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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 11:35

Eric de la Suisse : « Je viens de Suisse et je réalise mon premier Paris-Brest-Paris. Là, nous sommes à mi-chemin et je dois dire que c’est très dur. Je me sens fatigué mais je dois rallier Paris en 90 heures et ça devrait le faire. Le passage le plus compliqué jusqu’à maintenant a été le tronçon entre Loudéac et Carhaix, et spécialement la montée vers Saint-Nicolas-du-Pélem. Pfff ! Mais l’ambiance sur le parcours est juste incroyable et les paysages fantastiques. L’organisation est extraordinaire et l’accueil des gens, dans les villages, est magnifique. Il y en a qui veillent jusqu’à pas d’heure pour nous attendre, qui nous offrent du café, de l’eau, des gâteaux. Certains ont même organisé des guinguettes ».

Paris-Brest-Paris = 1200 km
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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 11:35

Eric de la Suisse : « Je viens de Suisse et je réalise mon premier Paris-Brest-Paris. Là, nous sommes à mi-chemin et je dois dire que c’est très dur. Je me sens fatigué mais je dois rallier Paris en 90 heures et ça devrait le faire. Le passage le plus compliqué jusqu’à maintenant a été le tronçon entre Loudéac et Carhaix, et spécialement la montée vers Saint-Nicolas-du-Pélem. Pfff ! Mais l’ambiance sur le parcours est juste incroyable et les paysages fantastiques. L’organisation est extraordinaire et l’accueil des gens, dans les villages, est magnifique. Il y en a qui veillent jusqu’à pas d’heure pour nous attendre, qui nous offrent du café, de l’eau, des gâteaux. Certains ont même organisé des guinguettes ».

Paris-Brest-Paris = 1200 km
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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 11:34

Eric de la Suisse : « Je viens de Suisse et je réalise mon premier Paris-Brest-Paris. Là, nous sommes à mi-chemin et je dois dire que c’est très dur. Je me sens fatigué mais je dois rallier Paris en 90 heures et ça devrait le faire. Le passage le plus compliqué jusqu’à maintenant a été le tronçon entre Loudéac et Carhaix, et spécialement la montée vers Saint-Nicolas-du-Pélem. Pfff ! Mais l’ambiance sur le parcours est juste incroyable et les paysages fantastiques. L’organisation est extraordinaire et l’accueil des gens, dans les villages, est magnifique. Il y en a qui veillent jusqu’à pas d’heure pour nous attendre, qui nous offrent du café, de l’eau, des gâteaux. Certains ont même organisé des guinguettes ».

Paris-Brest-Paris = 1200 km
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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 22:41

Dimanche 16 août, à 16 h, les premiers concurrents de la 18e édition du Paris-Brest-Paris se sont élancés du vélodrome national de Saint-Quentin-en-Yvelines. 6.090 randonneurs de l’extrême - dont 362 femmes - sont attendus sur les routes du Grand Ouest, en ce début de semaine. Une première cette année : le nombre de cyclistes étrangers - soixante-six nationalités représentées – est supérieur à celui des coureurs français.

18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris

Quinze étapes jalonnent le parcours, long de 1.200 km :

Étape 1 : Saint-Quentin-en-Yvelines - Mortagne-au-Perche (138 km)

Étape 2 : Mortagne-au-Perche - Villaines-la-Juhel (80 km)

Étape 3 : Villaines-la-Juhel - Fougères (88 km)

Étape 4 : Fougères - Tinténiac (54 km)

Étape 5 : Tinténiac - Loudéac (84 km)

Étape 6 : Loudéac - Carhaix (78 km)

Étape 7 : Carhaix - Brest (88 km)

Étape 8 : Brest - Carhaix (83 km)

Étape 9 : Carhaix - Loudéac (82 km)

Étape 10 : Loudéac - Tinténiac (85 km)

Étape 11 : Tinténiac - Fougères (54 km)

Étape 12 : Fougères - Villaines-la-Juhel (88 km)

Étape 13 : Villaines-la-Juhel - Mortagne-au-Perche (81 km)

Étape 14 : Mortagne-au-Perche - Dreux (77 km)

Étape 15 : Dreux - Saint-Quentin-en-Yvelines (63 km)

