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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 18:49

un nouveau parc d’attraction en Europe : le parc scientifique Vulcania, dédié aux volcans. Un parc d’attraction qui conjugue découverte scientifique et tourisme en famille.
Les attractions:
Volcans sacrés
De lave et de feu
Cité des enfants
Mission Toba
Machine Terre
La Planète Dévoilée
L'Odyssée Magique
La Terre en Colère
Dragon Ride
Le Grand Geyser
Le Réveil des Géants d'Auvergne
Magma Explorer
Le VolcanBul
Le Tunnel des Nuées Ardentes
Les Expositions
Le Coin des Expériences

VULCANIA
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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 08:22
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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 17:45

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Selon la légende, le château, fort ancien, aurait appartenu au Ve siècle à un seigneur nommé Élorn (éponyme du fleuve côtier), puis se serait appelé Hainebon, selon les Chroniques de Froissart.

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L´histoire du château de la Roche-Maurice est liée à celle des comtes de Léon. Lors du démantèlement du comté de Léon en 1180, la branche cadette de la famille de Léon obtient les territoires de Daoulas, Landerneau et Landivisiau jusqu´à Penzé et parvient à se maintenir autour de son fief de la Roche-Maurice pendant 8 générations.

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Implantée sur un rocher dominant la vallée de l'Élorn, la forteresse occupait une position centrale qui permettait à ses seigneurs de diriger l’ensemble de leurs fiefs et plus particulièrement l’importante châtellenie de Landerneau riche de trente paroisses et trèves. Les seigneurs de La Roche-Maurice disposaient des droits de haute justice, moyenne justice et basse justice . La Roche-Maurice fut également, jusqu’au XVe siècle, le siège de la juridiction de Sizun - Ploudiry.

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Le château, alors Roc'h-Morvan (car il aurait été construit, face au Léon, par un seigneur de Cornouaille dénommé Morvan), est pris par les Anglais en 1177 ; ils y placent une garnison jusqu'à ce que Geoffroy II Plantagenêt, duc de Bretagne de 1181 à 1186, restitue une partie du Léon aux fils de Guyomarch IV de Léon. Le donjon, d'environ 13 mètres de côté, pourrait avoir été élevé par Guyomarch V de Léon, héritier en 1179 de la vicomté de Léon, et vivant jusque dans les années 1210.

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Il est probablement partiellement détruit vers 1240 lorsque Hervé III (seigneur de Léon) tente de s'opposer à l'avancée du duc de Bretagne Jean Ier Le Roux, mais continue à être aux mains de la famille de Léon jusqu'au décès d'Hervé VIII de Léon en 1363, qui meurt sans héritier. La seigneurie de Léon échoit à sa sœur, Jeanne, épouse de Jean Ier de Rohan. La seigneurie dépend donc de la maison de Rohan. Pendant 150 ans, en attendant de devenir vicomtes de Rohan, les fils ainés de Rohan s´installent jusqu'en 1517 dans le château de La Roche-Maurice sous le titre de seigneurs de Léon.

RIMGP4329--7-.JPGRIMGP4329--19-.JPG  « Alors que le premier texte mentionnant le château date de 1263, les études de terrain ont montré que le site était déjà occupé et fortifié vers le XIe siècle. À cette époque il y avait vraisemblablement un donjon en bois. Sur les trois hectares du site on trouve le donjon construit sur le rocher, protégé au nord et au nord-est par un escarpement rocheux. En contre-bas, au sud et à l´ouest, les fouilles ont montré la présence d´un habitat. Deux enceintes entouraient le tout, une enceinte haute autour du donjon et une enceinte basse de forme ovale.

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L´entrée du château était à l´est, protégée par un grand fossé. On accédait au logis seigneurial par la porterie, découverte en 2006 à la fin de la campagne de fouilles. C´est un système de protection très complexe qui date peut-être des années 1260-1280 et qu´on ne retrouve nulle part ailleurs sauf en partie à Trémazan et à Joyeuse-Garde. On a une succession de six portes en chicanes. Les portes sont barrées à l´avant et à l´arrière. Juste derrière la porterie, le donjon carré protégeait le logis seigneurial situé au nord. Il était le symbole de la puissance seigneuriale. Dans le donjon, la cheminée dénote le XIIe siècle, voire le XIIIe siècle. Elle a un foyer semi-circulaire et une hotte conique. Dans le mur large de 2m50, un escalier à rampe permet d'accéder aux étages. La tour pouvait avoir plusieurs étages à l´origine. Le logis seigneurial était adossé au donjon côté ouest. Il a été reconstruit au XIVe siècle avec deux niveaux. Deux grandes cheminées sont adossées, celle de la cuisine et celle de la grande salle. »

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En juin 1342, pendant la Guerre de succession de Bretagne, Charles de Blois tente de se rendre maître du château occupé par Jeanne de Flandre, épouse de Jean de Montfort (c'est l'arrivée de navires transportant 6000 archers, commandés par Gautier de Mauny, qui mettra Charles de Blois en fuite). Le 15 janvier 1358, Raoul de Cahors s'engage à « travailler à ramener sous l'autorité du roy les châteaux de Henbont (ancien nom de La Roche-Maurice encore usité) et de Brest ».

