lieu de tomber était emportée par le vent. Ils arrivèrent en haut de l'éminence, quand, tout à coup, ils entrèrent dans le royaume du vent dont ces collines défendaient l'entrée, et ils durent y entrer malgré eux à genoux, car sa force n'avait pas encore été éprouvée et à laquelle ils ne s'attendaient pas, les souleva de terre et les jeta quelque spas plus loin, prosternés, accrochés des pieds et des mains au sol pour s'y retenir, n'osant pas relever la tête pour ne pas être étouffés. »

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Le drame du 10 octobre 1870 - Rochers près de la Roche des victimes (drame du 10 octobre 1870) - Ce jour-là, le Préfet du Finistère, Gustave Levainville, vient pique-niquer en famille sur le plus haut rocher de Saint-Guénolé : une vague déferlante emporte sa femme, sa fille et fait trois autres victimes de sa famille. Une croix fut scellée dans la roche pour commémorer cette tragédie ; les complaintes de l'époque s'emparèrent de ce fait divers et le rocher concerné prit le nom de Roche des victimes ou Rocher du Préfet. Dans les années 1880, des travaux sont entrepris pour rallonger la vieille jetée, dont on ignore la date de construction.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Dans la nuit du 4 au 5 septembre 2014, un fileyeur du Guilvinec de 17 m de long, l'Alcor, chargé de 5,7 tonnes de merlus, s'échoua sur des rochers à 0,4 mille nautique du port de Saint-Guénolé. L'équipage fut recueilli par le bateau de sauvetage Prince d'Eckmühl, lequel parvint à déséchouer le bateau à marée montante dans l'après-midi

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

La chapelle Notre Dame de la Joie se situe directement en bord de mer, entre Saint-Pierre et Saint-Guénolé. Sentinelle surveillant la mer, elle est dédiée à la Vierge. Les marins venaient la remercier de les avoir sauvés des tempêtes. Lors du pardon qui a lieu le 15 août, ceux-ci défilaient tête et pieds nus. Cet édifice date de la fin du XVe siècle.

Côté mer :

Le clocher est sur pignon aveugle, seules trois meurtrières laissent passer un peu de lumière. La courte flèche est accolée de deux tourelles dissymétriques, une octogonale et l’autre cylindrique.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Côté sud :

Deux entrées en accolade avec fleurons et crochets. Celle située à l’est est obstruée. On peut remarquer un bateau au-dessus de la baie, entre les portes. Les contreforts sont de tailles imposante car le sol est peu stable.

Intérieur :

De plan rectangulaire avec un long et étroit appenti. La couverture est en chêne, en forme de coque de bateau renversée. Le retable exécuté par Jean Le Bosser date de 1756. On peut remarquer également des ex-votos suspendus aux poutres transversales, en remerciement à la Vierge.

La toiture fut entièrement rénovée en 1998. L’édifice est classé le 7 décembre 1916. Le calvaire date de 1588 mais il a été restauré au XVIIIe et XXe siècles.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

6 - Notre rando se poursuit le long des côtes dentelées du pays bigouden. Nous voilà rendus à Penmarc'h dont le phare d’Eckmühl symbolise à lui seul l'âpreté de la navigation dans les parages. Je suis subjugué et surpris par la nudité du paysage. La végétation y est rare. Les plantes poussent au ras du sol, le vent du large bride leur croissance, leur interdisant de trop grandir. Ici, le sol granitique est quasiment plat. Les maisons semblent être au même niveau que l'eau. La vieille Tour et la chapelle de Saint-Pierre sont les édifices proéminents du secteur, à l'exception du grand frère, le géant Eckmühl !

Le phare d’eckmühl a été inauguré en 1897 grâce à la famille du prince d’Eckmühl. Pour monter en haut du phare, il faut gravir 307 marches. Il mesure 65 mètres. Il est construit en granit, chêne, acajou, opaline et bronze. Il est situé sur les rochers de Penmarc'h et Saint-Guénolé. Quand on arrive en haut des 307 marches, on a une remarquable vue sur l’ile de Sein et sur l’archipel des Glénan (Les Glénans – avec un s – est réservé à l’école de voile). Au pied du phare, on retrouve une chapelle.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Le phare d'Eckmühl est un phare maritime situé sur la pointe de Saint-Pierre, à Penmarc'h, dans le Finistère en France. Il mesure plus de 60 mètres de haut. Il a été inauguré le 17 octobre 1897 et doit son nom au titre de noblesse de la donatrice qui l'a en grande partie financé. Il sécurise l'une des côtes les plus dangereuses de France en raison de ses nombreux récifs. Ses murs sont entièrement bâtis en granite de Kersanton et la paroi interne de sa cage d'escaliers est recouverte de plaques d'opaline. C'est aujourd'hui l'un des monuments les plus visités du Finistère. Le phare fait l’objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 26 septembre 20054 et d’un classement depuis le 23 mai 2011.

La construction du phare d'Eckmühl intervient à une époque où, après plus de deux siècles de marasme, l'économie de Penmarc'h se relève notamment grâce au lancement de conserveries de sardine dans le quartier de Saint-Guénolé et à la pêche à la sardine et au maquereau, entraînant également un fort accroissement démographique. Il éclaire un des points les plus dangereux de la côte bretonne.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Le phare d'Eckmühl a été construit à côté des phares précédents, au village de Saint-Pierre. Avant lui ont été utilisés la « Vieille tour », puis le « Phare de Penmarc'h », mis en service en 1835 et prédécesseur direct d'Eckmühl. La France décide dans une loi du 3 avril 1882 de moderniser la signalisation maritime de ses côtes, notamment en procédant à l'électrification de ses phares les plus importants, dont celui de Penmarc'h. Le projet de son nouvel éclairage prévoit un faisceau à 60 mètres de hauteur. Le phare de l'époque mesure 40 mètres et une étude conduit à l'impossibilité technique de suffisamment le rehausser, condition nécessaire à l'établissement d'un éclairage portant en moyenne à 100 kilomètres. En 1890 il est donc décidé de la construction d'un nouveau phare d'une hauteur de 54,20 mètres. Le projet est considéré abouti le 6 octobre 1892, les plans et devis étant acceptés pour une somme totale de 110 000 francs.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Cependant le 9 décembre 1892 la nouvelle d'un financement inattendu vient modifier ce projet. En effet la marquise Adélaïde-Louise d'Eckmühl de Blocqueville lègue dans son testament la somme de 300 000 francs pour la construction d'un phare. Ce phare devra se nommer « phare d'Eckmühl » en l'honneur de son père le maréchal Louis-Nicolas Davout (1770-1823), duc d'Auerstaedt, prince d'Eckmühl. Ce titre de noblesse vient de la bataille d’Eckmühl qu'il avait menée le 22 avril 1809 à proximité du village d'Eggmühl en Bavière. La marquise veut que ce nom de triste mémoire soit racheté par les vies sauvées grâce à un phare. Ainsi dans son testament dit-elle :

« Les larmes versées par la fatalité des guerres, que je redoute et déteste plus que jamais, seront ainsi rachetées par les vies sauvées de la tempête. »

Elle désire également que ce phare soit situé sur la côte bretonne et en un lieu sûr pour résister au temps. Après étude, une commission décide qu'il sera édifié sur la pointe de Penmarc'h. Afin de se conformer aux vœux de la donatrice, ils s'adjoignent les services d'un architecte parisien, Paul Marbeau, pour la partie décorative de la tour, une première dans l'histoire moderne des phares.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

26/08/2016 : Bretagne: Le phare d’Eckmühl et ses 303 terribles marches attendent les coureurs - DEFI La dixième édition de la course verticale se déroule samedi dans le Finistère… « On peut comparer cette course à un 400 mètres haies ». Samedi sur les coups de 13h, plus d’une centaine de coureurs partiront à l’assaut du phare d’Eckmühl situé sur la pointe de Saint-Pierre à Penmarch’. Objectif : monter le plus rapidement possible les 303 marches du phare, qui culmine à plus de 60 mètres de haut. « Cela demande un effort très bref et intense. Tout le monde finit rincé une fois là-haut et beaucoup terminent en marchant. On a même eu un candidat qui a vomi à l’arrivée la première année », se remémore Corentin Péoc’h.

208 coureurs ont gravi les marches l’an dernier (2015). Membre du Club Athlétique Bigouden, c’est à lui que l’on doit cette course contre la montre verticale. « La mairie de Penmarc’h cherchait une animation originale pour les 100 ans du phare en 1997. J’ai proposé l’idée d’une course mais cela a été refusé par la direction départementale de l’équipement pour des raisons de sécurité. Et puis je suis revenu à la charge en 2007 pour les 110 ans du phare et cette fois cela a été validé », indique Corentin Péoc’h.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

« L’escalier du phare est étroit. On ne peut pas se doubler ni monter et descendre en même temps. On a donc mis en place un système pour faire partir les candidats par groupe de 20 toutes les minutes », précise la cheville ouvrière de cette épreuve, qui a rassemblé 208 coureurs l’an dernier (2015).

