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2 avril 2016 6 02 /04 /avril /2016 13:52

Le sentier de grande randonnée 34 (GR 34) est un sentier littoral qui part de Vitré (Ille-et-Vilaine) pour se terminer au Tour-du-Parc (Morbihan). Il longe quasiment l’intégralité de la côte bretonne à partir du Mont Saint-Michel jusqu’au Tour-du-Parc (quelques kilomètres seulement avant la frontière entre le Morbihan et la Loire-Atlantique).

•	La Côte des Légendes et son emblématique sentier côtier
•	La Côte des Légendes et son emblématique sentier côtier
•	La Côte des Légendes et son emblématique sentier côtier
•	La Côte des Légendes et son emblématique sentier côtier

Il reprend en grande partie les anciens chemins de douaniers. Ces chemins, progressivement abandonnés durant la première moitié du XXe siècle, permettaient aux douaniers de patrouiller le long des côtes depuis leurs corps de garde, situés sur des points d'observation clés de la côte bretonne.

•	La Côte des Légendes et son emblématique sentier côtier
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•	La Côte des Légendes et son emblématique sentier côtier
•	La Côte des Légendes et son emblématique sentier côtier

Les Abers, le chemin des phares : Entre Roscoff et Brest où la mer a creusé de profonds sillons dans les terres. Du Pays de Morlaix et du Léon, de la mer d'Iroise avec ses phares à Brest et sa rade, le randonneur est immergé dans une nature grandiose et préservée.

•	La Côte des Légendes et son emblématique sentier côtier
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•	La Côte des Légendes et son emblématique sentier côtier
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Plouguerneau dispose de 45 kilomètres de côtes, îles incluses (c'est la commune de France disposant de la plus longue façade littorale) ; c'est aussi la capitale des goémoniers. L'écomusée des goémoniers et de l'algue de Plouguerneau a pour vocation de promouvoir le patrimoine naturel et historique lié à cette activité.

•	La Côte des Légendes et son emblématique sentier côtier
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•	La Côte des Légendes et son emblématique sentier côtier

L'abondance des rochers en mer, qui forment de nombreux écueils, rend cette côte particulièrement dangereuse à la navigation comme en témoigne cette description d'Ernest Daudet, parue en 1899 : « La renommée de cette côte est sinistre et mérite de l'être. Depuis que les hommes ont conquis l'empire des mers, les pointes de l'Île Vierge, de Guissény, de Pen-ar-Garec, de Kerlouan, de Brignogan, furent les auteurs et les témoins d'effroyables catastrophes. (...) En avant de ces rivages, et jusqu'à plusieurs milles en mer, la nature a jeté dans les fonds d'innombrables récifs. Quelques-uns s'assèchent à la mer basse et, quand elle les recouvre, on ne peut les deviner qu'à l'écume des eaux qui viennent se briser sur leurs dentelures redoutables. D'autres ne sont jamais couverts. Ils émergent au-dessus des ondes : ici, aiguilles acérées ; là, rocs massifs s'allongeant comme des monstres accroupis. …/…

•	La Côte des Légendes et son emblématique sentier côtier
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~~…/… Il en est qui ne se montrent qu'à de rares intervalles, dans les mouvements des grandes marées, et ce ne sont pas les moins périlleux. Pour naviguer parmi ces écueils, il faut les connaître et pour ne pas s'y briser il faut n'être pas saisi par les courants, enveloppé par les brumes et surtout ne pas confondre les feux des phares qui éclairent la bonne route (...). Encore aujourd'hui, des navires s'y perdent et, chaque année, on y signale des naufrages, bien qu'en ces endroits on ait multiplié phares, balises et signaux avertisseurs. Si, sur ces bords redoutés, les eaux pouvaient s'ouvrir (...) un vaste cimetière apparaîtrait sous nos yeux avec toutes les épaves que les siècles y ont accumulées, encore que les habitants en aient de tout temps arraché aux flots des quantités innombrables. »