RIMGP4329--34-.JPGRIMGP4329--38--copie-1.JPG  En 1472, le duc de Bretagne François II dépossède, pour un temps, les Rohan au profit de son écuyer Louis de Rosnyvinen, mais François II de Rohan en reprend rapidement le contrôle, nommant Guillaume de Kersauson capitaine du château le 16 février 1479. Le château de La Roche-Maurice est alors « l'unique forteresse de la seigneurie de Léon en état de défense ».

RIMGP4329--35-.JPGRIMGP4329--44-.JPG En 1489, à la suite de la Guerre franco-bretonne (1489-1491) menée par le vicomte Jean II de Rohan, qui prétend hériter du duché de Bretagne du fait de son ascendance et de sa femme Marie de Bretagne contre le roi de France Charles VIII, le château de La Roche-Maurice est démantelé. Les Rohan ne s´intéressent plus vraiment au château de la Roche-Maurice et se contentent d´un entretien minimum de façon à pouvoir continuer de percevoir le droit de guet qui est versé par tous les habitants. Vers 1580, lors des guerres de la Ligue, les Rohan prennent la tête du parti protestant en Bretagne. Le château est sans doute définitivement détruit à cette époque. Il ne sera jamais reconstruit.

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En 1678, la forteresse fut transformée en geôle, et conserva ce rôle jusqu'en 1694. En 1695, un document remis au roi révèle le mauvais état des châteaux de La Roche-Maurice et de Joyeuse-Garde (à La Forest-Landerneau). Aux XVIIIe et XIXe siècles, le château sert de carrière, et bien des maisons du bourg et peut-être l’église actuelle furent construites avec ces pierres.

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Le château est resté la propriété de la famille de Rohan jusqu´à son acquisition en 1986 par le Conseil général du Finistère. De 2001 à 2010, des fouilles archéologiques ont été menées sous la direction de l'archéologue Josselin Martineau, seul un dixième du site a été fouillé.

RIMGP4329 (65)RIMGP4329--68-.JPG Flaubert a visité le château de La Roche-Maurice, qu'il décrit ainsi : « Le château de La Roche-Maurice était un vrai morceau de burgrave, un nid de vautour au sommet d'un mont. On y monte par une pente presque à pic, le long de laquelle, de place en place, des blocs de maçonnerie éboulés servent de marches. tout en haut, par un pan de mur fait de quartiers plats posés l'un sur l'autre, et où se tiennent encore de larges arcs de fenêtres, on voit la campagne des bois, des champs, la rivière qui coule vers la mer, le ruban blanc de la route qui s'allonge, les montagnes dentelant leurs crêtes inégales et la grande prairie qui les sépare en se répandant au milieu. Un fragment d'escalier mène à une tour démantelée. Çà et là, les pierres sortent d'entre les herbes, et la roche se montre entre les pierres. (…). C'était dans ces parages que vivait le fameux dragon tué jadis par le chevalier Derrien qui s'en revenait de Terre Sainte. Il se mit à l'attaquer dès qu'il eut, il est vrai, retiré de l'eau l'infortuné Élorn. »

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Le château est depuis longtemps visité par les touristes comme l'illustre ce texte de 1889 : « La Roche-Maurice était autrefois une place très forte, et le séjour ordinaire des vicomtes de Léon. Le château, aujourd'hui en ruines, était sur le sommet d'une roche extrêmement élevée, et d'un abord très difficile. Cet endroit est un des plus jolis paysages qui soient en Bretagne. »

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Ouvert désormais à la visite, le château offre un parcours sécurisé parsemé de panneaux d'interprétation (phases de construction, reconstitution de scènes de la vie quotidienne). L'histoire du château de La Roche-Maurice restera toutefois à jamais mal connue en raison de la destruction de la majeure partie du chartrier de la Maison de Rohan, connu aussi sous le nom de « Chartrier de Blain » en 1793 lors de la Terreur, en dépit du résultat des dernières fouilles.

RIMGP4329--93-.JPGRIMGP4329--97-.JPG    Bonne viste, DIDIER-LE-BRESTOIS

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 14:34

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Une croûte (ou croute), est bien entendu la manière argotique de désigner une oeuvre peinte et dont la qualité est mise en question.

P1400388.JPGP1400389.JPGP1400390.JPGP1400395.JPG La Foire aux Croûtes à Brest, sur la place GUERIN a lieu tous les ans pendant le week-end de l'Ascension.

P1400401.JPGP1400398.JPGP1400403.JPGP1400404.JPG Cette année, nous avons assisté à la 24ème édition, du 9 au 11 mai 2013.

