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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 09:02

        affiche-tonnerres-de-brest--2-.jpgb-MORINAY---3-.jpg Bell_Rock_Lighthouse-ecosse.jpg

Le mot phare vient du mot latin pharus, dérivé du grec Pharos (φάρος), qui est le nom de l'île où se trouvait le phare d'Alexandrie. Cette origine est conservée dans beaucoup de langues, comme dans l'italien (faro), l'espagnol (également faro), le portugais (farol) et les langues scandinaves (fyr en norvégien, danois et suédois). Certaines langues comme l'anglais (lighthouse) l'allemand (Leuchtturm), le néerlandais (Vuurtoren), le russe (Маяк) ont préféré créer un nom composé expliquant clairement la fonction du phare.

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Un phare est un système de signalisation employé, soit dans le domaine maritime (phare maritime), soit dans le domaine aéronautique (phare aéronautique).   feu-men-brial---sein--2-.jpg  feu-Men-Brial-ile-de-sein--1-.jpg

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Les phares maritimes ont été le premier moyen pour les navires de repérer les zones dangereuses et les ports. Le système de signalisation maritime est constitué d'un puissant système d'éclairage placé généralement en haut d'une tour. Placés près de la côte, ils permettaient aux navires de repérer la position des zones dangereuses et les ports maritimes. Aujourd'hui, avec les systèmes de positionnement modernes, leur utilisation se raréfie. Ainsi, il n'y a que 1 500 phares maritimes encore en service dans le monde. En France, le gouvernement a envisagé en 2011 de confier les 60 principaux phares de France au Conservatoire du littoral.  la-Jument.jpg 

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Un phare est un établissement de signalisation maritime sur support fixe comportant au moins deux critères parmi les quatre ci-dessous :

Fonction : établissement de grand atterrage ou de jalonnement;

Hauteur : établissement d'une hauteur totale au-dessus du sol de plus de 20 mètres ;

Intensité : établissement dont le feu est d'une intensité supérieure à 100 000 candélas ;

Infrastructure : établissement abritant dans son enceinte un ou plusieurs bâtiments du Bureau des Phares & Balises.

Les feux sont les autres établissements ne remplissant pas au moins deux des critères ci-dessus énumérés.   

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Les premiers phares maritimes sont apparus dans l'Antiquité avec le développement de la marine.  Tout comme les amers naturels (montagnes, volcans, etc.), les phares antiques servaient pour signaler la côte et plus généralement l'entrée d'un port. phare-a-SABLE-d-OLONNE--3-.jpg

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Six phares jalonnent la côte française à la fin du XVIIe siècle, 15 en 1770, année où l'allumage se fait encore par un feu de bois sur la plateforme (on utilise jusqu'à 700 kilogrammes de bois par nuit sur le phare de Chassiron à Oléron), on ne l'allume pas toutes les nuits. Le plus souvent, ils ne sont allumés qu'à l'approche d'un navire. La Compagnie Tourville-Sangrain installe la première lampe à huile munie d'un réflecteur sur le phare de Sète. Ce procédé se répand rapidement (phare de Saint-Mathieu, ...). On compte 15 phares l'utilisant en 1775. Les phares sont munis d'un réflecteur en cuivre argenté. La portée du phare de Planier (Marseille) atteint 28 kilomètres par beau temps.

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Les lampes à huile étant peu puissantes, on multiplie les mèches, mais le résultat est décevant (en 1782, le phare de Cordouan est muni de 84 mèches). Un mécanisme d'horlogerie entraînant le système optique pour réaliser un phare à éclat est utilisé pour la première fois au phare de Dieppe en 1787. En 1791, le phare de Cordouan est équipé de 12 miroirs paraboliques. C'est le plus puissant du monde.  phare-de-la-Teignouse-pons.jpg  phare-de-la-Vieille-et-tourelle-de-la-Plate--2-.jpg

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En 1792, les phares et balises sont nationalisés mais restent affermés à la Compagnie Tourville-Sangrain. En 1811, les phares passent du Ministère de la marine au Ministère de l'intérieur. En 1813, François Arago et Augustin Fresnel amélioreront la puissance des lampes à huile en munissant les becs de mèches concentriques alimentées par de l'huile sous pression. Les plus puissantes consommeront jusqu'à 750 grammes d'huile à l'heure.    phare-de-sein--4-.jpg

phare-de-sein--6-.jpg  phare-de-sein--8-.jpgLentilles de Fresnel : Fresnel pense que des lentilles sont plus adaptées que des miroirs pour concentrer la lumière. Cependant, des lentilles simples de grands diamètres et de courtes distances focales auraient un poids excessif, seraient peu lumineuses et poseraient des problèmes de dispersion des couleurs. D'où l'idée de lentilles à échelons. Fresnel, aidé de l'opticien Jean-Baptiste Soleil s'attache à leur construction pratique. La lumière émise par la lampe à l'horizontale est concentrée et la lumière émise en haut et en bas est rabattue vers l'horizon par des miroirs. Testé à Paris en août 1822, on peut observer la lumière à 32 kilomètres de là. Le système est installé le 20 juillet 1823 au phare de Cordouan. Les marins sont enthousiastes et un programme général d'éclairage des côtes françaises est lancé. Ainsi, 28 phares de premier ordre (60 km de portée), 5 de second ordre (40 km) et 18 du troisième ordre (28 km), et quelques autres sont construits. En 1843, les miroirs destinés à rabattre la lumière sont remplacés par des prismes annulaires. En 1850, il y a 58 phares sur les côtes françaises. Le nombre de naufrages décroit fortement (en France, il passe de 161 par an à 39 entre 1816 et 1831). À la même époque, on compte 126 phares au Royaume-Uni et 138 aux États-Unis. La plupart sont équipés de lentilles de Fresnel.

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Entre 1824 et 1826, Fresnel réalisa des expériences sur des gaz d'huile produits par distillation d'huile de baleine, d'huile de colza et d'huile factice, en vue de les appliquer à l'illumination des phares. Pui on utilisa dans les phares un gaz obtenu à partir de la distillation de goudron ou de résidus de pétrole qu'on appela gaz d'huile mis en œuvre vers 1890.

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Différentes usines à gaz seront installées sur le littoral, à Honfleur, Dunkerque, Royan, Saint-Nazaire, Granville et Brest. Les phares suivants en seront équipés :

Phare de Chassiron, de 1895 à 1902;  Phare d'Ailly; Grand phare de l'île de Sein: construction de l'usine de fabrication en 1896; Ar-Men: Équipé au gaz d'huile en 1897: le gaz est fabriqué à l’île de Sein;  Tourelle de la Plate: Équipé au gaz d'huile en 1911.