Le record est de moins de 47 secondes - Et si certains viennent faire la montée entre potes, à l’occasion d’un enterrement de vie de garçon par exemple, d’autres coureurs sont là pour la compète. Les deux records ont d’ailleurs été battus en 2015 avec un chrono de 46''54 pour Maxime Signorino chez les hommes et de 1'12''56 pour Agathe Guillemot chez les femmes.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

7 - C'est depuis ce bout de plage un peu sablonneuse, que les canots de sauvetage prenaient la mer pour aller secourir les marins en difficulté. Pour mieux se rendre compte des risques inouïs pris par les sauveteurs, j'ai visité le Papa Poydenot qui est remisé dans son hangar, à Saint-Guénolé. Ce canot centenaire a été restauré par des bénévoles. Il est classé monument historique. Sur ce document du siècle dernier, on voit le bateau qui descend sur la plage pour aller porter assistance au large de Penmarc'h.

Charles Rigault de Genouilly (né le 12 avril 1807 à Rochefort, Charente-Inférieure — mort le 4 mai 1873 à Paris) est un amiral français qui fut ministre de la Marine sous le Second Empire. Il mena une expédition maritime de colonisation en Chine puis au Vietnam. Il fut élevé à la dignité d'amiral de France et fait grand-croix de la Légion d'honneur. Il fut l'un des fondateurs de la Société des secours aux naufragés à laquelle il légua la plus grosse partie de sa fortune.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Le Papa Poydenot est un canot de sauvetage en teck, à voile et à avirons. Insubmersible, il est autoredressable et à autovidange spontanée. Il appartient à l’Association Papa Poydenot qui s’est fixée pour but principal d’être le conservatoire de la mémoire des équipages des canots de sauvetage à avirons et à voile. Il est maintenant visible à la pointe de Penmarc'h, à Saint-Pierre, près du phare d'Eckmühl. Le Papa Poydenot fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 6 novembre 1991.

Le premier canot de sauvetage portant ce nom a été construit en 1900, par les chantiers Auguste Normand du Havre. Il fut financé par un don de Madame Poydenot. Il fut présenté à l'Exposition Universelle de Paris. Il porte le nom de son mari Papa Poydenot qui fut à l'origine du financement du canot Maman Poydenot affecté en 1889 à Saint-Guénolé Penmarc'h. Il a été remis par la Société centrale de sauvetage des naufragés (SCSN) à la création de la troisième station de sauvetage de la commune de Penmarc'h en 1901, celle de Saint-Pierre, entre celle de Saint-Guénolé et celle de Kérity.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Le Papa Poydenot, ainsi que tous les canots de la même série réalisés après 1878 aux chantiers Augustin Normand, possède les mêmes qualités de sécurité pour les équipages. La quille en chêne est renforcée par des bandes de fonte (près de 300 kg). Cela permet l'abaissement du centre de gravité en améliorant sa stabilité. Ce lest de 300 kg permet aussi le redressement spontané du canot après son chavirage. La coque est formée de deux couches de bois de teck croisées à 45°. Les couches sont séparées par une toile imprégnée de glu marine. Ce sont vingt-huit caisses à air qui le rendent insubmersible et son redressement est spontané. Il possède des puits à soupape, par lesquels l'eau embarquée retourne systématiquement à la mer. Les dix canotiers assis sur les cinq bancs disposent de quinze avirons en frêne, dont trois de rechange. La voilure de plus de 16 m2 se compose de trois voiles : un foc, une misaine, une grand voile. Son équipage est formé de douze hommes, dont les dix canotiers. L'ensemble chariot-canot peut être tiré par des chevaux. Après de nombreux sauvetages, le canot sera remplacé en juin 1913 par le Léon Dufour. À cette date, le Papa Poydenot est affecté à la station d'Étel dans le Morbihan jusqu'en 1939.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Le nouveau Papa Poydenot - En 1990 l'association du Centre de découverte maritime du pays Bigouden, sur information du Docteur Pillet, retrouve un canot du même type à Port-Haliguen qui fut désarmé en 1956 et utilisé par le Centre nautique des Glénans dans sa flottille des Choses. L'association se porte acquéreur de ce canot, le rebaptise Papa Poydenot et entreprend la rénovation. Celle-ci est confiée aux Chantiers Pichavant à Pont-l'Abbé. La construction du chariot à l'identique fut réalisée par le Chantier Naval de Saint-Guénolé. Après deux années de travail le nouveau Papa Poydenot, entièrement restauré, est en état de naviguer. Il est lancé au port de Saint-Pierre le 30 mai 1992. En juillet, il participe au rassemblement des vieux gréements de Brest et il est primé au concours des « Bateaux des Côtes de France ».

Classé monument historique, le 6 novembre 1992, il est cependant titulaire d'un titre de navigation, ce qui lui permet de participer aux fêtes maritimes locales. Il est visible toute l'année, sous son abri au pied du phare d'Eckmühl, dans la rue des Naufragés du 23-Mai-19253, quartier Saint-Pierre (Penmarc'h), sous la surveillance des bénévoles de l'Association Papa Poydenot.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
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Mais à présent, l'histoire toujours courageuse mais trop souvent dramatique des secours en mer a laissé derrière elle avirons et voiles. Les bateaux de la SNSM (société nationale de sauvetages en mer) sont à présent équipés de puissants moteurs capables de sortir par tous les temps. Sur cette autre photo, ce groupe de pêcheurs de Saint-Guénolé illustre la dureté du métier. Leurs traits soulignent le caractère endurant de ces travailleurs de la mer.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
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N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
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Le drame de 1925 - 27 victimes, 12 pêcheurs et 15 canotiers - En rentrant au port de Kérity, par mauvais temps, ce 23 mai 1925, deux bateaux de pêche, le Saint Louis et le Berceau de Saint Pierre chavirent près du port. Les canots de sauvetage de Kérity et de Saint-Pierre sont mis à l'eau pour secourir les naufragés ; mais dans la mer déchaînée, près de la roche La Jument, les deux canots de sauvetage chavirent aussi. Les canotiers sont précipités à la mer et ne peuvent remonter à bord des canots qui se retournent plusieurs fois, et dérivent rapidement vers la côte.

Deux bateaux de pêche qui ont assisté aux naufrages interviennent : L'Arche d'Alliance, patron François Larnicol, qui sauvera 5 marins dont un décédera, le Gérald Samuel, patron Eugène Le Gall, qui recueillera 7 naufragés, dont 2 inanimés qui ne pourront être rappelés à la vie.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
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3 stations de sauvetage et une histoire de famille - Trois stations de sauvetage en mer furent créées à Penmarc’h : la première à Kérity en 1868, la seconde à Saint-Guénolé en 1889 et la troisième à Saint-Pierre en 1901. Le Papa Poydenot est le premier canot de sauvetage de la station de Saint-Pierre. Madame Caroline Poydenot en finança la construction en hommage à son mari Jean Bernard Paul Poydenot décédé en 1890. Lui-même finança en 1888, un canot pour la station de Saint-Guénolé nommé Maman Poydenot. Ce canot de sauvetage est à voiles et avirons. Il est insubmersible, autoredressable et à autovidange spontané. Construit en 1900, il fut présenté à l’Exposition Universelle de Paris. Il est remis à la station Saint-Pierre en 1901 lors de sa création, par la SCSN (société centrale de sauvetage des naufragés).

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
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N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
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Création de l’association Papa Poydenot - En 1990, l’association Papa Poydenot qui s’est fixée pour but principal « d’être le conservatoire de la mémoire des équipages des canots de sauvetage à avirons à voiles », retrouve un canot du même type à Port Haliguen (presqu’île de Quiberon). Ce canot fut utilisé par le centre nautique des Glénans. L’association achète le canot et le rebaptise Papa Poydenot. La rénovation commence au chantier Pichavant à Pont l’ Abbé. Un chariot pour le transporter fut construit au chantier naval de Saint-Guénolé. Le canot est lancé au port de Saint-Pierre le 30 mai 1992, et participe en juillet de la même année, au rassemblement des vieux gréements à Brest. Il est classé monument historique le 6 novembre 1992.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
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N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
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« Société Centrale de Sauvetage des Naufragés. Le premier appel adressé aux marins sauveteurs (1865).

Paris, avril 1865

Marins Sauveteurs,

En vous rangeant autour de la bannière du sauvetage, en prenant l’engagement de quitter, au premier signal d’alarme, vos familles, vos bateaux, et d’exposer vos existences pour arracher à la mort vos semblables, vous avez fait une fois de plus de cet admirable dévouement qui fait l’honneur des matelots français.

