Overblog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 17:59
    120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--1-.JPG 
120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--3-.JPG
120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--5-.JPG
120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--4-.JPG
120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--2-.JPG
120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--6-.JPG
Le paysage Breton est parsemé de jolies chapelles et calvaires richement sculptés.  Les chapelles sont parfois isolées sur une colline comme celle du Manéguen, ou situées dans un village ou en ville, parfois près d'une église plus grande.  Certaines chapelles sont entourées d'un mur (l'enclos paroissial).  A l'intérieur de l'enclos se trouvent souvent un cimetière et un calvaire sculpté dans le granit.120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--7-.JPG  120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--9-.JPG
120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--10-.JPG
120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--11-.JPG
120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--12-.JPG
120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--13-.JPG
Au cours de nos randonnées hebdomadaires, nous visitons nombre de ces calvaires et chapelles. Les premières images du présent article montrent Saint Convac dans la forêt domaniale du Gars (L'Hôpital-Camfrout à 5 km et Hanvec à 6 km) la fontaine St-Pol (Tréoc) Nord/forêt domaniale du Gars, Notre-Dame de Laurette (1629-1634) et sa fontaine-calvaire de Coatnant (hameau) près d'IRVILLAC.   120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--15-.JPG    
120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--16-.JPG
120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--17-.JPG
120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--18-.JPG
120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--20-.JPG
120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--21-.JPG
Par exemple, Chapelle de La Vraie Croix (XVIIIe siècle) : un chevalier breton, revenant de Croisade, rapportait un morceau de la Vraie Croix, qu'il perdu et qui fut retrouvé dans un nid de pie au sommet d’une aubépine.  Une chapelle fut donc construite à hauteur du nid.   120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--22-.JPG 
120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--23-.JPG
120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--24-.JPG
120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--25-.JPG
120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--26-.JPG
120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--27-.JPG
Aux XVIe et XVIIe siècles, la Bretagne était riche et le sentiment religieux très fort. Ces deux éléments étaient grandement à l'origine de la prolifération des enclos paroissiaux. En effet les paroisses, en plus du revenu des propriétés et fermes, bénéficiaient beaucoup de la prospérité générale. D'importants dons en nature (coupons de toile, animaux etc.) étaient faits à la sortie de la messe dominicale aux "fabriques", notables élus chaque année pour gérer les biens de la paroisse. Des ventes aux enchères avaient parfois lieu tout de suite après devant l'église et rapportaient énormément d'argent.
    120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--28-.JPG
120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--29-.JPG
120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--30-.JPG
120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--31-.JPG
120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--32-.JPG
120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--33-.JPG
Riches donc, avec l'accord et le soutien des fidèles, les paroisses se lançaient dans l'édification des enclos paroissiaux. C'étaient des signes extérieurs de richesse à la gloire de Dieu. Le phénomène de concurrence et d'émulation entre bourgs et villages intervenait aussi. Les paysans pauvres éprouvaient de la fierté à posséder la plus belle église de la région, au même titre que les nobles locaux. Ceux-ci, en revanche, en y consacrant tant d'argent, donnaient l'impression de se faire pardonner d'être riches.
120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--36-.JPG
120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--35-.JPG
120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--37-.JPG
120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--38-.JPG
120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--39-.JPG
120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--40-.JPG
