Après les rythmes scolaires qui angoissent les parents, irritent les enseignants, ruinent les municipalités et surtout épuisent les enfants, voici qu'apparaît un nouveau bâton et que disparait une ancienne carotte. D'abord, l'obligation faite aux mauvais élèves d'aller donner un coup de main dans les maisons de retraite, au risque d'assimiler la solidarité à une punition et de rappeler la semaine de travaux forcés de Silvio Berlusconi. Ensuite, la suppression des bourses, sacrifiant trop sans doute au vocabulaire capitaliste, même lorsqu'elles sont universitaires. L'Education nationale demeure donc le defouloir des politiques. Sauf que l'actuelle titulaire a compris que lorsque se préparent des mauvais coups, il vaut mieux laisser les autres en parler.