 Seront également mis en œuvre les gaz suivants: À partir de 1895, le pétrole vaporisé n'est toutefois pas un gaz mais une vaporisation. À partir de 1900, l'acétylène est utilisé en France jusqu'aux alentours de 1940. Ce gaz était assez dangereux et son stockage demandait l'utilisation de citernes garnies d'un ciment poreux. L'incandescence à l'acétylène sera essayée au phare de Chassiron à titre expérimental de 1902 à 1905. Il sera très utilisé à l'étranger.

 En 1923, le gaz BBT (du fabricant français de phares Barbier Bénard Turenne) représente une forte amélioration des qualités de compression et de sécurité. Il sera produit entre les deux guerres mondiales.  Phare_la_coubre.jpg  phare-a--2-.jpg

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Les Phares (Charles Baudelaire)

 

Rubens, fleuve d'oubli, jardin de la paresse,

Oreiller de chair fraîche où l'on ne peut aimer,

Mais où la vie afflue et s'agite sans cesse,

Comme l'air dans le ciel et la mer dans la mer ;

 

Léonard de Vinci, miroir profond et sombre,

Où des anges charmants, avec un doux souris

Tout chargé de mystère, apparaissent à l'ombre

Des glaciers et des pins qui ferment leur pays,

 

Rembrandt, triste hôpital tout rempli de murmures,

Et d'un grand crucifix décoré seulement,

Où la prière en pleurs s'exhale des ordures,

Et d'un rayon d'hiver traversé brusquement ;

 

Michel-Ange, lieu vague où l'on voit des Hercules

Se mêler à des Christs, et se lever tout droits

Des fantômes puissants qui dans les crépuscules

Déchirent leur suaire en étirant leurs doigts ;

 

Colères de boxeur, impudences de faune,

Toi qui sus ramasser la beauté des goujats,

Grand coeur gonflé d'orgueil, homme débile et jaune,

Puget, mélancolique empereur des forçats,

 

Watteau, ce carnaval où bien des coeurs illustres,

Comme des papillons, errent en flamboyant,

Décors frais et légers éclairés par des lustres

Qui versent la folie à ce bal tournoyant ;  Pointe_ile_de_Re_Baleines.jpg

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Goya, cauchemar plein de choses inconnues,

De foetus qu'on fait cuire au milieu des sabbats,

De vieilles au miroir et d'enfants toutes nues,

Pour tenter les démons ajustant bien leurs bas ;

 

Delacroix, lac de sang hanté des mauvais anges,

Ombragé par un bois de sapins toujours vert,

Où, sous un ciel chagrin, des fanfares étranges

Passent, comme un soupir étouffé de Weber ;

 

 Ces malédictions, ces blasphèmes, ces plaintes,

Ces extases, ces cris, ces pleurs, ces Te Deum,

Sont un écho redit par mille labyrinthes ;

C'est pour les coeurs mortels un divin opium !

 

C'est un cri répété par mille sentinelles,

Un ordre renvoyé par mille porte-voix ;

C'est un phare allumé sur mille citadelles,

Un appel de chasseurs perdus dans les grands bois !

 

Car c'est vraiment, Seigneur, le meilleur témoignage

Que nous puissions donner de notre dignité

Que cet ardent sanglot qui roule d'âge en âge

Et vient mourir au bord de votre éternité !     tableau-snsm-sein.jpg  Vuurtoren-Egmond-aan-Zee.jpg

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    images prises par l'auteur et quelques unes récupérées sur le net

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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 22:07

Le 13 mars 2013, la rando nous a fait longer  le remarquable paysage littoral entre la plage de Goulien et la plage de Lostmarc'h.

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La Pointe de Dinan. Une pointe de Bretagne, en presqu'île de Crozon. Elle est située au sud-ouest sur le territoire de la commune de Crozon. Elle offre une vue magnifque sur l'anse de Dinan et la pointe de Pen Hir et ses tas de pois.

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Une de ses extrêmités forme comme une forteresse naturelle à l'allure d'une ruine de château, avec son arc tel un pont-levis, c'est pour cela qu'on trouve souvent l'appellation château de Dinan pour cette formation rocheuse.

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Presqu'île de Crozon ;  Pointe de Dinan

La pointe de Dinan, appelée aussi le château de Dinan, du fait de son aspect massif et ruiné. Le site n'a rien à envier à celui du cap de la Chèvre. Promontoire livrant de superbes échappées sur roches et falaises déchiquetées. Petite plage de galets dans une crique au pied de l'observatoire. Chaos rocheux dans la mer.

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La pointe de Dinan, également appelée Château de Dinan (avec son pont-levis !), est un site pas très connu par les touristes, et pourtant, quelle beauté ! Avec ses falaises déchiquetées, ses petites plages de galet, sa vue magnifique sur l’anse de Dinan et la pointe de Pen-Hir et ses tas de pois, le site mérite plus que quelques instants. A titre personnel, c’est mon site préféré sur la presqu’île, voilà !

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La partie de la randonnée entre la plage de Goulien et Lostmarc'h nous fait aller de criques en falaises. On y a vu l'éperon barré de Lostmarc'h (monument historique): c'est un système de défense qui date de l'âge de fer. Les deux barres à la base de cette pointe qui s'avance dans la mer sont deux énormes levées de terre, au sommet desquelles  étaient probablement dressées de palissades. Derrière ces protections se réfigiaient des populations locales en cas d'agressions ennemies.

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LOSTMARC'H: c'est un spot très connu pour pratiquer le surf. LOSTMARC'H c'est aussi une chaîne de distribution de produits cosmétiques (eaux de toilette, crème pour les mains, ...)

De nombreux évènements de mer se sont déroulés à proximité de la plage de LOSTMARC'H: en voici quelques récits d'époque.

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Le 25/01/1873 : — On écrit le 20 janvier à "l'Electeur" : « Hier 19, vers une heure de l'après-midi, le navire anglais Wildfour, capitaine Nattras, allant d'Oran à Newcastle avec un chargement de minerai de fer et de paille de marais, a naufragé sur la pointe de Lostmarc'h, située entre le Cap de la Chèvre et la Pointe-aux-Pois, où, en moins d'une demi-heure, il a été complètement démoli. Les débris du navire et une grande quantité de paille de marais ont été, par la violence de la mer promptement jetés sur le rivage.

