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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 23:49

En 2014, j’ai effectué 57 journées de randonnées :
15 jours dans les volcans d’Auvergne (deuxième quinzaine de mai), et 42 randos en Bretagne et dans le var, à vélo et à pieds.
Ces 42 randonnées se répartissent en 21 randos cyclotouristes et 21 randos pédestres (19 en Finistère et 2 dans le Var).
Les mois où il j’ai fait le plus de randonnées sont janvier (5), avril (7) et décembre (6).
En décembre 2014, ces randonnées nous ont fait passer par Ploudaniel, Saint-Méen, Trégarantec, Kervillard (l’Aber-Vrac’h), Lanarvily, Saint-Pabu, Portsall, Argenton, Porspoder, Lannildut, Le Drennec, Plabennec, Sibiril, Cléder, Lanhouarneau, Tréflez, Lochrist, Plouescat, Le Grouanec (Commune de Plouguerneau), Lilia (commune de Plouguerneau), Saint-Vougay (Château de Kerjean).

randos décembre 2014
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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 17:06

Des images de l'épopée pour rallier Aubusson à Clermont-Ferrand (90 km) : Aubusson - Guérêt - Montluçon - Clermont-Ferrand = plus de quatre heures???

Entre Planèze, Margerise et Caldaguès, les Pays de Saint-Flour nous accueillent entre mythes et réalités, trésors du passé et plaisirs d’aujourd’hui. Riche de sa mémoire, de ses paysages et de ses hommes, cette terre n’a pas fini de surprendre. À Chaudes-Aigues, les eaux coulent à 82°C ; sur la Planèze, l’homme du néolithique a planté dolmens et menhirs, comme autant de questions posées à l’Histoire. La Bestia du Gévaudan, le Garlan des ruines du château d’Alleuze hantent encore parfois notre imaginaire : légendes ou… ?

le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues

Là-bas, du haut de ses orgues volcaniques, Saint-Flour, capitale de la Haute-Auvergne, lieu d’échanges, brille encore de sa splendeur médiévale. À la croisée de ces paysages, entre basalte et granit, le viaduc de Garabit, œuvre d’Eiffel, le « magicien du fer », enjambe la rivière, rapproche les hommes. En suivant et traversant la Truyère, nous allons de Saint-Flour à Chaudes-Aigues, de Neuvéglise à Ruynes en Margerise…

le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues

Le viaduc de Garabit. Avant, il y avait les gorges de la Truyère, infranchissables : la voie de chemin de fer s’arrêtait au nord de Saint-Flour et au sud à Marvéjols. Puis vinrent Léon Boyer, l’ingénieur, et Gustave Eiffel, le « magicien du fer ». Un visionnaire et entrepreneur passionné, deux hommes d’exception pour donner corps à ce géant d’acier. Un chantier titanesque : quatre années pendant lesquelles ce petit coin du Cantal accueillit 400 ouvriers, Français et Italiens, quatre années d’immenses convois de chars à bœufs amenant le granit et les pièces métalliques.

Clermont-Ferrand
Clermont-Ferrand
Clermont-Ferrand
Clermont-Ferrand
Clermont-Ferrand
Clermont-Ferrand
Clermont-Ferrand
Clermont-Ferrand

Clermont-Ferrand

Viaduc de Garabit: Le 27 avril 1884, les deux parties de l’arche se rejoignent là-haut, 120 m au-dessus de la rivière. Aujourd’hui, après une période grise, le viaduc a retrouvé son rouge d’origine et flamboie plus que jamais dans les paysages verts des gorges. 20 400 m3 de maçonnerie, 3 250 tonnes de métal, plus de 600 000 rivets et cette étonnante impression de légèreté…

le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues

Au XIXe siècle, rares étaient ceux qui croyaient qu’une telle dentelle supporterait le passage des trains chargés de marchandises. Et pourtant : plus de 120 ans après, ils franchissent toujours les 565 m du tablier. Plus qu’un simple pont de fer, Garabit est un monument à vivre et à rêver, sous le soleil ou les étoiles : il faut le voir s’illuminer dans la nuit ! « Seuls ceux qui prendront le temps de s’arrêter entendront souffler les forges, crépiter les marteaux, grincer les charrois… ceux-là pourront dire qu’ils ont vu le viaduc. » (G. Barthomeuf/R. Rouzaire).

le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues

Les gorges de la Truyère. La Truyère serpente, se cache, se faufile… encaissée dans le paysage, elle se dérobe au regard. Seules la navigation et la marche le long des rives permettent de rentrer dans l’intimité de cette rivière. La Truyère présente différents visages. D’abord petite rivière au Domaine de Laval, espace idéal pour profiter de la fraîcheur des bords de l’eau, où le bourg de Chaliers la domine fièrement sur son éperon. De là, elle se dirige résolument vers Garabit, la rencontre est grandiose entre le viaduc géant de fer rouge et la vallée boisée de vert. L’ampleur des courbes donne à ce site la force des grands paysages naturels du rivage marin et de la montagne. Puis quelques méandres plus loin, la Truyère s’épanouit en un véritable lac, l’eau s’étale largement. Terrain de jeu favori pour les activités nautiques, le cirque de Mallet donne à voir des rivages lointains, des îles et des voiliers ! La route longe le rivage, l’eau est accessible. Ici repose l’ancien village de Mallet englouti lors de la mise en eau en 1962 du barrage de Grandval. La cité de St-Flour est au bout de la rivière, ville basse nichée sur les rives de l’Ander, ville haute perchée sur la coulée volcanique au-dessus des orgues basaltiques.

le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues

Les hommes de ce paysage perpétuent les traditions et entretiennent ce terroir si riche en goût, en parfum, en sensation. Les villages sont perchés en haut des gorges : Alleuze, avec son château où résonnent encore les échos des légendes médiévales, ici les murs vibrent toujours au nom du Garlan ; Faverolles et son château du Chassan, escapade vers le XVIIème siècle, Fridemont, porte vers l’Aubrac, Anglards de Saint-Flour…

Chaudes-Aigues et Saint Flour
Chaudes-Aigues et Saint Flour
Chaudes-Aigues et Saint Flour
Chaudes-Aigues et Saint Flour
Chaudes-Aigues et Saint Flour
Chaudes-Aigues et Saint Flour
Chaudes-Aigues et Saint Flour
Chaudes-Aigues et Saint Flour
Chaudes-Aigues et Saint Flour

Chaudes-Aigues et Saint Flour

Chaudes-Aigues. La Source du Par. Remarquable par son débit (300 l/mn) et par sa température élevée (82°C) qui en fait la source naturelle la plus chaude d’Europe, la Source du Par est la plus connue de la trentaine de sources constituant l’aire d’émergence de Chaudes-Aigues. Elle tire son nom de l’habitude qu’avaient les bouchers d’utiliser son eau bouillante pour épiler (parer) les cochons qu’ils venaient de tuer. Les habitants ont su très rapidement mettre à profit les caractéristiques thermales et chimiques des eaux pour quatre utilisations principales dont les trois premières perdurent encore aujourd’hui :

• Usages domestiques

• Soins thermaux

• Chauffage des habitations

• Traitement des laines.

le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues

Sur la route entre Saint-Flour et Brest, le 30 mai 2014: nous avons fait une halte chez mon ami Bobo à Queven (près de Lorient).

le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
le Viaduc de Garabit et Chaudes Aigues
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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 13:09

Avant de poursuivre notre voyage pédestre, je souhaite rendre hommage à Hubert, le patron du « Petit Boufadou » le bar-snack où nous avons dîné et passé une superbe soirée de détente et d’humour, et de culture en apprenant comment est fabriquée l’Avèze et comment ont affinées les fourmes locales.

