Deux événements se sont télescopés la semaine 40. L’intervention réussie d’Alain Juppé à France 2, qui a fendu l’armure, contrairement à Nicolas Sarkozy, dont la prestation sur la même chaîne avait été jugée revancharde. Et les images de l’ancien Président, sur la défensive dans le fief de François Baroin, déniant avoir eu la moindre connaissance de l’affaire Bygmalion, une société dont il prétendait avoir ignoré le nom. Sarkozy a indiqué que ce genre de détail ne pouvait avoir été porté à sa connaissance au moment où il faisait une campagne électorale acharnée tout en gérant les affaires de la France. Visiblement, les enquêteurs de l’Office central de lutte contre la corruption ne l’entendent pas ainsi. Le retour en politique de Nicolas Sarkozy se complique. Avec une nouvelle enquête concernant le paiement par l’UMP des pénalités infligées au candidat battu pour dépassement du plafond autorisé de ses dépenses de campagne en 2012. Avec, aussi, les révélations, par Le Monde, d’un possible « financement illégal » de ladite campagne.