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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 14:28

Plougastel-Daoulas est une ville de la rade de Brest, située sur une presqu'île au sud-est de Brest dont elle est séparée par l'embouchure de l'Élorn. La commune fait partie de l'ancien évêché de Cornouaille. La longueur de son littoral atteint 37 km car il est très découpé, alternant caps (pointe Marloux, pointe du Corbeau, pointe du Caro, pointe de l'Armorique, pointe Doubidy) et anses (anse du Caro, anse de Lauberlac'h, anse du Moulin Neuf, anse de Penfoul) et quatre ports (Tinduff, Caro, Passage, Four-à-Chaux-Lauberlac'h) y sont implantés. Une île de la rade de Brest dépend aussi administrativement de Plougastel : l'île Ronde. L'étang du Caro, site naturel protégé, est un lieu de nidification pour les oiseaux migrateurs. Le poulier de l'anse de Lauberlac'h, pointe libre longue de 370 mètres, barre presque complètement le fond de cette anse, l'eau de mer y accédant seulement par un grau étroit.

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
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Géologiquement, les quartzites de Plougastel, le granite et les schistes sont les affleurements prédominants. Quelques petits gisements de calcaire existent, par exemple à l'île Ronde, ce qui explique la présence d'anciens fours à chaux. Un ancien récif corallien datant du praguien (dévonien inférieur), situé à la Pointe de l'Armorique, montre des bancs de calcaire bleu, riches en fossiles marins (le prélèvement de fossiles y est interdit par arrêté municipal).

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Plougastel-Daoulas est restée longtemps très isolée, l'Élorn étant un obstacle à ses relations avec l'évêché de Léon et particulièrement avec Brest : avant la construction du pont Albert-Louppe en 1930, seul un bac permettait de franchir l'estuaire (partant du lieu-dit « Le Passage » pour aboutir à un lieu-dit du même nom situé sur l'actuelle commune du Relecq-Kerhuon). La voie terrestre la plus directe vers le Léon demandait alors un long détour par le pont de Rohan à Landerneau.

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La tradition de la construction navale - Jusqu'au XVIIIe siècle, la construction navale était disséminée dans de nombreux petits chantiers tout au long des grèves de la presqu'île, le plus important étant celui de Lauberlac'h, d'autres existant au Caro, au Squiffiec, au Cap, à Larmor, à Penn ar Ster, à Illien-ar-Guen, etc. disparaissant progressivement les uns après les autres dans le courant des XIXe siècle et XXe siècle ; ces chantiers construisent essentiellement deux types de bateaux, des gabares, d'une longueur moyenne de 9,50 mètres et d'une largeur moyenne de 3,30 mètres, jaugeant en moyenne 14 à 15 tonneaux, portant une voile carrée accrochée à un mât unique et destinées au transport du fret et des personnes. Au début du XIXe siècle, une vingtaine de gabares étaient armées à Plougastel et 14 encore à la fin du même siècle, desservant Brest et les ports de la rade de Brest. Des chaloupes, d'une longueur de 7 mètres environ, non pontées, mais gréées de deux mâts fixes, sont également construites et utilisées, servant à divers usages comme le dragage des huîtres, du maërl et du goémon, ainsi que la pêche, mais utilisées aussi pour le transport des personnes.

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Les « villages » - La population de Plougastel-Daoulas est répartie, outre le bourg, dans 157 villages, ce qui en fait un casse-tête remarquable en termes d'assainissement, de desserte routière et d'application de la loi littoral. Certains de ces villages abritent depuis longtemps une population nombreuse : par exemple en 1890 Keralliou avait 118 habitants, Lesquivit avait 73 habitants, Lauberlac'h 36 habitants. Plusieurs "villages" possédaient une école : par exemple Sainte-Christine ou encore Saint-Adrien qui a compté un moment trois écoles: deux écoles privées catholiques et une école publique.

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Plougastel est depuis longtemps renommé pour son agriculture maraîchère, caractéristique de la Ceinture dorée bretonne dont la presqu'île est un prolongement, comme le décrit Victor-Eugène Dumazet en 1893 : « Les gens de Plougastel sont d'infatigables jardiniers et de vaillants marins, des jardiniers surtout. La partie de leur péninsule qui regarde vers le sud, abritée des vents du nord et de l'ouest par les rochers riverains de l'Élorn, baignée par les flots tièdes, jouit d'un climat fort doux ; aussi bien des cultures qui semblent impossibles en Bretagne, y prospèrent-elles. Déjà il y a cent ans, quand ce pays était sans route et, naturellement, sans chemin de fer, alors qu'il était difficile d'expédier les produits du sol, Cambry signalait avec étonnement la culture des melons de plein champ ; on les préservait des gelées blanches avec des débris de verre. On cultivait aussi les petits pois à l'abri de plants de genets pour les préserver du vent du nord. “Vous n'êtes plus dans la Bretagne, s'écriait le voyageur : les fraises, la framboise, la rose, la jonquille, la violette et l'églantier couvrent les champs chargés d'arbres fruitiers ; le cerisier, le prunier, le pommier descendent jusqu'au rivage.” Les légumes devançaient de six semaines la végétation, même à deux lieues de là. »

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
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Les deux premières écoles de garçons de Plougastel ouvrirent en 1830 au bourg et en 1843 à Saint-Adrien. En 1883-1884, à la suite des lois Jules Ferry, trois groupes scolaires comprenant chacun une école de garçons et une école de filles sont construits au bourg, à Pont-Callec et à Sainte-Christine ainsi qu'une école de filles à Saint-Adrien. En 1891, le journal La Croix indique que Plougastel-Daoulas compte quatre écoles publiques (dont une dans le hameau de Pont-Callec compte une douzaine d'élèves) et une école privée qui vient d'ouvrir et qui compte plus de 200 élèves.

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En 1896, les religieuses de la congrégation hospitalière des Sœurs de Saint-Thomas-de-Villeneuve, qui tenaient un hospice à Plougastel et s'occupaient des malades, vieillards, infirmes et des orphelins (l'orphelinat comptait par exemple 35 enfants en 1902), sont menacées de saisie. Une manifestation, animée par le député local, également conseiller général du canton de Daoulas, François-Émile Villiers, qui soutient les Sœurs, parlant dans son discours de « persécution fiscale ». Le journal La Bretagne écrit : « Notre commune, si calme d'ordinaire, est sous le coup d'une émotion vive », la population crie des slogans comme « Vive les Sœurs de l'hospice ».

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Le Journal des débats relate ainsi les faits liés à la querelle des inventaires à Plougastel en novembre 1906: « Malgré la quantité des forces envoyées pour les inventaires et la rapidité des opérations, une vive résistance s'est produite dans plusieurs communes. Le commissaire de police Daligand s'est rendu à Plougastel-Daoulas avec 25 cuirassiers. Dès leur présence signalée, le tocsin se met à sonner. Devant l'église, cinq à six cents fidèles, tous en habits de fête, sont massés. Des cris de « Vive la liberté ! Vive le Christ ! » éclatent. Le recteur refuse d'ouvrir les portes de l'église. Aux sommations, les fidèles répliquent par des cantiques. Les cuirassiers veulent déblayer le terrain, les fidèles répondent qu'ils se laisseront plutôt écraser. Malgré cela, les sapeurs du génie arrivent près de la porte, l'attaquent à coups de hache, et l'inventaire peut avoir lieu, pendant que de toutes parts éclatent les cris de : « À bas les crocheteurs ! ». »Le 12 janvier 1907, le bruit s'étant répandu à Plougastel que l'inspecteur d'académie allait venir enlever le crucifix dans les écoles, 5 000 paysans bretons accourus des environs se réunirent à l'église puis processionnèrent : « Six hommes à cheval ouvrirent la marche, et la longue théorie des catholiques où l'on remarquait le clergé, le maire, les conseillers, les enfants des écoles libres, et M. Villiers, député monarchiste, s'en fut à travers le bourg en chantant des cantiques ».