« Les onze hommes composant l'équipage déclarent, qu'après une lutte de quelques jours contre la tempête de S-O. et une mer effroyable, le navire fut désemparé de son mât de misaine et de son gouvernail. Ne voyant aucun moyen d'éviter le naufrage, ils s'embarquèrent dans leur chaloupe, à un mille environ de la Pointe-aux-Pois et guidés par les signaux du sieur Sévellec, maître guetteur du sémaphore, ils atterrirent sans accident à l'abri de cette pointe.

La perte éprouvée approche de 500.000 fr. Le capitaine, qui est en même temps l'armateur, affirme que rien n'est assuré. »

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Le 02/10/1874. — On nous écrit le 29 septembre: — Les employés de la Douane de Morgat, en faisant tout récemment une reconnaissance de nuit sur leur pantière droite, ont arrêté, à 3 heures du matin, près du bois de la Palue, Ménesguen (Jean-Louis) et Penhoat (Jean-Marie), du village de Brégoulou en Crozon, porteurs d'une pièce de bois, venue épave sur la plage de Lost-March, et qu'ils venaient de soustraire.

Procès-verbal de cette contravention leur a été déclaré par les agents des Douanes ; et les deux inculpés se sont entendu condamner, il y a quelques jours, par le Tribunal civil de Châteaulin, à 50 francs d'amende chacun et aux frais de procédure. « Malédiction ! » disait Ménesguen à Penhoat en sortant du Tribunal, « Je t'avais bien dit que nous serions grondés. »

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Le 04/03/1897. — Hier est venu en plein à la côte, à Lost-March, commune de Crozon, le côté bâbord d'un navire de 500 à 600 tonneaux environ. L'avant et l'arrière du bâtiment manquaient absolument à ce débris, qui mesure 21 mètres de long sur 7 mètres de profondeur, de la quille aux bastingages. Tout indique que cette partie du navire était doublée en cuivre. Les clous qui retenaient ce doublage sont restés sur le bois avec quelque fragment du métal.

L'épave ne paraît pas avoir séjourné longtemps à la mer. Le bâtiment auquel elle appartenait devait être chargé de bois du Nord.

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 09:51

une tourterelle veut réveiller le chat qui dort.

une tourterelle veut réveiller le chat qui dort.

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 13:39

manèges fête foraine

manèges fête foraine

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 18:27

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L'église Saint-Louis de Brest est un monument de style moderne érigé pendant la reconstruction de Brest, après la Seconde Guerre Mondiale sur les ruines de l'ancienne église Saint-Louis. L'église est consacrée au roi Louis XI de France.

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La nouvelle église est construite entre 1953 et 1958 après concours par le groupe d'architectes Yves Michel, Jean Lacaille, Jacques Lechat, Yves Perrin et Hervé Weisbein. L'église Saint-Louis est la plus grande église française reconstruite après guerre.

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D'architecture verticale, l'église Saint-Louis s'inspire d'églises modernes de la Suisse germanophone (Bâle). 

De dimensions imposantes, l'édifice est long de 95 mètres, large de 27 mètres et haut sous la voûte de 24.5 mètres.

Bien que l'éfifice reste controversé et d'une certaine manière inachevé avec son clocher tronqué et certains habillages manquants, la nouvelle église Saint-Louis est un des rares bâtiments du Brest reconstruit, dont la conception fit peuve de volonté architecturale et de novation: l'art moderne omniprésent à l'intérieur de l'église y est particulièrement soigné. 

P1360155.JPGP1360157.JPG  Le Square Marc SANGNIER. 

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La place Marc Sangnier est bien délimitée par trois bâtiments administratifs (la caisse primaire d'assurance maladie, la trésorerie générale du Finistère, les service du commissariat des armées), située à l'emplacement de la Place de la médisance d'avant-guerre. 

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La librairie DIALOGUE fait face à la trésorerie générale. Dans le coin nord-est du square est érigé le monument aux Morts des Démineurs.

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Marc Sangnier, né le 3 avril 1873 à Paris et  mort le 28 mai 1950 à Paris, est journaliste et homme politique français. Il est pionnier du mouvement des Auberges de Jeunesse en France.

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    Militant pour un catholicisme progressiste.

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Sa devise: "L'amour est plus fort que la haine."

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bas de la rue Pasteur, le pont de RecouvranceP1360650.JPG

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 02:36

LE JARDIN DES EXPLORATEURS, Belvédère de la Rade de Brest.

Pour se rendre au jardin des explorateurs, on passe devant la Maison de la Fontaine et la fontaine de Recouvrance sur laquelle est inscrit:

"Si ta soif, Brestois,

Si ta soif est apaisée

Par cette onde

Grâce au maire LUNVEN,

Gardes-en souvenir

Dans ton coeur reconnaissant."

"Lunven, sieur de Kerbizodec, natif de Recouvrance, maire de Brest, fit construire cette fontaine en 1761, remise en eau en 1992, Pierre MAILLE étant maire."

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Dans ce musée en plein air, on peut découvrir les descriptions ou des échantillons de:

la SERRE DE VOYAGE pour traversée, à l'action de la lumière,  

le VASE, utilisation de tronçons de bambous pour le transport de plantes des colonies en France,

la CAISSE du jardinier anglais Luschnath,

la BOUDEUSE qui était la frégate commandée par Bougainville lors de son tour du monde de novembre 1766 à mars 1769

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la RECHERCHE et l'ESPERANCE: la Recherche, flûte sur laquelle d'Entrecasteaux avait mis son pavillon pour l'expédition destinée, en particulier, à retrouver les traces de La Pérouse. En septembre 1791, la Recherche, commandée par d'Auribeau et l'Espérance commandée par Huon de Kermadec, quittent Brest.

Etienne RAOUL, né à Brest le 23 juillet 1815, Etienne Raoul appartient à une famille de marins, il devient médecin et constitue un important herbier de Nouvelle-Zélande...

Jacques Julien de LA BILLARDIERE, né à Alençon le 23 octobre 1775, médecin spécialisé en botanique,a ccompagne d'Entrecasteaux lors de son expédition à la recherche de La Pérouse...

Philibert COMMERSON, naturaliste (18 novembre 1727-13 mars 1773), diplômé de médecine à Montpellier, il s'intéresse très tôt aux sciences naturelles. Recommandé comme naturaliste à Bougainville par Buffon, il embarque en 1767 à bord de l'Etoile, une expédition chargée par Louis XV de négocier avec les Espagnols la restitution de l'archipel des Malouines.