Mais si vos courages et vos bras sont prêts, presque partout les moyens matériels vous manquent. Ces moyens, une Société se fonde en ce moment pour vous les donner. En votre nom, nous adressons au pays un appel qui ne peut manquer d’être entendu ; car chacun, riche ou pauvre, habitant du littoral, des cités ou des campagnes, voudra, en nous remettant son obole, vous seconder dans votre œuvre de salut.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
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N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
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Courage donc, braves marins ! Nos ressources ne nous permettront, il est vrai, de pourvoir que successivement à vos besoins, et nous devons songer d’abord à ceux d’entre vous qui veillent près des parages les plus dangereux ; mais à peine constitués, et sans plus attendre, nous avons voulu unir nos cœurs aux vôtres, en vous adressant l’expression de notre vive sympathie et de notre cordiale confraternité.

L’Amiral de France, Président de la Société,

RIGAULT DE GENOUILLY. »

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
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N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Je continue la visite du port en longeant la côte vers l'Ouest. La météo est bonne, la mer me semble sereine. Des rochers aux noms évocateurs m'intriguent : le trou de l’enfer, la roche des victimes, le bénitier du diable, le rocher du préfet. Ici le danger guette et les lames de fond peuvent nous happer sournoisement. C'est ce qui est arrivé en octobre 1870, à cinq membres de la famille du Préfet, que la mer, apparemment calme, a engloutis sous les yeux du fonctionnaire. Je suis allé sur les lieux du drame. Rien ne laisse présager des dangers. Un écriteau nous met cependant en garde. A ce même endroit, d'autres personnes ont péri, noyées par les flots.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 13:54

S’il y a un lieu bien connu des brestois, c’est le Vallon du Stang-Alar, véritable poumon de verdure avec des plans d’eau, dans la ville de Brest ! Plus qu’un parc public, c’est le lieu de balade des familles, des joggers, des anciens, des locaux qui promènent leurs chiens, des promeneurs pour la pause-déjeuner … Et puis pour les familles, c’est le lieu où les enfants adorent venir nourrir les canards, courir, se défouler, se cacher derrière les arbres, pique-niquer, faire du vélo, de la trottinette, de la balançoire … et tout simplement prendre l’air ! Propice à la détente, les pelouses et bancs publics s’offrent à nous…

Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar

Le Samu des arbres - Dans le vallon luxuriant du Stang-Alar, près de Brest, l’équipe de Jean-Yves Lesouef sauve les derniers des Mohicans du monde végétal.

Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar

« Il n’en restait qu’un, et j’étais de celui-là… !» Qu’il s’agisse du Ruizia cordata (bois de senteur blanc) de la Réunion, du Limonium dendroides des Canaries, du Dombeya mauritiana de l’île Maurice ou du Zelkova de Sicile, ces arbres, aujourd’hui en convalescence dans la région brestoise, reprennent, après le fameux Sophora toromiro de l’île de Pâques, la complainte des arbres qui ont frôlé l’extinction.

Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
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Intensivement exploité par les Pascuans durant des siècles pour le transport des moai, statues monumentales de tuf volcanique érigées en bord de mer, le toromiro, dont ne survivait qu’un individu dans le cratère du volcan Rano Raraku, a été à deux doigts de disparaître du grand livre des espèces. En 1955, l’explorateur Thor Heyerdahl, rendu célèbre par l’expédition du radeau « Kon-Tiki », envoya en Suède un rameau de la dernière branche du dernier toromiro vivant. À partir des graines portées par ce vestige, les botanistes tentèrent le tout pour le tout. Tel Lazare ressuscité du tombeau, l’arbre de l’île de Pâques croît désormais dans plusieurs jardins botaniques du monde. Même si la diversité génétique de l’espèce sort terriblement amoindrie de ce flirt avec la mort, on peut la considérer comme sauvée.

Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar

En créant, en 1975, le Conservatoire botanique national de Brest, dans la surprenante luxuriance du vallon du Stang-Alar (vallon du Cygne ou étang de Saint-Éloi, selon les traductions !), consacré à la sauvegarde de la flore régionale, le pépiniériste Jean-Yves Lesouef avait une autre idée en tête. Il voulait en faire également un véritable Samu des arbres qui, à l’image de Sophora toromiro, sont au bord du gouffre.

Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar

À en croire l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) de Gland, en Suisse, et « Red List of Threatened Plants », les jardins botaniques et leurs serres, refuges pour plantes en danger, ne risquent pas de chômer dans un avenir proche. Ces deux derniers siècles, 77 espèces d’arbres se sont définitivement éteintes, 18 ne survivent plus qu’en culture, 976 sont dans une situation critique, et le sort de 1319 autres commence à être sérieusement préoccupant.

Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar

Voilà pourquoi, dans les serres et les jardins du Stang-Alar, Ruizia cordata, Limonium dendroides, Dombeya mauritiana et Zelkova sicula font l’objet de tous les soins de l’équipe de Jean-Yves Lesouef. Les botanistes brestois prouvent, jour après jour, que l’on peut sauver, puis conserver ces espèces, sous forme d’arbres ou de graines réfrigérées, dans des conditions économiques acceptables.

Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar

Ces quatre pensionnaires d’outre-mer, qui n’ont rien de très spectaculaire, sont tous originaires d’îles où ils poussaient à l’état endémique, c’est-à-dire qu’on n’en trouvait nulle part ailleurs de semblables. Avant que l’homme, ses chèvres et ses moutons n’abordent ces oasis isolées au milieu des déserts océaniques, ils s’y développaient sans problème dans la niche écologique qu’ils avaient conquise, il y a des centaines de milliers d’années. Mais un arbre est, par définition, incapable de se déplacer. Il subit donc de plein fouet la concurrence territoriale de l’homme, cultivateur et donc défricheur, ainsi que des animaux domestiques herbivores. In fine, seuls les spécimens qui poussaient dans des lieux peu intéressants pour la culture ou inaccessibles aux chèvres, comme certains vallons étroits et reculés ou corniches de falaise, ont donc survécu à la colonisation humaine.

Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 00:20

La médiathèque des Capucins - Un lieu de rencontres et de partage autour du savoir, de l’information et des loisirs culturels.

La plus grande médiathèque du Grand Ouest français
La plus grande médiathèque du Grand Ouest français
La plus grande médiathèque du Grand Ouest français

La médiathèque François-Mitterrand - Les Capucins à Brest. Il s'agit du plus grand équipement de ce type dans le Grand Ouest français. La médiathèque est située dans le bâtiment du XIXe siècle qui abritait les ateliers de mécanique de la marine nationale dans le quartier des Capucins. Les ateliers et le quartier eux-mêmes tirent leur nom d'un couvent de moines capucins. Ce bâtiment se trouve sur la rive droite, côté Recouvrance, face au centre-ville de Brest, sur un plateau en surplomb de la Penfeld. Elle est desservie par le téléphérique, dont la station est implantée dans le même bâtiment et le tramway et le bus qui passent à l'ouest du quartier où elle est située.

La plus grande médiathèque du Grand Ouest français
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La médiathèque est intégrée au projet global de développement du quartier des Capucins et de réhabilitation des bâtiments de l'atelier de mécanique de la Marine Nationale. Le projet a débuté en 2010 et les travaux de la médiathèque ont commencé en 2014 sous la maîtrise d'œuvre de l'atelier d'architecture Canal (tandis que la maîtrise d'œuvre globale est confiée à l'architecte et urbaniste Bruno Fortier).

La plus grande médiathèque du Grand Ouest français
La plus grande médiathèque du Grand Ouest français
La plus grande médiathèque du Grand Ouest français

La médiathèque a été inaugurée les 7 et 8 janvier 2017 et ouverte au public le 10 janvier 2017. Le Président de la République française, F. Hollande, s'y est rendu le 16 février de la même année pour inaugurer la plaque qui lui donne officiellement sa dénomination. Cette dernière rend hommage à François Mitterrand, ancien président de la République française.

La plus grande médiathèque du Grand Ouest français
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Inauguration officielle par le président de la République - François Hollande a procédé, le jeudi 16 février 2017, en fin d'après-midi, à l'inauguration officielle de la médiathèque François-Mitterrand - Les Capucins avec la ministre de la culture, Audrey Azoulay. Il en a profité, alors que ce n'était pas prévu, pour faire un aller-retour en téléphérique, le qualifiant de « très beau voyage ». Dans son discours, il a d'ailleurs plaisanté sur le sujet, reconnaissant qu'après les nombreux incidents qui ont émaillé son inauguration, il est devenu « le mode de transport le plus connu de France ».

