Les faits sont là, récurrents. Anne-Lorraine assassinée dans un RER, Jérémie égorgé à Marseille, Antoine poignardé à Paris, des agressions et viols quotidiens… Le ministère de l’Intérieur tient une page des personnes recherchées en France… elle est sans appel, la population carcérale reflète l’évidence… L’amalgame ou la généralisation, c’est la seule réalité qui s’en trouve responsable. Face à cette barbarie : Christiane Taubira, garde des Sceaux. Elle a accepté de rester à son poste à une condition : faire passer sa réforme pénale. Cette réforme qui prévoit de continuer à donner ce sentiment de toute-puissance et d’impunité à des monstres récidivistes, et qui allègera encore les peines envers les mineurs… Ils sont mineurs, c’est vrai, mais c’est une guerre qu’ils déclarent. Le gouvernement doit répondre. La France doit répondre. Nul n’est forcé d’abriter sous son toit des fils dangereux et qui le haïssent…
Charlotte d'Ornellas, journaliste indépendante