P1400408.JPGP1400410.JPGP1400411.JPG La Foire aux Croûtes fait partie des fondamentaux de la Place Guérin et même de BREST.

P1400412.JPGP1400413.JPGP1400414.JPGP1400417.JPG La Place Guérin prend ainsi des airs de Montmartre avec cette concentration de toiles et de sculptures, ses spectacles de rue, ses étudiants un peu soixante huitards, ses rendez-vous des peintres en tous genres.

P1400419.JPGP1400421.JPGP1400424.JPG Art breton, spectacles burlesques, art de rue égaient les chevalets couverts d'oeuvres aux teintes de la diversité... On ne peut qu'y flaner le sourire au coeur!

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Après la promenade colorée à la Place Guérin, j'ai eu envie de faire un tableau avec mon appareil à images numériques et pour cela, je suis descendu au port de co...

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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 09:30

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LA MARTYRE

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Le plus ancien des "grands enclos".

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L'ancêtre des grands clochers (XIV° siècle, sur des fondements plus anciens), l'aînée des portes triomphales (vers 1450), l'ancienneté inhabituelle du porche (milieu du XV° siècle), les peintures murales de la nef...

L'enclos de la Martyre nous fait remonter aux origines médiévales des "grands enclos".

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POURQUOI UNE TELLE PRECOCITE?

Parce que nous sommes peut-être dans "un lieu de mémoire", celui du martyr du roi Salomon de Bretagne (874) dont l'église conserve les reliques. Mais surtout parce que s'est développée ici une foire de rayonnement international jusqu'au XVII° siècle.

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Chaque mois de juillet, le bourg attire les marchands venus de tout l'ouest mais aussi de Flandres, d'Angleterre sinon d'ailleurs.

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La grande verrière du choeur ne s'inspire-t-elle pas d'une oeuvre d'un graveur allemand, Iost de Necker, dont le verrier a reproduit fidèlement la signature.

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A partir du XIV° siècle, les revenus de la foire, mécénat conjoint des ducs de Bretagne et des Rohan autorisent des réalisations ambitieuses: le clocher s'inspire des flèches de la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon.

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RIMG0279.JPGRIMG0280.JPGRIMG0292.JPGRIMG0294.JPG    Le porche, que l'usure du temps et les restes de polychromie rendent particulièrement émouvant est riche de détails d'une grande finesse: le sourire de la Vierge Condrée du tympan, mais aussi cet ange annonçant la naissance du Christ aux bergers dont l'un joue de la crosse...

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Et pourtant, l'intérieur du porche réserve la surprise d'un bénitier où l'Ankou, armé d'un dard - la Mort - emporte la tête d'un jeune homme.

RIMG0302.JPGRIMG0308.JPGRIMG0311.JPGRIMG0419.JPG  PLOUDIRY: SOUS L'EGIDE DE L'ANKOU.

L'ensemble de PLOUDIRY frappe d'abord par ses dimensions.

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Un vaste enclos, trois entrées monumentales, une grande église, un spacieux ossuaire: il faut dire que la paroisse était très étendue, et englobait à l'origine les territoires de la ROCHE-MAURICE, PENCRAN, la MARTYRE, PONT-CHRIST et LOC-EGUINER-PLOUDIRY.

RIMG0326.JPGRIMG0327.JPGRIMG0328.JPG   Aujourd'hui encore, son clocher sert de repère à tout le plateau environnant et se voit de bien au-delà.

RIMG0330.JPGRIMG0331.JPG    Mieux que d'autres, l'ossuaire laisse deviner la fonction qu'était la sienne lors de sa construction (1635): abriter les ossements provenant des tombes de l'église, qu'il était nécessaire de vider périodiquement.

RIMG0333.JPG RIMG0334.JPGRIMG0338.JPG Les niches, alors dépourvues de fenêtres laissaient donc voir les ossements, que les fidèles aspergeaient d'eau bénite. "Bonnes gentz qui par icy passez, priez Dieu pour les trépassez" invite l'ange du bénititer de gauche.

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A l'étage supérieur, un paysan, une femme, un juge et un noble sont à égalité devant la Mort, personnifiée sous les traits de l'Ankou, squelette armé d'un dard.

RIMG0346.JPGRIMG0349.JPGRIMG0352.JPG A PLOUDIRY comme ailleurs, la mort est très présente dans les mentalités comme dans le quotidien de la population: même en plein âge d'or de la Bretagne, les épidémies font rage, notamment dans les années 1630.

RIMG0354.JPGRIMG0359.JPGRIMG0362.JPG Si le calvaire de l'enclos est modeste, le porche de l'église (1665) varie avec ambition le modèle Renaissance inauguré à LANHOUARNEAU (1582) et SAINT-HOUARDON de LANDERNEAU (1604).

