Christine Clerc : Que le Front de gauche, né de l’alliance du PC avec Jean-Luc Mélenchon, cherche à prendre, via la CGT et Sud-Rail encore puissants à la SNCF, une revanche qui fasse oublier ses cuisants échecs dans les urnes, c’est dans la tradition communiste : imposer son rapport de force. Feu « le milliardaire rouge » Jean-Baptiste Doumeng l’avait prédit : « Les élections, c’est secondaire. Tant qu’on tient la SNCF, on peut paralyser le pays… ». Que la gauche du PS, en rébellion contre un Premier ministre, Manuel Valls, qualifié de « Rocardo-centriste », prenne appui sur ce mouvement, cela fait partie aussi des paradoxes de notre démocratie - entre majorité silencieuse et minorité rugissante.