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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 14:28

Plougastel-Daoulas est une ville de la rade de Brest, située sur une presqu'île au sud-est de Brest dont elle est séparée par l'embouchure de l'Élorn. La commune fait partie de l'ancien évêché de Cornouaille. La longueur de son littoral atteint 37 km car il est très découpé, alternant caps (pointe Marloux, pointe du Corbeau, pointe du Caro, pointe de l'Armorique, pointe Doubidy) et anses (anse du Caro, anse de Lauberlac'h, anse du Moulin Neuf, anse de Penfoul) et quatre ports (Tinduff, Caro, Passage, Four-à-Chaux-Lauberlac'h) y sont implantés. Une île de la rade de Brest dépend aussi administrativement de Plougastel : l'île Ronde. L'étang du Caro, site naturel protégé, est un lieu de nidification pour les oiseaux migrateurs. Le poulier de l'anse de Lauberlac'h, pointe libre longue de 370 mètres, barre presque complètement le fond de cette anse, l'eau de mer y accédant seulement par un grau étroit.

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
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Géologiquement, les quartzites de Plougastel, le granite et les schistes sont les affleurements prédominants. Quelques petits gisements de calcaire existent, par exemple à l'île Ronde, ce qui explique la présence d'anciens fours à chaux. Un ancien récif corallien datant du praguien (dévonien inférieur), situé à la Pointe de l'Armorique, montre des bancs de calcaire bleu, riches en fossiles marins (le prélèvement de fossiles y est interdit par arrêté municipal).

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Plougastel-Daoulas est restée longtemps très isolée, l'Élorn étant un obstacle à ses relations avec l'évêché de Léon et particulièrement avec Brest : avant la construction du pont Albert-Louppe en 1930, seul un bac permettait de franchir l'estuaire (partant du lieu-dit « Le Passage » pour aboutir à un lieu-dit du même nom situé sur l'actuelle commune du Relecq-Kerhuon). La voie terrestre la plus directe vers le Léon demandait alors un long détour par le pont de Rohan à Landerneau.

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
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La tradition de la construction navale - Jusqu'au XVIIIe siècle, la construction navale était disséminée dans de nombreux petits chantiers tout au long des grèves de la presqu'île, le plus important étant celui de Lauberlac'h, d'autres existant au Caro, au Squiffiec, au Cap, à Larmor, à Penn ar Ster, à Illien-ar-Guen, etc. disparaissant progressivement les uns après les autres dans le courant des XIXe siècle et XXe siècle ; ces chantiers construisent essentiellement deux types de bateaux, des gabares, d'une longueur moyenne de 9,50 mètres et d'une largeur moyenne de 3,30 mètres, jaugeant en moyenne 14 à 15 tonneaux, portant une voile carrée accrochée à un mât unique et destinées au transport du fret et des personnes. Au début du XIXe siècle, une vingtaine de gabares étaient armées à Plougastel et 14 encore à la fin du même siècle, desservant Brest et les ports de la rade de Brest. Des chaloupes, d'une longueur de 7 mètres environ, non pontées, mais gréées de deux mâts fixes, sont également construites et utilisées, servant à divers usages comme le dragage des huîtres, du maërl et du goémon, ainsi que la pêche, mais utilisées aussi pour le transport des personnes.

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
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Les « villages » - La population de Plougastel-Daoulas est répartie, outre le bourg, dans 157 villages, ce qui en fait un casse-tête remarquable en termes d'assainissement, de desserte routière et d'application de la loi littoral. Certains de ces villages abritent depuis longtemps une population nombreuse : par exemple en 1890 Keralliou avait 118 habitants, Lesquivit avait 73 habitants, Lauberlac'h 36 habitants. Plusieurs "villages" possédaient une école : par exemple Sainte-Christine ou encore Saint-Adrien qui a compté un moment trois écoles: deux écoles privées catholiques et une école publique.

