La ferveur nationale ayant accueilli l’annonce de l’assassinat de Charlie Hebdo, donne la mesure du choc ressenti dans la communauté nationale qui se croyait jusqu’alors épargnée par le terrorisme international. Rien ne sera plus comme avant dans un pays qui, malgré ses querelles intestines, sa mauvaise humeur récurrente et ses angoisses pour l’avenir, n’avait pas été habitué à cela. La population découvre que les journalistes, souvent perçus comme des donneurs de leçons, peuvent aussi être aux avant-postes d’un bien précieux qui s’appelle la liberté. Laquelle n’est pas forcément acquise pour des siècles et des siècles.