18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris

Cette année, l’Asie est venue en masse comme l’explique un organisateur. On compte ainsi 61 Chinois, 26 Hongkongais, quatre Malaisiens, un Macanais (Macao) et un Sri Lankais. Dans le peloton, aussi de nombreux Bretons. Certains clubs, comme celui, de Rosporden (29) sont venus en nombre avec 17 participants. Michel, d’Ergué-Gabéric (29), est venu, plus modestement, avec deux amis. Ce concurrent ne semble pas stressé outre mesure. « C’est ma première participation. Depuis le premier janvier, j’ai parcouru plus de 10.000 km. Récemment, je suis allé voir ma fille et ma petite fille à Strasbourg. J’ai les jambes. Le mental devrait suivre. Je compte mettre 27 heures pour rallier Brest. Là-bas, ma femme m’attendra avec un cuissard et un maillot secs. Après je verrai ».

18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris

De temps à autre, des riverains applaudissent à tout rompre à l’entrée des villages. Les heures défilent. À 1 h 30 lundi 17 août, les premiers randonneurs arrivent à Fougères (35), en terre bretonne. Ville située à mi-distance de Brest et de Paris. « Ils sont repartis très vite, commente un bénévole. Ils ont à peine pris de quoi manger. Pas de sieste réparatrice ». Contrairement à cette dizaine de coureurs qui se partagent des tapis de sol sur les coups de 8 h. Indifférents au bruit.

18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris

Non loin de là, Marcel, un médecin retraité bénévole fait le bilan de la nuit. « On a quand même eu trois hospitalisations. Deux pour des chutes et une pour une cause médicale qui n’a rien à voir avec l’épreuve. Un des blessés va pouvoir repartir. On est aussi intervenu assez souvent pour des tendinites. Certains coureurs ne couvrent pas assez leurs genoux. Cela ne pardonne pas ».

18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris

Les premiers concurrents du Paris-Brest-Paris, partis dimanche 16 août à 16 h, ont rejoint la ville du Ponant le 17 août à 11 h 30. Avant de remettre immédiatement le cap sur la capitale. S’apprêtant à passer une nouvelle nuit sur leur vélo. (600 km en 19h30 = 30.7 km/h)

18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris

Arrivés puis repartis, les plus de 5.000 participants du Paris-Brest-Paris ont jusqu’à demain 20 août 2015 pour rallier la capitale. Entre-temps, ils se seront arrêtés à Brest et auront montré à quel point cette épreuve est synonyme d’humanité, d’entraide, de partage et de dépassement de soi.

18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris

Ils sont tous repartis vers Paris d’abord, histoire de boucler l’aventure, puis vers chez eux, aux quatre coins de la planète. L’aventure du Paris-Brest-Paris reprendra dans quatre ans... Et nul doute que la belle histoire vue hier, dans la foule d’anonymes en jersey, continuera à s’écrire sur le grand livre de l’humanité où l’effort, le partage et la simplicité d’un moment fort éclatent en lettres d’or. Dans la cour, les vélos s’empilent.

18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris

On prend des nouvelles. On trace la route du retour. On reprend des forces. On roupille sur les bancs. Il y a là une foule hétéroclite réunie par une seule passion et un seul mot, valable d’Helsinki à Séoul à en croire les tricots : « randonneur ». Un état d’esprit où la seule compétition qui vaille est celle que l’on livre à soi-même. « Faut être fou », balance Ralf, Montréalais alerte et plein d’autodérision qui, pour la photo, refuse de montrer ses dents. « L’hygiène, c’est après », se marre-t-il. Après, quand la route se sera refermée sur cette nouvelle aventure et que les anecdotes nourriront la légende de tous et l’intimité de chacun. « Moi, je l’ai fait deux fois, redevient sérieux Denis, à la buvette, et je n’ai jamais vu Mortagne-au-Perche. À chaque fois, je suis passé de nuit. Je peux juste dire que l’on croit être arrivé et que le Perche, ben y’a des sacrées bosses ». Parce que le Paris-Brest-Paris, ce sont 12.000 mètres de dénivelé

18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris

Jean-Yves de Montauban-de-Bretagne : « Je viens de Montauban-de-Bretagne et c’est mon troisième Paris-Brest-Paris. C’est aussi très certainement mon dernier parce que j’ai aujourd’hui 72 ans et donc 76 la prochaine fois. Reste que j’aime bien cette épreuve, que j’ai courue en 64 et 69 heures les premières fois, pour l’ambiance générale et le contact avec les coureurs étrangers. Et puis arriver au bout, en moins de 90 heures pour moi cette fois, c’est se prouver des choses et en tirer de la satisfaction. Cette année, c’est le bonheur. Le temps est de la partie et l’encadrement des bénévoles est irréprochable. La réussite, de toute façon, ne peut être que le fruit de toute une équipe ».