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En 1882, le journal La Presse, après avoir fait remarquer que la culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIe siècle, mais ne concernait jusqu'au milieu du XIXe siècle que quelques hameaux, écrit : « Les fraisiers sont en plein champ sur les collines ou les falaises qui avoisinent la mer. Pour les préserver des coups de vent, les champs sont entourés de haies ou de petits murs de pierres sèches, ce qui retient en même temps la chaleur solaire. […] La récolte commence vers le 20 mai à Lauberlach, parcourt tout le mois de juin et se termine par le fraisier du Chili, dans la deuxième quinzaine de juillet ; la récolte de celles qui doivent être exportées se termine le 24 juin. […] C'est un total de 3 500 000 kilogrammes de fraises qui est récolté à Plougastel sur 200 ha de terrains ». La première variété cultivée à grande échelle fut le « Fraisier du Chili », supplanté par la suite par de nouvelles variétés comme le « Fraisier Ananas », puis la « Princesse Royale », dite aussi « Fraise d'Angers », puis par la « Fraise de la Mayenne ». « 1100 ha étaient consacrés à la culture de la fraise à la veille de la Première Guerre mondiale, soit un quart de la surface totale de la presqu'île. La production s'élevait alors à 6 000 tonnes par an, ce qui représentait un quart de la production nationale ».

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L'essor de la culture de la fraise a été aussi permis par l'apport de maërl, dragué en rade de Brest et dans l'océan Atlantique, et qui correspondait à une nécessité agronomique en permettant de réduire l'acidité des sols. Plus d'une quarantaine de navires travaillaient alors au dragage du maërl.

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Jusqu'au milieu du XIXe siècle, les fraises se vendaient presque uniquement à Landerneau et à Brest où elles étaient acheminées par les gabares et chaloupes à partir des petits ports de la presqu'île, l'exportation vers l'Angleterre commençant vers 1850 grâce à l'initiative d'une commerçante de Landerneau, suivie ensuite en 1865 par un négociant gascon, puis en 1867 par un commerçant de Roscoff ; ceux-ci venaient acheter les fraises directement chez les producteurs pour les revendre à Paris et à Londres. Vers la fin du XIXe siècle, trois steamers partent en saison chaque semaine de la cale du Passage à destination de l'Angleterre. À partir de 1865, la mise en service de la ligne ferroviaire Paris-Montparnasse - Brest facilite l'acheminement des fraises vers le marché parisien, le nord de la France et la Belgique (10 wagons chargés de 500 cageots chaque jour en saison à la fin du XIXe siècle). Quelques Plougastels commencent à exporter eux-mêmes vers le marché anglais à partir de 1879.

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En 1889 selon Benjamin Girard, la culture des fraises se fait en grand sur tout le versant sud de la presqu'île, la légèreté du terrain et l'exposition y rendant les fraises plus précoces ; les ventes vers Brest et Paris principalement se chiffraient chaque année à plusieurs centaines de milliers de francs de l'époque. En 1894, des producteurs de fraises de Plougastel s'associent pour créer la Shippers Union, concurrencée à partir de 1898 par la Farmers Union, puis en 1900 par la New Union, chaque société ayant ses bateaux, ses locaux et ses agents dont certains séjournaient à Plymouth, Manchester et Londres pendant la saison des fraises.

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En 1907, la culture des fraises couvre dans la commune environ 250 hectares70. Au début du XXe siècle, la région de Plougastel produit 25 % des fraises françaises, exportant une part notable de la production (« les fruits soigneusement emballés dans des paniers doublés d'une épaisse couche de fougères ») en Angleterre : « À Plougastel-Daoulas, on cultive la fraise et les petits pois de temps immémorial, mais la vente en Angleterre, pourtant très indiquée, était très difficile. En 1906, les agriculteurs, groupés en syndicat coopératif, lancèrent deux vapeurs pour transporter régulièrement leurs produits à Plymouth. La fraise était prise au point de livraison par les commis du Syndicat, transportée à ses frais aux magasins où se fait l'emballage, et embarquée sur les vapeurs. [...] Cette coopérative regroupe 215 fraisiculteurs, soit le tiers des producteurs de la région. »

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En 1912, 300 000 kg de fraises sont expédiés en Angleterre (5 bateaux affrétés en 1911). En mai 1914, la revue L'Agriculture nouvelle précise : « le transport des fraises en provenance de la région de Plougastel-Daoulas, à destination des ports de Roscoff, Saint-Malo, Cherbourg, Rouen, Dieppe, Le Havre, a donné lieu au tracé d'itinéraires spéciaux au départ de la gare de Kerhuon […]. Ces itinéraires permettent de diriger rapidement cette denrée particulièrement fragile sur les ports d'embarquement pour l'Angleterre, pays de grande consommation.»

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La culture des fraises était un travail extrêmement pénible. Il fallait rester à genoux pendant des heures pour les ramasser.

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Une confiserie parisienne possédait une usine à vapeur à Plougastel, achetant - par exemple en 1911 - 100 000 kg de fraises. Pour écouler le surplus de la production, la Shippers Union fonde en 1912 une usine de transformation qui conditionne aussi les petits pois, les pommes, les haricots, alors cultivés également en grande quantité. Le syndicat EE ouvre un peu plus tard à la Fontaine-Blanche une usine destinée à produire de la pulpe de fraise ; en 1925 cinq usines existaient à Plougastel pour la transformation de la fraise, d'autres conditionnant les paniers et cageots destinés au conditionnement de ce fruit fragile. La Seconde Guerre mondiale met temporairement fin à ces activités, qui renaissent à partir de 1947 (création du Syndicat de producteurs vendeurs) ; en 1962 est créée la coopérative La Loperhetoise, puis en 1960 La Presqu'île, en 1965 la SICA devenue en 1994 la coopérative Sivi Ruz. Malgré cela, dans la décennie 1980, la presqu'île de Plougastel ne produit plus que 300 tonnes de fraises par an.

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 14:55

Le Phare du Créac'h. Allumé en 1863, électrifié en 1888, ce phare, identifiable par ses bandes noires et blanches est le 2e phare le plus puissant du monde. Situé sur la côte Ouest de l'île, il guide les navires dans le rail d'Ouessant, et signale l'entrée dans la Manche. C’est le plus puissant d'Europe. Le phare fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par arrêté du 23 mai 2011. À proximité se trouve sur un éperon rocheux une corne de brume installée en 1867: actionné depuis le phare, un dispositif achemine l'air jusqu'à la corne d'où il sort en émettant un son extrêmement puissant (d'une durée de 2 secondes toutes les 10 secondes) ; elle est surnommée vache à gibois tant son son rappelle un meuglement de ruminant; son son, par temps de brume, retentit dans toute l'île. Le phare du Creac'h abrite à ses pieds un musée des phares et balises.

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Tous les phares de l'île sont télécontrôlés à partir du Créac'h.

Le phare du Stiff est construit en 1695 sous Vauban, sur la côte nord-est de l'île. Il est allumé en 1700. Il surplombe l'île dans sa partie la plus haute, avec la Tour radar.

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Le phare de Nividic. Construit entre 1912 et 1936 à la pointe de Pern, arrêté 5 ans plus tard, il fut réhabilité et automatisé en 1959. C'est le Créac'h qui l'alimenta en électricité jusqu'en 1972, par le biais de pylônes en béton (toujours présents), qui supportaient le téléphérique reliant le phare à la terre. À cette date, une plate-forme fut construite pour permettre aux hélicoptères de le ravitailler en carburant.

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Le phare de la Jument. Construit en 1904, au large de la pointe de Porz Doun, ce phare est classé dans la catégorie des enfers.

Le phare de Kéréon. Ce phare a été bâti sur le rocher de Men Tensel (pierre hargneuse), en 1907. Surnommé le Palace en raison de ses planchers en marqueterie, ses lambris de chêne de Hongrie et son mobilier de valeur, Kéréon fut le dernier phare monument érigé en mer.

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Et si l’énergie verte était en réalité bleue ? C’est en tout cas ce que préfigurent les premiers projets atour de la captation des mouvements marins afin de produire de l’électricité. L’énergie hydrolienne promet d’ores et déjà une production dense et continue, des répercussions environnementales minimes et une hausse sensible de l’emploi. Que de raisons de suivre le courant.