•	La Côte des Légendes et son emblématique sentier côtier
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Sauvage et naturelle, la Côte des Légendes est l’endroit idéal pour se couper du quotidien et profiter d’un maximum de détente. Respirer l’air marin lors d’une balade en bord de mer ou sur les dunes surplombant le littoral, déguster un plateau de fruits de mer dans un restaurant traditionnel…

•	La Côte des Légendes et son emblématique sentier côtier
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•	La Côte des Légendes et son emblématique sentier côtier

C’est bien connu, les balades en bord de mer font du bien au corps et à l’esprit ! Après une telle bouffée d’air pur, on s’endort comme des bébés le soir venu. La raison ? Les ions négatifs apportés par la mer, qui emplissent l’air des plages et le rendent particulièrement vivifiant. Bénéfiques pour notre santé, les ions négatifs accélèrent l’absorption de l’oxygène dans notre organisme, ce qui a pour effet de le purifier. Résultat : un sommeil de meilleure qualité, une peau adoucie, une diminution du stress, une amélioration du tonus et de la concentration. Tout cela grâce à une simple balade sur la côte. De quoi mettre de bonne humeur !

•	La Côte des Légendes et son emblématique sentier côtier
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•	La Côte des Légendes et son emblématique sentier côtier
•	La Côte des Légendes et son emblématique sentier côtier

La Côte des Légendes est aussi appelée Pays des Abers. En forme d’entonnoirs ouverts sur le large, ces sortes de fjords bretons entaillent profondément la côte et donnent à voir un spectacle remarquable. Comme son nom l'indique, on y découvre de nombreuses légendes...

•	La Côte des Légendes et son emblématique sentier côtier
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•	La Côte des Légendes et son emblématique sentier côtier
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petit rappel: Le tour du littoral breton :

  • LA COTE D'EMERAUDE, du Mont St-Michel au Cap Fréhel
  • LA COTE DE GOELO, du Cap Fréhel à Ploubazlanec (Île de Bréhat)
  • LA COTE DE GRANIT ROSE, de Ploubazlanec (île de Bréhat) à Roscoff (île de Batz)
  • LA COTE DES LEGENDES, de Roscoff (île de Batz) à l’Aber Ildut
  • LA MER D'IROISE, de l’Aber Ildut (île d’Ouessant) à Pointe du Raz (île de Sein)
  • LA COTE DE CORNOUAILLE, de la Pointe du Raz (île de Sein) à Pont-Aven
  • LA COTE DES MEGALITHES, de Pont-Aven à Saint-Gildas-de-Rhuys (Pointe du Castelli)
  • LA COTE D'AMOUR, de Saint-Gildas-de-Rhuys (Pointe du Castelli) à Pornic.
•	La Côte des Légendes et son emblématique sentier côtier
•	La Côte des Légendes et son emblématique sentier côtier
•	La Côte des Légendes et son emblématique sentier côtier
•	La Côte des Légendes et son emblématique sentier côtier

La Côte des Légendes, c’est 34 km de bord de mer alternant plages de sable fin, criques rocheuses et espaces dunaires de toute beauté ! Réputée pour ses espaces purs et sauvages, on y ressent l’empreinte celte, l’évasion et le bien-être. La Côte des Légendes est un pays de prédilection pour toutes les activités de plein air. Le littoral, sa côte sauvage et son emblématique sentier côtier évidemment ; mais surtout une campagne aux riches patrimoines dont les sentiers vous guident vers de fabuleux paysages.