18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris

Eric de la Suisse : « Je viens de Suisse et je réalise mon premier Paris-Brest-Paris. Là, nous sommes à mi-chemin et je dois dire que c’est très dur. Je me sens fatigué mais je dois rallier Paris en 90 heures et ça devrait le faire. Le passage le plus compliqué jusqu’à maintenant a été le tronçon entre Loudéac et Carhaix, et spécialement la montée vers Saint-Nicolas-du-Pélem. Pfff ! Mais l’ambiance sur le parcours est juste incroyable et les paysages fantastiques. L’organisation est extraordinaire et l’accueil des gens, dans les villages, est magnifique. Il y en a qui veillent jusqu’à pas d’heure pour nous attendre, qui nous offrent du café, de l’eau, des gâteaux. Certains ont même organisé des guinguettes ».

18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris

Marie-Jo, du Cyclo-club de Guipavas, effectue, depuis dimanche 16 août, la grande randonnée cyclo sportive Paris-Brest-Paris. Elle est arrivée mardi 18 août à Brest, à 9 h 24 précisément. Ses impressions sur la première partie de l’épreuve : « La première partie s’est bien passée avec une belle météo, mais la nuit a été dure à gérer à cause du manque de sommeil. J’ai été perturbée par le décès accidentel d’un participant (qui se serait endormi sur son vélo) ».

18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris

Marie-Jo repartira après un arrêt d’une heure pour se doucher et s’alimenter. Elle aura effectué la première partie en 38 h 09 pour une moyenne totale de 16,2 km/h, arrêts compris. Arrivée prévue le 20 août. Elle se trouvait, le 19 août à Fougères, à 10 h 57, après 921 kilomètres parcourus et plus de 63 heures sur le vélo.

18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris
18e édition du Paris-Brest-Paris
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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 16:09

Le matin de lundi 17 août 2015, à 9 h, L’Hermione a largué les amarres pour rejoindre Bordeaux, après une semaine passée au port de Brest. Une escale qui a attiré un grand nombre de curieux sur le quai Malbert : chaque jour, ils étaient entre 20.000 et 25.000 à admirer la réplique de la frégate de La Fayette. Un succès qui a dépassé toutes les espérances des organisateurs de Brest événement nautique : « On avait tablé sur des prévisions à 1.000 tickets par jour mais devant la demande, on a dû libérer de nouveaux créneaux pour les visites à bord ». On estime le nombre de billets vendus dans la semaine à 12.000. Jeudi 20 août, le bateau a atteint Bordeaux, où il séjournera jusqu’au 26 août avant de rejoindre son port d’attache, Rochefort (17), le 29 août.

rando vélo solo-départ de L'Hermione de Brest
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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 11:52

A Brest, une tradition unique perdure: celle des "Toiles de Mer".
Née à l’occasion du premier rassemblement maritime international de Brest 92, cette tradition a pour vocation d’immortaliser le passage de chaque bateau aux fêtes maritimes brestoises. Au fil des éditions de 1996, 2000, 2004 et 2008, 2012, cette collection s’est enrichie et compte aujourd’hui plus de 1000 « toiles », constituant une collection unique au monde.
De simples plaques de bois, à peindre, sculpter ou orner en toute liberté, portant le nom du bateau et son port d’attache, qui sont aussi toutes des œuvres d’art, traduisant la passion que les équipages portent à leur bateau et à la fête brestoise.
Ces toiles sont le témoignage vivant, la signature personnelle, des milliers de bateaux traditionnels venus des quatre coins du globe pour faire escale en Mer d’Iroise.

les Toiles de mer à BREST
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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 09:36

La frégate de la Liberté : l’Hermione. De leur fabuleux périple, ils gardent nombre d'"images" et de "moments" inoubliables, mais aussi une meilleure connaissance d'eux-mêmes : à Bordeaux, dernière escale de "L'Hermione" avant son retour à Rochefort, les volontaires de la frégate sont comblés de s'être surpassés.