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Une hydrolienne est une turbine hydraulique qui capte les courants pour les transformer en électricité. L’innovation c’est aussi sortir des clous prévus pour le progrès. Cette technologie, très proche des éoliennes – qui utilisent l'énergie cinétique du vent – ouvre une nouvelle voie dans la transition énergétique, s’appuyant sur les courants marins ou fluviaux, une source régulière et inépuisable. Ici, la densité naturelle de l’eau est un immense avenage, puisque sa masse volumique est 832 fois plus élevée que celle de l'air (environ 1,23 kg·m-3 à 15 °C). En conséquence, malgré une vitesse de fluide en général plus réduite, la puissance récupérable par unité de surface d'hélice est beaucoup plus grande pour une hydrolienne que pour une éolienne.

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A cela, il faut ajouter un élément de planification très utile lorsque l’on sait que la plupart des sources d’énergie renouvelable sont peu prévisibles, puisque les marées peuvent être calculées à l’avance. Le Service hydrographique et océanographique de la marine (Shom) est capable d’en prédire les fluctuations cent ans à l’avance. Les marées sont le fruit de l’attraction de la lune dont les mouvements sont connus avec une précision sans défaut. Aussi, les courants sont continus et relativement constants. L’énergie hydrolienne ne présente de plus aucune gêne pour les animaux marins puisqu’en général les hélices tournent entre 10-15 tours par minutes, soit 10 fois moins vite que les hélices d’un bateau. Autre point positif : la quasi-totalité de la structure de l’hydrolienne est située sous l’eau (elle est composée d’une base qui permet de la fixer au sol et d’un rotor qui tourne avec l’énergie cinétique des courants marins, et l’électricité produite est envoyée sur terre par des fils électriques posés au fond des océans). Les réserves esthétiques posées par certains citoyens, accusant les éoliennes de dégrader le paysage national, sont ainsi elles aussi de l’histoire ancienne. Il faut également noter que les hydroliennes sont beaucoup plus petites que les éoliennes pour une même puissance.

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Les potentiels des courants marins sont très importants. Le potentiel européen exploitable serait d'environ 12,5 GW (dont 2,5 GW sur les côtes Françaises), soit l'équivalent de 12 réacteurs nucléaires de 900 MW. Ce qui représente la consommation continue de 6 à 8 millions d’habitants. EDF a développé les deux premiers modèles de turbine hydrolienne DCNS/OpenHydro, qui ont été immergés avec succès, en janvier 2016, à près de 40 mètres de profondeur au large de Paimpol-Bréhat. Chaque turbine pèse environs 300 tonnes pour 16 mètres de diamètre. Elle est fixée sur un socle de 900 tonnes pour résister aux puissants courants marins qui circulent dans cette zone. C’est la première ferme hydrolienne expérimentale au monde. Ces deux machines pourront produire 1 mégawatt (MW) d'électricité, ce qui correspond à l'approvisionnement en énergie de 1 500 foyers.

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La mise à l’eau de l’hydrolienne représente une étape importante de ce projet de parc démonstrateur hydrolien mené par EDF. La prochaine opération sera le raccordement de la turbine au réseau électrique. Un autre parc est en projet et devrait être installé à « Raz Blanchard » à la pointe ouest du Cotentin. Là, les courants sont bien plus forts qu’en Bretagne nord et c’est donc le site idéal pour entamer une production industrielle. Le troisième et dernier volet consacrant le début de l’exploitation de fermes pilotes d’hydroliennes devra avoir lieu au plus tard le 20 mars 2017. Une PME quimpéroise plus modeste, Sabella, a elle immergé la première hydrolienne « D10 » en face de l’île d’Ouessant en juin 2015. Elle a généré plus de 50 MWh d’électricité en conditions d’exploitation réelles. « Un contrat d'exclusivité avec un développeur philippin est en cours de signature. (…) Il devrait aboutir dans le courant de l'année », indique son dirigeant.

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Ces projets démontrent en tout état de cause le potentiel significatif d’une filière industrielle encore aujourd’hui à peine émergente. Les promesses sont également élevées en matière d’emploi, l’énergie hydrolienne pourrait permettre de créer jusqu’à 10 000 emplois en France à l’horizon 2030.

À l'horizon 2030, les îles de Molène, Ouessant et Sein, situées au large du Finistère, en Bretagne, devraient être alimentées à 100 % par des énergies renouvelables.

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"Nous lançons aujourd'hui le processus de transition énergétique" sur les trois îles, a annoncé le maire de Molène lors d'une présentation du programme environnemental de l’Association des îles du Ponant (AIP), au début du mois de septembre. À l'horizon 2030, les îles de Molène, Ouessant et Sein visent ainsi un objectif de production d'électricité grâce à des sources d'énergie à 100 % renouvelables, un programme pionnier soutenu par la région Bretagne et le gouvernement.

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Des îles fragilisées par le changement climatique - Alors que ces territoires sont particulièrement vulnérables aux effets du changement climatique, notamment en raison de la montée du niveau des eaux, l’AIP a été lauréate d'un appel à projets de la région Bretagne et d'un autre de l'État, visant à promouvoir la transition énergétique. Les trois îles se sont ainsi engagées dans une démarche visant l'objectif du 100 % renouvelable.

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Les trois îles prévoient d'installer des éoliennes et des panneaux photovoltaïques, d'améliorer les performances énergétiques du bâti existant, de moderniser l'éclairage public, de réduire les consommations d'énergie dans l'habitat privé, d'installer des bornes de recharge autonomes pour les véhicules électriques, ou encore de promouvoir l'élevage des poules pour réduire la part des déchets dans les ordures ménagères.

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Actuellement, les trois îles sont alimentées par des centrales au fioul, tandis qu'Ouessant bénéficie d'un mix énergétique grâce à une ferme hydrolienne expérimentale vouée à se pérenniser. À terme, le programme a vocation à se décliner dans 12 des îles réunies au sein de l'Association des îles du Ponant.

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La pointe de Pern est l'endroit le plus à l'Ouest de la France métropolitaine. L'ensemble du site de la pointe de Pern est protégé, y compris ses galets et ses rochers. Il est donc interdit de ramasser galets, fleurs, plantes...

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Il serait inenvisageable de venir à Ouessant sans voir la pointe de Pern. Par tous les temps, elle offre un paysage magnifique qui reste gravé à jamais dans votre cœur. A défaut d'arbre, vous pourrez déambuler entre les rochers hirsutes en laissant vagabonder votre imagination pour découvrir quel animal ou autre se cache derrière ces blocs rocheux.

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 00:52

S’il y a un lieu bien connu des Brestois, c’est le Vallon du Stang-Alar, véritable poumon de verdure avec des plans d’eau dans la ville de Brest ! Musée vert de 40 hectares, le Vallon du Stang-Alar est un espace de nature se déroulant le long de la rivière séparant Brest de Guipavas. Aujourd’hui entièrement réaménagé, le Vallon du Stang-Alar abrite désormais l’un des plus prestigieux conservatoires botaniques au monde, le Conservatoire botanique national de Brest. Le Vallon du Stang-Alar n'est pas qu'un splendide jardin public. Pour sauver les plantes menacées de disparition, le Conservatoire botanique national de Brest réalise tous les jours des efforts considérables.

Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver

Grâce à un climat océanique réputé pour sa douceur et une diversité de sols (pentes au soleil, pentes à l'ombre, rochers, sources, ruisseaux, étangs...), le Conservatoire met à la disposition du public une végétation très diverse où alternent les plantes menacées d'extinction et les plantes ornementales non menacées. La faune y est également très riche : une grande variété d'oiseaux et d'insectes donne un attrait supplémentaire au jardin.

Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver

Une bonne raison de se rendre au jardin du Conservatoire botanique de Brest : découvrir un tiki monumental, dans le style marquisien, et une case ronde de Lifou, une île au Nord-Est de la Nouvelle-Calédonie, ont trouvé leur place après Brest 2016.

Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver

À l'endroit où a poussé cet eucalyptus abattu, a pris place, cet été 2016, la case ronde de la délégation kanake venue participer aux dernières fêtes maritimes. La très belle case en bois, feuille et paille de Lifou, avait été montée en juillet dernier sur le port. La délégation de Lifou a remonté la case au Conservatoire, les femmes du groupe ayant soigneusement choisi l'emplacement. Comment la case supportera-t-elle l'humidité de la pointe bretonne ? Il faudra régulièrement y venir faire du feu pour l'assécher. Véritable lieu de socialisation et de tradition, cette case revêt également une dimension spirituelle en lien avec les ancêtres et les éléments terrestres.

Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver

Avec sa fleur en trompette, son air timide et son parfum entêtant, la jonquille symbolise le retour des beaux jours ! Cette fleur simple fait la joie des jardiniers, des promeneurs et des enfants lorsqu’aux prémices du printemps, elle pointe le bout de son nez.

Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver
Le Vallon du Stang-Alar en hiver

La salamandre est un amphibien légendaire, réputé pour vivre dans le feu, s'y baigner et ne mourir que lorsque celui-ci s'éteint. La salamandre, créature importante des bestiaires médiévaux est un symbole alchimique et héraldique auquel une profonde symbolique est attachée. La Salamandre du Stang Alar n’échappe pas à sa légende… La salamandre fait partie des espèces protégées par la Convention de Berne, au même titre que l’écureuil roux, la mésange, le roitelet huppé qu’on observe régulièrement au Stang Alar.

Le Vallon du Stang-Alar en hiver
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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 02:13

On sait désormais que le domaine de l'énergie est celui qui engendre aujourd'hui les plus grandes menaces sur l'humanité (changement climatique,...). Peut-on encore se priver des énergies renouvelables, au rang desquelles figure en bonne place l'éolien ?

Des éoliennes dans le Pays de Brest
Des éoliennes dans le Pays de Brest
Des éoliennes dans le Pays de Brest

Les énergies renouvelables sont les seules qui offrent un avenir à notre planète. Parmi elles figurent en bonne place l'éolien. Le décollage de l'éolien, largement souhaitable, devra cependant être organisé, en concertation, au risque d'aboutir à la situation anglaise ou tout nouveau projet est actuellement gelé du fait d'oppositions locales. Les projets coopératifs devront être encouragés et soutenus car ils sont les plus propices à l'acceptation sociale de la filière éolienne et le plus à même de garantir son avenir.

Des éoliennes dans le Pays de Brest
Des éoliennes dans le Pays de Brest
Des éoliennes dans le Pays de Brest
Des éoliennes dans le Pays de Brest

Aujourd'hui, en Bretagne, les énergies renouvelables (éolien et la production de l'usine marée-motrice de la Rance et le barrage de Guerledan) ne produisent que 5 % des besoins énergétiques. Rappelons qu'un plan national prévoit de faire progresser la part des énergies renouvelables de 17 % à 21 % de la production électrique conformément aux engagements pris par l'Europe pour réduire l'émission de gaz à effets de serre suite à la Conférence internationale de Kyoto.

Des éoliennes dans le Pays de Brest
Des éoliennes dans le Pays de Brest

La région Bretagne est la deuxième région la plus ventée après le Languedoc-Roussillon. La région Bretagne a affiché des ambitions pour 1.000 MW (1.000 mâts à installer sur l'ensemble des quatre départements) produits par l'éolien. Pour se rappeler de l'échelle de grandeur, une éolienne produit en moyenne 1 MW, l'usine marémotrice de la Rance 240, un réacteur nucléaire de 900 à 1.450 MW.

Des éoliennes dans le Pays de Brest
Des éoliennes dans le Pays de Brest

Les parcs éoliens bretons sont concentrés essentiellement dans le Finistère qui possède un fort potentiel de production d'électricité éolienne. Le Finistère est le département breton qui possède le potentiel éolien le plus intéressant : 100 mégawatts pouvant produire 230 millions de kWh par an, soit l’équivalent de la consommation de 350 000 habitants, hors chauffage.

Des éoliennes dans le Pays de Brest

Pays de COB : Pays Centre Ouest Bretagne.

Sites en instruction au 10/07/2006 (source DDE Finistère) :

Des éoliennes dans le Pays de Brest

9 Français sur dix sont favorables au développement de l'énergie éolienne en France, (sondage réalisé en janvier 2003 par l'Institut Synovate pour le compte de l'ADEME).

Des éoliennes dans le Pays de Brest
Des éoliennes dans le Pays de Brest
Des éoliennes dans le Pays de Brest

La Bretagne menacée d'invasion ? En fait, il n'y a pas d'éoliennes dans le Morbihan, ni en Ille et Vilaine, pratiquement pas dans les Côtes d'Armor et quelques-unes dans le Finistère.

Des éoliennes dans le Pays de Brest
Des éoliennes dans le Pays de Brest

Les éoliennes : des « hachoirs à oiseaux »? La LPO (ligue de protection des oiseaux) a mené une étude et conclu à une mortalité de 0,4 à 1,3 volatile par aérogénérateur par an (c'est-à-dire quasiment rien). Les éoliennes sont implantées en fonction des couloirs de migration des oiseaux, de leurs sites de nidification. Combien sont tués toutes les heures par les voitures, camions et avions ?

Des éoliennes dans le Pays de Brest
Des éoliennes dans le Pays de Brest

Les éoliennes sont bruyantes ? Tâchons d'objectiver ! Les modèles fabriqués depuis une dizaine d'années émettent environ 45 dB à 300 mètres, par comparaison une brise légère émet 20 dB. On est donc très loin des bruits « infernaux » évoqués ici ou là.

Des éoliennes dans le Pays de Brest

L'implantation des éoliennes est anarchique ? En fait, tous les projets éoliens supérieurs à 2 MW sont obligatoirement soumis à la délivrance d'un permis de construire qui s'accompagne d'une évaluation environnementale complétée d'une étude paysagère. L'obtention d'un permis de construire éolien nécessite désormais presque 4 ans et 27 avis ou autorisations administratives. Une vraie course d'obstacles beaucoup plus difficile à franchir que pour installer un pylône EDF ou une antenne de téléphonie mobile (on se demande pourquoi).

Des éoliennes dans le Pays de Brest
Des éoliennes dans le Pays de Brest

Les éoliennes sont fragiles ? Certes, des incidents sur deux éoliennes sont survenus coup sur coup en France. Il n'empêche que la fiabilité des éoliennes est incontestable. Mais dans 40 000 MW d'éolien installés dans le monde, et on a jamais eu à déplorer un accident mortel. Un suivi mené durant 10 ans au Danemark sur 1912 éoliennes a donné une probabilité de destruction de 0,00083 par an (c'est-à-dire rien). Les éoliennes s'arrêtent lorsque le vent dépasse 90 km/h et à l'arrêt elles sont prévues pour résister à des vents de 180 km/h.

Des éoliennes dans le Pays de Brest
Des éoliennes dans le Pays de Brest

Les éoliennes brouillent les communications? C'est faux, les communications des avions, ni la radio ne sont menacées. Lorsqu'il arrive que la réception de certaines chaînes de télévision puisse être pertubée, les promoteurs équipent alors gratuitement les riverains gênés de paraboles.

Des éoliennes dans le Pays de Brest
Des éoliennes dans le Pays de Brest

L'éolien coute très cher ? Quant au coût « exorbitant » de l'énergie éolienne, il faut arrêter de dire n'importe quoi. Greenpeace a fait étudier une étude comparative entre le projet de nouveau réacteur EPR et un programme éolien économiquement équivalent. L'énergie produite à terme par le vent serait bien supérieure : 24 TWh contre 10 TWh pour le réacteur nucléaire, soit plus de deux fois plus. Les avantages en matière d'emploi seraient nettement supérieurs, près de 5 fois plus de création qu'avec le nucléaire (10 000 emplois au lieu de 2 225).

