L’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de l’UMP ne correspond pas au schéma initial qui était le sien. L’homme voulait prendre de la hauteur. Il a dû redescendre dans l’arène. Cette élection le remet néanmoins au centre du jeu politique pour les trente mois qui nous séparent de la présidentielle de 2017. Elle réinstalle du même coup l’idée d’un match retour Sarkozy-Hollande sous l’arbitrage de Marine Le Pen. L’un comme l’autre ne sont pourtant pas au bout de leurs peines. Le second, malgré sa prééminence institutionnelle, est disqualifié dans son camp. Quant au premier, il va devoir réunir sa famille politique, bien déchirée.