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Bien que dépourvu de couronnement, il s'inspire par la finesse de sa sculpture et l'originalité de son décor intérieur. On y remarque deux sphynx, thème popularisé au siècle précédent par la Porte égyptienne du Château de Fontainebleau.

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RIMG0378.JPG RIMG0380.JPGRIMG0381.JPG

Quant à l'église reconstruite en 1700 (le clocher en 1854), son architecture neutre met en valeur les deux rétables des transepts, oeuvre de Jean Berthouloux qui fut dans les années 1650 le grand rétablier de la région.

RIMG0383.JPGRIMG0387.JPGRIMG0399.JPG Et face à la remarquable chaire à prêcher, un ange soutient la tête du Christ dans une très délicate Pieta.   

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Bonne journée, DIDIER  

 

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 19:01

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Qu'est-ce qu'un enclos paroissial?   IMGP4432.JPG

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L'enclos paroissial désigne l'espace cerné par un mur, renfermant l'église et diffrentes annexes:

* le cimetière, aujourd'hui souvent dépourvu de tombes,

* l'entrée monumentale donnant accès à l'enclos,

* le calvaire,

* l'ossuaire destiné à l'origine à recevoir les ossements provenant de l'église,

*le porche et la sacristie annexés à l'église.

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La notion d'enclos paroissial a été forgée dans la région du Finistère nord. Non que le Léon en ait le monopole: que l'église soit entourée d'un cimetière clos est un principe général à la fin du Moyen-Age.

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Mais ici, l'église et ses annexes ont bien une monumentalité exceptionnelle. Parce que les enclos ont bénéficié de la prospérité de lâge d'or breton (XV°-XVII°S) particulièrement là où l'on fabriquait les toiles de lin.

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Parce qu'ils ont bénéficié d'un contexte intensément religieux, un catholicisme roman unanime, cherchant à impressionner, à éduquer, à séduire; un catholicisme breton aussi, très attaché à son clocher, à ses saints et à ses morts.

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Le circuit des enclos: les 23 enclos paroissiaux entre Brest, Landerneau, Landivisiau et Morlaix:

 

Saint-Thégonnec, Ploudiry, Guimiliau, Plounéour-Menez,

Lampaul-Guimiliau, Commana, Plourin-les-Morlaix, Pleyben,

Saint-Servais, Sizun, Saint-Herbot, La Roche-Maurice, Dirinon,

La Martyre, Bodilis, Loc-Eguiner, Locmélar, Pleyber-Christ et Plougouven.

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PENCRAN: Quand la tradition s'ouvre à la nouveauté.

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Dans une région qui a largement succombé aux séductions de la Renaissance puis du baroque, PENCRAN offre une église gothique encore proche de kla chapelle que les habitants ont voulu reconstruire en 1553, "en l'honneur de Dieu, de la Vierge et de Sainte Appoline", comme on peut le lire sur le porche.

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Un volume simple, une nef et ses bas-côtés, sans chapelles adjacentres; un chevet plat comme on les conçoit à la fin du Moyen-Age, percé d'une grande verrière flamboyan,te; à l'intérieur, point de rétable mais un mobilier gothique dont la pièce maîtresse est la descente de la croix, magnifique groupe sculpté en 1517.

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Cette atmosphère gothique, les siècles suivants l'ont globalement respectée peut-être par scrupule d'y porter la main. La grande réussite est le porche sud entièrement en kersanton, remarquable par sa conception et son décor. Si le groupe de la Nativité du tympan est mutilé, les voussures regorgent de feuillages, d'anges et d'épisodes de l'Ancien et du Nouveau Testament.

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A l'intérieur, les restes de polychromie sont manifestes. Un sommet du gothique breton... mais au milieu du XVI° S., les habitants de PENCRAN n'ignorent pas le goût nouveau de la Renaissance, et ils le réservent au premier des apôtres: à l'intérieur par le dais surmontant Saint Pierre.

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La Renaissance est donc là, mais elle s'épanouit en dehors de l'église, dans cet ossuaire de 1594 qui dit sans ambage ce qu'il est, en caractères romains et en langue bretonne: chapelle de Saint Eutrope et charnier pour mettre les os du peuple. 

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L'enclos de PENCRAN comporte aussi deux calvaires: du côté nord, trois fûts s'élèvent au-dessus de l'entrée monumentale. C'est peut-être ici, en 1521, qu'a germé l'idée de la double traverse qui permet de multiplier les personnages: elle fera bientôt école dans toute la région.

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Le côté sud a aussi son calvaire,avec à son pied la même figure de Marie-Madeleine. 

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 La Roche-Maurice

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images des enclos de PENCRAN, de La MARTYRE, de PLOUDIRY, de La ROCHE-MAURICE et de SIZUN.