S'il ne devait conserver qu'une image de son voyage de quatre mois à bord de la réplique du bateau de La Fayette parti en 1780 soutenir les insurgés américains contre la Couronne britannique, Nicolas, 44 ans, garderait celle-ci: "Une quarantaine de baleines nageant autour de L'Hermione à Cape Cod aux États-Unis". "Magnifique!".

Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
Les Voiles de la Liberté de L'Hermione

Pour les deux "gabiers", comme pour les quelque 150 autres volontaires (27 ans de moyenne d'âge) qui se sont relayés à bord, l'expérience vécue sur "L'Hermione" au terme de 11.000 miles en quatre mois, a forcément été hors du commun: "Je suis contente, au sens fort de contentement", témoigne Aurore, qui a quitté son "travail de bureau" comme traductrice à Montréal pour embarquer.

"Comblé", renchérit Nicolas, cordiste de profession, qui avait participé pendant quatre ans au chantier de construction à Rochefort (Charente-Maritime), avant de se porter volontaire "car je ne pouvais pas ne pas y aller".

Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
Les Voiles de la Liberté de L'Hermione

Après 27 jours de navigation depuis les Canaries, l'arrivée aux Bermudes, avant les États-Unis, a marqué les esprits. "C'était la concrétisation de la traversée de l'Atlantique!", raconte la jeune femme, car "lorsque tu es en bateau, il n'y a que sur la carte que tu sais que tu te déplaces". Après la douzaine d'escales aux États-Unis et au Canada, puis une halte à Saint-Pierre-et-Miquelon, le retour en fanfare à Brest, il y a dix jours, a été particulièrement émouvant. "Quand est arrivé le moment de chanter sur le pont, on a pu se lâcher et laisser éclater notre joie", raconte Nicolas.

Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
Les Voiles de la Liberté de L'Hermione

Du lundi 10 août au lundi 17 août 2015, le quai Malbert à Brest vit au rythme de L'Hermione et le public est nombreux à profiter de la venue de la frégate dans le port de commerce. Chaque jour, les visiteurs accèdent à bord à la rencontre des gabiers présents sur le pont pour partager leur expérience de navigation. Malgré une météo changeante, le village sur le quai ne désemplit pas. Bagadoù et groupes de chants de marins, crieuse publique et comédiens se succèdent pour animer le site.

Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
Les Voiles de la Liberté de L'Hermione

Après la relève d'équipage, c'est une relève de bénévoles qui a eu lieu pendant cette escale. Pendant toute l'escale, une vingtaine de bénévoles de l'association Hermione-La Fayette se sont mobilisé sur site pour seconder l'équipage dans l'accueil du public. Ils font découvrir le projet au grand public, apportent des explications sur le fonctionnement des canons à l'aide d'une maquette taille réelle et assurent la vente des produits dérivés dans la boutique officielle de L'Hermione. Pour tous, les journées sont longues mais riches en partage avec les visiteurs qui réservent à la frégate un très bel accueil. Les membres d'équipage en repos décompressent après une transatlantique intense, visitent l'Abeille Bourbon ou le Musée de la Marine, et les locaux retrouvent leurs proches. Certains embarquent pour quelques heures de balade en mer sur des bateaux de patrimoine, rassemblés à quai à côté de L'Hermione. La Recouvrance, bateau emblématique de Brest, était présente en début de semaine avant de partir pour Paimpol.

Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
Les Voiles de la Liberté de L'Hermione

C'était le grand jour pour la réplique de l'Hermione, frégate sur laquelle La Fayette rallia les insurgés américains en 1780. Au terme d'un chantier titanesque de dix-sept années, le trois-mâts s'est élancé pour la première fois, dimanche 7 septembre 2014 pour mouiller dans les eaux de l'Atlantique, salué par des dizaines de milliers de spectateurs. Sorti dans la nuit de sa cale de construction pour rejoindre le port de commerce de Rochefort (Charente-Maritime), il a pris la direction de l'île d'Aix, au large des côtes du département. Pour cette première navigation, la réplique était parée de ses gréements, mais sans la totalité de ses voiles ni de sa mâture, en partie démontée pour passer sous le viaduc de la Charente.

Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
Les Voiles de la Liberté de L'Hermione

Avant de baigner dans les eaux de l'océan Atlantique, des dizaines de milliers de spectateurs massés sur les rives la saluaient lors de sa descente au moteur de la Charente, accompagnée de 120 bateaux, dont une cinquantaine de vieux gréements. A son passage devant l'arsenal de Rochefort où elle a été construite, un coup de canon a été tiré et les matelots massés sur le pont lançaient des « hourras » sous les applaudissements d'une foule compacte.

En dix-sept ans, la construction du navire – 65 mètres de long, 47 mètres de haut et 1 200 tonnes au total – a mobilisé des artisans de plusieurs pays, ainsi que des dizaines de bénévoles. Les plans du navire ayant disparu, il a fallu rechercher ceux du « navire-jumeau » de l'Hermione et travailler sur la base des rares peintures de la frégate, coulée en 1793.

Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
Les Voiles de la Liberté de L'Hermione

« FRÉGATE DE LA LIBERTÉ » - Représentant le gouvernement, la ministre de l'écologie, Ségolène Royal, ancienne présidente de la région Poitou-Charentes, a déclaré qu'en ce jour « le rêve devient réalité » et, saluant « la frégate de la liberté », elle a cité le marquis de La Fayette : « Pour que vive la liberté, il faudra toujours que des hommes se lèvent et secouent l'indifférence et l'indignation. » L'académicien Erik Orsenna, président du Centre international de la mer, s'est dit « fier d'avoir contribué à ce projet dont la France avait besoin ». Selon lui, l'aventure de la construction de cette réplique « démontre que le patrimoine ne nous scotche pas dans le passé, mais nous projette dans le futur ». Pour Yann Cariou, ex-officier de marine de 57 ans, qui prendra le commandement de la frégate pour la traversée jusqu'à Boston aux Etats-Unis, la première sortie sera surtout « l'occasion de voir comment réagit le navire et d'apprécier ses qualités manœuvrières ». En savoir plus sur: http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/09/07/l-hermione-la-fregate-de-la-fayette-goute-enfin-le-large_4483330_3244.html#VU7UeuZSaUjGWTOy.99

Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
Les Voiles de la Liberté de L'Hermione

L'Hermione est un navire de guerre qui a navigué pour la Marine française de 1779 à 1793. C'est sur ce bateau, en 1780, que le marquis de La Fayette a rejoint les insurgés américains qui luttaient pour leur indépendance. Il sombra en 1793 au large du Croisic (Loire-Atlantique) à la suite d'une erreur de navigation. Une réplique de L'Hermione a été réalisée à partir de 1997 à Rochefort (Charente-Maritime). Mise en service en 2014, elle est partie pour les Etats-Unis le 18 avril 2015, depuis l'île d'Aix. Elle est arrivée le 5 juin 2015 à Yorktown, où les troupes américaines et françaises remportèrent le 19 octobre 1781 une bataille décisive contre les Anglais. Elle a fait une dizaine d'escales, notamment à Philadelphie et à Boston.

Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
Les Voiles de la Liberté de L'Hermione

Le bateau est un trois-mâts de 65 mètres, dont la coque mesure 44,20 mètres de long pour une largeur de 11,20 mètres. La réplique de L'Hermione aura nécessité la fabrication de 25 kilomètres de cordage, 1.000 poulies, 2.200 m2 de voilure, un mât de 54 mètres de haut, 32 canons, une ancre de 4 mètres de haut, pour une masse totale de 1.200 tonnes.

Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
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Dans quel contexte historique et géopolitique se construit L’Hermione ?

L’Hermione s’inscrit dans un contexte de profondes rivalités entre la France et l’Angleterre. La France vient de perdre la guerre de Sept ans (1756-1763) pendant laquelle elle a perdu le Canada et des colonies d’Amérique du Nord. Mais sur le plan économique, elle s’en sort très bien. La France se reconstruit sur le plan maritime et international. On va sans nostalgie abandonner l’attachement pour l’Amérique continentale et privilégier les Antilles pour relancer le commerce. On va jouer la carte du sucre, de l’indigo et du café, plutôt que de la fourrure, du bois et de la pêche. Sur le plan politique, on a beaucoup de mal à faire face aux humiliations perpétrées pendant la guerre de Sept ans.

Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
Les Voiles de la Liberté de L'Hermione

De leur côté, les treize colonies anglaises d’Amérique du Nord vivent un conflit armé avec l’Angleterre. Elles vont réclamer leur indépendance par la déclaration d’indépendance publiée le 4 juillet 1776 à Philadelphie et qui donnera lieu à l’expression « Etats-Unis d’Amérique ». Pour y parvenir, elles demandent à la France de les aider. Ce qui est assez inédit. Louis XVI est un roi absolutiste. L’idée d’aider un peuple n’est pas une évidence pour lui. Mais l’opinion publique s’enflamme. On est au siècle des Lumières. L’idée qu’un peuple se soulève contre son roi est une idée qui fait son chemin.

Les Voiles de la Liberté de L'Hermione
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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 07:23

La frégate de la Liberté : l’Hermione.
De leur fabuleux périple, ils gardent nombre d'"images" et de "moments" inoubliables, mais aussi une meilleure connaissance d'eux-mêmes : à Bordeaux, dernière escale de "L'Hermione" avant son retour à Rochefort, les volontaires de la frégate sont comblés de s'être surpassés.
S'il ne devait conserver qu'une image de son voyage de quatre mois à bord de la réplique du bateau de La Fayette parti en 1780 soutenir les insurgés américains contre la Couronne britannique, Nicolas Massé, 44 ans, garderait celle-ci: "Une quarantaine de baleines nageant autour de L'Hermione à Cape Cod aux États-Unis". "Magnifique!".
Pour les deux "gabiers", comme pour les quelque 150 autres volontaires (27 ans de moyenne d'âge) qui se sont relayés à bord, l'expérience vécue sur "L'Hermione" au terme de 11.000 miles en quatre mois, a forcément été hors du commun: "Je suis contente, au sens fort de contentement", témoigne Aurore, qui a quitté son "travail de bureau" comme traductrice à Montréal pour embarquer.
"Comblé", renchérit Nicolas, cordiste de profession, qui avait participé pendant quatre ans au chantier de construction à Rochefort (Charente-Maritime), avant de se porter volontaire "car je ne pouvais pas ne pas y aller".
Après 27 jours de navigation depuis les Canaries, l'arrivée aux Bermudes, avant les États-Unis, a marqué les esprits. "C'était la concrétisation de la traversée de l'Atlantique!", raconte la jeune femme, car "lorsque tu es en bateau, il n'y a que sur la carte que tu sais que tu te déplaces".

la Frégate de la Liberté
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18 août 2015 2 18 /08 /août /2015 22:50

A la fin de l'année 1992, à l'initiative de quelques membres du Centre International de la Mer installé à la Corderie Royale et de plusieurs élus de la Ville de Rochefort - en commençant par son Maire Jean-Louis Frot, l'Association Hermione-La Fayette voit le jour, présidé par Erik Orsenna. Pendant près de 5 ans, ces quelques passionnés vont oeuvrer pour que le projet de reconstruction de l'Hermione devienne une réalité. En 1996, l'association, jusqu'alors uniquement constituée de ses fondateurs, s'ouvre aux sympathisants (membres associés) qui sont aujourd'hui plusieurs milliers.

Escale de prestige à Brest
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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 07:42

L'abbaye Saint-Philibert de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu est une abbaye fondée au IXe siècle par des moines bénédictins et située à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu en France. Il ne subsiste que l'église abbatiale et quelques bâtiments autour.

l'Abbatiale de Saint-Philibert de Grand-Lieu
l'Abbatiale de Saint-Philibert de Grand-Lieu
l'Abbatiale de Saint-Philibert de Grand-Lieu
l'Abbatiale de Saint-Philibert de Grand-Lieu
l'Abbatiale de Saint-Philibert de Grand-Lieu
l'Abbatiale de Saint-Philibert de Grand-Lieu
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Édifice de style carolingien, il a accueilli un temps le corps de saint Philibert dont la commune tirera son nom. À la suite de l'attaque du site par les Normands, les moines s'enfuient avec le corps du saint et se réfugient à Tournus. La communauté se reforme alors pour fonder un prieuré. Utilisée au XIXe siècle comme marché couvert, l'abbatiale ne sert alors plus à la célébration du culte. Des fouilles mettent au jour le sarcophage du saint et l'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1896. L'abbatiale est réaffectée au culte depuis 1936. C'est aujourd'hui l'un des monuments importants du pays de Retz ouvert aux visiteurs.

