Sans parler des pseudo-intellectuels qui 24 heures après l'attentat faisaient déjà porter la responsabilité des faits sur... Houellebecq, Zemmour ou Finkielkraut. Alors, je veux bien que l'école "enseigne aux élèves qu'ils sont tous égaux". Mais elle pourrait aussi enseigner la laïcité - la vraie laïcité, celle de Voltaire et de Condorcet, celle de Combes et de Jaurès, celle de Jean Zay : une laïcité intransigeante, parce que transiger avec l'intolérance, c'est immanquablement attirer de nouvelles exigences, afin d'occuper un terrain qui appartenait à la République, mais sommes-nous encore en République ?
Michel Onfray a émis l'hypothèse que ce mercredi 7 janvier serait notre 11 Septembre à nous. J'en doute. Nous avons déjà tellement baissé la garde, tellement accepté de mettre de l'eau dans notre vin - et même de supprimer le vin, et le cochon - qu'un massacre nous peine sans doute, mais ne réveillera pas ceux qui sont déjà entrés en collaboration. Ecr.l'inf. (1)
(1) "Écrasons l'infâme" : c'est ainsi que Voltaire concluait souvent ses lettres. L'infâme, c'était la superstition, le dogme, l'intolérance. Ce sont toujours les mêmes horreurs qui régissent notre quotidien, contre lesquelles il faut se battre, se battre, se battre.