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 20:54

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L'Île-d'Yeu est une commune située dans le département de la Vendée et la région Pays de la Loire. C'est une commune insulaire, constituée de l'île d'Yeu, l'une des quinze îles du Ponant. Ses habitants sont appelés les Îslais (et non Îliens) ou les Ogiens. Les principales localités de la commune sont : Port-Joinville (anciennement Port-Breton), Saint-Sauveur (anciennement « le bourg ») et La Meule.

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L'île d'Yeu, jadis Augia et Insula Oya qui traduit le terme germanique latinisé Augia de *aujō « île » en germanique, ou parfois dans l'histoire par étymologie populaire ou facétieuse Île Dieu.

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L'île d'Yeu est située à une vingtaine de kilomètres du continent et s'étend sur 9,5 km de long pour 4 km de large.

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Elle présente deux visages distincts:

 

 * sa côte orientale est sablonneuse et verdoyante, semblable à celle que l'on rencontre sur la côte Vendéenne ;

 

 * sa côte occidentale, est une « Côte Sauvage » rocheuses granitique avec ses criques, ainsi que ses falaises frappées par les embruns et ressemble étrangement à la côte bretonne. Le point culminant est situé entre le vieux château et le cap des degrés, il s'élève à 31 mètres.

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Toute la partie sud de l'île est interdite de construction, hormis quelques anciens villages (comme La Meule) et monuments (comme le « Vieux-château ») ; l'essentiel de la population étant regroupée sur la côte nord, ainsi que le centre de l'île, notamment :

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Port-Joinville, la principale localité dont le nom originel est « Port-Breton » (nom officiel jusqu'au milieu du XIXe siècle). On y trouve de nombreux restaurants, cafés et boutiques. Elle possède le principal port de pêche et la gare maritime qui permet de rejoindre le continent.

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Le village de Saint-Sauveur fut le centre spirituel et politique de l’île de 1650 à 1846. À la Révolution, la mairie fut installée à Port-Breton, la population y étant plus importante.

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Tantôt île tantôt presqu'île suivant le niveau des océans, l'Île d'Yeu a connu son insularisation continue et ultime autour de 5000 avant notre ère. Aujourd'hui longue d'environ 10 km sur une largeur moyenne de 4 km, sa superficie avoisine les 23 km2.

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L'île était rattachée par une langue de terre jusqu'à il y a environ 7000 ans, il en reste la trace sous le nom du célèbre Pont d'Yeu, qui désigne aujourd'hui un haut fond rocheux reliant l'île au continent. Elle a été occupée dès le Néolithique, et en porte le souvenir par ses dolmens et ses pierres levées. Elle était alors recouverte de forêts de chênes.

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L'île a une exceptionnelle densité de traces (gravures) et monuments mégalithiques (dolmen, menhir, ainsi que la toujours énigmatique « pierre à cupules »...) témoignant de la présence humaine au Néolithique en Vendée (-5300 à -3000 ans avant J.-C.). C'est en effet à la fin de l'ère glaciaire qu'apparaissent les premiers habitants de l'île, profitant du bas niveau des eaux pour y accéder.

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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 23:25

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Le jeudi 11 avril en soirée, nous étions seize golfeurs du club de Brest-les Abers à embarquer à Roscoff sur l'Armorique de Brittany Ferries pour rejoindre Plymouth puis Saltash où se trouvait notre hôtel.

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Nous étions hébergés au China Fleet Country Club.

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Et notre premier parcours se situait sur ce même site.

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Le lendemain, samedi 13 avril 2013, nous avons essayé de jouer à Tavistock Golf Club, la pluie dense et incessante ne nous a pas permis de poursuivre l'expérience au-delà du 6 ème trou.

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J'ai profité de cette interruption prématurée de jeu pour visiter une petite église entourée d'un cimetière à Botusfleming, à 4 km au nord de China Fleet Golf Club de Saltash.

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Et le dimanche 14 avril, nous avons eu la chance de jouer sur le Jack Nicklaus Course de Saint Mellion Golf Club, un formidable et splendide parcours.

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Le dimanche soir nous reprenions le ferry pour rejoindre lundi 15 en début de matinée Roscoff. P1380411.JPG

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 16:45

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Vuurtoren-Egmond-aan-Zee-copie-1

Classifications des phares :

Selon leur utilité pour la navigation :

Les phares de « grand atterrissage » marquent les tournants des routes de navigation (exemples : Créac'h, à Ouessant );

Les phares et feux d'« atterrissage secondaire » ou de « jalonnement » des côtes qui précisent le tracé d'une route très fréquentée;

Les phares et feux d'« entrée de port » balisent les estuaires et les ports.

vichy (5) ramine (4)

Selon leur portée :

Les phares de « premier ordre » (60 km de portée);  les phares de « second ordre » (40 km);  les phares de « troisième ordre » (28 km).

   ramine (11) 

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Selon leur éclairage :

Les phares dits « feux à secteurs » présentant différentes couleurs sur tout l'horizon (généralement blanc pour une navigation saine) se distinguent des phares qui présentent une seule couleur.