Des éoliennes dans le Pays de Brest
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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 18:24

Celtes ou Gaulois, les deux termes sont équivalents si l'on en croit Jules César qui précise en effet, dans la Guerre des Gaules que ceux que les Romains appellent Gaulois s'appellent « Celtes » dans leur propre langue. Quels peuples habitaient le pays que l'on appelle la Gaule avant l'arrivée des Celtes ? Nous ne le savons d'abord que par les œuvres qu'ils nous ont laissées : menhirs, cromlech, dolmen, entre le IVe et IIe millénaire. La Gaule (ou les Gaules), en latin Gallia, est le nom donné par les Romains à l'occupation d'un territoire où habitaient des populations celtes (Gaulois, Belges), germaniques et aquitaines. Le nom de « Gaule » subsiste jusqu'à l'époque carolingienne où il est remplacé par l'ethnonyme « Francia ». Si l'histoire des peuples celtes est aussi difficile à connaître, c'est que leur origine remonte à la préhistoire, c'est-à-dire avant l'utilisation de l'écriture. Il faut remonter loin pour expliquer l'origine des Celtes. Il y a 4 ou 5 mille ans, des masses conquérantes quittent une région du nord de l'Eurasie.

Le "Pont gaulois" de Kervon à Crozon.
Le "Pont gaulois" de Kervon à Crozon.

D'où viennent les Bretons ? Combien étaient-ils à leur arrivée en Armorique ? Pourquoi et comment sont-ils arrivés en Armorique ? Une part de mythe demeure sur ce qui a été indiscutablement l'un des plus importants mouvements d'immigration en Europe au cours du premier millénaire. Un mouvement original et pacifique, qui s'est étalé dans le temps, sur des siècles.

Le "Pont gaulois" de Kervon à Crozon.

Allons tout d'abord à la source. Installés dans les îles britanniques à la veille des premières grandes migrations en Armorique, les Bretons descendaient eux-mêmes de tribus celtes continentales, selon toute vraisemblance installées dans l'actuelle Belgique. Mais si l'on veut remonter encore plus loin, il est également fort vraisemblable que ces mêmes tribus celtes provenaient d'un triangle allant du sud de l'Allemagne à la Suisse en passant par l'Autriche : c'est là que se situait le noyau primitif même des Celtes (civilisations de Hallstatt et civilisation de la Tène), eux-mêmes descendants de l'une des branches indo-européennes... D'Asie, donc.

Le "Pont gaulois" de Kervon à Crozon.

S'agissant de l'Armorique, celle-ci était essentiellement peuplée avant l'arrivée des Bretons de tribus gauloises, telles les Osismes, les Coriosolites ou encore les Vénètes. Plus ou moins romanisées, ces peuplades celtes avaient elles-mêmes développé des liens commerciaux ou guerriers avec les îles britanniques : après la révolte et la défaite des Vénètes en 56 av. J.C, des Armoricains s'embarquèrent en effet vers l'île de Bretagne. L'arrivée des premiers Bretons. Contrairement à une idée reçue, l'arrivée des premiers Bretons en Armorique, à la fin du IVe et au Ve siècle, dut beaucoup aux Romains, qui recoururent aux Bretons afin de protéger le littoral nord de l'Armorique et donc de défendre les côtes de l'Empire romain contre les pillards saxons et peut-être irlandais.

Le "Pont gaulois" de Kervon à Crozon.
Le "Pont gaulois" de Kervon à Crozon.

Ce flux d'immigration, contrôlé, encadré, préfigura un autre mouvement d'une toute autre ampleur, qui se produisit entre les Ve et VIIe siècle. Ce mouvement dut davantage, dans un premier temps, aux menaces d'invasion des Pictes de Calédonie (actuelle Ecosse) et des Scots d'Irlande qu'à celles des Angles et des Saxons.

Le "Pont gaulois" de Kervon à Crozon.
Le "Pont gaulois" de Kervon à Crozon.

A côté d'un gué dallé traversant la rivière de Kerloc'h et par où passait une antique voie qui côtoie des villae gallo-romaines, des témoignages gaulois et mégalithiques, un pont a été ré-aménagé (peut-être sur une ancienne passerelle) à la fin du XIXe siècle en réutilisant des pierres mégalithiques provenant d'un dolmen de Poulmic. Il s'agit de deux dalles, l'une de quartzite, l'autre de schiste présentant quatre à six cupules. C'est donc, actuellement, un ensemble composite, mais d'un intérêt réel, et imposant de sérieux devoirs de préservation. Le mégalithisme de Crozon date de 3000 av. J.C (J. Mornand), la période gallo-romaine des quatre premiers siècles de notre ère.

Le "Pont gaulois" de Kervon à Crozon.

Sur la route D63 qui se rend de Tal ar Groas à Lanvéoc, on peut voir sur la gauche un panneau vert où est écrite l'inscription "Pont Gaulois". Le promeneur curieux emprunte alors une route en direction de Kervon et découvre, 800 mètres plus tard, juste avant le hameau de Kervon, un pont de pierre qui enjambe incomplètement le Ruisseau de Kerloc'h. Ce ruisseau long d'une vingtaine de kilomètres prend sa modeste source sur les hauteurs de l'Anse de Poulmic, près de la cote 57, pour s'écouler selon un cap plein Ouest vers l'étang puis le village de Kerloc'h ["le village du loc'h", de l’étang] avant de rejoindre la mer au nord de l'Anse de Dinan. " Rappelons au sujet du gué de Kervon qu'il a été doublé à la fin du XIXe siècle d'un pont dont les dalles, l'une à cupules, ont été prélevées au dolmen de Poulmic aujourd'hui disparu." Il ne s’agit donc nullement d'un pont gaulois, mais il mérite notre intérêt pour les pierres mégalithiques à cupules provenant du dolmen de Poulmic à Saint-Efflez.

Le "Pont gaulois" de Kervon à Crozon.
Le "Pont gaulois" de Kervon à Crozon.

Le mystère des cupules mégalithiques : Parfaitement incompétent en matière de pré- ou de protohistoire, je me souvenais pourtant qu'un panneau m'avait signalé la présence de telles cupules sur une pierre de seuil de l'enclos paroissial de Sainte-Marie du Menez-Hom en Presqu'île de Crozon témoignant d'un réemploi de matériel mégalithique; il convenait cette fois-ci d'approfondir sans scrupules mes connaissances, ou, plutôt, de mesurer la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur du nuage d'inconnaissance qui couvrent pudiquement ces cupules : les savants sont, du moins, unanimes pour déclarer que ces entonnoirs sphériques de 3 à 5 centimètres ne sont pas des phénomènes naturels, mais que c'est l'artifice de l'homme qui les creusa, il y a très longtemps. Elles accompagnent parfois d'autres entailles, en forme d'empreintes de pieds, ou des motifs géométriques comme des losanges, des spirales, des stries. Parfois elles sont reliées en haltère. Ce serait, disent les uns, des "pièges rituels d'ombre et de lumière" celle-ci miroitant grâce aux reflets de l'eau de pluie qui ne peut manquer de s'y accumuler. Ces jeux d'eaux et de lumière accompagneraient les défunts vers des jours meilleurs.

Le "Pont gaulois" de Kervon à Crozon.
Le "Pont gaulois" de Kervon à Crozon.

Le "Pont gaulois" de Kervon à Crozon (29), un pont de pierre qui enjambe incomplètement le Ruisseau de Kerloc'h. Le gué de Kervon a été doublé à la fin du XIXe siècle d'un pont dont les dalles, l'une à cupules, ont été prélevées au dolmen de Poulmic aujourd'hui disparu. Une celtitude, il ne s’agit nullement d'un pont gaulois, mais il mérite notre intérêt pour les pierres mégalithiques à cupules provenant du dolmen de Poulmic à Saint-Efflez.

