Monsieur le Président,
Je vous fais une lettre que vous lirez peut-être si vous avez le temps. Non point pour commenter vos vœux mais pour attirer votre attention sur l’éminent service que vous pourriez rendre à la Nation. Je m’explique. Pourquoi ne mettriez-vous pas à profit votre fonction pour transmettre aux Français le secret de votre zénitude ? Pourquoi ne pas nous apprendre à être, nous aussi, insensibles à notre environnement, comme vous qui marchez résolument en répétant « Ça ne m’atteint pas… Ça ne m’atteint pas » ? Et pourtant, l’année écoulée ne fut pas vraiment semée de roses. Vous fûtes critiqué, arrosé, contrarié, frondisé, juligayé puis éreinté, merkelisé, vilipendé et, pire que tout, vous fûtes trierweilé. N’importe lequel d’entre nous serait occis par tant d’avanies. Vous, non !
(Première partie)