Les phares dits « feux de direction » éclairant un secteur étroit (exemple : le phare de Trézien, au nord-ouest de Brest), avec le cas particulier des phares dits « feux d'alignement » qui, ensemble, indiquent en outre un axe (exemple : l'alignement de feux permettant l'accès au port du Havre), se distinguent des phares qui éclairent sur une grande partie de l'horizon.

    RâMINE- (4) 

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Pharos of Alexandria1

Selon l'intérêt pour les gardiens de phare : 

En fonction de la dureté des conditions de vie à l'intérieur, les gardiens de phare français désignaient les phares selon trois appellations :

Les paradis, phares situés à terre, les purgatoires, phares situés sur des îles, les enfers, phares isolés en mer, qui impliquent en plus des relèves dangereuses.

Cette classification correspondait également à une progression de carrière, qui commençait dans un enfer pour terminer dans un paradis.

  phare-a (2)  phare-a (1)

phare de la Pointe St-Mathieu

Les bateaux-phares, ou bateaux-feux, étaient des navires conçus spécialement pour supporter des feux là où la construction d'un bâtiment en dur était impossible. Utilisés du milieu du XVIIIe siècle  à la fin du XXe siècle, ils ont presque tous été remplacés par des bouées automatiques. En France, le dernier a été le Sandettié, retiré en 1989.

Le signal lumineux émis par un phare ou un bateau-phare a des caractéristiques spécifiques qui permettent aux marins de l'identifier et de l'utiliser pour déterminer leur position et leur route.

    phare en mer 

phare éclairant

phare du Stiff

On distingue :

les feux scintillant : les signaux de lumière sont très brefs et très rapprochés

les feux à éclats courts ou longs : ils émettent brièvement un ou plusieurs signaux de lumière. Les périodes d'extinction sont plus longues que les périodes de lumière.

les feux isophases : la durée des périodes de lumière et d'extinction sont identiques

les feux à occultations : les périodes d'extinction sont plus courtes que les périodes de lumière.

  phare du Cap d'Ambre 

phare des pierres noires-b morinay-francis (1)

phare de sein-

La signature complète du phare est fournie par :

la couleur du signal lumineux : le plus souvent blanc (visible de plus loin), parfois rouge. On évite d'utiliser le vert car il peut être confondu avec le blanc à une longue distance. Dans le cas particulier des feux à secteur, le signal émis est composé de plusieurs couleurs : il est généralement visible en blanc de la zone de navigation saine, en vert et rouge des zones dangereuses situées à bâbord et tribord de la zone saine.

phare de sein (6) 

phare de sein (9) phare de sein (5)   le nombre des éclats lumineux ou des phases d'obscurité

la période au bout de laquelle le feu reproduit la même séquence d'éclats et périodes d'obscurité : par exemple 15 secondes

Pour éviter toute erreur d'identification, deux phares situés dans la même zone de navigation n'auront jamais les mêmes caractéristiques.

Les signaux émis par les phares, la description des phares (hauteur du phare, hauteur au-dessus du niveau de la mer), leur portée théorique et leur position sont fournis dans des ouvrages publiés par les services hydrographiques (le SHOM pour la France).

 phare de la vieille tourelle de la plate 

phare de la vieille

phare de la Jument

Le phare (Didier Venturini, 1998)

Il a toujours été là

Comme érigé par les vents

Pour qu’il puisse être ce mât

Enchassé dans l’océan

Et même si des carcasses gisent

Comme des monstres de fer crevés

Au pied de ces tempes grises

Faites de sel sur les rochers

 

Il a l’œil sur les ressacs

Colosse au squelette de pierre

Combien d’Ulysse loin d’Ithaque

Lui doivent leur retour à terre

  B-MORINAY-0 (2)-copie-1 

b MORINAY (3)

déco cavale blanche

Dans les abimes de la nuit

Sur l’incertitude des heures

Quand le soir se sait promis

Aux égarements des douleurs

 

Quand la colère des flots fume

Et qu’elle déchire les récifs

Que des écharpes de brumes

S’enroulent à son corps massif

Il tend son flanc souverain

Aux torpeurs enivrantes

Affilé par les embruns

Et leurs étreintes conquérantes

 

Sur l’autel de ses écumes

Dans l’orgie de ses reflux

Quand sous ses quartiers de lune

La peur déroule ses affûts

Il émerge de cette attente

Epuisé par les aguets

Et les craintes de ces tourmentes

Qui menacent de leurs ivraies

Ce n’est que dans les aurores

Qu’il détend son col de nuit

Puis renaît de ses efforts

Et de ces scènes d’agonies

Kemi lightvessel 

logo du golf des abers

phare allumé

 

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 15:36

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C'est l'histoire récente de la fin des phares maritimes habités

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Après 1935, le butane et le propane: les premiers essais en mer seront réalisés au Phare de la Banche, en face de Lorient en 1932. A la fin de la Seconde Guerre mondiale une utilisation régulière sera faite par le Service des phares et balises. Les deux gaz seront utilisés jusque dans les années 1980.