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L'abbatiale est construite vers 815 sur les terres d'un ancien domaine nommé Déas (actuel Saint-Philbert-de-Grand-Lieu), données au VIIe siècle au moine Philibert de Tournus. Dépendante de l'Abbaye de Noirmoutier, elle permet de subvenir aux besoins de celle-ci. Cette construction est autorisée par Louis Ier, le fils de Charlemagne. Le lieu est aussi plus à l'abri des raids des Vikings, étant localisé plus profondément dans les terres. En effet, l'abbaye de Noirmoutier a été attaquée par les Normands de nombreuses fois pendant la première moitié du IXe siècle. Ainsi que le rapporte Ermentaire, jeune moine de Noirmoutier, les moines bénédictins ouvrent la tombe de saint Philibert le 7 juin 836, empruntent la voie romaine via le Bois-de-Céné et Paulx, et se réfugient à Déas avec les reliques. Sous la conduite de l'abbé Hilbod, les lieux sont aménagés pour rendre la défense contre les pillards plus efficace.

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En 847, les Normands atteignent la paroisse. Les attaquants incendient l'abbatiale ainsi que le monastère. La crypte est emmurée avec à l'intérieur le tombeau contenant les reliques. Ainsi protégée, la châsse ne subit pas de dommages. Les moines remettent sur pied l'abbatiale puis partent s'établir à Tournus en Bourgogne avec les reliques, laissant la châsse vide. Un prieuré est tout de même fondé par les moines de Tournus sur le site de Déas au cours du XIe siècle ; il dépend alors de l'abbaye de Tournus. En 1119, la paroisse prend le nom de Saint-Philibert-de-Grand-Lieu en l'honneur du moine Philibert.

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Époque moderne : Au cours du XIVe siècle, un clocher de bois est érigé au-dessus du porche d'entrée de l'abbatiale. Lors des guerres de religion dans la région, les Huguenots provoquent à leur tour des dommages au site. Ils endommagent notamment le chœur, le porche ainsi que le clocher. Au XVIIe siècle, l'église devient paroissiale. Plus tard lors de la Révolution française, l'abbatiale est vendue comme bien national en 1791. Et lors des insurrections vendéennes, l'édifice sert aux républicains de hangar à fourrage et de dépôt de munitions.

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Époque contemporaine : Après l'érection de la nouvelle église paroissiale en 1869, l'édifice sert de marché couvert, et les murs lézardés doivent être réduits de 3 mètres de hauteur. Cependant, la découverte du tombeau en 1865 finit par redonner un nouvel intérêt au site et des travaux sont effectués entre 1898 et 1904. Ainsi, l'abbatiale est classée au titre des monuments historiques depuis 1896 alors qu'elle est désaffectée. C'est seulement en 1936 qu'elle est réaffectée au culte. La même année une fête célèbre le onzième centenaire du transport des reliques dans la commune. Une relique de saint Philibert est alors déposée dans le sarcophage. Le monument est aujourd'hui ouvert aux visiteurs, on en compte environ 9 000 par an. Outre les visites de l'édifice et des jardins, des expositions artistiques et culturelles sont organisées au sein de l'abbatiale. Aussi des cérémonies religieuses sont ponctuellement célébrées ; on peut citer la « Fête de la Saint-Philibert » avec veillée et messe patronale.

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Monuments funéraires : Le sarcophage de saint Philibert, situé dans la crypte, est de style mérovingien. Façonné vers la fin du VIIe siècle, il est constitué d'un seul bloc de granit bleu taillé dans les carrières pyrénéennes de Saint-Béat. Il est orné de deux croix mérovingiennes, une à chaque extrémité, et mesure 2,05 mètres de longueur pour 0,7 mètre de hauteur. Le saint, inhumé en 686 à Noirmoutier, est exhumé en 836 puis transporté en quatre jours sur un brancard à dos d'hommes jusqu'à Déas. Il retrouve alors sa place dans son sarcophage. Il est ensuite entouré d'une confession pour le protéger des dommages qu'auraient pu lui causer les pèlerins trop pressants. Après le départ des reliques pour Tournus, le sarcophage reste vide. Enterré dans la crypte, il ne sera retrouvé qu'à l'occasion de fouilles en 1865.

