PAS de JOYEUX NOëL pour ce SARKO-Là: C’est la première fois que l’ancien président emploie le terme d’« abrogation » de la loi Taubira. Le revirement de Nicolas Sarkozy sur la loi Taubira sur le mariage homosexuel, dont il souhaite désormais « l’abrogation », a suscité, hier, un flot de réactions. La gauche accuse l’ancien président de céder à la frange la plus radicale de l’UMP, et certains à droite parlent même de « manoeuvre électorale ». « Ne te présente pas à la tête de l’UMP ! lui disait l’ami Henri Guaino. Ce n’est pas la place d’un ancien président ! ». Mais Nicolas Sarkozy se croyait assez fort pour, dans un premier temps, mobiliser les 150.000 militants UMP sur un discours « à droite, toutes » dans le fil de sa campagne 2012 et pour, ensuite, attirer la droite modérée et le centre en adoptant des positions plus ouvertes, sur l’air martial de « La République ! ». C’était compter sans les « minorités agissantes » comme « Sens Commun », un groupe issu de la « Manif pour tous ». 1.500 militants, sur 10 à 12 millions d’électeurs UMP ! Mais ce minuscule mouvement a réussi, samedi, non seulement à faire comparaître, à propos du « mariage pour tous », les trois candidats à la tête du parti - Hervé Mariton, Bruno Le Maire et Nicolas Sarkozy – mais à pousser l’ancien président à promettre, sous peine d’être hué comme son cadet Le Maire, l’abrogation de la loi Taubira car « franchement, ça coûte pas très cher ! ».