Etape 9 : vendredi 23 mai : Pessade – Laschamp (19 km) (- 226 m ; + 14 m) (6h30 de marche) Gîte d’étape (Rando Accueil) Archipel Volcans – 63110 Saint-Genès-Champanelle ; Forfait gîte = chambres de quatre ou six randonneurs mélangé avec d’autres randonneurs : ½ pens. = 42.50 €/pers.

S’insinuant par les blessures du socle ancien, le magma a fait irruption sur le plateau cristallin qui domine la plaine de Limagne. Ainsi est née, suivant une orientation nord-sud, la chaîne des Puys, petit musée du volcanisme dont les formes extraordinairement fraîches n’ont pas d’équivalent en Europe. Imagine-t-on plus beau havre de pleine nature aux portes d’une métropole ? Car les villes, Clermont-Ferrand et Riom, ont fait leur nid au pied de ces volcans, tandis qu’au couchant, des cheires de lave pierreuses sont descendues vers les plateaux bocagers des Combrailles.

Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur

Etape 10 : samedi 24 mai : Laschamps – Le Puy de Dôme (1465 m) – Saint-Ours (21.5 km) (+ 825 m ; - 647 m) (8h00 de marche) SAINT OURS LES ROCHES ; ÉTHIC ÉTAPES CLAIR MATIN ; place de l'église - 63230 SAINT OURS LES ROCHES. Une chambre 3 pax, nuit + petit dej. = 23.20 €/pers. Repas du soir : entre 12.65 € et 14.30 €.

Géologie auvergnate. Le terme « cheire » est la transcription française d’un mot auvergnat, lui-même issu du celtique cair désignant un endroit pierreux. Ce n’est pas le seul exemple de mot régional, caractérisant dans la langue paysanne un type de terroir et ses aptitudes agricoles, qui soit passé dans le langage scientifique des géographes et vulcanologues. Il en va ainsi, également, du terme « planèze », qui désigne ces plateaux basaltiques rayonnants dont le volcan cantalien montre les plus beaux exemples.

Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur

A l’origine des cheires : une grande majorité des volcans de la chaîne des puys sont des cônes de scories associées à des coulées émises depuis leur base. Celles-ci ; plus ou moins étendues et de formes variées, se différencient également par l’aspect de leur surface : quand elles sont chaotiques et pierreuses, elles prennent le nom de « cheires ». La cheire du Puy de Côme (940 m), empilement de coulées étiré sur près de 10 kilomètres de longueur, est l’une des plus vastes de la chaîne des Puys. Dans le cas le plus général, l’émission de la coulée succède à la phase explosive, au cours de laquelle l’éclatement de bulles de gaz contenues dans le magma projette des fragments de lave qui s’accumulent en cône. Lorsque le magma est dégazé, les projections cessent, et des effusions de lave, à la base du cône ou à travers celui-ci, donnent naissance à la coulée. Sa morphologie de surface est étroitement liée aux caractères physico-chimiques de la lave : les cheires, comme celle du puy de Côme, sont souvent issues de laves acides et visqueuses, qui se fragmentent en blocs au cours du refroidissement. Cependant, certaines laves fluides peuvent aussi produire des surfaces chaotiques.

Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
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Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur

Etape 11 : dimanche 25 mai : Saint-Ours – Saint Jacques d’Ambur (20 km) (- 296 m ; + 165 m) (7h00 de marche) Auberge de la Hulotte ; La Pêche, Saint-Jacques-d'Ambur, 63230

Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
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MONTFERMY (555 m). Sinueuse Sioule. La Sioule, à Montfermy, décrit une série de méandres très marqués en dépit de la pente prononcée du cours d’eau. Ceux-ci s’expliquent par la présence de nombreuses failles dans le socle cristallin, qui ont guidé l’encaissement de la rivière. Au niveau du village, les boucles très refermées des deux premiers méandres signalent une évolution vers le recoupement, sous l’action du courant qui sape les berges de rive concave. Dans l’isthme du second méandre, une dérivation artificielle construite pour alimenter un moulin donne naissance à une cascade.

Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
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Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
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Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
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Eglise Saint-Léger. Une puissante vague de fondations monastiques a traversé les pays de la Sioule et des Combrailles à l’époque mérovingienne, au tout début du Moyen Âge (VIe-VIIe siècles). Un premier oratoire fut alors construit à Montfermy, en un site retiré et forestier qui satisfaisait le désir de solitude des moines-ermites de ces temps. Ce modeste ermitage allait donner naissance, quelques siècles plus tard, à un prieuré de l’abbaye bénédictine d’Ebreuil, fondée en 961.

Le village de Montfermy s’est développé autour de cet établissement religieux, l’un et l’autre bénéficiant des défenses naturelles offertes par le promontoire mis en relief par un méandre de la Sioule.

Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
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Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
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Quels sont les critères qui guident le choix de nos périples ? Comment définir le projet ?

Principe 1 : la date dans l’année : fin mai-début juin ou septembre, en dehors des périodes de vacances des actifs.

Principe 2 : la durée des randonnées : entre 13 et 16 jours, de façon à limiter la période hors de la maison (ajouter 1 jour de mise en place au départ et 1 ou 2 jours pour le retour à Brest)

Principe 3 : la longueur de parcours : entre 250 et 300 km de façon à établir des étapes moyennes de l’ordre de 20 km. Ceci définit les escales. A l’aide de topoguides de la FFRP et des sites sur le GR emprunté, nous choisissons les gîtes. Il y en a souvent plusieurs dans un même village.

Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
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Principe 4 : le budget global ne doit pas dépasser 1000.00 €/personne.