La plus grande médiathèque du Grand Ouest français
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La médiathèque dispose de 9 700 m2 (en surface hors œuvre nette) et de 900 places assises. Elle comprend trois étages. Elle compte aussi en son sein une salle d'exposition de 175 m2, un auditorium de 195 places au rez-de-chaussée ainsi qu'un café et une terrasse au 1er étage.

La plus grande médiathèque du Grand Ouest français
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Des machines autrefois situées dans les ateliers de mécanique ont été intégrées dans l'espace de la médiathèque : un four Jaube de l'atelier de chaudronnerie au rez-de-chaussée près de l'espace jeux et un pont roulant dans le hall d'entrée. L'espace, ouvert, sans portes ni cloisons, bénéficie de la lumière naturelle grâce à des verrières sur le toit.

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Six départements thématiques sont répartis sur les trois niveaux :

  • Au rez-de chaussée : l'accueil, les rayons « vie et citoyenneté », « numérique » et « jeunesse » ;
  • Sur la mezzanine : les rayons « espaces pédagogiques » et « ludiques » ;
  • Au premier étage : les rayons « arts et littératures » et « patrimoine, mémoire et identités littorales ».
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Les documents ont été transférés de la bibliothèque d'étude de la rue Traverse et de la médiathèque Neptune, aujourd'hui fermées. Une somme de 460 000 € a été consacrée à la mise à jour des collections. La médiathèque contient 120 000 références en accès libre, dont : 12 000 romans, 5 000 bandes dessinées, 2 000 ouvrages sur la littérature, 4 000 documents sur les arts, 20 000 CD, 3 500 films. Elle conserve également 350 000 références en réserve. Dans le hall, un kiosque propose 400 titres de presse, sous forme papier ou en ligne. L'espace « Patrimoine » propose 10 000 livres publiés entre le XVe et le XIXe siècle, 200 manuscrits et documents, 3 000 volumes de journaux et revues.

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Une tête de réseau - La bibliothèque d’étude et la médiathèque Neptune ont fermé leurs portes. En 2016 la médiathèque des Capucins dans les Ateliers du même nom a ouvert. Un simple déménagement ? Certainement pas ! La nouvelle médiathèque vient conforter le réseau des bibliothèques municipales, en développant une offre complémentaire de celle des bibliothèques de quartier. Elle accueille les services transversaux (administration, informatique, catalogage, action culturelle, communication, médiation), qui apportent un soutien aux équipes des bibliothèques situées dans les quartiers. Des services spécialisés, comme la bibliothèque à domicile ou le service écoles-bibliothèques s’y installent dans des locaux plus fonctionnels.

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Une nouvelle organisation en "départements", 120 000 documents en libre-accès - La médiathèque est organisée en 5 départements thématiques. Dans la grande nef, avec l’accueil, on trouve le département « vie et citoyenneté » ainsi que des espaces d’animation. Le bâtiment s’organise ensuite en trois niveaux : jeunesse et numérique au rez-de-chaussée, jeux traditionnels et jeux vidéo en mezzanine, arts et littératures ainsi que patrimoine, Bretagne et mer à l’étage.

La plus grande médiathèque du Grand Ouest français
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La plus grande médiathèque du Grand Ouest français
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Aux 120 000 documents en libre accès sur tous supports (livres, cd, dvd, journaux, magazines) s’ajoutent les jeux vidéo et de société, sans oublier les ressources numériques. Vous peut également accéder aux 350 000 documents conservés dans les réserves. Les fonds patrimoniaux les plus anciens sont présentés dans une réserve visible depuis les espaces publics et visitable en groupe. Des présentations du fonds de conservation jeunesse sont proposées dans un espace dédié.

La plus grande médiathèque du Grand Ouest français
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Les espaces de consultation sont prévus pour permettre d’utiliser confortablement toutes ces ressources sur place : équipements informatiques performants, espaces de travail individuel ou en groupe, espaces de lecture, d’écoute, de visionnage, de jeux…

La plus grande médiathèque du Grand Ouest français
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La plus grande médiathèque du Grand Ouest français
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La médiathèque des Capucins en chiffres :

  • 120 000 documents en libre accès (livres, DVD, CD, journaux et revues) et plus de 350 000 en réserve
  • 9700 m² (surface hors œuvre nette)
  • 900 places assises, dont une centaine équipées de postes informatiques
  • 1 auditorium de 195 places
  • 1 salle d’exposition de 175 m²
  • 1 café
La plus grande médiathèque du Grand Ouest français
La plus grande médiathèque du Grand Ouest français
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Coût : 24,8 M€ HT financés par la ville de Brest avec le soutien de l’Etat (Ministère de la Culture et de la Communication), de la Région Bretagne, du Conseil général du Finistère et de l’Union européenne (FEDER). Le total des subventions attendues s’élève à 13,7 M€.

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 14:28

Plougastel-Daoulas est une ville de la rade de Brest, située sur une presqu'île au sud-est de Brest dont elle est séparée par l'embouchure de l'Élorn. La commune fait partie de l'ancien évêché de Cornouaille. La longueur de son littoral atteint 37 km car il est très découpé, alternant caps (pointe Marloux, pointe du Corbeau, pointe du Caro, pointe de l'Armorique, pointe Doubidy) et anses (anse du Caro, anse de Lauberlac'h, anse du Moulin Neuf, anse de Penfoul) et quatre ports (Tinduff, Caro, Passage, Four-à-Chaux-Lauberlac'h) y sont implantés. Une île de la rade de Brest dépend aussi administrativement de Plougastel : l'île Ronde. L'étang du Caro, site naturel protégé, est un lieu de nidification pour les oiseaux migrateurs. Le poulier de l'anse de Lauberlac'h, pointe libre longue de 370 mètres, barre presque complètement le fond de cette anse, l'eau de mer y accédant seulement par un grau étroit.

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle

Géologiquement, les quartzites de Plougastel, le granite et les schistes sont les affleurements prédominants. Quelques petits gisements de calcaire existent, par exemple à l'île Ronde, ce qui explique la présence d'anciens fours à chaux. Un ancien récif corallien datant du praguien (dévonien inférieur), situé à la Pointe de l'Armorique, montre des bancs de calcaire bleu, riches en fossiles marins (le prélèvement de fossiles y est interdit par arrêté municipal).

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle

Plougastel-Daoulas est restée longtemps très isolée, l'Élorn étant un obstacle à ses relations avec l'évêché de Léon et particulièrement avec Brest : avant la construction du pont Albert-Louppe en 1930, seul un bac permettait de franchir l'estuaire (partant du lieu-dit « Le Passage » pour aboutir à un lieu-dit du même nom situé sur l'actuelle commune du Relecq-Kerhuon). La voie terrestre la plus directe vers le Léon demandait alors un long détour par le pont de Rohan à Landerneau.

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle

La tradition de la construction navale - Jusqu'au XVIIIe siècle, la construction navale était disséminée dans de nombreux petits chantiers tout au long des grèves de la presqu'île, le plus important étant celui de Lauberlac'h, d'autres existant au Caro, au Squiffiec, au Cap, à Larmor, à Penn ar Ster, à Illien-ar-Guen, etc. disparaissant progressivement les uns après les autres dans le courant des XIXe siècle et XXe siècle ; ces chantiers construisent essentiellement deux types de bateaux, des gabares, d'une longueur moyenne de 9,50 mètres et d'une largeur moyenne de 3,30 mètres, jaugeant en moyenne 14 à 15 tonneaux, portant une voile carrée accrochée à un mât unique et destinées au transport du fret et des personnes. Au début du XIXe siècle, une vingtaine de gabares étaient armées à Plougastel et 14 encore à la fin du même siècle, desservant Brest et les ports de la rade de Brest. Des chaloupes, d'une longueur de 7 mètres environ, non pontées, mais gréées de deux mâts fixes, sont également construites et utilisées, servant à divers usages comme le dragage des huîtres, du maërl et du goémon, ainsi que la pêche, mais utilisées aussi pour le transport des personnes.

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle

Les « villages » - La population de Plougastel-Daoulas est répartie, outre le bourg, dans 157 villages, ce qui en fait un casse-tête remarquable en termes d'assainissement, de desserte routière et d'application de la loi littoral. Certains de ces villages abritent depuis longtemps une population nombreuse : par exemple en 1890 Keralliou avait 118 habitants, Lesquivit avait 73 habitants, Lauberlac'h 36 habitants. Plusieurs "villages" possédaient une école : par exemple Sainte-Christine ou encore Saint-Adrien qui a compté un moment trois écoles: deux écoles privées catholiques et une école publique.

