Avant : une France en noir et blanc, patriarcale et xénophobe, repliée sur elle-même, enfermée dans ses frontières et ses préjugés, corsetée dans une morale rigoriste, confite en dévotion ; une France laborieuse et soumise, les corps étriqués,
engoncés dans des vêtements austères et stricts, sous la férule toujours injuste et souvent cruelle du Père sur les Enfants, de l’Homme sur la Femme, du Blanc sur le Noir, et l’enrégimentement obscurantiste dans les Églises, catholique ou communiste.
Après : une France en couleurs, de toutes les couleurs, et « que cent fleurs s’épanouissent », ouverte sur l’Europe et le Monde, libérée de ses chaînes ancestrales et de ses haines recuites ; une France hédoniste et égalitaire, une France de toutes les libérations, de toutes les insolences, de toutes les minorités, jusqu’à la plus petite minorité qui soit, l’individu, nouveau Roi-Soleil magnifié par tous les coryphées.