Le "Pont gaulois" de Kervon à Crozon.
Le "Pont gaulois" de Kervon à Crozon.
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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 15:47

Le 23 janvier 2017, comme chaque lundi, j'accompagne mon ami Gérard pour une petite sortie en VTT (moins de 40 km). Ce jour-là, on va faire le tour de Brest. Je poste dans cet articles les images vues au cours de la randonnée et mon texte fait une loupe sur la magnifique statue de Fanny de Laninon et de Jean Quéméneur au pont de Recouvrance.

f)	à bicyclette dans BREST le 23 janvier 2017
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Les deux personnages emblématiques du quartier de Recouvrance sont désormais statufiés et en couple ! L’artiste Jérôme Durand est l’auteur de cette œuvre plus grande que nature. Du haut du pont de Recouvrance où elle se détache, spectaculaire, sur le ciel bleu ou vue d’en bas, au pied de la tour Tanguy, d’où l’on aperçoit l’expression, si pleine de vie, du visage, en larme, de Fanny. L’histoire que raconte cette sculpture fait très couleur locale : « Un matelot vient prévenir Fanny, dans son bistrot, que Jean Quem’ est encore en train de faire le con. Il pleut, elle descend la rue de l’église en courant, elle arrive in extremis, elle le retient par sa vareuse… L’histoire finit bien ! » « Surplombant le square Pierre-Péron, cet immense artiste, avec, en toile de fond, le château, la tour Tanguy, le port et la rade de Brest, elle ne pouvait rêver plus beau socle… »

f)	à bicyclette dans BREST le 23 janvier 2017
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L’association « Les Amis de Recouvrance » a fait le choix de laisser une trace pérenne du quartier de Recouvrance en offrant à la ville de Brest une statue. Cette statue évoque les deux personnages emblématiques de Recouvrance, inspirés des chansons « La complainte de Jean Quéméneur » de Henri Ansquer (1885-1961) et « Fanny de Laninon » de Pierre Mac Orlan (1882-1970), le sculpteur (Jérôme Durand) a imaginé l’uchronie Fanny part à la Recouvrance de Jean. Le cours de ces deux destins tragiques transformé, l’histoire du quartier peut être réinventée.

f)	à bicyclette dans BREST le 23 janvier 2017
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Dans la fiction, l’uchronie est un genre qui repose sur le principe de la réécriture de l’Histoire à partir de la modification d’un événement du passé. « Uchronie » est un néologisme du XIXe siècle fondé sur le modèle d’utopie, avec un « u » négatif et « chronos » (temps) : étymologiquement, le mot désigne donc un « non-temps », un temps qui n’existe pas. On utilise également l’anglicisme « histoire alternative » (alternate history). L'histoire contrefactuelle et l'uchronie se distinguent par la prééminence donnée soit à l'événement déclencheur (histoire contrefactuelle), soit à ses suites fictives (uchronie). Lorsqu’elle est associée à des moyens techniques qui permettent de remonter dans le temps et donc de modifier le passé, l’uchronie est directement associée au genre de la science-fiction.

f)	à bicyclette dans BREST le 23 janvier 2017
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La complainte de Jean Quéméneur. Henri Ansquer - vers 1900

Il s'appelait Jean Quemeneur,

Il était le fils d'une demi-sœur

De la fameuse Madame Larreur,

La grande Hortense,

Celle qui tenait un caboulot

«Aux gars de Dinard et de Saint-Malo»

En fac' la caserne du dépôt

A Recouvrance! ---- ---- ----

f)	à bicyclette dans BREST le 23 janvier 2017
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2. Sa mère était une Kermarec,

Vous savez bien, d'Lambezellec,

Une grosse puant du bec

Qui n'eut pas de chance

Avec Yann, son premier mari,

Bon garçon, mais faible d'esprit

Qui dans son grenier se pendit

A Recouvrance! ---- ---- ----

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3. C'était parents aux Kervella

Vous avez connu ces gens-là?

Qui faisaient tant de tralalas

Et d'manigances

Portant voilettes et grands chapeaux

Qu'on aurait dit, ou peu s'en faut,

Qu'ça fréquentait des amiraux

A Recouvrance! ---- ---- ----

…/…

f)	à bicyclette dans BREST le 23 janvier 2017
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Fanny de Laninon - P.MacOrlan-V.Marceau -

Une très belle chanson de Pierre Macorlan, l'auteur de "Quai de Brume". C'est l'évocation du Brest d'avant-guerre par un jeune marin du DUGUAY-TROUIN, amoureux de Fanny, la plus belle fille de Laninon, quartier de Recouvrance. Mais 20 ans plus tard, Brest n'existe plus ("Brest dont il ne reste rien" disait Prevert dans "Barbara"...) et Fanny a disparu dans la tourmente.

Les vieilles cartes postales permettent de décoder la chanson et de retrouver le Pont Gueydon, le Duguay-Trouin, les blanches baleinières, la caserne du Dépôt qu'on appelait autrefois "la Cayenne", Recouvrance, et bien sûr Laninon...

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1 -Allons sur le quai Gaydon, devant l'petit pont, chanter la chanson

Le branl'bas de la croisière, et dans la blanch' baleinière

Jean Bouin, notre brigadier, son bonnet capelé, un peu su'l'côté

Me rappelle mon bâtiment, c'était le bon temps, celui d'mes vingt ans.

Le bidel capitain' d'armes, et son cahier d'punis

Dans la Cayenn' f'sait du charme, à je n'sais quelle souris

Mais j'ai dans l'coeur une souffrance, quand le quartier-maître clairon

Sonnait en haut d'Recouvrance, aux fill's de Lanninon.

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2 - La plus bell' de Lanninon, Fanny Kersauzon, m'offrit un pompon

Un pompon de fantaisie, c'était elle ma bonne amie

Elle fréquentait un bistrot, rempli de mat'lots, en face du dépôt

Quand je r'pense à mes plaisirs, j'aime mieux m'étourdir que d'me souvenir.

Ah, Fanny de Recouvrance, j'aimais tes yeux malins

Quand ton geste plein d'élégance balançait les marsouins

Je n'étais pas d'la maistrance, mais j'avais l'atout en main

Quand tu v'nais m'voir le dimanche, sur le "Dugay-Trouin".

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3 - A c't'heure, je suis retraité, aux Ponts et Chaussées, maître timonier

Je fais le service des phares, et j'écoute la fanfare

De la mer en son tourment, d'Molène à Ouessant, quand souffle le vent

L'tonnerre de Brest est tombé, pas du bon côté, tout s'est écroulé.

Dans c'qui reste de Recouvrance, n'logerait pas un "sacco"

Et Fanny ma connaissance est morte dans son bistrot.

J'n'ai plus rien en survivance, et quand je bois un coup d'trop

Je sais que ma dernière chance s'ra d'faire mon trou dans l'eau.

4 - …/…

 

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 17:32

Allée couverte du Ribl, commune de Lampaul-Ploudalmezeau. Elle date d'environ 3 000 ans avant J.C, son nom est dû à un ancien cours d'eau. La chambre principale accessible du côté sud-sud-est, était formée de deux rangées de piliers parallèles supportant des dalles sur une longueur de 10 m.

Allée couverte du Ribl
Allée couverte du Ribl
Allée couverte du Ribl
Allée couverte du Ribl

Le premier pilier était placé obliquement pour marquer le seuil. Au fond de la chambre, nous pouvons encore voir, d'un côté une dalle de chevet perpendiculaire à l'axe du monument, de l'autre côté une cellule. Les découvertes réalisées lors des fouilles de 1923 et 1924 laissent penser qu'elle était encore utilisée à l’âge de bronze. Elle est classée monument historique en février 1940.

Allée couverte du Ribl
Allée couverte du Ribl
Allée couverte du Ribl

Allée couverte du Ribl, autrefois appelé Pont ar Bleiz, le Pont du Loup. (Commune de Lampaul-Ploudalmezeau).

Allée couverte du Ribl
Allée couverte du Ribl
Allée couverte du Ribl
Allée couverte du Ribl
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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 15:33

Le phare de Saint-Mathieu est situé sur la pointe Saint-Mathieu, à Plougonvelin, dans les environs de Brest. Cette tour, construite en 1835 dans les ruines d'une ancienne abbaye, est un phare majeur de la côte française dont la portée théorique est de 29 milles marins (environ 55 km). Avec celui de Kermorvan, il donne la direction du chenal du Four, que suivaient les navires transitant sur un axe nord-sud avant la création du rail d'Ouessant, tandis que son alignement avec le phare du Portzic donne la route à suivre pour entrer dans le goulet de Brest. Le phare fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 23 mai 2011.

