Après un mois passé ds 10 pays du continent noir, le député socialiste du Morbihan Gwendal Rouillard présentait à la 12e Université d’été de la Défense (Bordeaux) les conclusions d’un rapport établi avec Y. Fromion, député UMP du Cher. Le dispositif français sur le continent noir a été réorganisé et même étiré à l’extrême au risque de mettre en danger ses éléments avancés en cas d’attaque cordonnée. Rouillard s’est dit fier d’une armée confrontée à un véritable tsunami terroriste. Le Lorientais, proche de J.-Y. Le Drian, a reconnu que les jihadistes sahéliens sont connectés entre eux et ont probablement reçu des formations communes. D’où le constat du général Castres, sous-chef Opérations à l’État-major des Armées, qu’il faudra une génération pour venir à bout des métastases d’un tel cancer qui pourrait déborder l’Armée française. Et surtout que tout cela ne se ferait pas sans l’aide de l’Algérie. Rouillard a évoqué le forum sur la sécurité que les pays africains, conscients des nécessités de prendre en main leur défense, organiseront à Dakar à la mi-décembre. L’EUFOR restant pour l’instant un simple habillage européen, le député s’est mis à rêver que l’UE y prenne une part plus active, notamment en république centrafricaine. Il a par ailleurs rencontré le président égyptien al-Sissi qui souhaite l’aide de Paris pour régler le problème libyen, véritable déversoir de terroristes à ciel ouvert. Notre nouveau Lawrence d’Arabie a constaté que ce n’est pas le moment de retirer un millier d’hommes de Djibouti, alors que les Américains doublent leurs effectifs, sans parler des Russes et des Chinois.