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le SISYRINCHIUM, est un genre de plantes vivaces de la famille des Iridaceae. Il existe entre 70 et 150 espèces (selon les auteurs), toutes originaires du Nouveau Monde. 

Louis Antoine de BOUGAINVILLE, né à Paris le 11 novembre 1729, avocat au Parlement de Paris, chef d'escadre pendant la guerre d'indépendance américaine...  

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Ce petit tour d'horizon m'a permis de comprendre que l'histoire est ainsi au rendez-vous rive droite de la Penfeld, dans le mythique quartier de RECOUVRANCE, au Jardin des Explorateurs. Celui-ci, en surplomb de la Penfeld et la Rade de Brest offre une vue imprenable sur celles-ci ainsi que sur le château de Brest. Ainsi, à l'abri du mur de la Batterie du Cavalier, ce jardin témoigne de l'importante contribution de Brest aux expéditions maritimes du 18° siècle.

P1340158P1340162.JPGP1340164.JPGP1340167.JPGP1340177.JPGCe jardin abrite une collection de plantes rapportées par quatre explorateurs partis de Brest: Louis Antoine de Bougainville, Jacques Julien Houdon de la Billardière, Etienne Raoul, Philibert Commerson; Elles sont réparties en cinq zones géographiques: Asie, Afrique du Sud, Nouvelle-Zélande, Australie, Amérique du Sud.

Les images de l'églises postées dans cet article représentent l'église Saint-Sauveur de Recouvrance. La Maison de la fontaine  est l'une des plus anciennes maisons brestoises. 

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le reportage a été réalisé le 8 décembre 2012, les fleurs étaient par conséquent en hibernation...

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 et la marine se préparait pour attaquer AQMI au Mali???... LOL

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 00:51

Le 3 janvier 2013, j'ai souhaité faire voir à ma petite fille Johanne l'endroit où elle est née fin décembre 2005. Ainsi, nous avons visité un petit peu Martigues (46 000 hab.) avec Johanne la Martégale.   IMGP0637.JPG  IMGP0644.JPG

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En fait, après être passé devant le centre hospitalier où elle a vu le jour, nous sommes montés à la chapelle Notre-Dame de la Miséricorde, toute proche, dite également Notre-Dame des Marins. De là, nous dominions la ville sur une colline de plus de 100 mètres d'altitue au nord de la cité. Cette église servit de patronne et de gardienne de la ville, en particulier auprès des marins et des pêcheurs. Depuis cette chapelle on a un remarquable panorama sur l'ensemble de la ville de Martigues au sud, sur l'étang de Berre à l'est, le canal de Caronte, Port de Bouc et le golfe de Fos à l'ouest.  

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Puis nous nous sommes transportés jusqu'à La Couronne, qui est un village à vocation balnéaire situé sur une section de la Côte méditerranéenne appelée Côte Bleue et qui fait partie de la commune de Martigues.

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Un sémaphore et un phare automatisé y sont implantés.

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On connaît cet endroit sous la dénomination de Carro (port de pêche de Carro) ou de Cap Couronne (phare du Cap Couronne).

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Puis nous avons poursuivi notre ballade jusqu'à Carry-le-Rouet (6 300 hab.). Entre Marseille à l'Est, Martigues et l'étang de Berre au Nord-Ouest et Carro-La Couronne à l'Ouest, cette station balnéaire très fréquentée l'été est équipée d'un port de plaisance. Elle est entourée de plages et de criques abritées. Carry-le-Rouet est la deuxième localité la plus sèche de France métropolitaine (précipitations moyennes annuelles = 517 mm; la moyenne nationale étant de 770 mm/an et à Brest: 1110 mm/an) (Ensoleillement annuel: Monts d'Arrée = 1600 heures/an et Toulon: 2900 heures/an)

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Fernandel y possédait une villa. Contrairement à ses voeux, sa dépouillen'a jamais été ramenée à Carry-le-Rouet où il a résidé une longue partie de sa vie. Son buste en tant que citoyen d'honneur y est exposé.

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Carry-le-Rouet héberge depuis une vingtaine d'années des fous de Bassan. En 2012, de février à août, deux couples de fous de Bassan ont vécu au port. Ils ont donné naissance fin avril à deux poussins. L'incubation d'un fou de Bassan dure une quarantaine de jours. Lorsque le poussin est né, les adultes changent régulièrement le rôle de la couvée pour que l'autre puisse aller s'alimenter. C'est un oiseau nidicole, les parents doivent le couver encore quelques semaines car le petit Fou de Bassan est poïkilotherme, incapable de réguler sa température.

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Il faut savoir que le plus grand oiseau marin de Bretagne a choisi les Sept-Iles en Côtes d'Armor pour son unique colonie française. Le Fou de Bassan, avec ses 1.70 m d'envergure est le plus grand des oiseaux de mer de nos côtes. Son corps allongé et ses longues ailes lui donnent une allure caractéristique.

Peu d'oiseaux laissent autant deviner leur mode de vie à travers leur aspect extérieur que le Fou de Bassan. Sa silhouette à la fois aérodynamique et hydrodynamique traduit l'aisance qui est sienne tant dans l'air que dans l'eau.

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Le Fou de Bassan est une espèce d'oiseaux de mer de la famille des sulidés. Sa dénomination signifie "fou de l'île de Bass", à proximité des côtes orientales de l'Ecosse qui en abrite une colonie particulièrement abondante. L'aire de nidification du Fou de Bassan est limitée à l'Atlantique nord et à la Mer du Nord. La plus grande colonie du continent américain qui est aussi la plus grande colonie au monde avec plus de 60 000 couples se trouve sur l'île Bonaventure en Gaspésie (Canada).

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Le Fou de Bassan est piscivore, se nourrissant surtout de petits poissons tels que le maquereau, le harang, le capelan et le lançon ainsi que de calmars. Il vit une vingtaine d'années. Les couples demeurent ensemble pendant plusieurs saisons. La femelle pond un seul oeuf que les deux partenaires couvent à tour de rôle pendant environ 6 semaines.

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Normalement, une fois la reproduction terminée, ils migrent de leur Atlantique Nord et se dispersent le long des côtes jusqu'au Golfe du Mexique et l'ouest de la Méditerranée. On compte quelques cas de nidification sur les côtes françaises. En France, c'est essentiellement en Bretagne, dans l'archipel des Sept Iles qu'on peut observer les Fous de Bassan. Quelques couples se sont également implantés dans la région de Marseille.