Le phare de Saint-Mathieu et le futur hôtel de Sainte Barbe
Le phare de Saint-Mathieu et le futur hôtel de Sainte Barbe
Le phare de Saint-Mathieu et le futur hôtel de Sainte Barbe

Sur le promontoire de Saint-Mathieu ne se dressent pas seulement les ruines d'une abbaye, mais aussi un phare et un sémaphore moderne. Si cet ensemble peut sembler baroque (au point que certains avaient avancé l'idée, dans le cadre d'une restauration de l'abbaye, de démonter le phare pour le reconstruire plus loin), le site n'en garde pas moins sa cohérence, tant ces éléments sont liés par leur histoire.

Le phare de Saint-Mathieu et le futur hôtel de Sainte Barbe
Le phare de Saint-Mathieu et le futur hôtel de Sainte Barbe
Le phare de Saint-Mathieu et le futur hôtel de Sainte Barbe

L'état de la tour de l'ancienne abbaye étant pitoyable, la Marine décide de financer et construire une nouvelle tour ronde en granite. La construction se fait en partie avec les pierres de l'abbaye Saint-Mathieu de Fine-Terre et donne naissance à une tour tronconique sur large soubassement circulaire. Elle est couronnée d'une terrasse circulaire ornée d'une corniche à denticule. Une enfilade de huit pièces (magasins, chambres des gardiens) sont disposées en anneau autour de la cage de l'escalier en vis qui en occupe le centre du fût de 3,2 mètres de diamètre intérieur et de 36 mètres de hauteur, dont la base est entourée d'une construction circulaire.

Le phare de Saint-Mathieu et le futur hôtel de Sainte Barbe
Le phare de Saint-Mathieu et le futur hôtel de Sainte Barbe
Le phare de Saint-Mathieu et le futur hôtel de Sainte Barbe
Le phare de Saint-Mathieu et le futur hôtel de Sainte Barbe

L'escalier de 163 marches mène au feu tournant à 16 demi-lentilles placé à 55 m au-dessus du niveau de la mer qui est protégé par des glaces de 81 cm de côté et de 9 mm d'épaisseur. La mise en service a lieu le 15 juin 1835. Le feu à éclipses de 30 secondes en 30 secondes, dont la portée était de 35 km vers 1860, fonctionne d'abord à l'huile de colza, puis au pétrole avant d'être électrifié en 1932. Il s'agit désormais d'un feu à 1 éclat toutes les 15 s, à secteur blanc. Le phare est entièrement électrifié en mars 1932. En juin 1963, il prend son aspect actuel : tour peinte en blanc, marquée « SAINT-MATHIEU » en rouge, et bande rouge au sommet. Il est automatisé depuis 1996 et télécontrôlé depuis septembre 2005. Le phare n’est plus gardienné depuis février 2006.

Le phare de Saint-Mathieu et le futur hôtel de Sainte Barbe
Le phare de Saint-Mathieu et le futur hôtel de Sainte Barbe
Le phare de Saint-Mathieu et le futur hôtel de Sainte Barbe

À l'abandon depuis septembre 2006, La Pointe Sainte-Barbe, l'emblématique hôtel du Conquet rouvrira en quatre étoiles. Les travaux de démolition ont débuté en septembre 2016. « Le désamiantage est fini. Les travaux de démolition ont commencé début septembre. » Guy Diquélou, l'hôtelier sud-finistérien, pose peu à peu son empreinte dans le Nord. Après l'hôtel Mercure Brest Centre Les Voyageurs, qui a ouvert pour les Fêtes maritimes, il est, avec Jean-Paul Chapalain, président de la Chambre de commerce et d'industrie de Morlaix, l'un des deux porteurs du projet du Conquet.

Le phare de Saint-Mathieu et le futur hôtel de Sainte Barbe
Le phare de Saint-Mathieu et le futur hôtel de Sainte Barbe
Le phare de Saint-Mathieu et le futur hôtel de Sainte Barbe
Le phare de Saint-Mathieu et le futur hôtel de Sainte Barbe

La Sobretec, société de maîtrise d'œuvre, et l'architecte Philippe Jean, ont préparé les travaux qui vont s'étaler sur un an et demi. L'ouverture est espérée début 2018. Des obstacles, il y en eut : les travaux ont pris un an et demi de retard, tout ça pour de l'amiante qui n'existait pas. Après ce blocage de l'inspection du travail, il était enfin temps de commencer. L'idée des deux associés est de proposer un hôtel quatre étoiles, de 36 chambres. Dans un premier temps, entre 20 et 25 emplois seront créés pour faire fonctionner l'hôtel.

Le phare de Saint-Mathieu et le futur hôtel de Sainte Barbe
Le phare de Saint-Mathieu et le futur hôtel de Sainte Barbe
Le phare de Saint-Mathieu et le futur hôtel de Sainte Barbe
Le phare de Saint-Mathieu et le futur hôtel de Sainte Barbe

Pendant le chantier, une centaine de personnes d'entreprises de la région vont y travailler. Les travaux de désamiantage finis, le financement bouclé et le permis de construire en poche, le projet d'un peu plus de 5 millions d'euros est sur les rails. Une activité de restauration est aussi dans les plans, sous la forme d'une grande brasserie de mer, c'est ce qui avait marché à cet endroit. Il ne faut pas changer, et faire ce que les gens viendront chercher dans ce nouvel établissement, des beaux poissons et des fruits de mer.

Le phare de Saint-Mathieu et le futur hôtel de Sainte Barbe
Le phare de Saint-Mathieu et le futur hôtel de Sainte Barbe
Le phare de Saint-Mathieu et le futur hôtel de Sainte Barbe
Le phare de Saint-Mathieu et le futur hôtel de Sainte Barbe

Un bar, situé sur le toit, offrira de quoi se régaler aussi les yeux en admirant la mer d'Iroise, Molène et Ouessant. Cette terrasse n'avait pas été exploitée jusqu'à présent, c'était dommage, avec la vue fantastique qu'elle offre. Après de longues années d'abandon, l'emblématique hôtel de la côte conquétoise semble désormais prêt à reprendre vie. Mais il faudra encore un peu de patience.

Le phare de Saint-Mathieu et le futur hôtel de Sainte Barbe
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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 02:37

Face à la mer, se dresse l’imposante statue « MEMOIRES », symbole de lutte contre tous les esclavages. Haute d’une dizaine de mètres, cette sentinelle d’acier s’impose entre la mer et le ciel, entre la terre et l’eau. MEMOIRES résonne au bruit du vent, danse au gré de ce souffle marin qui berce la rade de Brest. Elle dit la force d’une conviction, la volonté des hommes de ne pas oublier, de ne pas laisser les souvenirs s’enfermer dans les couloirs du temps.

quand "Mémoires" du Moulin Blanc toise les longeuses
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Le longe-côte ou la randonnée aquatique est un sport pratiqué à l'origine dans le nord de la France (Dunkerque, Bray-Dunes), sur des plages de sable, consistant à marcher avec de l'eau jusqu'au diaphragme en s'aidant éventuellement d'une pagaie pour avancer.

quand "Mémoires" du Moulin Blanc toise les longeuses
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Depuis 2010 le concept s'est diffusé et des clubs de longe-côte se sont créés en région PACA (Var), en Basse Normandie (Calvados, Manche) et en Bretagne (Ille-et-Vilaine) jusqu'à couvrir l'ensemble des littoraux de France métropolitaine avec des implantations à l'étranger.

quand "Mémoires" du Moulin Blanc toise les longeuses
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Le principe du «Longe côte» consiste à partir en randonnée en « pleine mer », une fois l'eau à la taille. Le Longeur (pratiquant du Longe Côte) peut utiliser ou non une pagaie. Celle-ci sert de prise d'appui, facilitant ainsi l’enchaînement du mouvement de jambes en complète immersion. Quand elle est utilisée, la pagaie de kayak sert à la fois d'élément moteur et d'appui lors de franchissement de vagues.

