Difficile de ne pas rire lorsqu’un patron-pêcheur belge soutient que la pollution par hydrocarbures qui lui est reprochée est due à de la « bave de merluchons ». Difficile aussi de ne pas esquisser au moins un sourire lorsqu’un quadragénaire, poursuivi pour s’être exhibé devant la passagère d’un bus, soutient mordicus qu’il était victime d’une « gêne érectile ». « Alors, j’ai voulu tout remettre en place », détaille-t-il. L’homme, tout ce qu’il y a de bien marié et de bien inséré, circulait au volant son véhicule, à hauteur d’un bus, en ce beau mois de juillet 2013. Dans le transport en commun, parmi de nombreux passagers, une jeune femme croise le regard de l’automobiliste. « Il m’a dévisagé un bon moment en se masturbant », affirme celle qui a pris soin de relever l’immatriculation de la voiture avant d’aller porter plainte au commissariat. Dans le prétoire, le prévenu conteste : « Je n’avais même pas déboutonné ma braguette ». Son avocat, ténor du barreau brestois, ne croit pas à un geste déplacé. « À aucun moment, la plaignante n’a vu son sexe en érection. Et personne d’autre dans le bus n’a déposé plainte ». c'était au tribunal de Brest le 28 novembre 2014...