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle

Plougastel est depuis longtemps renommé pour son agriculture maraîchère, caractéristique de la Ceinture dorée bretonne dont la presqu'île est un prolongement, comme le décrit Victor-Eugène Dumazet en 1893 : « Les gens de Plougastel sont d'infatigables jardiniers et de vaillants marins, des jardiniers surtout. La partie de leur péninsule qui regarde vers le sud, abritée des vents du nord et de l'ouest par les rochers riverains de l'Élorn, baignée par les flots tièdes, jouit d'un climat fort doux ; aussi bien des cultures qui semblent impossibles en Bretagne, y prospèrent-elles. Déjà il y a cent ans, quand ce pays était sans route et, naturellement, sans chemin de fer, alors qu'il était difficile d'expédier les produits du sol, Cambry signalait avec étonnement la culture des melons de plein champ ; on les préservait des gelées blanches avec des débris de verre. On cultivait aussi les petits pois à l'abri de plants de genets pour les préserver du vent du nord. “Vous n'êtes plus dans la Bretagne, s'écriait le voyageur : les fraises, la framboise, la rose, la jonquille, la violette et l'églantier couvrent les champs chargés d'arbres fruitiers ; le cerisier, le prunier, le pommier descendent jusqu'au rivage.” Les légumes devançaient de six semaines la végétation, même à deux lieues de là. »

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
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Les deux premières écoles de garçons de Plougastel ouvrirent en 1830 au bourg et en 1843 à Saint-Adrien. En 1883-1884, à la suite des lois Jules Ferry, trois groupes scolaires comprenant chacun une école de garçons et une école de filles sont construits au bourg, à Pont-Callec et à Sainte-Christine ainsi qu'une école de filles à Saint-Adrien. En 1891, le journal La Croix indique que Plougastel-Daoulas compte quatre écoles publiques (dont une dans le hameau de Pont-Callec compte une douzaine d'élèves) et une école privée qui vient d'ouvrir et qui compte plus de 200 élèves.

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En 1896, les religieuses de la congrégation hospitalière des Sœurs de Saint-Thomas-de-Villeneuve, qui tenaient un hospice à Plougastel et s'occupaient des malades, vieillards, infirmes et des orphelins (l'orphelinat comptait par exemple 35 enfants en 1902), sont menacées de saisie. Une manifestation, animée par le député local, également conseiller général du canton de Daoulas, François-Émile Villiers, qui soutient les Sœurs, parlant dans son discours de « persécution fiscale ». Le journal La Bretagne écrit : « Notre commune, si calme d'ordinaire, est sous le coup d'une émotion vive », la population crie des slogans comme « Vive les Sœurs de l'hospice ».

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Le Journal des débats relate ainsi les faits liés à la querelle des inventaires à Plougastel en novembre 1906: « Malgré la quantité des forces envoyées pour les inventaires et la rapidité des opérations, une vive résistance s'est produite dans plusieurs communes. Le commissaire de police Daligand s'est rendu à Plougastel-Daoulas avec 25 cuirassiers. Dès leur présence signalée, le tocsin se met à sonner. Devant l'église, cinq à six cents fidèles, tous en habits de fête, sont massés. Des cris de « Vive la liberté ! Vive le Christ ! » éclatent. Le recteur refuse d'ouvrir les portes de l'église. Aux sommations, les fidèles répliquent par des cantiques. Les cuirassiers veulent déblayer le terrain, les fidèles répondent qu'ils se laisseront plutôt écraser. Malgré cela, les sapeurs du génie arrivent près de la porte, l'attaquent à coups de hache, et l'inventaire peut avoir lieu, pendant que de toutes parts éclatent les cris de : « À bas les crocheteurs ! ». »Le 12 janvier 1907, le bruit s'étant répandu à Plougastel que l'inspecteur d'académie allait venir enlever le crucifix dans les écoles, 5 000 paysans bretons accourus des environs se réunirent à l'église puis processionnèrent : « Six hommes à cheval ouvrirent la marche, et la longue théorie des catholiques où l'on remarquait le clergé, le maire, les conseillers, les enfants des écoles libres, et M. Villiers, député monarchiste, s'en fut à travers le bourg en chantant des cantiques ».

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En 1882, le journal La Presse, après avoir fait remarquer que la culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIe siècle, mais ne concernait jusqu'au milieu du XIXe siècle que quelques hameaux, écrit : « Les fraisiers sont en plein champ sur les collines ou les falaises qui avoisinent la mer. Pour les préserver des coups de vent, les champs sont entourés de haies ou de petits murs de pierres sèches, ce qui retient en même temps la chaleur solaire. […] La récolte commence vers le 20 mai à Lauberlach, parcourt tout le mois de juin et se termine par le fraisier du Chili, dans la deuxième quinzaine de juillet ; la récolte de celles qui doivent être exportées se termine le 24 juin. […] C'est un total de 3 500 000 kilogrammes de fraises qui est récolté à Plougastel sur 200 ha de terrains ». La première variété cultivée à grande échelle fut le « Fraisier du Chili », supplanté par la suite par de nouvelles variétés comme le « Fraisier Ananas », puis la « Princesse Royale », dite aussi « Fraise d'Angers », puis par la « Fraise de la Mayenne ». « 1100 ha étaient consacrés à la culture de la fraise à la veille de la Première Guerre mondiale, soit un quart de la surface totale de la presqu'île. La production s'élevait alors à 6 000 tonnes par an, ce qui représentait un quart de la production nationale ».

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L'essor de la culture de la fraise a été aussi permis par l'apport de maërl, dragué en rade de Brest et dans l'océan Atlantique, et qui correspondait à une nécessité agronomique en permettant de réduire l'acidité des sols. Plus d'une quarantaine de navires travaillaient alors au dragage du maërl.

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Jusqu'au milieu du XIXe siècle, les fraises se vendaient presque uniquement à Landerneau et à Brest où elles étaient acheminées par les gabares et chaloupes à partir des petits ports de la presqu'île, l'exportation vers l'Angleterre commençant vers 1850 grâce à l'initiative d'une commerçante de Landerneau, suivie ensuite en 1865 par un négociant gascon, puis en 1867 par un commerçant de Roscoff ; ceux-ci venaient acheter les fraises directement chez les producteurs pour les revendre à Paris et à Londres. Vers la fin du XIXe siècle, trois steamers partent en saison chaque semaine de la cale du Passage à destination de l'Angleterre. À partir de 1865, la mise en service de la ligne ferroviaire Paris-Montparnasse - Brest facilite l'acheminement des fraises vers le marché parisien, le nord de la France et la Belgique (10 wagons chargés de 500 cageots chaque jour en saison à la fin du XIXe siècle). Quelques Plougastels commencent à exporter eux-mêmes vers le marché anglais à partir de 1879.

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En 1889 selon Benjamin Girard, la culture des fraises se fait en grand sur tout le versant sud de la presqu'île, la légèreté du terrain et l'exposition y rendant les fraises plus précoces ; les ventes vers Brest et Paris principalement se chiffraient chaque année à plusieurs centaines de milliers de francs de l'époque. En 1894, des producteurs de fraises de Plougastel s'associent pour créer la Shippers Union, concurrencée à partir de 1898 par la Farmers Union, puis en 1900 par la New Union, chaque société ayant ses bateaux, ses locaux et ses agents dont certains séjournaient à Plymouth, Manchester et Londres pendant la saison des fraises.

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En 1907, la culture des fraises couvre dans la commune environ 250 hectares70. Au début du XXe siècle, la région de Plougastel produit 25 % des fraises françaises, exportant une part notable de la production (« les fruits soigneusement emballés dans des paniers doublés d'une épaisse couche de fougères ») en Angleterre : « À Plougastel-Daoulas, on cultive la fraise et les petits pois de temps immémorial, mais la vente en Angleterre, pourtant très indiquée, était très difficile. En 1906, les agriculteurs, groupés en syndicat coopératif, lancèrent deux vapeurs pour transporter régulièrement leurs produits à Plymouth. La fraise était prise au point de livraison par les commis du Syndicat, transportée à ses frais aux magasins où se fait l'emballage, et embarquée sur les vapeurs. [...] Cette coopérative regroupe 215 fraisiculteurs, soit le tiers des producteurs de la région. »

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En 1912, 300 000 kg de fraises sont expédiés en Angleterre (5 bateaux affrétés en 1911). En mai 1914, la revue L'Agriculture nouvelle précise : « le transport des fraises en provenance de la région de Plougastel-Daoulas, à destination des ports de Roscoff, Saint-Malo, Cherbourg, Rouen, Dieppe, Le Havre, a donné lieu au tracé d'itinéraires spéciaux au départ de la gare de Kerhuon […]. Ces itinéraires permettent de diriger rapidement cette denrée particulièrement fragile sur les ports d'embarquement pour l'Angleterre, pays de grande consommation.»