•	La Côte des Légendes et son emblématique sentier côtier
•	La Côte des Légendes et son emblématique sentier côtier
•	La Côte des Légendes et son emblématique sentier côtier
•	La Côte des Légendes et son emblématique sentier côtier
  • Croix et Calvaires : On ne les compte plus ! Ils sont en effet très nombreux à parsemer nos campagnes. La commune de Guissény en recense déjà 50. Ils ornent discrètement les chemins et marquent la foi prononcée des habitants.
  • Fontaines : Les fontaines sacrées ou souterraines sont aujourd’hui encore des lieux privilégiés pour la quiétude, le recueillement, la rêverie... ou tout simplement pour la pause découverte.
•	La Côte des Légendes et son emblématique sentier côtier
•	La Côte des Légendes et son emblématique sentier côtier
•	La Côte des Légendes et son emblématique sentier côtier
•	La Côte des Légendes et son emblématique sentier côtier
  • Le Pays Pagan, pays historique, sur la Côte des Légendes, est un territoire découpé en forme de presqu’île. Il s’étend aux communes côtières de Goulven, Plounéour-Trez, Brignogan-Plages, Kerlouan, Guissény et la pointe de Lilia en Plouguerneau.
  • Les “Paganistes”, ses habitants réputés plutôt pauvres, et travaillant de toutes petites fermes, se sont naturellement tournés vers la mer, d’avantage pour la récolte du goémon que pour la pêche.
  • Les habitants ont longtemps été perçus comme des sauvages, réputés féroces. Cette perception est liée principalement à leur culture païenne et à leur habitude de vivre entre eux, avec peu d’ouverture sur le monde environnant.
•	La Côte des Légendes et son emblématique sentier côtier
•	La Côte des Légendes et son emblématique sentier côtier
•	La Côte des Légendes et son emblématique sentier côtier

Etaient-ils vraiment naufrageurs, ainsi que la légende le conte, ou se contentaient-ils de glaner les trésors offerts par la mer toute proche ? Le mystère reste entier, dans un pays empreint d’une forte identité culturelle.

•	La Côte des Légendes et son emblématique sentier côtier
•	La Côte des Légendes et son emblématique sentier côtier

Je remercie mes amis randonneurs, Henri et Jean-Louis pour m'accorder le droit de les inclure dans l'album photos qui accompagne cet article, didierduboutdumonde

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1 avril 2016 5 01 /04 /avril /2016 09:20

Rencontre avec Johnny Galliou, goémonier à pied à Plouguerneau. Que récoltez-vous aujourd'hui et comment choisissez-vous le type d'algues ? La dulse ou palmaria, une algue alimentaire, se récolte à la main. Très riche en protéines, elle est séchée pour être consommée en paillettes, dans des condiments, ou fraîche (par exemple pour la nourriture des ormeaux). Je suis professionnel. C'est mon métier depuis toujours.

Mon grand-père était goémonier et, dans ma famille, cela remonte à six ou sept générations. Nous sommes trois à travailler pour la SARL Bezhin Du, qui vend ses algues à différents clients industriels, comme Cargill, Agrimer, Setalg, Danisco. A chaque marée, nous faisons un point et nous allons récolter le type d'algues demandé. Nous récoltons par exemple environ 700 à 800 tonnes de fucus par an.

•	Johny Galliou, un goémonier à pied à Plouguerneau

Comment se déroule votre journée de goémonier à pied ? Johny Galliou : « C'est un métier très physique. Pour le goémon noir, nous récoltons les algues environ quatre à cinq heures par jour, à la faucille, un peu moins pour les algues alimentaires - deux-trois heures -, car il faut attendre que la marée soit plus basse. »

Il faut ensuite faire sécher les algues, sur la grève quand il y a une petite marée, sinon nous les ramenons à terre. C'est un métier régulier, avec un avenir certain, car la demande pour le marché alimentaire et pharmaceutique est en pleine explosion. L'activité se professionnalise, et il ne faut surtout pas reproduire les mêmes erreurs que le secteur de la pêche. La ressource n'est pas inépuisable.

•	Johny Galliou, un goémonier à pied à Plouguerneau
•	Johny Galliou, un goémonier à pied à Plouguerneau

Que peut-on dire sur la préservation de la ressource ? L'ascophillium (goémon noir) est une algue à croissance très lente. Il faut mettre les zones en jachère, car les coupes anarchiques vont définitivement épuiser la ressource. Nous travaillons avec Ifremer et les comités locaux de pêche pour la réglementation du secteur.