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
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Plougastel est depuis longtemps renommé pour son agriculture maraîchère, caractéristique de la Ceinture dorée bretonne dont la presqu'île est un prolongement, comme le décrit Victor-Eugène Dumazet en 1893 : « Les gens de Plougastel sont d'infatigables jardiniers et de vaillants marins, des jardiniers surtout. La partie de leur péninsule qui regarde vers le sud, abritée des vents du nord et de l'ouest par les rochers riverains de l'Élorn, baignée par les flots tièdes, jouit d'un climat fort doux ; aussi bien des cultures qui semblent impossibles en Bretagne, y prospèrent-elles. Déjà il y a cent ans, quand ce pays était sans route et, naturellement, sans chemin de fer, alors qu'il était difficile d'expédier les produits du sol, Cambry signalait avec étonnement la culture des melons de plein champ ; on les préservait des gelées blanches avec des débris de verre. On cultivait aussi les petits pois à l'abri de plants de genets pour les préserver du vent du nord. “Vous n'êtes plus dans la Bretagne, s'écriait le voyageur : les fraises, la framboise, la rose, la jonquille, la violette et l'églantier couvrent les champs chargés d'arbres fruitiers ; le cerisier, le prunier, le pommier descendent jusqu'au rivage.” Les légumes devançaient de six semaines la végétation, même à deux lieues de là. »

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
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Les deux premières écoles de garçons de Plougastel ouvrirent en 1830 au bourg et en 1843 à Saint-Adrien. En 1883-1884, à la suite des lois Jules Ferry, trois groupes scolaires comprenant chacun une école de garçons et une école de filles sont construits au bourg, à Pont-Callec et à Sainte-Christine ainsi qu'une école de filles à Saint-Adrien. En 1891, le journal La Croix indique que Plougastel-Daoulas compte quatre écoles publiques (dont une dans le hameau de Pont-Callec compte une douzaine d'élèves) et une école privée qui vient d'ouvrir et qui compte plus de 200 élèves.

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
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En 1896, les religieuses de la congrégation hospitalière des Sœurs de Saint-Thomas-de-Villeneuve, qui tenaient un hospice à Plougastel et s'occupaient des malades, vieillards, infirmes et des orphelins (l'orphelinat comptait par exemple 35 enfants en 1902), sont menacées de saisie. Une manifestation, animée par le député local, également conseiller général du canton de Daoulas, François-Émile Villiers, qui soutient les Sœurs, parlant dans son discours de « persécution fiscale ». Le journal La Bretagne écrit : « Notre commune, si calme d'ordinaire, est sous le coup d'une émotion vive », la population crie des slogans comme « Vive les Sœurs de l'hospice ».

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
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Le Journal des débats relate ainsi les faits liés à la querelle des inventaires à Plougastel en novembre 1906: « Malgré la quantité des forces envoyées pour les inventaires et la rapidité des opérations, une vive résistance s'est produite dans plusieurs communes. Le commissaire de police Daligand s'est rendu à Plougastel-Daoulas avec 25 cuirassiers. Dès leur présence signalée, le tocsin se met à sonner. Devant l'église, cinq à six cents fidèles, tous en habits de fête, sont massés. Des cris de « Vive la liberté ! Vive le Christ ! » éclatent. Le recteur refuse d'ouvrir les portes de l'église. Aux sommations, les fidèles répliquent par des cantiques. Les cuirassiers veulent déblayer le terrain, les fidèles répondent qu'ils se laisseront plutôt écraser. Malgré cela, les sapeurs du génie arrivent près de la porte, l'attaquent à coups de hache, et l'inventaire peut avoir lieu, pendant que de toutes parts éclatent les cris de : « À bas les crocheteurs ! ». »Le 12 janvier 1907, le bruit s'étant répandu à Plougastel que l'inspecteur d'académie allait venir enlever le crucifix dans les écoles, 5 000 paysans bretons accourus des environs se réunirent à l'église puis processionnèrent : « Six hommes à cheval ouvrirent la marche, et la longue théorie des catholiques où l'on remarquait le clergé, le maire, les conseillers, les enfants des écoles libres, et M. Villiers, député monarchiste, s'en fut à travers le bourg en chantant des cantiques ».