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Pétrole : L'arrivée du pétrole donne aux phares maritimes une puissance encore inconnue, d'abord avec des brûleurs à mèches concentriques à la fin des années 1850, puis avec des systèmes à pression munis du bec Auer et du manchon à incandescence.

Manchon à incandescence : Les brûleurs étaient au départ à flamme nue (1885) puis se transformèrent par l'arrivée du manchon à incandescence (vers 1895) qui équipera tous les systèmes éclairants. Croquis-d-un-phare.jpg

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La nature ponctuelle, très puissante et très blanche de la lumière à incandescence s'allie au mieux aux procédés de concentration de la lumière de la lentille de Fresnel. Cette évolution est parallèle à celle des lampes à pétrole et des lampes à pression d'usage domestique. L'éclairage à pétrole se maintient jusqu'à la période récente de l'électrification.

feu-men-brial---sein--3-.jpg   Électrification : L'électricité (Des lampes à arc et ensuite des lampes à incandescence) remplacera le gaz dans les phares à partir de 1863 mais surtout à partir de 1920. L'Électrification des phares commence en Angleterre : le phare de Dungeness est le premier à être définitivement électrifié, en juin 1862. En France on applique cette nouvelle technologie aux phares sud, puis nord de la Hève le 26 décembre 1863 et le 1er septembre 1865.

feu-Men-Brial-ile-de-sein--2-.jpg Malgré les avantages de l'électricité, l'électrification ne se fait pas massivement, pour des raisons de coût : les phares électriques nécessitent d'importantes installations. Chaque phare doit produire son électricité avec des moteurs à vapeur entraînant des alternateurs, ce qui requiert des réserves de carburant, d'eau, des installations de contrôle, etc… Les faibles performances de ces premières machineries et le manque de spécialistes handicapaient ce nouveau concept d'éclairage. La France choisit d'électrifier le phare du cap Gris-Nez, le phare du Touquet, le phare des Baleines, le phare de La Palmyre et le phare de Planier; ce choix permet de prendre une avance technique et industrielle et de vendre des machineries de phares dans toute l'Europe et au-delà.    la-hague-cotentin.jpg

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logo du golf des abers

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En France, le 27 janvier 1880, le directeur des phares et balises propose qu'une ceinture de feux électriques soit créée sur les côtes françaises.

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On modernisera les phares français, en les électrifiant, en y adjoignant une optique compatible et souvent en les rehaussant de manière à profiter pleinement de leur nouvelle puissance. Le coût d'électrification d'un phare était énorme. En cours de projet, des études permettent de constater que les routes de navigation ont changé, faisant perdre de leur importance à une partie des anciens phares. La modification de ceux-ci sera abandonnée, et les crédits concentrés sur les phares d'atterrissage principaux, réduisant de quarante-deux à treize les sites à moderniser. Dans le même temps, l'arrivée du gaz de pétrole, les améliorations de l'ancien système d'éclairage et son faible coût comparé à sa modernisation concurrencent sérieusement l'électrification.

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Ainsi seuls une vingtaine de phares sont électriques dans le monde en 1885, dont huit en France, quatre en Grande-Bretagne, trois en Russie, les rares autres à Suez, en Australie, au Brésil, en Italie et au Portugal. En 1895, ils sont une trentaine, dont douze en France (et douze autres, vendus par la France dans le monde). Les différents pays du globe ne se pressent pas, les États-Unis et la Norvège allument leur premier phare électrique en 1898; l'Allemagne, les Pays-Bas et la France ne modifieront en masse leurs phares qu'à la fin des années 1920.

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L'amélioration des moyens de production d'électricité, le raccordement de certains phares aux réseaux nationaux, ainsi que le remplacement des lampes à arc par des lampes à incandescence au début du XXe siècle, permet à l'électricité de prendre le monopole.   phare-de-Kereon.jpg  Phare-De-La-Martre-gaspesie-canada.jpg

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Automatisation : Le problème des phares en mer, difficiles d'accès, poussent les services des phares à chercher un système automatique. Les systèmes d'éclairages au gaz de houille semblent un temps permettre le fonctionnement d'un feu en continu; en 1881, des tourelles en sont équipées à Boulogne et à Marseille, mais cette méthode est finalement abandonnée pour des raisons de coût. Au Grande-Bretagne, Suède et Finlande, ce sont les phares au gaz de pétrole qui permettent de se passer de gardiens. D'autres gaz comme l’acétylène sont essayés. En 1893, le feu de la tourelle des Morées (dans l'estuaire de la Loire) fonctionne jour et nuit pendant plus de 150 jours, sans intervention humaine. Les brûleurs doivent être entretenus régulièrement pour conserver une bonne intensité, les mécanismes de rotation des optiques sont fragiles face aux conditions climatiques en bord de mer : certains feux s'éteignent et doivent être réparés. phare-de-la-vieille-et-tourelle-de-plate--3-.jpg 

