La gauche en surpoids et la droite anémiée ! Quand on met en parallèle la place des Bretons dans les rouages de l’État au cours des deux dernières présidences, le contraste est singulièrement frappant. De Jean-Yves Le Drian à Bernard Poignant en passant par Marylise Lebranchu, Stéphane Le Foll, Benoît Hamon ou Jean-Jacques Urvoas, la traçabilité bretonne est tellement inscrite dans le pouvoir de gauche que certains socialistes ont fini par trouver Hollande un peu trop bienveillant envers ces Bretons envahissants. Avec Sarkozy, ce fut exactement l’inverse, comme si ses relations compliquées avec l’Armorique cabocharde avaient incité l’ex-président à tourner le dos à cette région d’irréductibles. Il ne s’attira en retour que des relations distantes, quand elles ne furent pas carrément antagonistes avec François Goulard ou Jacques Le Guen. Et pas seulement pour une question de style. Mais ça, c’était avant.