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 00:28

On a l'habitude de distinguer 8 zones d'itinéraires dans le département du Var: 1 - Saint-Tropez, 2 - le Golfe de Saint-Tropez et les Maures, 3 - la Provence d'Azur, 4 - la Rade de Toulon et la Côte provençale, 5 - la Provence verte, 6 - le Haut Var et le Verdon, 7 - le Pays dracénois et 8 - le Pays de Fayence et l'Estérel.

Sanary-sur-mer se trouve dans la zone 4 qui comprend; a - Toulon et sa rade et b - la Côte provençale.

 1 (1)1 (2)1 (3)1 (4) La Côte provençale: des îles, de longues plages de sable blond, de joyeuses cités balnéaires et de vieux ports de pêche grands ouverts à la plaisance. Et, plus à l'intérieur, dans l'intimité des terres qui dodelinent sous les rondeurs sensuelles du Gros Cerveau, une farandole de petits villages de grand caractère, harponnés en plein ciel ou adossés, nonchalants, aux collines boisées, des routes aussi lisses qu'un ruban de soie, des chemins de garrigue... Et partout, des vignes et des oliviers cultivés en plaine et en restanques. Un vrai terroir de seigneurs!

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Le littoral varois recense actuellement 288 pêcheurs exerçant le dit petit métier, embarqués sur leur typique et traditionnel pointu. Ils utilisent le filet trémail pour les sars, bonites ou pageots, et la palangre pour les congres, loups ou daurades. L'ancestrale pêche au gros, qui s'effectuait essentiellement aux environs de Saint-Tropez, Bandol ou la presqu'île de Giens - là où certains lieux ont gardé le nom de madrague en mémoire de ces gigantesques nasses déployées en espalier qui servaient à piéger les thons - se pratique à présent différemment et en dilettantes.

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Bénéficiant de l'aura de la "Côte d'Azur", le Var accueille aujourd'hui 9 million de visiteurs par an. Saint-Troez, ville mythique connue et estimée du reste du monde, attire à elle seule plus de 5 millions de touristes, dont près de 2 millions d'estivants!

Villégiature hivernale prisée par toute l'aristocratie et la gent artistique européenne dès la fin du XIXème siècle, le littoral du Var et des Alpes-Maritimes fut baptisé "Côte d'Azur" par Stéphen Liégeard, préfet de la Côte d'Or, en vacances à Hyères en 1885.

L'avènement du chemin de fer dans les années 1890-1895 démocratise ces rivages cléments et sauvages, le long desquels naît un chapelet de stations climatiques.

eglise-st-nazaire--9-.JPGhotel-de-la-tour--1-.JPGhotel-de-la-tour--3-.JPGhotel-de-la-tour--4-.JPGLogée au creux de sa baie et protégée du mistral par le Gaou, antique et aujourd'hui typique port de pêche provençal aux façades en rose et blanc, station hivernale dès la moitié du XIXème siècle et balnéaire depuis les Années Folles, rendez-vous artistiques de toujours et refuge des intellectuels  allemands durant la dernière guerre mondiale: SANARY affiche un caractère formidablement convivial, des quais spacieux escortés de palmiers, de terrasses et de pointus à la vive barbouille, d'agréables plages de sable et de galets, et une vieille ville pleine de charme, ocrée de rouge et d'or, aux ruelles en courant d'air, placettes et fraîches fontaines...

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Dans les guides touristiques du début du XXème siècle, la ville de SANARY-sur-MER est qualifiée de station hivernale et de bains de mer. de nouveaux hôtels sortent de terre et des villas se construisent dans l'arrière-pays. A partir des années 1930, les vacanciers privilégient la période estivale pour profiter des pages de Port-Issol, de la Gorgette ou encore de la Reyppe.

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Difficile d'imaginer aujourd'hui, en visitant Sanary-sur-Mer, coquette localité varoise, dotée d'un port de pêche, de tous les charmes d'une station balnéaire et d'un superbe parc animalier, son passé mouvementé, les événements dramatiques qui l'ont ponctué, toute cette histoire surprenante qui a été la sienne: les ravages des écumeurs africains, le dernier ayant été recensé en 1610 et les guerres constantes contre les musulmans, origine du croissant sur les armes de la ville...

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Toutefois, cette épopée médiévale n'empêcha pas le développement d'activités très anciennes comme la pêche et l'élevage, la pratique du cabotage (commerce avec Bandol, Six-Fours, Toulon), la construction de navires, dès le XVème siècle, avec des chênes de Bourgogne et d'Italie, des bordages de Norvège, des mâts en bois du Nord, des cordages de la Seyne ou de Marseille, toutes les ferrures étant fabriquées à Sanary même. Le port, de plus en plus actif et fréquenté (pêche de maquereaux, de raies, de daurades, de mulets, de loups, de sardines, d'anchois, de rougets et du fameux rascasso qui sert de base à la bouillabaisse), étant aussi une pépinière de capitaines au long cours, de caboteurs et d'officiers de la marine royale.

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Caractérisée, de tout temps, par un climat d'une salubrité exceptionnelle, la ville de Sanary, moins touchée que les localités voisines par les épidémies de peste, fut souvent l'agglomération qui compta le plus grad nombre de "vieilles gens", en France, bien avant les progrès  récents en médecine et en hygiène, et un échantillonnage très varié de métiers: potiers, tuiliers, tisserands, cardeurs, droguistes, chapeliers, bourreliers, épiciers, ouvriers à moules de boutons...

    hotel-de-la-tour--5-.JPGhotel-de-la-tour--6-.JPGhotel-de-latour.JPGhotel-dla-tour--1-.JPGhotel-dla-tour--2-.JPG Elle donna aussi de l'essor à un commerce de fleurs (qui fut fatal à celui des légumes) et qui privilégia les narcisses, les anémones, les renoncules, les oeillets, les jacinthes, les tulipes; sans négliger, pour autant, la culture des oliviers, des citroniers et des orangers, et une tradition hôtelière (et culinaire) qui ne s'est pas démentie de nos jours: outre le cadre sanaryen enchanteur, on peut apprécier à Sanary la bouillabaisse, le turban de filets de sole, le poulet chasseur, ...   

artistes-sanary--5-.JPGartistes-sanary--8-.JPG artistes-sanary--9-.JPGartistes-sanary--10-.JPGartistes-sanary--11-.JPGartistes-sanary--13-.JPGConnaissez-vous un des natifs de Sanary? Michel Pacha. Il est à la base d'une floraison  de villas à l'amusante architecture orientale, tombées dans l'oubli et que l'on retape aujourd'hui. Impossible de rater cet homme; dans ce coin, chaque lieu-dit a sa rue Michel-Pacha. Il faut dire que Blaise, Jean, Marius Michel (1819-1907) s'est taillé un joli destin. 