Beaucoup de calvaires furent érigés pour conjurer la peste de 1598 ou en action de grâces après sa disparition. C'est Louis XIV qui amorça la chute de l'art breton en provoquant (pas sans arrière-pensées politiques) l'affaiblissement économique de la Bretagne. Puis les guerres avec l'Angleterre (où les Bretons vendaient du lin) faisaient bien évidemment cesser tout commerce. Le coup de poignard final était un édit du roi de 1695 interdisant toute construction nouvelle sans nécessité reconnue. Ainsi la Bretagne cessa toute production de grande ampleur.   120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--41-.JPG
120802-Hanvec-N-D-de-Laurette--42-.JPG
120808-saint-Urbain--1-.JPG
120808-saint-Urbain--2-.JPG
120808-saint-Urbain--3-.JPG
120808-saint-Urbain--4-.JPG
Le calvaire : Ces petits monuments de granit, foncièrement breton, groupent autour du Christ en croix des épisodes de la vie de Jésus et de la vierge Marie. Les calvaires sont une extension du menhir christianisé et de la croix de chemin (on en rencontre des milliers dans la campagne bretonne), narrant les épisodes de l'histoire sainte, véritable livre d'images en granit, "la bible des pauvres" destinée autrefois à l'instruction du peuple. Les calvaires avaient donc une fonction pédagogique prononcée: tout en prêchant, le prêtre l'utilisait pour enseigner le catéchisme ou l'histoire sainte à ses ouailles.   120808-saint-Urbain--5-.JPG  120808-saint-Urbain--9-.JPG
120808-saint-Urbain--11-.JPG
120808-saint-Urbain--12-.JPG
120808-saint-Urbain--13-.JPG
120808-saint-Urbain--14-.JPG
Un grand calvaire met sous les yeux l'histoire de la Vierge et du Christ, les mêmes scènes qu'on retrouve au portail d'entrée ou dans les vitraux d'une cathédrale. Les sculpteurs choisissaient les scènes au gré de leur inspiration, sans les grouper de façon chronologique. Certaines se reconnaissent au premier coup d'œil, d'autres, plus au moins abîmées, sont traitées plus sommairement. Aux récits de l'évangile s'ajoute la vie des saints locaux. Pour héberger tous les personnages, qu'on s'amuse de voir vêtus à la mode bretonne de l'époque, le socle s'agrandit, les consoles se multiplient.   120808-saint-Urbain--18-.JPG  120808-saint-Urbain--21-.JPG
120808-saint-Urbain--22-.JPG
120808-saint-Urbain--24-.JPG
120822-menez-hom--2-.JPG
120822-menez-hom--3-.JPG
Les clichés qui se succèdent ont été obtenus le 8 août 2012, l'église de Saint-Urbain, le calvaire CROAZ ar BORN, entre Kerglouaren à son ouest et Kerlavannec à son est (Coat Cesson), calvaire Ty Croaz (sud/La Martyre/2 km), une croix celte (Prat Ilis, Kerdaoulas: sud/St-Urbain/1 km) et le 22 août 2012la fontaine et calvaire de la Chapelle Neuve (W/Menez Hom/1.5 km) à Saint-Nic, entre Telgruc et Plomodiern.  120822-menez-hom--4-.JPG  120822-menez-hom--5-.JPG
120822-menez-hom--6-.JPG
120822-menez-hom--7-.JPG
121128-Le-Cloitre-Pleyben--1-.JPG
121128-Le-Cloitre-Pleyben--2-.JPG
Un calvaire est, dans sa forme la plus modeste, une image représentant la colline où Jésus-Christ fut crucifié. Le lieu où il s'érige sert de pèlerinage et est inclus dans un circuit de quatorze autres lieux qui évoquent les principaux moments de la Passion (crucifixion, etc...) de Jésus-Christ.   121128-Le-Cloitre-Pleyben--5-.JPG   121128-Le-Cloitre-Pleyben--6-.JPG
121128-Le-Cloitre-Pleyben--7-.JPG
121128-Le-Cloitre-Pleyben--8-.JPG
121128-Le-Cloitre-Pleyben--9-.JPG
121128-Le-Cloitre-Pleyben--10-.JPG
Les calvaires bretons représentent souvent d'autres personnages entourant la croix. Parfois, deux autres croix se dressent aussi sur le rocher, en arrière-plan ou de part et d'autre de celle du Christ : celle du « bon larron » et celle du « mauvais larron ». La Bretagne compte une multitude de calvaires préservés et particulièrement riches en personnages, dont le plus ancien est celui de la Chapelle Notre-Dame-de-Tronoën sur la commune de Saint-Jean-Trolimon au sud du Finistère, près de la Pointe de la Torche. Sept calvaires bretons sont dits « monumentaux », ceux de Saint-Thégonnec, Guimiliau, Pleyben, Plougastel-Daoulas, Plougonven, Guéhenno et de St Jean Trolimon.  121128-Le-Cloitre-Pleyben--11-.JPG  121128-Le-Cloitre-Pleyben--12-.JPG
121128-Le-Cloitre-Pleyben--13-.JPG
121128-Le-Cloitre-Pleyben--14-.JPG
121128-Le-Cloitre-Pleyben--16-.JPG
121128-Le-Cloitre-Pleyben--15-.JPG
