L’humidité de la Bretagne est très favorable aux fougères. Certaines poussent plutôt sur les murs et les talus tandis que d’autres se rencontrent dans des milieux plus variés. Cette magnifique photographie d’enfants rapportant une charge de fougères à la ferme a été prise vers 1905, par Paul Géniaux. On coupait la fougère à la faucille ou à la faux mais les bouts de tiges qui restaient dans le sol, étaient comme autant de couteaux dressés vers le ciel.
Avec une vingtaine d’espèces communes, les fougères sont des plantes très présentes dans les paysages bretons. Rien d’étonnant à ce qu’elles aient laissé une trace significative dans la toponymie : trois communes, Rezé (44), Radenac (56) et Rédéné (29), et des centaines de lieux-dits renvoient au breton « raden » (issu du vieux-breton « ratten »). Présente presque partout, la fougère-aigle occupe une place à part.