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
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En 1882, le journal La Presse, après avoir fait remarquer que la culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIe siècle, mais ne concernait jusqu'au milieu du XIXe siècle que quelques hameaux, écrit : « Les fraisiers sont en plein champ sur les collines ou les falaises qui avoisinent la mer. Pour les préserver des coups de vent, les champs sont entourés de haies ou de petits murs de pierres sèches, ce qui retient en même temps la chaleur solaire. […] La récolte commence vers le 20 mai à Lauberlach, parcourt tout le mois de juin et se termine par le fraisier du Chili, dans la deuxième quinzaine de juillet ; la récolte de celles qui doivent être exportées se termine le 24 juin. […] C'est un total de 3 500 000 kilogrammes de fraises qui est récolté à Plougastel sur 200 ha de terrains ». La première variété cultivée à grande échelle fut le « Fraisier du Chili », supplanté par la suite par de nouvelles variétés comme le « Fraisier Ananas », puis la « Princesse Royale », dite aussi « Fraise d'Angers », puis par la « Fraise de la Mayenne ». « 1100 ha étaient consacrés à la culture de la fraise à la veille de la Première Guerre mondiale, soit un quart de la surface totale de la presqu'île. La production s'élevait alors à 6 000 tonnes par an, ce qui représentait un quart de la production nationale ».

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
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L'essor de la culture de la fraise a été aussi permis par l'apport de maërl, dragué en rade de Brest et dans l'océan Atlantique, et qui correspondait à une nécessité agronomique en permettant de réduire l'acidité des sols. Plus d'une quarantaine de navires travaillaient alors au dragage du maërl.

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
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Jusqu'au milieu du XIXe siècle, les fraises se vendaient presque uniquement à Landerneau et à Brest où elles étaient acheminées par les gabares et chaloupes à partir des petits ports de la presqu'île, l'exportation vers l'Angleterre commençant vers 1850 grâce à l'initiative d'une commerçante de Landerneau, suivie ensuite en 1865 par un négociant gascon, puis en 1867 par un commerçant de Roscoff ; ceux-ci venaient acheter les fraises directement chez les producteurs pour les revendre à Paris et à Londres. Vers la fin du XIXe siècle, trois steamers partent en saison chaque semaine de la cale du Passage à destination de l'Angleterre. À partir de 1865, la mise en service de la ligne ferroviaire Paris-Montparnasse - Brest facilite l'acheminement des fraises vers le marché parisien, le nord de la France et la Belgique (10 wagons chargés de 500 cageots chaque jour en saison à la fin du XIXe siècle). Quelques Plougastels commencent à exporter eux-mêmes vers le marché anglais à partir de 1879.

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
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En 1889 selon Benjamin Girard, la culture des fraises se fait en grand sur tout le versant sud de la presqu'île, la légèreté du terrain et l'exposition y rendant les fraises plus précoces ; les ventes vers Brest et Paris principalement se chiffraient chaque année à plusieurs centaines de milliers de francs de l'époque. En 1894, des producteurs de fraises de Plougastel s'associent pour créer la Shippers Union, concurrencée à partir de 1898 par la Farmers Union, puis en 1900 par la New Union, chaque société ayant ses bateaux, ses locaux et ses agents dont certains séjournaient à Plymouth, Manchester et Londres pendant la saison des fraises.

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
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En 1907, la culture des fraises couvre dans la commune environ 250 hectares70. Au début du XXe siècle, la région de Plougastel produit 25 % des fraises françaises, exportant une part notable de la production (« les fruits soigneusement emballés dans des paniers doublés d'une épaisse couche de fougères ») en Angleterre : « À Plougastel-Daoulas, on cultive la fraise et les petits pois de temps immémorial, mais la vente en Angleterre, pourtant très indiquée, était très difficile. En 1906, les agriculteurs, groupés en syndicat coopératif, lancèrent deux vapeurs pour transporter régulièrement leurs produits à Plymouth. La fraise était prise au point de livraison par les commis du Syndicat, transportée à ses frais aux magasins où se fait l'emballage, et embarquée sur les vapeurs. [...] Cette coopérative regroupe 215 fraisiculteurs, soit le tiers des producteurs de la région. »

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
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En 1912, 300 000 kg de fraises sont expédiés en Angleterre (5 bateaux affrétés en 1911). En mai 1914, la revue L'Agriculture nouvelle précise : « le transport des fraises en provenance de la région de Plougastel-Daoulas, à destination des ports de Roscoff, Saint-Malo, Cherbourg, Rouen, Dieppe, Le Havre, a donné lieu au tracé d'itinéraires spéciaux au départ de la gare de Kerhuon […]. Ces itinéraires permettent de diriger rapidement cette denrée particulièrement fragile sur les ports d'embarquement pour l'Angleterre, pays de grande consommation.»

