Alors que les experts de l’UE, de la BCE et du FMI devaient décider, fin février, si la Grèce avait fait suffisamment de réformes pour mériter les sept derniers milliards d’euros du plan d’aide de l’UE, le nouveau ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis, s’est dit prêt, hier, face au patron de la zone euro, Jeroen Dijsselbloem, à renoncer à cette enveloppe pour en finir avec la troïka. Cette décision, alors que les caisses de l’Etat sont vides, ramène les craintes d’une sortie de la Grèce de la zone euro. « Ignorer les accords n’est pas le bon chemin à prendre », a tonné, hier, Jeroen Dijsselbloem. Alexis Tsipras et Yanis Varoufakis ont annoncé qu’ils se rendraient, la semaine prochaine, en France (mercredi) et en Italie. Objectif : convaincre certains pays de se mettre ensemble contre l’orthodoxie budgétaire défendue par l’Allemagne. À la recherche d’un « New deal européen », en somme. (Télégramme du 31 janvier 2015)