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La culture des fraises était un travail extrêmement pénible. Il fallait rester à genoux pendant des heures pour les ramasser.

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Une confiserie parisienne possédait une usine à vapeur à Plougastel, achetant - par exemple en 1911 - 100 000 kg de fraises. Pour écouler le surplus de la production, la Shippers Union fonde en 1912 une usine de transformation qui conditionne aussi les petits pois, les pommes, les haricots, alors cultivés également en grande quantité. Le syndicat EE ouvre un peu plus tard à la Fontaine-Blanche une usine destinée à produire de la pulpe de fraise ; en 1925 cinq usines existaient à Plougastel pour la transformation de la fraise, d'autres conditionnant les paniers et cageots destinés au conditionnement de ce fruit fragile. La Seconde Guerre mondiale met temporairement fin à ces activités, qui renaissent à partir de 1947 (création du Syndicat de producteurs vendeurs) ; en 1962 est créée la coopérative La Loperhetoise, puis en 1960 La Presqu'île, en 1965 la SICA devenue en 1994 la coopérative Sivi Ruz. Malgré cela, dans la décennie 1980, la presqu'île de Plougastel ne produit plus que 300 tonnes de fraises par an.

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 14:55

Le Phare du Créac'h. Allumé en 1863, électrifié en 1888, ce phare, identifiable par ses bandes noires et blanches est le 2e phare le plus puissant du monde. Situé sur la côte Ouest de l'île, il guide les navires dans le rail d'Ouessant, et signale l'entrée dans la Manche. C’est le plus puissant d'Europe. Le phare fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par arrêté du 23 mai 2011. À proximité se trouve sur un éperon rocheux une corne de brume installée en 1867: actionné depuis le phare, un dispositif achemine l'air jusqu'à la corne d'où il sort en émettant un son extrêmement puissant (d'une durée de 2 secondes toutes les 10 secondes) ; elle est surnommée vache à gibois tant son son rappelle un meuglement de ruminant; son son, par temps de brume, retentit dans toute l'île. Le phare du Creac'h abrite à ses pieds un musée des phares et balises.

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Tous les phares de l'île sont télécontrôlés à partir du Créac'h.

Le phare du Stiff est construit en 1695 sous Vauban, sur la côte nord-est de l'île. Il est allumé en 1700. Il surplombe l'île dans sa partie la plus haute, avec la Tour radar.

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Le phare de Nividic. Construit entre 1912 et 1936 à la pointe de Pern, arrêté 5 ans plus tard, il fut réhabilité et automatisé en 1959. C'est le Créac'h qui l'alimenta en électricité jusqu'en 1972, par le biais de pylônes en béton (toujours présents), qui supportaient le téléphérique reliant le phare à la terre. À cette date, une plate-forme fut construite pour permettre aux hélicoptères de le ravitailler en carburant.

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Le phare de la Jument. Construit en 1904, au large de la pointe de Porz Doun, ce phare est classé dans la catégorie des enfers.

Le phare de Kéréon. Ce phare a été bâti sur le rocher de Men Tensel (pierre hargneuse), en 1907. Surnommé le Palace en raison de ses planchers en marqueterie, ses lambris de chêne de Hongrie et son mobilier de valeur, Kéréon fut le dernier phare monument érigé en mer.

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Et si l’énergie verte était en réalité bleue ? C’est en tout cas ce que préfigurent les premiers projets atour de la captation des mouvements marins afin de produire de l’électricité. L’énergie hydrolienne promet d’ores et déjà une production dense et continue, des répercussions environnementales minimes et une hausse sensible de l’emploi. Que de raisons de suivre le courant.

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Une hydrolienne est une turbine hydraulique qui capte les courants pour les transformer en électricité. L’innovation c’est aussi sortir des clous prévus pour le progrès. Cette technologie, très proche des éoliennes – qui utilisent l'énergie cinétique du vent – ouvre une nouvelle voie dans la transition énergétique, s’appuyant sur les courants marins ou fluviaux, une source régulière et inépuisable. Ici, la densité naturelle de l’eau est un immense avenage, puisque sa masse volumique est 832 fois plus élevée que celle de l'air (environ 1,23 kg·m-3 à 15 °C). En conséquence, malgré une vitesse de fluide en général plus réduite, la puissance récupérable par unité de surface d'hélice est beaucoup plus grande pour une hydrolienne que pour une éolienne.

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A cela, il faut ajouter un élément de planification très utile lorsque l’on sait que la plupart des sources d’énergie renouvelable sont peu prévisibles, puisque les marées peuvent être calculées à l’avance. Le Service hydrographique et océanographique de la marine (Shom) est capable d’en prédire les fluctuations cent ans à l’avance. Les marées sont le fruit de l’attraction de la lune dont les mouvements sont connus avec une précision sans défaut. Aussi, les courants sont continus et relativement constants. L’énergie hydrolienne ne présente de plus aucune gêne pour les animaux marins puisqu’en général les hélices tournent entre 10-15 tours par minutes, soit 10 fois moins vite que les hélices d’un bateau. Autre point positif : la quasi-totalité de la structure de l’hydrolienne est située sous l’eau (elle est composée d’une base qui permet de la fixer au sol et d’un rotor qui tourne avec l’énergie cinétique des courants marins, et l’électricité produite est envoyée sur terre par des fils électriques posés au fond des océans). Les réserves esthétiques posées par certains citoyens, accusant les éoliennes de dégrader le paysage national, sont ainsi elles aussi de l’histoire ancienne. Il faut également noter que les hydroliennes sont beaucoup plus petites que les éoliennes pour une même puissance.

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Les potentiels des courants marins sont très importants. Le potentiel européen exploitable serait d'environ 12,5 GW (dont 2,5 GW sur les côtes Françaises), soit l'équivalent de 12 réacteurs nucléaires de 900 MW. Ce qui représente la consommation continue de 6 à 8 millions d’habitants. EDF a développé les deux premiers modèles de turbine hydrolienne DCNS/OpenHydro, qui ont été immergés avec succès, en janvier 2016, à près de 40 mètres de profondeur au large de Paimpol-Bréhat. Chaque turbine pèse environs 300 tonnes pour 16 mètres de diamètre. Elle est fixée sur un socle de 900 tonnes pour résister aux puissants courants marins qui circulent dans cette zone. C’est la première ferme hydrolienne expérimentale au monde. Ces deux machines pourront produire 1 mégawatt (MW) d'électricité, ce qui correspond à l'approvisionnement en énergie de 1 500 foyers.

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La mise à l’eau de l’hydrolienne représente une étape importante de ce projet de parc démonstrateur hydrolien mené par EDF. La prochaine opération sera le raccordement de la turbine au réseau électrique. Un autre parc est en projet et devrait être installé à « Raz Blanchard » à la pointe ouest du Cotentin. Là, les courants sont bien plus forts qu’en Bretagne nord et c’est donc le site idéal pour entamer une production industrielle. Le troisième et dernier volet consacrant le début de l’exploitation de fermes pilotes d’hydroliennes devra avoir lieu au plus tard le 20 mars 2017. Une PME quimpéroise plus modeste, Sabella, a elle immergé la première hydrolienne « D10 » en face de l’île d’Ouessant en juin 2015. Elle a généré plus de 50 MWh d’électricité en conditions d’exploitation réelles. « Un contrat d'exclusivité avec un développeur philippin est en cours de signature. (…) Il devrait aboutir dans le courant de l'année », indique son dirigeant.

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Ces projets démontrent en tout état de cause le potentiel significatif d’une filière industrielle encore aujourd’hui à peine émergente. Les promesses sont également élevées en matière d’emploi, l’énergie hydrolienne pourrait permettre de créer jusqu’à 10 000 emplois en France à l’horizon 2030.

À l'horizon 2030, les îles de Molène, Ouessant et Sein, situées au large du Finistère, en Bretagne, devraient être alimentées à 100 % par des énergies renouvelables.

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"Nous lançons aujourd'hui le processus de transition énergétique" sur les trois îles, a annoncé le maire de Molène lors d'une présentation du programme environnemental de l’Association des îles du Ponant (AIP), au début du mois de septembre. À l'horizon 2030, les îles de Molène, Ouessant et Sein visent ainsi un objectif de production d'électricité grâce à des sources d'énergie à 100 % renouvelables, un programme pionnier soutenu par la région Bretagne et le gouvernement.

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Des îles fragilisées par le changement climatique - Alors que ces territoires sont particulièrement vulnérables aux effets du changement climatique, notamment en raison de la montée du niveau des eaux, l’AIP a été lauréate d'un appel à projets de la région Bretagne et d'un autre de l'État, visant à promouvoir la transition énergétique. Les trois îles se sont ainsi engagées dans une démarche visant l'objectif du 100 % renouvelable.

