2014 ça a été ça aussi: Sous les lambris parisiens du pouvoir, on cherche boussole et capitaine. Les hommes (et femmes) du président continuent d'y cumuler maladresses, cafouillages, virements de bord, petits et gros mensonges. De Charybde en Scylla, la gauche n'a certes pas le monopole de la bêtise et du discrédit en politique. Mais comment ne pas être éberlué par le dernier épisode en date, celui d'hier, qu'on intitulera « la vérité si je mens » et qui a les impôts pour objet ! Le héros du feuilleton a pour nom Christian Eckert, secrétaire d'État au Budget. Pour comprendre, remontons une semaine plus tôt. Après avoir fait amende honorable sur le chômage, le chef de l'État boucle son show télévisé en promettant urbi et orbi la fin du bombardement fiscal pour 2015. Une annonce spectaculaire mais qui va vite faire pschitt car les Français ont perdu foi en la parole présidentielle. Ont-ils tort pour une fois ? C'est ici que surgit Christian Eckert. Contredisant la parole divine, il laisse entendre à la radio que, mais oui !, les impôts peuvent encore augmenter l'an prochain. Vertement recadré, l'homme du budget a passé la journée à rétro-pédaler. Une gaffe de plus ou de moins. À un certain niveau d'incompétence, le Principe de Peter est une lecture conseillée.