(deuxième partie) Alors, dites-nous quel est votre secret. Aidez-nous, alors qu’on annonce un durcissement de la grève des médecins qui va nous obliger à nous remettre aux remèdes de grands-mères et aux onguents aux herbes, voire même à rebooter nos rebouteux pour soulager nos maux. Pourquoi ne profiteriez-vous pas des pouvoirs qui vous sont conférés pour tenir, une fois l’an, une allocution qui ne commencerait pas par la Marseillaise mais par des notes de cithare et des voix psalmodiant « Hare Krishna, hare Krishna… » ? Dans la position du lotus et les vapeurs d’encens, nous serions tout disposés à vous écouter, nous qui, il faut bien le reconnaître, sommes trop sensibles, trop réactifs, voire même un peu chochottes. Instruits du secret de votre stoïque attitude et de l’art de la carapace, nous deviendrions, à notre tour, des millions de blindés. Voilà, Monsieur le Président. En vous remerciant de l’attention que vous accorderez à cette requête, je vous présente mes salutations respectueuses et vous souhaite une fin de quinquennat requinquée. FIN