Depuis un an, il faut une autorisation nominative délivrée par les affaires maritimes pour ramasser le goémon à pied. Ceux qui l'obtiennent doivent remplir tous les mois des fiches de pêche qui permettront de faire un point sur la ressource.

•	Johny Galliou, un goémonier à pied à Plouguerneau
•	Johny Galliou, un goémonier à pied à Plouguerneau

Redévelopper la récolte du pioka traditionnelle sur la côte nord, telle est la volonté de Johnny Galliou et Catherine Guého. C'est en partenariat avec le Conservatoire du littoral, qui a octroyé l'autorisation de séchage du pioka sur les dunes de la Grève-Blanche, la mairie de Plouguerneau pour les parcelles à Kerazan et la société Penn ar Bed qui achète le goémon humide aux équipes récoltantes, que Johnny Galliou s'est lancé, histoire de faire renaître cette tradition estivale disparue depuis quelques années.

•	Johny Galliou, un goémonier à pied à Plouguerneau

Séché à même la dune. Sur la dune de la Grève-Blanche, on peut voir les sacs que les récoltants de la mer apportent. Pesé, étalé, blanchi sur la dune grâce à l'humidité ou par arrosage par temps sec et séché en plein air, ce pioka. Pioka d'une excellente qualité, d'après la société Setalgues à qui est destinée cette récolte, apporte des touches de couleurs à la dune, avant d'être récupéré par l'entreprise Penn ar Bed pour la mise en bottes (20 kg) qui seront apportées à la société Setalgues (cosmétique).

L'hiver, ce sont fucus et ascophyllum qui sont récoltées (1.200 tonnes) et l'été, sept à dix tonnes de pioka sont récoltés par quatre à huit équipes de récoltants par marée, déclarées à la Penn ar Bed, à Kersaint-Plabennec.

•	Johny Galliou, un goémonier à pied à Plouguerneau

Au pays des Abers, entre terre et mer, on suit la trace des paysans goémoniers, récolteurs d'une ressource insoupçonnée : le goémon, l’or noir de la Bretagne. A l’Écomusée de Plouguerneau on apprend qu’on ramasse du goémon, mais pour quoi faire ? Séché et brûlé, il servait d’engrais pour les cultures. « Avez-vous entendu parler de la teinture d’iode, ce puissant antiseptique découvert en 1811 ? »

Napoléon a fait construire des usines en Bretagne pour extraire l’iode des laminaires: 25 tonnes de laminaires cueillies c’est au final 15 kg d’iode ! Imaginons le nombre de bras à ramasser ce gisement de la mer. Peu à peu, les goémoniers ont investi les îles voisines. Ils partaient pour six mois de moisson. Début mars, ils embarquaient avec la charrette démontée et le cheval ! Leur toit, une fois à terre ? Une coque de bateau retournée ! Incroyable aujourd’hui !

•	Johny Galliou, un goémonier à pied à Plouguerneau
•	Johny Galliou, un goémonier à pied à Plouguerneau

Une cinquantaine de goémoniers moissonne toujours dans les champs marins de laminaires ! La modernisation est passée par là. Leur bateau est équipé d’un scoubidou hydraulique.

Et désormais, que fait-on du goémon ? Le flan que je mange et mon dentifrice en contiennent. Les alginates employés dans l’industrie agroalimentaire, en médecine et en cosmétologie sont extraits des laminaires.

Le goémon donné hier aux vaches est aujourd’hui à la pointe de la modernité. La gastronomie en est friande. Sur près de 700 espèces, une dizaine est comestible. Le lichen des mers ou pioka en breton : gélifiant dans la confiture.

•	Johny Galliou, un goémonier à pied à Plouguerneau

Nous poursuivons notre promenade, embrassant d’un regard un paysage saisissant. Je repense à cette journée de rencontres.

Je reste impressionné par la volonté des hommes à vivre sur cette terre et par leur ingéniosité à récolter et transformer le goémon, l’or noir de Bretagne.

•	Johny Galliou, un goémonier à pied à Plouguerneau
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