Guéhenno, classée Commune du Patrimoine Rural, possède l'unique calvaire monumental du Morbihan, bien loin des diocèses de Cornouaille et de Léon. Saint-Jean-Trolimon, dans le Pays Bigouden, est une halte privilégiée sur la Route des vents solaires. Pleyben, le nom de cette paroisse est consigné depuis le XIIème siècle dans le cartulaire de l'Abbaye de Landévennec. Suivant une toponymie répandue « ple » proviendrait de « ploe », la paroisse, dont « Iben » en serait le fondateur. Pleyben, escale touristique vivante et gourmande où se découvrent son enclos paroissial, sa fabrique de chocolat et sa base nautique bordant le Canal de Nantes à Brest.  121128-Le-Cloitre-Pleyben--17-.JPG  121128-Le-Cloitre-Pleyben--19-.JPG
121128-Le-Cloitre-Pleyben--20-.JPG
121128-Le-Cloitre-Pleyben--22-.JPG
121128-Le-Cloitre-Pleyben--23-.JPG
121128-Le-Cloitre-Pleyben--24-.JPG
Plougastel Daoulas, la devise de Plougastel « Sur terre et sur mer » - War zouar ha war vor – affirme le positionnement géographique de cette presqu'île du bout du monde, ouverte sur la Rade de Brest et encadrée par les rivières de l'Elorn et de Daoulas.
La commune de Guimiliau se révèle être un véritable centre d'attraction pour les amateurs d'art et les touristes désireux de découvrir une certaine identité de la Bretagne. Son enclos paroissial est en effet considéré comme l'un des plus somptueux de la Vallée de l'Elorn.  121128-Le-Cloitre-Pleyben--26-.JPG  121128-Le-Cloitre-Pleyben--29-.JPG
121128-Le-Cloitre-Pleyben--31-.JPG
121128-Le-Cloitre-Pleyben--32-.JPG
121128-Le-Cloitre-Pleyben--33-.JPG
121128-Le-Cloitre-Pleyben--34-.JPG
Saint Thégonnec , son territoire vallonné, bordé par le ruisseau de Coatoulsac'h à l'est et de la rivière de la Penzé à l'ouest, fait partie du bassin de l'Elorn ; un lieu marqué par le nombre exceptionnel de monuments religieux qui y ont été édifiés.
Plougonven fait partie des Communes du Patrimoine rural et du Parc Naturel Régional d’Armorique grâce, notamment, à un patrimoine naturel exceptionnel. Son patrimoine architectural l'est tout autant et permet de découvrir un enclos paroissial, des manoirs et d'anciennes fermes qui sont le reflet de la richesse paysanne des temps passés.
121128-Le-Cloitre-Pleyben--35-.JPG
121128-Le-Cloitre-Pleyben--36-.JPG
121128-Le-Cloitre-Pleyben--36-1-.JPG
121128-Le-Cloitre-Pleyben--37-.JPG
121128-Le-Cloitre-Pleyben--38-.JPG
121128-Le-Cloitre-Pleyben--39-.JPG
Chapelle Saint-Voarin, patrimoine rural et religieux, commune de Cloître-Pleyben: reconstruite presque entièrment au VIIIème siècle, cet édifice figure parmi les possessions de l'abbaye de Landévennec au XIème siècle. A l'intérieur, on peut observer le blason d'une famille noble et l'on reconnaît une hermine sur un autel latéral. On retrouve aussi une sculpture de Saint-Voarin, évêque. Auprès de lui, une jambe, attribut qui lui est attaché en tant que guerrisseur. Une fontaine de dévotion, reconstruite en 1824, accueillait autrefois les personnes invalides. Des miracles ont eu lieu à Saint Voarin!
121128-Le-Cloitre-Pleyben--40-.JPG  121128-Le-Cloitre-Pleyben--41-.JPG
121128-Le-Cloitre-Pleyben--42-.JPG
121128-Le-Cloitre-Pleyben--43-.JPG
121128-Le-Cloitre-Pleyben--44-.JPG
Chapelle Saint-Jean-Baptiste, patrimoine rural et religieux, commune de Cloître-Pleyben. Les chevaliers de Malte seraient à l'origine de sa construction. Située dans le Coat-Illis-Ven, "le bois de l'église blanche", cet édifice est restauré au cours du XVIIème siècle. Le portail d'entrée, de style classique, comporte deux pilastres soutenant un fronton cintré surmonté d'une piéta. Une fontaine miraculeuse située à proximité de la chapelle était le rendez-vous des pèlerins recherchant une guérison des yeux.
121128-Le-Cloitre-Pleyben--47-.JPG  121128-Le-Cloitre-Pleyben--48-.JPG
121128-Le-Cloitre-Pleyben--49-.JPG
121128-Le-Cloitre-Pleyben--51-.JPG
121128-Le-Cloitre-Pleyben--52-.JPG
Chapelle de la Madeleine, patrimoine rural et religieux, commune de Pleyben: cette chapelle est construite sur une fontaine aujourd'hui tarie, encastrée au bas du pignon ouest près du portail. Elle est située sur le territoire de la Tréffléau, dépendant de la seigneurie de Quillien. Mentionnée dès 1500 d'après des papiers de famille de M. Kerret du château voisin de Quillien. Elle est restaurée à plusieurs reprises, en 1731, 1858, 1980 et 1994. La chapelle n'est pas vendue à la Révolution et reste prééminence des seigneurs de Quillien, la vitre du midi affiche aujourd'hui encore les armes de la famille et livre leur devise: "Tevel ha gober", se taire et agir. 
121128-Le-Cloitre-Pleyben--53-.JPG
121128-Le-Cloitre-Pleyben--57-.JPG121128-Le-Cloitre-Pleyben--56-.JPG
121128-Le-Cloitre-Pleyben--58-.JPG
121128-Le Cloître-Pleyben (59)  121128-Le-Cloitre-Pleyben--54-.JPG
  121128-Le-Cloitre-Pleyben--60-.JPG
 121128-Le-Cloitre-Pleyben--55-.JPG
 121128-Le-Cloitre-Pleyben--62-.JPG
 121128-Le-Cloitre-Pleyben--68-.JPG121128-Le-Cloitre-Pleyben--65-.JPG