quand "Mémoires" du Moulin Blanc toise les longeuses
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Située entre Le Relecq-Kerhuon et Guipavas, la Vallée du Costour bénéficie d'une situation géographique remarquable, à proximité de la rade de Brest et du Vallon du Stang-Alar. Les promeneurs peuvent observer une biodiversité exceptionnelle : chevreuils, blaireaux, musaraignes, faons, renards, scarabées à reflets dorés, etc. Le Costour s'étend sur 120 hectares de bois, prairies et champs. Ce havre de tranquillité invite randonneurs, vététistes et cavaliers à la promenade.

quand "Mémoires" du Moulin Blanc toise les longeuses
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Dans la Vallée du Costour, des traces du passé sont également visibles à travers la présence d'anciens bâtiments de la Poudrerie du Moulin Blanc, notamment deux lavoirs construits en 1912 et 1913 pour nettoyer le lin et le coton qui servaient à la fabrication de l'explosif. Après la Seconde Guerre Mondiale, la Société Marc s'y installa et creusa une carrière. Dans les années 1970, l'exploitation de la vallée par l'entreprise s'arrêta. Depuis la nature reprend ses droits.

quand "Mémoires" du Moulin Blanc toise les longeuses
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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 17:34

Le Canal de Nantes à Brest permet une plongée dans le cœur de la Bretagne : le Kreiz Breizh. Loin de la côte et de sa frénésie touristique, vous découvrirez les paysages verts et paisibles du Centre Bretagne. Le canal connait une nouvelle vie grâce au tourisme d’itinérance, à pied ou à vélo. Mais sans pour autant être envahi ! L’itinéraire décrit ici doit emprunter 320 km de chemin de halage sur les 360 km que compte le Canal de Nantes à Brest. La plus grande coupure est formée par le barrage de Guerlédan qui a "englouti" le canal.  Heureusement, une ancienne voie ferrée permet de le contourner, toujours par une voie verte ! Les villes et villages traversés, ou à proximité, offrent tous un patrimoine riche, marqués par cette force mystérieuse qui inspira les légendes bretonnes.

à vélo sur le Canal de Nantes à Brest
à vélo sur le Canal de Nantes à Brest
à vélo sur le Canal de Nantes à Brest

L’AF3V est une association animée par des bénévoles. Ses ressources proviennent essentiellement des cotisations de ses membres (500 adhérents en 2015, dont 90 associations), et des ventes de ses publications (carte IGN-AF3V des Véloroutes et Voies Vertes de France). Les nouveaux statuts de l’association, adoptés par l’Assemblée Générale du 23 mars 2013, redéfinissent la dénomination de l’AF3V qui se nomme désormais Association Française pour le développement des véloroutes et voies vertes….

à vélo sur le Canal de Nantes à Brest
à vélo sur le Canal de Nantes à Brest
à vélo sur le Canal de Nantes à Brest

Les Véloroutes et Voies Vertes de France : découvrir les véloroutes et voies vertes de France et choisir sa prochaine destination de balade ou de randonnée à vélo, en roller, à pied, en fauteuil, en hand’bike ou à cheval. Quel que soit votre âge, votre condition physique, que vous soyez en famille, entre amis ou en individuel, les véloroutes et voies vertes offrent de superbes aménagements pour randonner en toute sécurité.

à vélo sur le Canal de Nantes à Brest
à vélo sur le Canal de Nantes à Brest

Canal de Nantes à Brest, de Châteaulin à Port-de-Carhaix (V6 Bretagne) : Type de la voie : Voie Verte ; Nature de la voie : Chemin de halage ; Localisation : de Châteaulin à Port-de-Carhaix (Carhaix-Plouguer) ; Longueur : 74 Km ; Département, Région : Finistère (Bretagne) ; Villes traversées (ou très proches) : Châteaulin, Pleyben, Lennon, Châteauneuf-du-Faou, Landeleau, Cleden-Poher, Port-de-Carhaix (Carhaix-Plouguer), Activités possibles : Course à pied, Marche, Vélo tout chemin VTC, Vélo tout terrain VTT. Revêtement : Stabilisé.

à vélo sur le Canal de Nantes à Brest
à vélo sur le Canal de Nantes à Brest
à vélo sur le Canal de Nantes à Brest

Cette voie verte, en cours d'aménagement, permet d'ores et déjà de relier Châteaulin, à l'ouest du Finistère (à hauteur de la Presqu'Île de Crozon) à Port-de-Carhaix (6 km au sud de Carhaix-Plouguer) et à tout le réseau breton des Véloroutes et Voies Vertes, dont l'EV1 qui emprunte le canal de Nantes à Brest à partir de Port-de-Carhaix. C'est un itinéraire fort agréable et facile, qui suit la vallée de l'Aulne, puis de l'Hyère.

à vélo sur le Canal de Nantes à Brest
à vélo sur le Canal de Nantes à Brest
à vélo sur le Canal de Nantes à Brest

Les Grands Itinéraires : Pour partir découvrir les grands itinéraires en cours de développement en France, voici quelques itinéraires et projets nationaux, dont certains sont déjà trés praticables : - Avenue Verte London-Paris (AVLP) ; - Canal de Nantes à Brest ; - Canal du Nivernais ; - Velodyssée (EuroVelo 1 = Véloroute du Littoral Atlantique) ; - La Scandibérique (EuroVelo 3 = Véloroute des Pèlerins) = 

à vélo sur le Canal de Nantes à Brest
à vélo sur le Canal de Nantes à Brest
à vélo sur le Canal de Nantes à Brest
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- Véloroute de l’Europe Centrale (EuroVelo 4) ; - Via Romea Francigena (EuroVelo 5) / Londres - Rome

- Véloroute Atlantique - Mer Noire (EuroVelo 6) / Nantes-Budapest ; - Véloroute de la Méditerranée (EuroVelo 8) ; - Véloroute du Rhin (EuroVelo 15) ; - La Loire à Vélo ; - Liaison Manche-Océan (V42) / St Malo - St Nazaire ; - La Vélofrancette (V43) / Caen - La Rochelle ;

- La Véloscénie (V40) / Paris - Mont Saint-Michel ; - Paris - Strasbourg (V52) ; - Tour de Bourgogne (V51) ; - Tour de Manche ; - Canal des 2 mers (V80) ; - Véloroute de la Vallée du Lot ; - Véloroute du Téméraire ou Véloroute Moselle-Saône (V50) ; - ViaRhôna (EuroVelo 17= du Léman à la Méditerranée).

à vélo sur le Canal de Nantes à Brest
à vélo sur le Canal de Nantes à Brest
à vélo sur le Canal de Nantes à Brest

Le canal de Nantes à Brest possède un chemin de halage de 340 km, déjà parfaitement cyclable et traversant toute la Bretagne intérieure. Il constitue donc l’un des plus longs et des plus beaux itinéraires de randonnée en France. Il est progressivement aménagé et autorisé officiellement, en commençant par le Morbihan suivi, depuis début 2012, par les Côtes d’Armor et bientôt par le Finistère. En Bretagne, il croise deux autres itinéraires cyclables : la Vilaine et le Blavet canalisé.

à vélo sur le Canal de Nantes à Brest
à vélo sur le Canal de Nantes à Brest
à vélo sur le Canal de Nantes à Brest
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Depuis la création du barrage et du Lac de Guerlédan, le canal s’interrompt à proximité de Mûr de Bretagne (écluse 119) jusqu’à l’Abbaye de Bon Repos (écluse 138). La jonction entre ces deux points s’effectue facilement par la Voie Verte du Chemin du Petit Train.

à vélo sur le Canal de Nantes à Brest
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  • : la vie à Brest est dynamique, un IKEA, un tramway, Océanopolis, un stade nautique, un technopole, et des randonnées pédestres et cyclistes dans tout le Finistère. Les Chemins de COMPOSTELLE, La Loire à Vélo, le Chemin de Stevenson...
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