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Les trois îles prévoient d'installer des éoliennes et des panneaux photovoltaïques, d'améliorer les performances énergétiques du bâti existant, de moderniser l'éclairage public, de réduire les consommations d'énergie dans l'habitat privé, d'installer des bornes de recharge autonomes pour les véhicules électriques, ou encore de promouvoir l'élevage des poules pour réduire la part des déchets dans les ordures ménagères.

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Actuellement, les trois îles sont alimentées par des centrales au fioul, tandis qu'Ouessant bénéficie d'un mix énergétique grâce à une ferme hydrolienne expérimentale vouée à se pérenniser. À terme, le programme a vocation à se décliner dans 12 des îles réunies au sein de l'Association des îles du Ponant.

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La pointe de Pern est l'endroit le plus à l'Ouest de la France métropolitaine. L'ensemble du site de la pointe de Pern est protégé, y compris ses galets et ses rochers. Il est donc interdit de ramasser galets, fleurs, plantes...

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Il serait inenvisageable de venir à Ouessant sans voir la pointe de Pern. Par tous les temps, elle offre un paysage magnifique qui reste gravé à jamais dans votre cœur. A défaut d'arbre, vous pourrez déambuler entre les rochers hirsutes en laissant vagabonder votre imagination pour découvrir quel animal ou autre se cache derrière ces blocs rocheux.

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 19:44

Fondée en 1132, l’abbaye du Relec est composée d’une grande église romane, de vestiges du cloître, d’étangs, d’une chaussée bordée de grands arbres, d’une fontaine monumentale et d’anciens jardins entourés de douves. L’église romane, plusieurs fois modifiée, est aujourd’hui classée Monument Historique. Tous ces éléments confèrent aujourd’hui au lieu une magie indéniable. L’onde qui parcourt la surface des étangs, le vent dans les feuilles des arbres bruissent des souvenirs évanouis de cette vie cistercienne qui a, six siècles durant, animé le lieu et modelé le paysage.

L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
L'Abbatiale, Monument historique du Relecq

L’église abbatiale du 12ème siècle est classée Monument Historique est un bâtiment remarquable, rare témoin de l’architecture cistercienne en Bretagne. Le parc est aujourd’hui un espace naturel préservé. Mais au temps des moines c’est un domaine agricole prospère, avec des aménagements hydrauliques, encore visibles aujourd’hui.

L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
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L'Abbaye du Relec (ou Abbaye du Relecq suivant les sources) est une abbaye fondée probablement en 1132 dans un vallon (vallée du Queffleut) au pied des Monts d’Arrée, sur le territoire de la commune de Plounéour-Ménez dans le Finistère. L'église est classée depuis 1914 au titre des Monuments historiques.

L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
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L'abbaye aurait été fondée par des moines venus de l’abbaye de Bégard à l’emplacement d’une abbaye antérieure probablement bénédictine, qui aurait porté le nom de Gerber, fondée par saint Pol Aurélien au VIe siècle, dont le premier abbé aurait été saint Tanguy, décédé en 572, et située à proximité de l’endroit supposé, nommé Brank-Alek (branche de saule), de la bataille ayant opposé en 555 les armées de Conomor, comte de Poher et Tudal, prince de Domnonée (appuyé par le roi des Francs, Childebert Ier). Cela expliquerait le nom de l’abbaye qui proviendrait des reliques des combattants tués lors de cette bataille (l'abbaye est dénommée en latin Abbatia de reliquiis dans des Chartes anciennes). Jusqu'au XIXe siècle, on voyait encore au village du Mengleuz une pierre plate schisteuse appelée Men Be Conomore : la pierre tombale de Conomor (aujourd'hui cette dernière serait enfouie à proximité de l'abbaye). Traditionnellement, les Cisterciens s'installaient dans des lieux à l'écart de la fréquentation des hommes.

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Ces moines défricheurs s’adonnent à la prière, à l’étude, mais accordent aussi une grande importance au travail manuel et agricole comme dans tous les monastères qui suivent la règle de saint Benoît restaurée par Bernard de Clairvaux. La règle de l'abbaye, édictée en 1134, précise, conformément à la tradition cistercienne: "La nourriture des moines de notre ordre doit provenir du travail manuel de la culture des terres, de l'élevage du bétail. On y prie aussi au "ronron des prières (...) qui s'épandait de Plounéour à Commana et parfois venant de la Montagne par les jours de neige qui poudraient de blancheur le Roc'h Trevezel, le hurlement des loups affamés".

L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
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À partir de la fin du XVe siècle, des abbés commendataires sont désignés, d'abord par le duc de Bretagne puis par le roi de France: la plupart sont non-résidents (entre 1487 et 1526), Guillaume Lespervier, puis Pierre de Kerléau, préfèrent habiter à l'abbaye de Bégard « abbaye plus riche et d'accès plus facile que le Relec bâti au milieu de l'âpre solitude des montagnes d'Arrée », certains ne viendront même jamais dans leur abbaye, ne s'intéressant qu'aux bénéfices qu'elle leur procure, comme Louis d'Acigné (voir Maison d'Acigné) entre 1526 et 1541. En 1542, après la mort de Louis d'Acigné, les moines s'empressent d'élire pour abbé l'un d'entre eux, Guillaume Le Roux, issu d'une famille de notables de la région de Morlaix, mais le roi Henri II, sous l'influence de Catherine de Médicis, nomme un abbé d'origine italienne, André de Torsolis, issu d'une riche famille de Florence ; un procès s'ensuit, opposant alors les deux abbés rivaux, que les juges de la juridiction de Carhaix-Landeleau-Huelgoat tranchent, argent aidant, en 1543 en faveur d'André de Torsolis.

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En 1498, l’abbaye reçoit de la Duchesse Anne de Bretagne le droit de posséder quatre poteaux de justice. Malgré de nombreux privilèges financiers et économiques obtenus au fil des siècles, particulièrement des ducs de Bretagne, l’abbaye entre en déclin à partir du XVIe siècle, subissant des pillages à répétition lors des Guerres de religion (France), particulièrement en 1598 où elle est pillée par une troupe de brigands dirigée par La Fontenelle. Malgré des restaurations partielles aux XVIIe et XVIIIe siècles grâce à René de Rieux, père-abbé de 1600 à 1651 ou encore à Jean-Baptiste Moreau, prieur de 1680 à 1715, elle tombe partiellement en ruines. L'abbaye du Relec verra sa situation se dégrader nettement dès le premier quart du XVIIIe siècle, si bien que la Révolution française ne trouve plus guère au Relec que quatre moines, cinq chevaux et vingt et une bêtes à cornes sous la férule de Dom Claude-François Verguet.

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Dom Claude-François Verguet, né à Champlitte en Franche-Comté en 1744 et décédé à Montarlot (Haute-Saône) en 1814, fut le dernier prieur de l'abbaye du Relec (le dernier abbé commendataire, Du Vivier de Lanzac, mort en 1784, n'eut pas de successeur) dans la décennie 1780, juste avant la Révolution française. En avril 1789, le clergé du diocèse du Léon, cédant aux conseils de leur évêque, Monseigneur De La Marche, ne nomma aucun député aux États généraux, mais changea d'avis en septembre et élut alors deux députés à l'Assemblée constituante : l'abbé Expilly et le prieur de l'abbaye du Relec, Dom Verguet. Il prêta serment de fidélité à la Constitution civile du clergé en janvier 1791 et devint par la suite vicaire épiscopal de l'évêque constitutionnel de Langres, puis curé constitutionnel de Montarlot et Bonaparte le nomma en 1800 sous-préfet de Lure, mais resta en poste peu de temps.

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C'est à cette époque que les bâtiments de l'abbaye furent vendus. L’église abbatiale est partiellement sans toit. Elle devient une étable pendant la Révolution, puis est lentement et partiellement restaurée dans le cours des XIXe et XXe siècles mais sans jamais abriter à nouveau de communauté religieuse.

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L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
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On venait des trois anciens évêchés de Léon, de Cornouaille et de Tréguier pour faire le tour de l’autel de Notre-Dame-du-Relecq et recueillir l’eau des trois fontaines, souveraines, disait-on, contre les coliques et les hernies (voir plus haut)… Malgré les outrages du temps et les vicissitudes de l'histoire, l'abbaye a conservé un pardon très fréquenté. Cet extrait d'un hebdomadaire publié en 1911 en témoigne: .../...

