Les armes de l’Otan ne servent à rien, pour l’heure, dans le règlement du dossier ukrainien, Poutine acceptant encore de dialoguer. L’État islamique est, lui, quasi insensible à ce type de réponse militaire. Une intervention massive de l’Otan est donc aujourd’hui peu crédible. Le sommet de l’Otan s’est ouvert au Pays de Galles hier, dans une ambiance très tendue marquée par les deux défis géopolitique de l’heure. Le premier n’est autre que la guerre ouverte en Ukraine entre les autorités du pays et les forces russes soutenant une rébellion dans la région orientale du pays. Le second challenge est bien sûr celui posé par un « État islamique » autoproclamé, usant de méthodes terroristes pour conquérir un vaste territoire qui s’étend de la Syrie à l’Irak et menace de s’étendre à tout le Moyen-Orient. Face à ces défis, l’Otan – expression d’une « communauté occidentale » associant l’Europe et l’Amérique du nord - est clairement menacée par une double impuissance.