3) Là encore, Jean Paul Ney confirme cette mise en cause, lorsqu’il écrit : « Quand on est journaliste sur une zone de guerre, de surcroit embarqué avec des militaires, on évite de ressortir son militantisme et de parler mal à des hommes et des femmes qui risquent leur vie chaque jour, encore une fois Hervé, tu sais très probablement de quoi je parle ».
Libérés le 29 mai 2011. Pourtant, Ghesquière, dans un entretien à l’AFP le 30 juin 2011, assurera n’avoir pris « aucun risque inconsidéré ». « On n’est pas allés à l’aventurette pour risquer nos vies. (…) On était bien préparés, on a pris le minimum de risques possibles », ajoute Hervé Ghesquière.
Et il mentait… Un premier mensonge de Ghesquière. Mensonge ! Explique le site Infodéfense, en publiant un document et un témoignage qui apportent la preuve que les journalistes ont été avertis par un militaire une heure avant leur enlèvement sur la route menant à Tagab.
Second mensonge : Lors d’une interview à l’Echo de Touquet, Hervé Ghesquière déclarait à propos de l’officier Jackie Fouquereau :
« Je l’ai appelé des dizaines de fois, je lui ai laissé des messages, des sms, je suis allé chez lui et j’en suis même arrivé à lui envoyer des lettres en recommandé pour le rencontrer. Depuis notre retour, il me fuit, Jackie Fouquereau est un lâche ». Lors de son procès, il tentera pourtant de soutenir que le terme de « lâche » est « à comprendre dans le sens que son acte était lâche car il refusait seulement de me voir et c’était le seul, pas l’homme en tant que tel ».
Et il mentait… Le juge rejettera cet argument. Un journaliste travaille avec les mots, et s’il se réfugie derrière une mauvaise connaissance de leur sens pour se défendre, c’est qu’il ment. « il me fuit, Jackie Fouquereau est un lâche », cela ne veut pas dire « son acte était lâche ».