L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
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L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
L'Abbatiale, Monument historique du Relecq

« C’est par milliers qu’on est accouru du Léon, du Tréguier et de la Cornouaille, sous la direction des prêtres des paroisses. (...) Les vêpres sont chantées avec un merveilleux entrain par les hommes et par les femmes. Voici la procession. On ne peut imaginer rien de plus grandiose et de plus gracieux à la fois. Un ruban de plus d’un kilomètre, ou peu s’en faut. Il y a là 12 ou 15 paroisses qui défilent. Solides gars, modestes et pimpantes jeunes filles, (...) s’avançent en brillantes théories, croix en tête, bannières claquant à la brise toute chargé du parfum des blés mûrs et des bruyères en fleur. » - Le Courrier du Finistère

L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
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L'Abbatiale, Monument historique du Relecq

Le dimanche 17 août 1941, jour du pardon des jeunes, sept adolescents montèrent sur l'étang du Relecq imprudemment à bord d'une barque prévue pour deux ou trois personnes. Six d'entre eux, qui étaient originaires du Cloître-Saint-Thégonnec, se noyèrent.

De nos jours encore, le pardon de Notre-Dame-du-Relecq, toujours très fréquenté, est célébré chaque 15 août au rythme des musiques celtiques.

L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
L'Abbatiale, Monument historique du Relecq

L'église abbatiale demeure un bel exemple de l'architecture romane du XIIe siècle en dépit des nombreux remaniements qu'elle a connu depuis : percement de baies dans le mur nord du transept et dans les chapelles latérales au XIIIe siècle, reconstruction du mur sud du transept et des deux travées inférieures de la nef aux XVe et XVIe siècles, nouvelle façade ouest (façade principale) en 1785.

L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
L'Abbatiale, Monument historique du Relecq

Classée monument historique depuis le 27 mars 1914, l’abbaye subsiste partiellement : une vaste église d'architecture romane en cours de restauration contient un retable du XVIIe siècle (son existence est attestée en 1680), qui contient une belle Vierge à l'Enfant qui lui est antérieure de trois siècles probablement, est un bel exemple d'art baroque breton. Il est inscrit à l'inventaire des monuments historiques et a été restauré par les Compagnons du Devoir. Un escalier à balustres en granite, qui menait au dortoir des moines, est aussi à remarquer. Les restes d’un cloître, deux étangs, une fontaine monumentale et d’anciens jardins entourés de profondes douves, une chaussée bordée de grands arbres témoignent encore aujourd’hui de la présence des moines cisterciens pendant six siècles. Les bâtiments conventuels restent en ruine.

L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
L'Abbatiale, Monument historique du Relecq

L'abbaye est désormais propriété du Conseil général du Finistère. L'association « Abbati ar Releg » œuvre pour la restauration et l'animation de l'abbaye, en organisant des concerts, des expositions et désormais un "marché de Noël des abbayes"

L'Abbatiale, Monument historique du Relecq
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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 16:07

Louise de Keroual devant « son » manoir (Guilers) ; extraordinaire destin que celui de cette jeune femme de la petite noblesse bretonne qui devint demoiselle d’honneur de Madame et maîtresse du roi d’Angleterre Charles II, avec plus de pouvoir que l’épouse de ce dernier. Un critique des années 1650 a dit « le ruban de soie qui serrait la taille de Mlle de Keroualle unit la France et l’Angleterre ».

Louise de Keroual, maîtresse du roi d'Angleterre Charles II
Louise de Keroual, maîtresse du roi d'Angleterre Charles II
Louise de Keroual, maîtresse du roi d'Angleterre Charles II

Le manoir de Keroual est une bâtisse du XVIe siècle située dans le Finistère en Bretagne sur le territoire de la commune de Guilers, plus précisément dans le bois de Keroual. Propriété de la ville de Brest, cet espace a maintenant une vocation artistique. Il héberge notamment depuis 2002, le festival de musique électronique Astropolis.

Louise de Keroual, maîtresse du roi d'Angleterre Charles II
Louise de Keroual, maîtresse du roi d'Angleterre Charles II
Louise de Keroual, maîtresse du roi d'Angleterre Charles II

Le manoir est l'ancienne propriété des Penancoët, comtes de Keroual/Kerouale/Kerouazle. La plus célèbre propriétaire fut Louise de Keroual (1649-1734), qui y naquit et y séjourna. Conduite en 1670 à la cour de Londres à l'instigation du roi de France Louis XIV qui en fit son agent secret, Louise devint la favorite du roi Charles II, dont elle eut un fils : Charles de Lenox. Elle fut nommée dame du Palais de la Reine, puis Duchesse de Portsmouth en 1672 et d'Aubigny en 1684. Après divers revers de fortune, elle dut en 1716 se départir du manoir. Louise de Keroual est considérée comme une aïeule éloignée de Lady Diana Spencer.

Louise de Keroual, maîtresse du roi d'Angleterre Charles II
Louise de Keroual, maîtresse du roi d'Angleterre Charles II
Louise de Keroual, maîtresse du roi d'Angleterre Charles II

En septembre 1940, à la suite de l'invasion allemande durant la Seconde Guerre mondiale, Kéroual fut réquisitionné par les Allemands, d'abord pour abriter des hommes de troupes. Le général Ramcke prit par la suite Kéroual comme refuge lors du siège de Brest en 1944. Le manoir fut finalement incendié volontairement en 1944.

Louise de Keroual, maîtresse du roi d'Angleterre Charles II
Louise de Keroual, maîtresse du roi d'Angleterre Charles II
Louise de Keroual, maîtresse du roi d'Angleterre Charles II
Louise de Keroual, maîtresse du roi d'Angleterre Charles II

Le manoir restera à l'état de ruine jusqu'à son rachat, en 1967, par l'architecte brestois Albert Cortellari qui entreprit sa restauration. Au moment du rachat par la ville de Brest du manoir, en 1982, les deux pavillons sont restaurés, mais seule une partie du corps de logis a finalement été reconstruite, laissant ce dernier sans toiture, avec la moitié de son volume initial habitable.

Louise de Keroual, maîtresse du roi d'Angleterre Charles II
Louise de Keroual, maîtresse du roi d'Angleterre Charles II
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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 00:52

S’il y a un lieu bien connu des Brestois, c’est le Vallon du Stang-Alar, véritable poumon de verdure avec des plans d’eau dans la ville de Brest ! Musée vert de 40 hectares, le Vallon du Stang-Alar est un espace de nature se déroulant le long de la rivière séparant Brest de Guipavas. Aujourd’hui entièrement réaménagé, le Vallon du Stang-Alar abrite désormais l’un des plus prestigieux conservatoires botaniques au monde, le Conservatoire botanique national de Brest. Le Vallon du Stang-Alar n'est pas qu'un splendide jardin public. Pour sauver les plantes menacées de disparition, le Conservatoire botanique national de Brest réalise tous les jours des efforts considérables.

Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver

Grâce à un climat océanique réputé pour sa douceur et une diversité de sols (pentes au soleil, pentes à l'ombre, rochers, sources, ruisseaux, étangs...), le Conservatoire met à la disposition du public une végétation très diverse où alternent les plantes menacées d'extinction et les plantes ornementales non menacées. La faune y est également très riche : une grande variété d'oiseaux et d'insectes donne un attrait supplémentaire au jardin.

Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver

Une bonne raison de se rendre au jardin du Conservatoire botanique de Brest : découvrir un tiki monumental, dans le style marquisien, et une case ronde de Lifou, une île au Nord-Est de la Nouvelle-Calédonie, ont trouvé leur place après Brest 2016.

Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver

À l'endroit où a poussé cet eucalyptus abattu, a pris place, cet été 2016, la case ronde de la délégation kanake venue participer aux dernières fêtes maritimes. La très belle case en bois, feuille et paille de Lifou, avait été montée en juillet dernier sur le port. La délégation de Lifou a remonté la case au Conservatoire, les femmes du groupe ayant soigneusement choisi l'emplacement. Comment la case supportera-t-elle l'humidité de la pointe bretonne ? Il faudra régulièrement y venir faire du feu pour l'assécher. Véritable lieu de socialisation et de tradition, cette case revêt également une dimension spirituelle en lien avec les ancêtres et les éléments terrestres.

Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver

Avec sa fleur en trompette, son air timide et son parfum entêtant, la jonquille symbolise le retour des beaux jours ! Cette fleur simple fait la joie des jardiniers, des promeneurs et des enfants lorsqu’aux prémices du printemps, elle pointe le bout de son nez.

Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver
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La salamandre est un amphibien légendaire, réputé pour vivre dans le feu, s'y baigner et ne mourir que lorsque celui-ci s'éteint. La salamandre, créature importante des bestiaires médiévaux est un symbole alchimique et héraldique auquel une profonde symbolique est attachée. La Salamandre du Stang Alar n’échappe pas à sa légende… La salamandre fait partie des espèces protégées par la Convention de Berne, au même titre que l’écureuil roux, la mésange, le roitelet huppé qu’on observe régulièrement au Stang Alar.

Le Vallon du Stang-Alar en hiver
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