Principe 5 (nouveau) : ne dormir en chambrée collective que si vous tolérez les bruits nocturnes de vos compagnons. Depuis deux ans je ne peux plus supporter les flatulences et les éructations à côté de ma couchette. Cela va avoir une incidence sur le prix car il faudra deux chambrées pour isoler le compagnon qui ne respecte pas ses coéquipiers.

Sur le GR4, de PESSADE à St-Jacques d'Ambur
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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 17:10

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PLOUVIEN : Saint Jaoua : Jaoua est l’un de ces 800 saints bretons qui, aux Ve et VIe siècles ont fait de l’Armorique la (petite) Bretagne, la tissant de Plou (paroisses primitives) et de Lann (monastères).

Jaoua était l’un des quatorze compagnons de Paul Aurélien. Surnommé « l’ermite », il choisissait toujours les lieux les plus sauvages et les plus beaux pour construire sa cabane. C’est ainsi qu’il eut affaire à un bœuf sauvage qui venait chaque jour défaire son « lochenn ».

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Selon la tradition, il créa à Plouvien deux monastères, l’un sur le site actuel de « saint Jaoua », l’autre au village voisin qui a gardé le nom de « Minihi » (monastère avec droit d’asile). À la fin de sa vie, il aida Paul Aurélien dans sa charge d’évêque.

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PLOUVIEN : Le chemin de mémoire – août 1944 : au bourg même, le 7 août 44, 10h15 : arrivée de la 6e DB, première libération ; mardi 8 août, 6h00 : arrivée de la première colonne allemande et entre 12h30 et 15h45 : 17 civils sont fusillés. Entre mardi 18h00 et mercredi 9 août à 2h00 : des engagements locaux, les Allemands évacuent et des patrouilles américaines permettent la deuxième libération du bourg de Plouvien. Le Mercredi 9 août à 12h00 : arrivée de la deuxième colonne allemande et de 14h30 à 18h00 : des combats se concluent par la reprise du bourg et sa troisième libération, un civil est tué à 17h30.

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Pendant ces 8 et 9 août, à Lannaneyen-Minihi-Keriou, à Narret et à Saint-Séverin, des quartiers autour de Plouvien, il y a des combats qui font 2 civils sont fusillés au premier, 5 civils sont fusillés au second et 8 civils sont fusillés à Saint-Séverin.

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Une narration : « Jusqu’en fin d’après-midi on se bat dans les rues, dans le cimetière, dans le jardin du presbytère. À cette hauteur ; les Allemands ont pénétré dans les maisons et les trois réfugiés qui se trouvaient là sont amenés au PC allemand installé à Languiden. Profitant du désarroi causé par la chute d’un obus sur la maison, les trois hommes s’enfuient.

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Un "monument aux fusillés" commémore les 28 personnes exécutées lors de la bataille des 8 et 9 août 1944 à Plouvien, mais en tout, dans les environs, 185 personnes trouvèrent la mort pendant les combats de la Libération.

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« Le lundi 7 août à 10h45, les Américains passent dans PLOUVIEN à la grande joie de la population. La liesse est de courte durée. Le lendemain, mardi 8 août, est une journée noire avec l'arrivée des 266e et 343e divisions allemandes qui rejoignent Brest et entrent dans Plouvien. À la suite d'actes perpétrés contre l'armée allemande, de nombreux otages sont fusillés. Le mardi et le mercredi, ce sont 33 civils qui périssent dans d'affreuses circonstances (croyant garantir leur retraite, les Allemands ont pris 33 otages) (...) le long de la route de Boteden au Narret : 25 à Plouvien. Tout au long de ces 7 kilomètres, 128 civils sont abattus. Un peu au-delà du Narret, ces mêmes jours, 57 autres otages sont fusillés à Plabennec, Gouesnou, Guipavas, en portant le nombre à 185. Du côté américain, le général Grow écrira : « les combats du 9 août furent un massacre ». »

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PLOUVIEN : un des panneaux du "Chemin de mémoire"

L'après-midi du 9 août 1944, pendant les violents combats opposant Américains et Allemands, le clocher de l'église de Plouvien fut abattu.

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Les 8 et 9août 1944, les combats font rage à Plouvien et les communes alentours. La colonne allemande, en repli vers Brest, sème la désolation sur son passage. Elle fera 33 morts civils dans la commune, dont 24 originaires de Plouvien. Des otages sont également fusillés. Un monument est érigé, en 1947, en leur mémoire. Il est au centre des commémorations organisées chaque année en août. Une stèle est également apposée, en 2000, sur les lieux même du drame.

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«Nous ne voulions pas que cet épisode dramatique de la Libération tombe un jour dans l'oubli», explique René Monfort, adjoint à la culture et à la communication, à l'origine du projet «Hent-ar-Peoc'h» (Chemin de mémoire). «Nous avons donc décidé, en nous référant au travail de Louis Bothorel sur la bataille de Plouvien, de mettre en place un « Chemin de mémoire » (inauguré le 9 mai 2010), matérialisé par huit panneaux, qui reprennent la chronologie des événements. Ils sont apposés à l'endroit même où ont été prises, à l'époque du drame, les photos les illustrant. On y lit également des témoignages, en commentaire».

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LANNILIS : 23 juin 2013 : ARTHUR VICHOT : "CE MAILLOT A UNE GRANDE VALEUR !" : Le Franc-comtois sacré champion de France à Lannilis a bien du mal à y croire ! Présent dans la première échappée partie dès le cinquième kilomètre, Vichot avait les jambes ce dimanche et n'a pas eu peur du retour de Sylvan Chavanel et de Tony Gallopin. Il est tout heureux à l'idée d'arborer sa nouvelle tunique sur le Tour de France, dès la semaine prochaine.

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« Mon rôle était de partir dans la première échappée. Nous étions un groupe de coureurs désignés dans l’équipe, un peu « protégés » mais qui devaient être devant au cas où l’échappée irait au bout. J’étais capable de gagner et je me suis retrouvé avec William Bonnet devant. C’était une bonne option pour l’équipe de se retrouver là.

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Un championnat, c’est long, on a le temps d’avoir plusieurs sentiments. Quand l’échappée a compté plus de onze minutes d'avance, nous nous sommes dit qu’ils allaient avoir du mal à revenir. En plus, avec le vent qu’il y avait, je savais que les hommes qui allaient rentrés seraient costauds mais aussi usés par la course. J’y ai un petit peu cru mais il n’y avait pas une grande entente dans l’échappée. J’ai un peu douté à ce moment-là mais dans les derniers tours j’ai tout donné sans réfléchir et j’y ai vraiment cru. … »

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LANNILIS : Les championnats de France de cyclisme 2013 sur route resteront dans les mémoires. Comme on s'y attendait, au cœur du pays des Abers, il ont rencontré un énorme succès.