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
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La culture des fraises était un travail extrêmement pénible. Il fallait rester à genoux pendant des heures pour les ramasser.

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
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Une confiserie parisienne possédait une usine à vapeur à Plougastel, achetant - par exemple en 1911 - 100 000 kg de fraises. Pour écouler le surplus de la production, la Shippers Union fonde en 1912 une usine de transformation qui conditionne aussi les petits pois, les pommes, les haricots, alors cultivés également en grande quantité. Le syndicat EE ouvre un peu plus tard à la Fontaine-Blanche une usine destinée à produire de la pulpe de fraise ; en 1925 cinq usines existaient à Plougastel pour la transformation de la fraise, d'autres conditionnant les paniers et cageots destinés au conditionnement de ce fruit fragile. La Seconde Guerre mondiale met temporairement fin à ces activités, qui renaissent à partir de 1947 (création du Syndicat de producteurs vendeurs) ; en 1962 est créée la coopérative La Loperhetoise, puis en 1960 La Presqu'île, en 1965 la SICA devenue en 1994 la coopérative Sivi Ruz. Malgré cela, dans la décennie 1980, la presqu'île de Plougastel ne produit plus que 300 tonnes de fraises par an.

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 09:33

Historiquement, un cumulo-nimbus était défini comme un nuage cumuliforme engendrant des précipitations, sachant que nimbus est un mot latin signifiant nuage de pluie.

Le monstre des airs au-dessus de la rade
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Le cumulonimbus. Le nuage par excellence en météorologie. Le monstre des airs. Celui que les pilotes appréhendent, que les agriculteurs redoutent, et qui provoque souvent des phénomènes météorologiques extrêmement violents, même en quelques minutes. Il faut dire que le cumulonimbus est l'un des nuages les plus puissants en météo. La preuve en quelques chiffres.

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Le nuage d'orage est une machine thermique. Il faut du froid, de la chaleur et une bonne dose de soleil. Une fois que tous les éléments s'incorporent, c'est le même processus qu'avec les blancs d'œufs, ça monte... Le sommet du cumulonimbus (que l'on appelle "enclume", car tout simplement en forme d'enclume) atteint en général la tropopause, soit 10 000 m d'altitude.

Le monstre des airs au-dessus de la rade
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Un gros cumulonimbus aspire en moyenne jusqu'à 700 000 tonnes d'air par seconde ! Il peut condenser environ 7600 tonnes de vapeur d'eau. Cette condensation libère de l'énergie... 19 millions de mégawatts !

Le monstre des airs au-dessus de la rade
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Les plus gros nuages d'orage peuvent peser autour de 800 000 tonnes... soit environ 80 fois le poids de la Tour Eiffel ! Et il se dit même qu'il représenterait l'équivalent de 5 fois la puissance de toutes les centrales électriques dans le monde...

Certains rêvent de pouvoir capter l'énergie des orages, mais ça c'est une autre histoire...

Le monstre des airs au-dessus de la rade
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13 décembre 2015 7 13 /12 /décembre /2015 00:52

Vue sur BREST garantie ! Brest sous haute surveillance, le cormoran du Caro observe, guète, surveille, contrôle, vérifie et analyse le trafic intra-rade. Les Brestois peuvent vivre tranquilles, l’oiseau de guet veille ! Il assure avec le plus grand sérieux sa mission de protection de la grande rade de Brest.

Amphithéâtre marin de BREST
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Plage de Larmor : et son bassin versant : le bassin versant de la Plage de Larmor est le territoire sur lequel l’ensemble des eaux qui s’écoulent – ruisseaux, eaux de pluie, écoulements divers – rejoignent l’eau de baignade après avoir entraîné avec elles les polluants éventuels rencontrés sur leur passage. A plage de Larmor fait l’objet de beaucoup d’attentions : service public de gestion préventive quotidienne et d’entretien. Ces efforts ont pour but de protéger les baigneurs des risques de pollutions ponctuelles des eaux de baignade, surtout suite aux fortes pluies.