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On compte deux autres monuments funéraires dans l'abbatiale. La dalle funéraire de Guntarius recouvre le tombeau d'un moine inhumé dans le chœur entre les IXe et Xe siècles. La pierre tombale de Guillaume Chupin, quant à elle, date de 1440 lorsque ce prêtre fait graver une pierre sous laquelle il espère être enterré. Mais pour cela, il aurait fallu qu'il soit nommé recteur de la paroisse, ainsi qu'il l'avait fait graver par avance, nomination qu'il n'obtint pas. À sa mort en 1449, il ne fut donc pas inhumé sous cette pierre (les emplacements prévus pour les années, mois et jour ne sont pas gravés) qui, à compter de 1663, a servi de table de l'autel majeur (la pierre a été endommagée à cette occasion).

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Saint Philibert de Tournus (ou Filibert) de Jumièges, de Noirmoutier, né en 617 ou 618 à Elusa, aujourd'hui Eauze dans le Gers, mort le 20 août 684 à Noirmoutier), est un moine et un abbé français du VIIe siècle. Il a fondé les monastères de Jumièges et de Noirmoutier. Ses reliques ont été apportées à Tournus où il fut l'objet d'une grande vénération. Sa fête est célébrée le 20 août.

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Philibert était fils unique de Filibaud, premier magistrat de Vicus-Julius, aujourd'hui Aire-sur-l'Adour dans le département des Landes, dont il fut depuis évêque. Il vint au monde dans l'ancienne ville d'Eauze, en Vasconie, vers l'an 617 ou 618 et fut élevé à Vic sous les yeux de son père. D'excellents maîtres l'instruisirent aux sciences et le formèrent à tout ce qui était d'usage parmi la nation. Il acquit par leurs soins toutes les connaissances capables de former l'homme pour l'esprit et pour le cœur, pour le monde et pour la religion. Dès que Philibert fut en état d'être produit dans le monde, son père, qui était en grande recommandation auprès du roi Dagobert Ier, lui ménagea une place à la cour, où il fit la connaissance de saint Ouen et mérita son estime.

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Insatisfait par la vie futile qu'il menait à la cour, il forma, à l'âge de vingt ans, le dessein de consacrer sa vie à Dieu en devenant moine. L'ayant fait approuver par le roi, dont le consentement était nécessaire, il vendit tous ses biens et en distribua le prix aux pauvres et aux monastères. S'il préféra celui de Rebais, nouvellement fondé dans la Brie au diocèse de Meaux, ce fut moins à cause des grands biens qu'il y avait donnés, que parce qu'il connaissait saint Agile, que son ami saint Ouen y avait établi premier abbé.

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Plus tard, en 654, il fonda une abbaye à Jumièges, près de Rouen, sur des terres fertiles données par le roi Clovis II à la demande de la reine Bathilde, où il venait autrefois chasser avec le roi Dagobert. Il imposa une discipline d'une grande austérité : jeûnes, veilles, flagellations dit-on. Il en est le premier abbé. Il choisit la règle de saint Colomban pour l'abbaye qu'il fonde, déjà en vigueur à Luxeuil. À Jumièges, il aurait recueilli les énervés de Jumièges. Il mourut le 20 août 684, à près de 70 ans. Son corps fut alors déposé dans un sarcophage.

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Les moines de Noirmoutier ont élevé vers 847 en son honneur une prieurale carolingienne à Déas, devenue par la suite Saint-Philbert-de-Grand-Lieu. Des villages portent son nom dans la vallée du Rhône, en Anjou et en Bretagne. De Noirmoutier à Tournus, ses reliques accomplirent un grand périple, passant par Cunault et Saint-Pourçain-sur-Sioule, qui contribua à sa grande popularité. Les reliques étaient conservées à l'Abbaye Saint-Philibert de Tournus, mais le crâne et deux os ont été volés en 1998.

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