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Dès le jeudi 20 juin 2013 et les épreuves contre la montre, on se doutait que le France 2013 attirerait la grande foule. Le samedi, les bas-côtés s'étaient déjà garnis de belle manière alors qu'il devenait quasiment impossible de dénicher une place pour stationner un camping-car ! Enfin, en ce dimanche 23 juin 2013, dès l'aube, les fans de vélo ont convergé en cortège vers le Pays des Abers.

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Alors que les lourds nuages de pluie quittaient le littoral du Nord-Finistère, le soleil faisait son apparition et c'est donc sous le grand bleu que le peloton des pros allait se disputer le titre de champion de France.

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14 octobre 2013 1 14 /10 /octobre /2013 19:40

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MOTREFF (740 hab.)

Cette commune est connue pour des faits liés à la Révolte des Bonnets Rouges en 1675. Commandés par Le Paige de Bar, « Dans la nuit du 7 au 8 floréal an VI (26 au 27 avril 1798), une bande de 20 à 25 chouans attaque la maison du percepteur de Motreff » et mettent le feu. Le 3 fructidor (20 août 1798), une bande de 12 chouans attachent dos à dos Poulizac, commissaire du canton de Saint-Hernin et Quéméner, curé constitutionnel de Motreff, et les pendent.

Un éboulement dans une carrière d'ardoises appartenant à M. Derrien fit deux morts et six blessés graves à Motreff le 14 mars 19043.

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Motreff possède plusieurs atouts qui la rendent attractive au tourisme :

  • la Motte de Kergorlay, située sur la route de Plévin (22).
  • l'étang du Brugou, créé récemment et situé sur la route de Carhaix-Plouguer (29).
  • La carrière à ardoise du Cosquer
  • dolmen de kervouledic

Eugène Le Goff est un ancien coureur cycliste, né le 2 septembre 1909 à Motreff. Il a participé à 3 Tours de France.

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Eglise Saint-Pierre et son calvaire :

L’église Saint Pierre est reconstruite entre 1763 et 1768 sur les vestiges d’un édifice du XVIe siècle. De l’église ancienne sont conservés des enfeux (niches funéraires creusées dans les murs des églises) armoirés (Garcin du mur) et la porte intérieur du porche méridional. Cette reconstruction tardive explique sans doute la configuration de l’édifice, à savoir une nef sans bas-côté, en général réservé aux chapelles. Le mur-pignon avec clocher-porche dans œuvre est par contre caractéristique des églises de la région.

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Le calvaire de Brasparts. Les sculpteurs de calvaires sont mal connus, mais des – écoles – se distinguent tant dans la facture que dans le choix des scènes. La représentation fine des personnages à Motreff rappelle le calvaire de Saint Hernin et la Piéta exceptionnellement représentée debout est une copie évidente du calvaire de Brasparts.

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Chapelle Sainte Brigitte :

Cette chapelle, reprenant la même disposition que les autres chapelles du Poher, relevait de la baronnie de Kergolay, l’une des plus puissantes seigneuries de la région. Sa construction remonte à la moitié du XVIe siècle, en témoigne le mur pignon occidental en grand appareil. Elle est dédiée à sainte Brigitte de Keldare, très engagée dans l’œuvre missionnaire après saint Patrick (fin du Ve siècle). Les femmes surtout, l’invoquent pour avoir des enfants ou encore pour s’assurer une bonne grossesse. La chapelle était aussi placée sous le patronage de saint Alar, protecteur des chevaux qui avait lui aussi son pardon.

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Cette chapelle connaît le triste sort de bien des lieux de culte dans la moitié du XXe siècle : abandonnée, elle tombe peu à peu en ruines. La toiture est en partie effondrée quand est créée, en 1980, l’Association culturelle Motreff sainte Brigitte. La charpente est démontée et une ceinture de béton coulée sur les murs pour limiter les infiltrations.

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Les travaux ne reprennent qu’en 1997 grâce au soutien de nombreux partenaires dont l’association Breizh Santel : réfection à l’ancienne de la façade ouest et du clocher, de la toiture puis du fenestrage du chœur, pose d’un enduit de terre et chanvre sur les murs intérieurs, pose de nouveaux vitraux et, enfin, en 2007, réfection du dallage. En dix ans la chapelle a fait peau neuve.  

 

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 19:00

"Si l'on ne trouve pas toujours dans la randonnée ce qu'on était venu y chercher, c'est grâce à elle qu'on découvre en soi-même ce que l'on ne pensait pas y trouver."

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Qu'est-ce qui faisait marcher Stevenson hier? Qu'est-ce qui fait marcher le randonneur aujourd'hui? A certains égards, Stevenson est une sorte de caricature du randonneur moderne. Son récit peut être interprété comme un résumé de tout ce qu'il ne faut pas faire quand on se lance, cent vingt ans après lui, dans la randonnée.

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Faire l'épreuve de sa résistance physique,? Bien sûr. Mais Stevenson souhaite aller jusqu'à l'épuisement, pour lui et pour sa compagne d'infortune (Modestine).

Se dépayser? Certes. Mais il pousse le vice jusqu'à se perdre. Il aurait eu en horreur les sentiers balisés et les topo-guides précis...

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Mais il rencontrait sur son chemin beaucoup plus de gens du pays que nous. Il parlait aux bergers dans la montagne, aux paysans de retour d'une foire, aux habitants attablés dans les cafés et les auberges. Ces rencontres sont devenues bien rares à mesure que les pays traversés se sont vidés.

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C'est dans un topo-guide moins pesant que les deux volumes des Pasteurs du Désert que le randonneur peut se documenter aujourd'hui. Il doit aussi apprendre à décrypter les signes qui se sont accumulés sur l'itinéraire Stevenson depuis son passage en 1878.

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Les monuments aux morts de la guerre de 1914, où la liste des tués est plus longue que celle des habitants vivant aujourd'hui au pays; les plaques plus ou moins apparentes rappelant que les crêtes aujourd'hui sereinement parcourues par les randonneurs ont vu passer, pendant le Seconde Guerre mondiale, des fugitifs de toute espèce, victimes de persécussions politiques et raciales, réfractaires, maquisards. 

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Que le randonneur qui aperçoit de loin une bergerie ou une clède sache qu'elle a peut-être abrité quelques-uns de ces hors-la-loi. Qu'il songe, à Saint-Germain-de-Calberte, à la quarantaine de réfigiés qui y trouvèrent le salut  et aux anciens de la guerre d'Espagne qui se cachaient dans les fermes des environs.

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Et lorsqu'il verra se profiler à l'horizon les sommets du mont Mouchet et de l'Aigoual ou les falaises du causse Méjean, qu'il ait une pensée pour ceux qui y laissèrent leur vie...