Directeur général des phares de l'Empire ottoman, puis ingénieur des entrepôts et quais d'Istanbul, il fut anobli par le sultan et devint Michel Pacha. Rentrant en France, il fut maire de Sanary et arrosa la région avec prodigalité.

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Si SANARY-sur-MER n'était qu'une simple station balnéaire au bord de la "Grande Bleue", elle ne mériterait sans doute qu'un intérêt superficiel. Mais elle est mieux que cela. Depuis le fond des âges, cette petite ville (17 000 haben 2009) a su recueillir l'héritage de toute les civilisations qui se sont succédé en Provence et au bord de la mer Méditerranée. Elle a, par exemple, été la patrie de nombreux écrivains allemands persécutés par les nazis, ou le premier port d'attache du commandant Cousteau, à SANARY-sur-MER, le sens de l'accueil, l'esprit d'aventure, l'art de vivre ne sont pas de vains mots.

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Lorsqu'on sait qu'à l'origine Sanary se nommait Saint-Nazaire qu'ensuite le mot de Sanary a été choisi et qu'enfin Sanary-sur-Mer est devenu le nom aujourd'hui définitif, on conviendra que le hameau dépendant d'Ollioules, devenu village puis ville a changé d'allure et de dimension à plusieurs reprises au cours des siècles.

Proche de l'alignement des "pointus" on peut visiter le musée Frédéric-Dumas, musée mérité pour ceux qui ont développé la plongée à leurs risques et périls et au moyen des instruments qu'ils ont construits eux-mêmes. Frédéric Dumas, qui nous a quittés en 1991, avait pour compagnons: Jacques-Yves Cousteau et Philippe Taillez. Depuis 1945, il animait un groupe d'études et de recherches sous-marines. Leur équipe surnommée "les Mousquemers" a inventé le détendeur qui permet de respirer sous l'eau, le CG 45 (Cousteu-Gagnian).

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Sanary est une ville dont l'histoire n'est pas banale. Elle fut entre les deux guerres qualifiée de "capitale de la littérature allemande en exil" par l'écrivain Ludwig Marcuse (1894-1971) qui reconnaît que Sanary fut la plus fraternelle des patries. Dans ce lieu et quelques autres dès le début des années vingt, des écrivains et des artistes allemands et autrichiens chassés de chez eux par le national-socialisme se sont réunis librement. Ils avaient vu venir le danger. C'est le cas de Lion Feuchtwanger (1884-1958). Lui, le premier s'installa à SANARY. D'autres suivirent. C'étaient quasiment tous des intellectuels qui avaient été déchus de leur nationalité. Leurs livres avaient été brûlés en public comme au temps de l'inquisition. Certains étaient juifs, d'autres pas. 

L'arrivée à Sanary de Thomas Mann, Prix Nobel de Littérature, fit sensation. Des peintres, des photographes, des acteurs et directeurs de théâtre comme Berthold Brecht se rencontrèrent sur le port et résidèrent ou séjournèrent brièvement dans ce que l'un d'entre eux a nommé la capitale culturelle, autrement dit Sanary. 

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 20:27
Espagne : chômage record, sortie de crise pas avant 2013.
L’Espagne comptait au premier trimestre 2012 un actif sur quatre au chômage, dans un contexte de récession : un sombre panorama qui devrait durer jusqu’en 2013, nourri par une cure de rigueur sans précédent. L’abaissement de la note d’«A »  à « BBB » en avril dernier a renforcé les inquiétudes sur la capacité espagnole à redresser la barre.
Espagne-drapeau.pngEspagne – 30 avril 2012. Des manifestations massives contre l’austérité.
En adoptant un plan de rigueur visant les secteurs de santé et l’éducation, le gouvernement espagnol a déclenché la colère de centaines de milliers de personnes. Les manifestants dénonçaient : « C’est criminel de couper dans la santé », « peuples d’Europe, levez-vous ».
La révolte est sérieuse, les travailleurs Espagnols disent : « Les coupes dans la santé et l’éducation, c’est la dernière chose que nous pouvions supporter. Qu’est-ce qui nous reste ? Nous n’avons même plus de travail. Ils nous pressent jusqu’à l’asphyxie. »
Engagé dans une course à la réduction du déficit, le gouvernement conservateur espagnol a adopté un plan de rigueur espérant ainsi générer 10 milliards d’euros d’économies par an dont 7 dans la santé et 3 dans l’éducation. Les retraités vont payer leurs médicaments, jusque-là gratuits, et les immigrés sans papiers auront moins facilement accès aux urgences et en pédiatrie. Les frais d’inscription à l’université vont passer de 1.000 € à 1.500 € en moyenne.
Et pendant ce temps la Commission européenne préparait un plan  de 200 milliards d’euros d’investissements publics et privés pour réactiver la croissance en Europe.
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L’Espagne essaie de rassurer l’Europe le 29 mai 2012.
Le chef de l’exécutif, Mariano Rajoy, privilégie une solution nationale pour sauver le secteur bancaire, mais  il reconnaît de graves difficultés. BANKIA, quatrième banque du pays, a besoin de 19 milliards d’euros de financement public supplémentaire… L’Espagne pourrait se trouver dans l’obligation d’utiliser des fonds externes pour la recapitalisation de ses banques. Madrid veut conserver le contrôle de son secteur financier, mais en a-t-elle les moyens ? En plus du cas Bankia, trois autres banques (Caixaa Cataunya, Nova Galicia et Banco de Valencia) nécessitent 30 milliards d’euros pour atteindre les objectifs de provisions fixés par le gouvernement. Et quand le gouvernement central doit garantir les émissions des régions espagnoles qui doivent refinancer 35 milliards d’euros, difficile de ne pas devoir recourir à l’intervention sur les marchés de la Banque centrale européenne et de prêts du Fonds de stabilité européen concédés directement aux banques.
La crise pèse sur le tourisme en Espagne (5 juin 2012)
L’Espagne, 3ème destination touristique au monde avec 56 millions de touristes qui dépensent en moyenne 996 $. Le chômage baisse en mai en raison du début de la saison touristique, mais le nombre d’emplois créés, 30 000, est deux fois moins élevé qu’en mai 2011. En avril, le nombre de touristes a baissé de 1,7 % sur un an.
 