Amphithéâtre marin de BREST
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Pour les amateurs de pêche à pied, ne ramassez pas les coquillages n’importe où. Renseignez-vous à la mairie ou auprès de l’Agence Régionale de Santé (ARS), car des interdictions de ramassage peuvent être prises sur certains sites. Lorsque la pêche est autorisée, veillez à garder les produits de votre pêche au frais et à les consommer rapidement.

Amphithéâtre marin de BREST
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Porz Meur fut l’un des ports les plus importants de Plougastel ; aujourd’hui, demeure son môle très pittoresque qui traverse un immense rocher composé de différentes strates apparentes. Le petit port campagnard se mérite. Par une route étroite bordée de hauts talus on sillonne la Pointe d'Armorique, et là, passée la crêperie logée dans un creux de la route on tombe au bout du monde. Une plage de galets, une digue de pierres, des barques au fil de l'eau. Et le silence absolu, face à la ville blanche, dressée là-bas, de l'autre côté de la rade : Brest, dont on imagine l'agitation sans en entendre le moindre écho. Le contraste est frappant, le dépaysement assuré.

Amphithéâtre marin de BREST
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Porz-Meur est l'un des sept petits ports de la presqu'île de Plougastel, réputée pour ses cultures de fraises. Difficile pourtant d'imaginer qu'il fut le port le plus important de Plougastel au XIXe siècle. Aujourd'hui - et après s'être longtemps contenté d'accueillir le départ des pèlerins pour Sainte-Anne La Palud -, le port du Tinduff l'a détrôné. Entre les deux guerres, Tinduff est peu à peu devenu le principal port coquillier de la presqu'île. Il héberge une activité aquacole en plein essor.

Amphithéâtre marin de BREST
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A deux pas de Porz-Meur, le petit port du Caro - dont le nom signifie cerf en breton - est également tourné vers la grande ville, sans en subir les désagréments. Au début du siècle dernier, les Brestois venaient y passer le dimanche à la campagne. On sortait alors la nappe, le panier de pique-nique et les fillettes de rouge. On grillait les sardines. C'était aussi la grande époque des coquilliers, dont les voiles couleur lie de vin balayaient l'horizon. Aujourd'hui, seuls les oiseaux de mer séjournent du côté de Caro.

Amphithéâtre marin de BREST
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Le petit port de Pors-Meur est un bout du monde chéri des plaisanciers avec, surtout vue sur Brest garantie. Quelques pêcheurs lancent leur canne à pêche à partir de la jetée qui protège un joli coquillier. Le soleil jouant avec les nuages indisciplinés, on a eu droit à un florilège de couleurs vives.

Amphithéâtre marin de BREST
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La Rade de Brest, vaste bassin de 150 km² s’ouvre à l'ouest sur la mer d'Iroise par un goulet de 1,8 km de large. Elle est un plan d'eau navigable toute l'année. La lumière de la rade est si changeante, ses multiples paysages préservés, ses sentiers côtiers, ses belvédères naturels ou aménagés : Sainte Anne du Portzic, Kerdeniel, Landévennec, la pointe des Espagnols et le petit port de Pors Meur où l’on découvre les secrets de ce vaste amphithéâtre marin.

Amphithéâtre marin de BREST
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Admirablement situé au bord d'une des plus vastes rades du monde, le sentier littoral offre tous les attraits d'un grand sentier de randonnés au sein d'une région touristique très riche : des caps et des anses, des points culminants (85 mètres d'altitude) qui offrent, au milieu d'un paysage de landes et de garennes, de remarquables points de vue sur les anses, des plages de galets, des ports et des îlots, des oiseaux marins, une flore variée…

Amphithéâtre marin de BREST
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Vue sur Brest garantie : Le petit port de Pors-Meur est un bout du monde chéri des plaisanciers avec, surtout vue sur Brest garantie. https://www.flickr.com/photos/gebete29/albums/72157659999997483

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