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Il y a aujourd'hui fort peu de chance qu'un randonneur entreprenne de parcourir l'itinéraire Stevenson comme une sorte d'épreuve initiatique. Il est assez improbable de rencontrer, comme Stevenson avant La Vernède, un vieillard vous posant la question: "Connaissez-vous le Seigneur?" 

Le Voyage du pèlerin de John Bunyan est moins connu de nos jours qu'il ne l'était du temps de Stevenson.

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C'est à l'étape, au contact d'autres randonneurs venus de tous les horizons, que naissent les interrogations fondamentales et que jaillissent les réponses définitives sur le monde, sur les problèmes politiques, sociaux, spirituels, sur la vie et sur la mort.

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Derrière les murs du monastère de Notre-Dame des Neiges, malgré l'incendie qui ravagea ses bâtiments anciens, malgré son aspect actuel de coopérative vinicole, il y a toujours là ces moines qui firent tant impression sur Stevenson. Bien plus, les signes visibles du religieux semblent avoir reflué, depuis le passage de Stevenson, des villes et villages habités vers les sommets déserts, comme pour une tentative de marquage confessionnel deslieux, à défaut des âmes: croix de mission, chapelles, monuments comme la pyramide qui, au Plan du Fontmort, commémore l'édit royal octroyant  en 1787 la tolérance aux protestants.

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Moins de vingt ans après le voyage de Stevenson, à quelques kilomètres de son ultime étape de Saint-Jean-du-Gard, fut fondé au mas Soubeyran le musée du Désert, mémorial témoignant des persécutions  que connurent les Cévenols du fait de leur religion. 

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Ultime sursaut du religieux qui eût surpris Robert Louis Stevenson lui-même, un culte s'instaure peu à peu sur l'itinéraire dont il fut l'initiateur. La stèles érigée au Monastier-sur-Gazeille est l'un des vestiges dus en 1965 à cette piété nouvelle. Après la grandiose commémoration du centenaire du voyage de Stevenson en 1978 par le Club Cévenol avec le premier balisage du sentier Stevenson, la piété commémorative pour Stevenson se banalise.

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Il est heureux que celui qui est devenu l'objet de ce culte soit resté toute sa vie un homme capable de se moquer de lui-même et de ses capacités de randonneur, un homme capable de faire profit de tout l'imprévu qu'il peut trouver sur le chemin, un homme convaincu que, grâce à la randonnée, le marcheur se trouve à l'arrivée meilleur qu'au départ.

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15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 14:54

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Ballades en vallée de l’Aulne; Le canal de Nantes à Brest.

Le projet de liaison entre Nantes et Brest par la voie d’eau intérieure naît dès l’Ancien Régime pour des raisons économiques portées par le siècle des lumières. « L’eau coulant dans le canal, portera dans tous les esprits, comme le sang dans les veines, le baume de la vie, l’aiguillon stimulant de l’industrie. Tout va changer par la navigation. » (Mémoire de M. de Brie, 1784).

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Mais le véritable coup d’envoi de ce gigantesque chantier ne fut donné qu’en 1806, à Port Launay, répondant à des motivations stratégiques. Les difficultés de circulation dues au mauvais état des routes et des chemins rendaient les transports longs, difficiles et coûteux. Les besoins de ravitaillement de Brest et de  la flotte aux prises avec le blocus anglais lors des guerres napoléoniennes, décidèrent donc du lancement de l’entreprise. Il fallait bien acheminer les vivres, bois et combustibles qui permettraient de débarquer outre-Manche !

La partie finistérienne du canal se réalisa en plusieurs phases successives ou concomitantes.

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La pose de la première pierre de l’écluse de Port Launay, le 7 septembre 1811 permit au sous-préfet de Châteaulin de témoigner tout son enthousiasme « Cette cérémonie laissera longtemps dans les cœurs des impressions d’autant plus douces que son objet  promet au commerce et à l’industrie de cette contrée les avantages les plus précieux et qu'il et un nouveau mouvement à la gloire du grand Napoléon. ». Arrêtés en 1814, repris doucement en 1818, les travaux permettront l’ouverture de l’écluse de Port Launay en 1826.

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La Chapelle Saint-Sauveur (Saint-Hernin)

Cette chapelle placée sous le vocable de Saint Sauveur, est le dernier vestige remarquable d’un couvent de Carmes déchaussés fondé en 1644 par Toussaint de Perrien, seigneur de Brefillac et de Kergoat.

Dès 1658, les religieux s’installent à Carhaix mais continuent de desservir la chapelle : chaque dimanche ils y célèbrent une messe à l’intention des fondateurs et y font le catéchisme.

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Contrairement aux Augustins, ordre connu pour sa richesse également présent à Carhaix, les Carmes ont fait vœu de pauvreté : en signe d’austérité, ils ne portent pas de chaussures, d’où leur nom. Bien que peu nombreux – cinq en 1687 – les moines consacrent leur temps à la prière et à l’éducation religieuse des enfants de la ville, mais aussi aux pauvres : leur chapelle leur est toujours ouverte. Refusant d’abandonner la vie monastique, les moines sont expulsés en 1790.

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Le Calvaire de Kerbreudeur.

Le calvaire de kerbreudeur compte parmi les plus anciens de Bretagne. Il a été édifié au XVe siècle, sans doute entre 1450 et 1475.

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Il présente une forme assez originale, notamment l’importante niche qui supporte les trois croix, celle du Christ et celles des deux larrons. Cette niche, appelée aussi mace, est ornée de bas-reliefs évoquant plusieurs étapes de la vie du Christ. La Nativité avec la Vierge couchée, la poitrine découverte et l’enfant plus grand qu’un nouveau-né allongé en travers sur le lit, n’est pas sans rappeler le calvaire de Tronoën, à Saint-Jean de Trolimon. Cette ressemblance se retrouve également dans la représentation du baptême du Christ.

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Beaucoup plus rare sur les calvaires, la représentation d’Adam et Eve chassés du Paradis est peut-être à mettre en relation avec la présence d’un couvent d’Augustins à Carhaix depuis la fin du XIVe siècle. Le seigneur de Coat Queveran, l’un des premiers donateurs du couvent, a en effet concédé aux moines au cours du XVe siècle l’usufruit de plusieurs fermes de Saint-Hernin.

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Eglise de Saint-Hernin et son enclos.

Construit au XVIIe siècle sur un édifice du XVIe siècle selon le modèle des autres églises du Poher, cet édifice est placé sous le patronage de saint Hernin, représenté en moine au-dessus du porche.

Selon sa VIe Ancienne, le saint, venu de Grande-Bretagne, se serait installé à Locarn. La légende raconte pourtant que le seigneur de Kergoat lui aurait fait don de terres, autant qu’il pourrait enclore en un jour, et le saint aurait alors élu domicile à Saint-Hernin.

