Les mots euxmêmes sont faisandés : on « fait Église », quand on n’y va plus ; on « fait famille », quand on divorce ; on « fait France », quand on ne se sent plus français. On exalte le « vivre ensemble », quand les communautés se séparent.
On « déclare la guerre à la finance », pour s’y soumettre ; on « moralise le capitalisme », pour sauver les banques ; on « dégraisse le mammouth », en l’engraissant ; on impose la parité homme-femme en politique, quand elle devient subalterne dans le mariage. La République « une et indivisible » est plurielle et divisée comme jamais.