Ce début du mois de juin (2012) la Chine est très inquiète de la crise dans la zone euro et redoute que la Grèce sorte de la zone euro, car le gouvernement grec a demandé à la Banque centrale et aux responsables financiers de préparer un plan d’urgence. Le risque  de sortie de la zone euro de la Grèce est estimé à « au moins un sur trois » par l’agence de notation financière Standard & Poor’s.
Comme la plupart des pays émergents, la Chine achète de moins en moins d’euros sur les marchés. Les banques centrales de ces pays qui, comme l’Inde, les Philippines, l’Indonésie, étaient parmi les meilleurs clients de la monnaie européenne afin de diversifier leurs réserves de change en sont devenues les premiers revendeurs.
Le Portugal : 6,65 milliards pour trois banques. L’Europe poursuit la recapitalisation des banques de pays de la zone euro placés sous plan de sauvetage. Après la Grèce, c’est le Portugal qui s’apprête à injecter 6,65 milliards d’euros dans trois de ses banques (BPC, BPI et la banque publique CGD) afin qu’elles puissent respecter les exigences de capital de l’Autorité bancaire européenne.  Cette recapitalisation est obtenue en grande partie grâce plan d’aide de 78 milliards d’euros de l’UE et du FMI. Le Portugal qui a respecté tous les objectifs fixés par la Troika, notamment la baisse des déficits publics à 4,5 % du PIB en 2012, a reçu le feu vert de ses créanciers pour toucher la cinquième tranche du plan. Mais l’austérité a ses revers : chute de PIB de 3% en 2012 ; hausse de la dette à 118 % du PIB en 2012 ; et un taux de chômage de 15,5 %.
Le Président du Conseil européen, H. Van Rompuy souhaite une intégration monétaire plus poussée pour renforcer l’l’UEM. 56 % des Finlandais se prononcent en faveur d’une sortie de la Grèce de la zone euro. Et Chypre fait appel à l’aide européenne pour recapitaliser la deuxième banque de l’île à hauteur de 1,8 milliards d’euros. La Banque populaire de Chypre, avec 49 % de créances en Grèce est particulièrement exposée. Les banques chypriotes ont vu se volatiliser 3 milliards d’euros de créances lors de l’annulation partielle de la dette d’Athènes. 19 milliards d’euros de prêts, soit le tiers de toutes les créances chypriotes, concernent des banques grecques.
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Espagne le 19 juillet 2012 : Le cri du peuple espagnol contre la rigueur. L’Espagne, pieds et poings liés à Bruxelles.
Les Espagnols grondent contre les coupes sociales décrétées par le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy. Les fonctionnaires figurent parmi les principales cibles du plan de rigueur de 65 milliards d’euros : prime de Noël supprimée et jours non travaillés réduits. Ces mêmes fonctionnaires ont déjà subi une baisse de salaire de 5 % en 2010 et une hausse des heures travaillées en 2012. Le pouvoir d’achat, déjà fortement écorné par quatre ans de crise et 24 ,4 % de taux de chômage, a reçu le coup de grâce avec la hausse de 3 points de la TVA (de 18 % à 21 %) et la réduction des prestations chômage. Les Espagnols étranglés, se sentent désespérés par une situation économique qui ne s’améliore pas malgré les plans d’austérité qui se succèdent depuis 2010. L’Union européenne a reporté d’un an, de 2013 à 2014, les objectifs de déficit de 3 % du PIB de l’Espagne. Mais ceci n’est pas gratuit : il a même durci les exigences européennes en matière d’équilibre des comptes.
mi-juillet 2012 : Espagne : le chômage explose, les mesures d’austérité se multiplient et la population n’en peut plus.
Au pays de Cervantès, c’est tout un peuple qui a l’impression de se battre contre des moulins à vents. Une mécanique inexorable impulsée par Bruxelles. Censée sauver l’économie, elle semble au contraire la faire couler à pic : suppression d’emplois, salaires et pensions de retraite  amputés, investissements en berne. Déjà étranglés, les ménages affrontent une hausse de TVA. A l’angoisse se mêle un fort sentiment d’injustice, car avant la crise des marchés financiers, l’Espagne avait bien géré sa dette. Aujourd’hui le chaos espagnol menace la France et toute la zone euro. L’Europe doit de toute urgence changer de méthode.
Analyse de Paul KRUGMAN, prix Nobel d’économie
La Grèce a été irresponsable sur le plan fiscal, alors que, jusqu’à une date récente, l’Espagne affichait un excédent budgétaire. Certes, il reposait sur du sable. Mais il n’y a pas eu d’abus comme en Grèce. Les maux espagnols viennent de la spéculation immobilière. La bulle a éclaté. Les banques sont fragiles. Elles ont besoin d’être aidées. Il n’y a aucun rebond économique en perspective. Le problème numéro un de l’Espagne, c’est la compétitivité. Elle doit relancer ses exportations. L’Europe impose des sacrifices aux Espagnols sans que personne ne soit capable d’en chiffrer précisément les bénéfices.  
L’éclatement de l’euro serait une catastrophe. Mais certains pensent que, pour cette raison, on met tout en œuvre pour l’éviter. C’est une grande illusion.
L’état de la France : les déficits budgétaires seront plus importants que prévu, mais ce n’est pas grave. Les marchés ne voient pas la France comme un pays à risque. Les taux d’intérêt à court terme sont bas. Ils sont même négatifs, ce qui prouve que la France n’est pas sous pression financière. La France montre qu’en économie, on peut faire des choix différents ; la France et les Etats-Unis ont de nombreux points communs, notamment au niveau de la productivité élevée. Mais la France accorde de longues vacances et des départs à la retraite très avancés. D’où un PIB par tête inférieur de 25% à celui de l’Amérique. Mais l’économie française fonctionne très correctement, quoi qu’en disent les conservateurs de tout poil. Le président Hollande n’a pas beaucoup de marge de manœuvre. Il ne peut pas relancer l’économie par la dépense publique. La seule chose qu’il puisse faire, c’est modifier  l’équilibre des pouvoirs en Europe. L’euro ne sera sauvé qu’au niveau européen. Il faut que les sommets européens fassent preuve de plus de conviction. Sans cela, l’euro explosera. Aujourd’hui, il y a 50 % de chance pour que les tenants de la ligne dure l’emportent. Si l’euro survit, tout le monde dira que l’élection du nouveau président de mai en France aura modifié l’équilibre des pouvoirs en Europe.
Début 2012, l’euro était attaqué par la spéculation. Les gouvernants auraient pu agir pour changer de cap et prendre les bonnes décisions. Ils ont simplement gagné du temps. Heureusement la riposte de Mario Draghi, le nouveau président de la Banque centrale européenne a porté ses fruits; son opération massive de refinancement (LTRO) équivalait à un achat déguisé d’obligations européennes. Mais sur le fond, rien n’a changé. Au final, la probabilité d’une explosion de l’euro ne faiblit pas.
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SAUVER l’EURO : en tolérant un certain niveau d’inflation, de l’ordre de 3% pendant cinq ans, ce qui n’est pas énorme. L’Allemagne doit mettre un terme à sa politique d’austérité et laisser filer quelque peu les déficits. C’est le seul moyen pour permettre à l’Espagne  de recouvrer sa compétitivité : ses salaires doivent être inférieurs d’environ 20 % à ceux de l’Allemagne pour que ses exportations repartent.
Le déficit public est nécessaire quand le secteur privé cesse d’investir. En période de récession, c’est à l’Etat de prendre le relais, selon KEYNES (comme en 1936). Une fois la croissance revenue, l’Etat peut se mettre à la diète. En Europe, on n’y est pas encore. L’Espagne fait penser à la Floride. Crise immobilière, chômage galopant… la grosse différence, c’est qu’en Floride on sait qu’on peut compter sur Washington pour renflouer les banques. En Espagne, il faut batailler pour que Francfort fasse la même chose.
Quelles seraient les conséquences d’une disparition de l’euro ? Catastrophiques pour le monde entier. Economiquement, la France s’en relèverait au bout de trois ou quatre ans. Mais ce serait un coup terrible pour la construction européenne. On verrait partout la montée de la xénophobie et des extrémismes. Il y aura de nouvelles attaques contre l’euro. La BCE doit être disposée à prêter beaucoup d’argent aux banques et acheter de gros paquets d’obligations européennes. Sinon, on risque le scénario argentin : décrochage de la monnaie avec réapparition des nouvelles devises locales (drachme, peseta et peut-être franc). L’euro pourra continuer à survivre comme ça jusqu’à mi-2013. Au-delà, si rien ne change, il ne pourra se maintenir. Quand on regarde chaque matin le taux d’intérêt des obligations espagnoles à dix ans, on s’aperçoit qu’on est aujourd’hui au bord du gouffre. La crise de l’euro est surtout un problème technique, et non l’essoufflement général du génie ou de l’esprit d’entreprendre européen.
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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 23:26