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Dans l’enclos, l’ossuaire qui se trouvait à l’origine à l’ouest de l’église a été déplacé et restauré en 1965. Les ossuaires étaient destinés à recevoir les ossements des défunts quand il n’y avait plus assez de place dans le cimetière ou dans l’église. Leur construction est encouragée, aux XVIe-XVIIe siècles, par l’église qui entend faire respecter les lieux de culte en y interdisant les sépultures. Leur généralisation coïncide avec le durcissement du discours de l’église sur la mort.

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Sur les 45 000  églises paroissiales dénombrées en France, 400 sont menacées en raison de leur vétusté. Si certaines ont été sauvées, d’autres pourraient bien disparaître du paysage. Elles appartiennent à de toutes petites communes qui estiment ne plus avoir les moyens de les entretenir.

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SAINT-HERNIN 

Saint-Hernin est situé sur le versant nord de la chaîne des Montagnes Noires à la limite des départements du Morbihan et des Côtes-d'Armor. Sa limite nord est constituée par le Canal de Nantes à Brest qui utilise à cet endroit le lit de l’Hyères. Sa limite est est constituée par l’ancienne ligne de chemin de fer Carhaix - Rosporden. Sa limite sud par la crête nord des Montagnes Noires qui culmine à 308 m au lieu-dit « Ti Coz » (maison ancienne en breton). Les communes limitrophes de Saint-Hernin sont Gourin au sud, Motreff à l’est, Carhaix-Plouguer et Cleden-Poher au nord et Spezet à l’ouest. Les hauteurs de la commune sont boisées de sapins.

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 08:44

Le 26 juillet 2012, j'ai fait une randonnée avec mon ami Henri, sur le trajet de Plougastel-Daoulas à la Porte des Quatre Pompes (la porte la plus occidentale de l'arsenal). IMGP0073.JPG

 

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Un parcours de 16 kilomètres pour nous remettre en jambes avant les trois rando qui vont suivre en août pour nous mettre en condition pour le Chemin des Bonshommes, de Foix à Barga programmé de fin août à mi-septembre 2012.  

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Nous découvrons Brest comme peu de Brestois la connaissent.  

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Les sites remarquables qui ont jalonné notre randonnée s'appellent: le Pont Albert Louppe, la plage du Moulin Blanc, le Port du Moulin Blanc, le Centre de Culture scientifique consacré aux océans Océanopolis,  

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la chapelle du Vieux Bourg, dénommée Notre-Dame du Bon Port, reconstruite en 1837 et restaurée en 1957, le Pont du Forestou, la passerelle du Forestou, le sentier du Merle Blanc, la gare de Brest, la rue de Siam,  

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le Pont de Recouvrance, pont levant pour franchir la Penfeld qui remplaça en 1954 le Pont National avec ses deux volées tournantes, chacune mesurant 52 mètres et pesant 750 000 tonnes,     IMGP0143.JPG

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l'Eglise Saint-Sauveur, la place Ronarc'h, la route de la corniche qui longe en surplomb l'arsenal de Brest,   IMGP0150.JPG

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la base sous-marine de Brest, bunker de la Seconde Guerre mondiale destiné à abriter la 1ère et la 9ème flottille de U-Boots de la Kriegsmarine, elle s'inscrit dans le contexte du Mur de l'Atlantique et la porte des Quatre Pompes.   

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Le Pont Albert Louppe: inauguré le 9 octobre 1930 par G. Doumergue, président de la République, Albert Louppe, sénateur, président du Conseil Général du Finistère décida sa construction le 22 septembre 1922.   IMGP0193.JPG

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Auparavant, on empruntait des bateaux traversiers joignant les deux cales du passage, de Kerhuon à Plougastel, sur l'autre rive. Le fleuve côtier  de l'Elorn alimentant la rade de Brest, avec l'Aulme, s'enfonce dans les terres sur de nombreux kilomètres, il est navigable jusqu'à Landerneau, barré là par l'un des derniers ponts habités du monde: le Pont de Rohan.  

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A l'ouest du Pont Albert Louppe nous découvrons la partie la plus féquentée de la rade de Brest par les flottes de plaisance, de commerce,de guerre ou de recherche scientifique. Au sud, les bateaux de pêche et les coquilliers qui récoltent la fameuse coquille Saint-Jacques de la rade.IMGP0212.JPG

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Au-delà de la presqu'île de Plougastel, à gauche, celle de Crozon barre l'horizon. A droite la plage et le port du Moulin Blanc forment une grande anse au-delà de laquelle on aperçoit le port de commerce, Océanopolis, le parc de découverte des océans, les jetées du port militaire et, à l'ouverture du goulet, le Phare du Portzic.   IMGP0217.JPG

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Le pont Albert Louppe a été remplacé par le pont à haubans de l'Elorn, autrement dénommé Pont de l'Iroise, inauguré en 1995. 

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Le Moulin Blanc, une étendue de mer dont la surface varie profondément en fonction des marées constitue un magnifique plan d'eau pour les planches à voile et les voiliers ammarrés aux pontons du port de plaisance du Moulin Blanc que domine la silhouette élégante d'Océanopolis.   IMGP0233.JPG

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Océanopolis, parc de découverte des océans compte parmi les plus importants du monde par la richesse et la variété des espèces représentées.   IMGP0241.JPG  IMGP0244.JPG

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Combien de vocations maritimes se sont éveillées en ces lieux qui virent les plus grands navigateurs modernes, les Tabarly, Kersauzon, Arthaud, comme les médaillés d'or aux Jeux Olympiques: Jean-Yves Le Déroff et Nicolas Ménard à Séoul, Franck David à Barcelone.  

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Le Port du Moulin Blanc: L'activité de la plaisance est très ancienne à Brest, puisque dès 1848 y existait une Société de Régates de Brest toujours en activité. Pendant longtemps, les bateaux de plaisance mouillaient dans le 2ème bassin du port de commerce, la Marine Nationale disposant de ses propres installations.   IMGP0262.JPG

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IMGP0273.JPGL'essor prodigieux de l'activité "voile" trouvait à Brest un accueil particulièrement favorable: les écoles se multipliaient et le nombre de pratiquants explosait, conduisant d'ailleurs à l'obtention de plusieurs médailles d'or aux Jeux Olympiques par des "voileuses" et des "voileux" brestois.   IMGP0274.JPG

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C'est ainsi qu'il fut décidé de créer au Moulin Blanc un grand centre consacré à la plaisance et, au-delà, à l'activité maritime sportive et des loisirs. Le port actuel compte plus de 1 500 anneaux, ce qui en fait le numéro 1 sur la façade atlantique.     IMGP0277.JPG

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Installé ici, Océanopolis est l'un des sites touristiques les plus visités en France. Brest et le Moulin Blanc, fréquentés par les élites de la voile mondiale comme hier Tabarly, Colas, Blake et aujourd'hui Florence Arthaud, Elen Mac-Arthur ou Olivier de Kersauzon sont donc devenus une référence mondiale dans le domaine.

