Il était temps de réformer le régime des intermittents du spectacle, qui représente 25 % du déficit de l’assurance chômage pour seulement 5 % des indemnisés. Soit un milliard d’euros par an. Or, comme les intermittents ont de puissants relais médiatiques, les derniers en date à se manifester étant Jack Lang et le président de l’Assemblée Claude Bartolone, le gouvernement flotte. Il aura donc suffi d’une manifestation sous les fenêtres du ministère de la Culture pour que Mme Filippetti lâche du lest, au grand dam des organisations syndicales signataires. Les intermittents n’ont jamais digéré le durcissement de leur régime d’allocations chômage en 2003. Onze ans plus tard, le conflit ressurgit, à l’occasion de la signature d’un nouveau protocole.