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Les premiers feux brûlaient jour et nuit. Il n'y avait aucun moyen de limiter le temps de leur allumage. On inventa un interrupteur à valve solaire, qui contrôle le flux de gaz acétylène selon la luminosité du ciel et qui permettait la coupure du gaz pendant la journée. Cette technique permettait d'économiser jusqu'à 90 % de gaz. Puis on inventa des éclipseurs qui programmaient les éclats des feux au gaz acétylène et des économiseurs (entre 1905 et 1915).

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En France, les mécanismes semblent plus tardifs du fait de gros investissements récents dans d'autres technologies. Vers 1950, l'horloger Augustin Henry-Lepaute proposera des éclipseurs mécaniques à mouvement d'horlogerie utilisables pour les feux au gaz propane et butane. Une autre génération de programmateur, vers 1970, introduit l'électronique dans les appareillages. Une deuxième phase de l'automatisation se fera dans le dernier tiers du XXe siècle, avec l'arrivée de phares contrôlables depuis la terre. L'électricité des phares est alors fournie par panneaux solaires, ou par des éoliennes.

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Beaucoup de phares restèrent encore habités jusqu'aux années 1990. En 2011, les phares habités sont rares; les États-Unis et la Grande-Bretagne ont automatisé l'ensemble de leur parc, le dernier phare américain habité ayant été le Charleston Light en 1998. En France, le dernier phare en mer habité est celui de Cordouan, quelques autres phares sur terre et facilement accessibles ne sont pas totalement robotisés. L'automatisation a permis de ne plus envoyer des hommes dans des endroits solitaires et dangereux mais laisse sans surveillance constante des édifices comme Ar-Men, La Vieille ou Kéréon. Depuis plus de dix ans, la Société nationale pour le patrimoine des phares et balises n'a cessé d'alerter les pouvoirs publics sur l'état de dégradation de ce patrimoine.

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Phares nucléaires : L'Union soviétique a également construit un certain de nombre de phares utilisant l'énergie d'un générateur thermoélectrique à radioisotope. Suite à la chute de l'Union soviétique, des phares de ce type sont restés sans surveillance ni entretien, posant des problèmes

environnementaux. Outre leur vieillissement, ces phares ont été la cible de voleurs de métaux, dont certains sont morts suite à une contamination radioactive. Ces phares posent des problèmes de sécurité, l'élément radioactif pouvant être volé pour faire une bombe radiologique.

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Certains de ces phares ont été modifiés pour fonctionner à l'énergie solaire.

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Certains phares sont entretenus uniquement parce qu'ils servent d'attraction touristique, mais on continue encore à en construire dans des zones dangereuses.

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Dans les phares modernes, inhabités, le système de lentilles en rotation est souvent remplacé par des flashs omnidirectionnels, courts et intenses (dans ce cas on concentre la lumière dans le temps plutôt que dans l'espace). Ces signaux lumineux sont similaires à ceux utilisés pour la signalisation aérienne. Leur alimentation électrique est le plus souvent assurée par l'énergie solaire.

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Phare du Portzic-03

phare du Stiff

La tour sert de support au système d'optique. Sa hauteur détermine sa portée géographique, qui correspond à la distance maximale d'où l'on peut voir le phare.

phare-a--1-.jpgphare-ar-men-copie-1.jpg  La forme de la tour est généralement cylindrique pour mieux résister aux rafales de vent et aux lames pour les phares en mer. Des formes carrées, hexagonales ou octogonales sont aussi courantes. La plupart ont une base plus grande que leur sommet pour des raisons de stabilité.     phare-roscoff.jpg

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Le système d'optique se trouve au sommet de la tour. Il est constitué de la source lumineuse, d'un système de lentilles, le tout est ensuite placé dans une lanterne. Pour utiliser au mieux l'énergie lumineuse, elle est concentrée. Le faisceau est aplati sur l'axe vertical pour ne pas s'éparpiller inutilement. Dans le sens horizontal, un ou plusieurs rayons sont créés simultanément et balayent l'horizon afin d'être vus dans toutes les directions. Il n'est pas évident de concentrer un flux lumineux à partir d'une source omnidirectionnelle. Pour éviter d'utiliser des lentilles d'une épaisseur trop importante, on a développé le système des lentilles de Fresnel spécifiquement pour cet emploi. Leur conception permet d'obtenir un grand diamètre et une distance focale suffisamment courte, sans le poids et le volume inhérent à des lentilles classiques.

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Pour ne pas être confondus avec d'autres sources lumineuses, les phares émettent une lumière intermittente.  

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rendez-vous sur la part-3 du Phare dans le prochain post

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