La Laïta: estuaire formé de l'Ellé et l'Isole après leur confluence. On l'appelle assi, à son embouchure, la rivière du Pouldu. C'est un fleuve côtier soumis à la marée qui prend naissance à Quimperlé au point de confluence de l'Ellé et de l'Isole.

Il serpente depuis Quimperlé en direction du sud vers l'Océan Atlantique. Il s'y jette au port du Pouldu après un parcours légèrement sinueux de 17 km.

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Son tracé sert de frontière naturelle entre les départements du Finsitère et du Morbihan. L'entrée de la ria est rendue difficile d'accès à cause d'un banc de sable sous-marin mouvant. Lorsque le vent souffle du sud ou d'ouest une barre se forme rendant la navigation dangereuse.

Toutes les photos du présent article sont prises à l'embouchure de la Laïta à Guidel-Plage.

 P1330999.JPGP1340001.JPGP1340010-002.JPG  La légende du passeur de la Laïta.

Il y a bien longtemps, le seul moyen de franchir la Laïta au Pouldu était de héler le vieux passeur nomé LIETRAM. En effet, son bac, le "RIFLOAN" permettait de passer d'une rive à l'autre de la rivière. Un soir d'été, où la brume était dense, GWERN et ERWANA, deux jeunes fiancés de CLOHARS décident de se rendre à une fête à GUIDEL.

P1340011.JPGP1340012.JPGP1340013.JPGP1340016.JPG  GWERN héla LIETRAM, qui dans la nuit profonde vint chercher les deux fiancés. ERWANA monta alors dans le bac suivie de GWERN. Mais juste avant le départ, GWERN voyant sa pipe éteinte, s'aperçut qu'il n'avait pas de feu. Son oncle habitant à deux pas, il décida donc de redescendre afin d'aller la rallumer.

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Lorsqu'il revint quelques instants plus tard, le "RIFLOAN" n'était plus là, ERWANA et LIETRAM avaient disparu dans la brume. Le jeune homme qui jusque-là riait lorsqu'il entendait parler de la légende de la mort aux veillées, s'effondra sur la rive et se mit à sangloter en pensant qu'il avait eu grand tort de ne pas croire à cette légende.

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C'est alors qu'une belle dame toute vêtue de soie, tenant une branche de buis dans sa main droite sortie de nulle part, s'approcha de lui et murmura: "Bonsoir GWERN, je suis la fée ENIBAS: prends ce morceau de buis, grâce à lui le passeur ainsi que ta fiancée te seront rendus. Quand ils seront de retour, monte dans la braque, le buis vous protégera ERWANA et toi."

P1340027.JPGP1340028.JPGP1340029.JPG Après quelques instants de silence, le jeune homme étonné et soulagé vit aparaître dans la brume ERWANA et LIETRAM. Il monta aussitôt dans la barque, mais d'un caractère impétueux, GWERN ne put, face au passeur contenir sa colère et frappa violemment celui-ci  avec la branche de buis, une lutte s'engagea alors et provoqua tellement de tangage que LIETRAM, ERWANA et GWERN tombèrent dans la Laïta. La jeune fiancée et le vieux passeur disparurent à jamais...

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Quant à GWERN, son corps fut rejeté sur la rive où il se transforma en un très vieux chêne, sans doute pour lui apprendre la sagesse...

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D'ailleurs, pour vous prouver la véracité de cette histoire, il vous suffira, un soir de grand vent de vous promener de ce côté de la Laïta et vous entendrez sûrement les plaintes d'ERWANA dans les branches du vieux chêne le long de la rive... 

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