D’où vient ce sentiment d’enlisement alors que la grève à la SNCF s’éternise et que le gouvernement, par la voix de Manuel Valls, semble temporiser face aux intermittents du spectacle ? Sans doute d’une conjonction d’événements dont ces manifestations corporatistes ne sont que la face immergée. Lesquelles renvoient à la fin des années Chirac alors que nous ne sommes que dans la première moitié du quinquennat de François Hollande. Les mises en garde répétées de la Cour des Comptes sur la dérive budgétaire ne font qu’accroître le malaise. Les annonces de François Hollande en termes de rigueur financière n’auraient pas été suivies d’effets comme si la réduction des dépenses publiques restait à l’état de slogan. Certes à Quimper, Brest et Rennes, la suspension du mouvement a été décidée par les cheminots à la suite des amendements votés pour rassurer les grévistes à l’égard de cette nouvelle loi. Certes, Manuel Valls n’a pas remis en cause l’application de la nouvelle convention sur les intermittents. Toutefois, la mesure la plus contestée ne s’appliquera pas. Au total, une semaine noire pour un gouvernement qui semble de plus en plus naviguer à la godille.