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L'arbre empathique (Enric Ruiz GELI, né en 1968): sculpture de 12 mètres mêlant le métal au végétal, l'oeuvre de l'architecte et artiste espagnol Geli se présente comme un arbre hybride. Entre nature et technologie, un nouveau rapport s'instaure, un système vidéo rendant compte des espèces vivantes venues s'installer.   IMGP0287.JPG

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L'église saint-Sauveur est aujourd'hui la plus vieille église paroissiale de Brest. De style jésuite, elle fut achevée en 1759 et remplaça l'église Sainte Catherine située sur le quai de la Penfeld, au niveau de l'actuelle porte Jean-Bart de l'Arsenal, quelques centaines de mètres plus bas.    IMGP0296.JPG

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Au dessus de l'autel latéral de droite, on peut voir une statue de Notre-Dame de Recouvrance, oeuvre de Yves Collet, chef de l'atelier de sculpture du port de Brest, seule oeuvre religieuse qui subsiste de ce grand sculpteur.     IMGP0303.JPG

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Place Ronarc'h: Ici, sur l'ancienne Place du Champ de Bataille, ou Dixmude, les fêtes de Recouvrance battaient leur plein au rythme du sport! Boxeurs, haltérophiles ou leveurs de fonte rivalisent d'énergie et de vitalité...   IMGP0311.JPG

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Seul véritable concurrent, héros de la fête, le Yannick faisait son entrée en fin d'après-midi lors du grand défilé costumé. Monumental personnage, tout de carton et de couleurs, il incarnait la communauté de Recouvrance à travers divers personnages: Vétéran, Ouvrier du Port ou Paysan breton... IMGP0317.JPG

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Cette place fut rebaptisée du nom de Ronarc'h en l'honneur de l'amiral qui commanda les Fusiliers Marins du Dixmude en 1914. IMGP0324.JPG

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L9015 DIXMUDE: porte hélicoptères d'assaut amphibie, classe MISTRAL, sister ship du TONNERRE (21300 t; 32300 tonnes lesté). Mise en service: 27 juillet 2012 (le lendemain de notre randonnée). Dimensions: 199 m x 32 m x Tirant d'eau: 6.20 m. Sa désignation est Bâtiment de Projection et de Commandement.

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 11:41

Après avoir posté les images de la première partie de la randonnée du 28 mars 2012 ( http://gebete29.wordpress.com/2012/04/01/une-rando-le-long-du-littoral-de-la-rade-de-brest/ )

voici la seconde partie de cette randonnée ensoleillée et intéressante sur le plan culturel et connaisance de la Rade de Brest.P1190661.JPG

Les paysages de la commune de l'Hôpital-Camfrout ont été beaucoup peints par Eugène Boudin (vers 1870), Normand qui épousa une Hanvecoise.

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 Une des croyances populaires de l'Hôpital-Camfrout: "Si, trouvant un lézard, vous lui coupez la queue et la ramassez dans votre poche, c'est chance pour vous!"

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L'église Notre-Dame de Bonne Nouvelle: a été commencée en 1490, où elle n'était qu'une chapelle de la paroisse de Hanvec.

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En 1821, elle devint église paroissiale.

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La façade occidentale, entièrement en pierre de Kersanton, de style Renaissance, et remarquable par la qualité et la finesse de ses sculptures. 

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KERASCOET: hameau dépendant de l'Hôpital-Camfrout, port situé plus en aval sur la rive gauche du Camfrout.

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Ce port concentre l'essentiel de l'activité maritime de la commune.

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L'ancienne léproserie du XVIII ème siècle, en amont du village est située près d'anciennes carrières de pierre de Kersanton.

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C'est désormais un port de plaisance.

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Il est le port d'attache de deux vieux gréements, la gabare Notre-Dame de Rumengol et le coquillier Bergère de Domrémy.

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Notre-Dame de Rumengol: dundee à l'équipage de 3 marins, de 57 tonneaux, sa voilure: 200 m² son tirant d'eau: 2,20 m et ses longueurs: 21,70 m et 18,77 m.

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Du nom d'un célèbre sanctuaire marial sur la commune du Faou, c'est une gabare (transport de fret) gréée en dundee.

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Classée "monument historique" depuis 1991.

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Le dernier bateau du même nom: fin août 1924, une barque de pèlerins, le Notre-Dame de Rumengol qui, du port du Tinduff (en Plougastel-Daoulas), se rendait au pardon de Sainte-Anne-la-Palud a chaviré en arrivant au débarcadère. Des douze personnes qui l'occupaient, dix purent être sauvées.

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Construite en 1945 au chantier Keraudren de Camaret, elle transporte à ses débuts du bois, du vin entre l'Algérie et Port-Vendres, des oignons en Angleterre, du sel à Noirmoutier et se spécialise par la suite dans la "pêche au sable".

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L'équipage du Notre-Dame de Rumengol puisait le sable au fond de l'eau à l'aide d'une benne appelée crapaud, le déposait dans l'immense cale de la gabare et le déchargeait sur les quais de Châteaulin, Landerneau ou Brest.

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La gabare est rachetée en 1981 par l'association An Test qui gère aussi l'ancien sloop coquillier le "Bergère de Domrémy". Elle a subit une importante rénovation en 1996. Elle peut embarquer 11 passagers pour une navigation de plusieurs jours ou 27 pax à la journée.

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GOASQUELLOU: Nous quittons les vasières et la cale du port de Kerascoët, pour nous hisser à la borne 75 m. vers une pointe étonnamment sans nom, au sud de l'entrée de l'estuaire de la rivière de l'Hôpital-Camfrout (le Camfrout), en face du club nautique de Logonna-Daoulas, puis nous redescendons vers Troaon.

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Sur le chemin, nous découvrons un mini village dénommé Goasquellou où nous sommes accueillis par Marie, adorable retraitée (ex exploitante agricole) qui plantait des pommes de terres dans son potager fort joliment fleuri.

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Marie (90  ans; elle en paraît 20 de moins) était intarrissable sur l'histoire de son lieu de vie où ses ante arrière grands-parents vécurent là.

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Naturellement, ses lieux de référence sont le château de Rosmorduc où on se rendait par barcasse proposée par des passeurs occsionnels à partir de port de Kerascoët et l'abbaye de Landévennec.

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TROAON: un des plus gros villages dépendant de la commune de l'Hôpital-Camfrout, face à Landévennec.

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C'est un village de pêcheurs, disposant aussi d'une plage, à l'embouchure d'un petit cours d'eau, le ruisseau de Troaon.

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La chapelle Sainte-Anne de Troaon a été construite en 1950. Elle possède une statue (récente) de saint Guénolé.

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L'ïle de Tibidy.

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Un îlot à l'embouchure de la rivière du Faou, sur une des rives de l'anse de Keroullé, face à la pointe de Glugeau.

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L'île a été reliée au continent par un cordon artificiel et a donc été trasformée en tombolo (cordon littoral de sédiments reliant deux étendues terrestres).

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L'île devenue presqu'île accueille un manoir, privé depuis 2000 (date à confirmer).

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La légende, confortée par la "Vie de Saint Guénolé" veur que saint Guénolé, accompagné de onze disciples de saint Budoc, arrivant de l'archipel de Bréhat, débarque sur l'île de Tibidy en 482 établit un oratoire.

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Trois ans plus tard, il quitte l'île pour gagner Landévennec.

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L'île est donnée par la suite à l'abbaye de Landévennec par Gradlon (roi de Cornouaille: 330-405).

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L'île fut propriété de la famille Bolloré, avant d'être acquise par l'évêché de Quimper en 1935, et la paroisse Saint-Louis de Brest en 1936.

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Le château existant sur l'île étant transformé en école primaire catholique puis en école mixte (pensionnat), ce qui était rare à l'époque, puis en centre de vacances.

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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 01:57

Les sites traversés, longés, cotoyés et rencontrés en cette randonnée du 9 février 2012, sixième de l'année 2012, quatorzième de la saison été 2011-été 2012:port du Brusc, îles du Gaou, le site du Mont Salva, ville de Six-Fours-les-Plages, sentier du littoral, Natura 2 000, communauté d'agglomération TOULON PROVENCE MEDITERRANEE, Conseil général du Var - Environnement, Provence Méditerranée-Territoire du Var, Espace naturel sensible - Mont Salva-Le Mourret, DCAN de Toulon (Direction des constructions et armes navales de Toulon - Laboratoire DSM), Massif du Cap Sicié, Notre-Dame du Mai, La Lèque.

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Le site du Mont Salva fait partie du massif forestier du Cap Sicié, zone d'intérêt biologique majeur par l'importance de la superficie forestière, qui lui permet d'abriter une grande diversité d'écosystèmes thermophiles (supportant les températures élevées), par la présence de biotope rupestre (présence de rochers) et des groupements holophiles (supportant les embruns) qui lui sont liés.

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Les pointes et caps franchis par le sentier du littoral, successivement à l'aller, du Brusc vers le Cap Sicié: Cirque de la Gardiole, calanque de Mourret, Plage du Trou de l'Or, plage de la Fosse, Pointe du Mal Dormi, Pointe de l'Eperon, la Pierre de l'Autel, Pointe du Cap Vieux (batterie), Cap Sicié.

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La Pointe du Cap Vieux est sur la commune de Six-Fours, le Cap Sicié est sur le territoire de la Seyne.

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Depuis l'espace naturel du Mont Salva on a des vues privilégiées sur la structure rocheuse du littoral.

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Au coeur de l'espace naturel du Mont Salva se trouve un site archéologique qui fut un habitat grec du IVème siècle avant notre ère. Dès le III° siècle avant J.-C., le Brusc, sous le nom de Tauroeis, fut le siège d'un comptoir grec fondé à Marseille (Massilia). Ses habitants étaient appelés alors Tauroentioi.

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Cependant des traces liées à une première implantation grecque antérieure à la fondation de Toraueis ont été reconnues à la Pointe du Mourret où un habitat fortifié daté du IV° siècle avant notre ère a été découvert dans une pinède du Cap Sicié sur une avancée rocheuse surplombant la mer de près de 40 mètres. 

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D'une superficie d'un hectare, le site se composait d'un rampart conservé sur plus de 150 mètres contre lequel s'appuient des maisons comportant des murs en briques crues reposant sur une semelle de pierres peu élevée.

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Les fouilles (toujours en cours) ont permis de reconnaître tout à la fois l'espace occupé et la chronologie du site par l'apport d'un abondant matériel (monnaies, fibules et agraphes, objets en bronze, verroterie, lampes, céramiques...).

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Ces découvertes montrent que Six-Fours reçut entre les VI° et 1° siècles avant notre ère des marchandises provenant de toute la Méditerranée, une grande partie de celles-ci fut redistribuée en direction des places fortes indigènes de la région.

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En échange, Marseille achetait aux indigènes les produits nécessaires à son commerce international qu'elle acheminait par le réseau de ses comptoirs d'Espagne, de Gaule et de Corse jusqu'à la Grèce.

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Voiles latines: jusqu'à la fin du 19° siècle, il y avait trois types d'embarcations utilisées sur la Côte d'Azur: le "moure de porc" (dont la proue est en forme de nez de cochon), le pointu et la bette.

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Les seuls moyens de les utiliser étaient aux avirons ou à la voile latine, celle-ci étant utilisée pour traîner des engins de pêche comme le gangui (art traînant) nécessitant une forte voilure.

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C'était aussi un moyen de retourner plus rapidement sur les quais, afin  de vendre le poisson qui était transporté par cagettes jusqu'à la halle de Toulon.

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C'est à partir des années 30 que les premiers moteurs ont fait leur apparition sur les bateaux de pêche. La voile latine est une voile pointue fixée sur une antenne, aux deux parties: la penne et le quart, l'ensemble étant accroché à un mât.

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La Bete "nega chin": Barque à fond plat, permet les zones de pêche les moins profondes. Elle est vouée à la petite pêche "l'art menu". Elle s'utilise soit à la rame pour la pêche (rusquet), (girolier, oursins, etc...) soit à la voile latine pour les régates dominicales.

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La lagune du Brusc fait partie du réseau européen Natura 2 000 qui regroupe des sites naturels représentatifs de la biodiversité européenne. L'objectif de Natura 2 000 est de préserver cette diversité biologique et de valoriser le patrimoine naturel. En France la démarche est basée sur la concertation avec l'ensemble des acteurs du territoire.

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La langune du Brusc est constituée d'un herbier de Posidonie - Posidonia oceanica - qui forme ici un récif barrière, véritable patrimoine architectural naturel (en France, on n'en compte plus que trois). La Posidonie n'est pas une algue mais une plante à fleur marine (floraison en automne) qui joue un rôle très important:

* frayère pour poissons; * producteur d'oxygène; * protection du littoral contre l'érosion.

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La lagune du Brusc est également constituée d'un vaste herbier de Cymodocée - Cymodoca nodosa - et d'un herbier relique de Zostère - Zostera noltii. Toutes ces plantes marines sont potégées.

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