121128-Le-Cloitre-Pleyben--63-.JPG

Partager cet article
Repost0
19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 17:16

P1320767.JPG

P1320768.JPG

P1320769.JPG

P1320772.JPG

SAINT SERVAN (19 000 hab.). Rattachée en 1967 à Saint-Malo, cette ancienne commune est devenue un quartier malouin. Saint Servan est située sur l'emplacement de l'ancienne cité d'Aleth. Durant la Révolution, la commune (de Saint Servan) porte le nom de Port Solidor.

P1320778.JPG

P1320779-001

P1320784.JPG

P1320794.JPG

P1320797.JPG

La cité romaine d'Aleth était le centre d'une grande région agricole importante. Le petit vilage maritime devint une cité importante dotée d'une véritable enceinte fortifiée. Vers 370 ap. J.-C. les troupes romaines cantonnées à ALETH quittent la cité et les premiers Bretons débarquent.

P1320811.JPGP1320812.JPG

P1320814.JPGP1320815.JPG  Des pans de mur d'enceint de l'ancien castellum romain, épais d'un mètre cinquante d'épaisseur sont toujours visibles. 

Dans le Port Solidor, les archéologues ont découvert, en 1973, les restes d'une station de pompage de l'époque romaine qui approvisionnait les bateaux en eau douce ainsi que 7 canalisations débouchant sur des fontaines.

P1320808.JPGP1320809.JPGP1320817.JPG

P1320820

Siège d'un évêché (confirmé au VIIIème siècle) la cité d'Aleth était dotée d'une cathédrale  (Saint Pierre) dont le choeur et les soubassements subsistent aujourd'hui. L'instalation des Vikings sur la Rance pendant 30 ans serait à l'origine de la cathédrale vers 1150 sur le rocher voisin de Saint Malo.

P1320818.JPGP1320822.JPGP1320823.JPGP1320819.JPG

La Tour Solidor fut édifiée entre 1379 et 1380 par le duc Jean IV sur les fondations de l'ancienne tour viking d'Oreigle pour contrôler le trafic sur la Rance, face à Saint Malo qui a intégré alors le Royaume de France.

P1320821.JPGP1320829.JPGP1320831.JPGP1320833.JPGP1320832.JPG Sous la monarchie, l'Empire et la troisième République on construit à Saint-Servan des bateaux. Cette activité économique avec la pêche à la morue connaîtra un déclin relatif vers 1850.

P1320836.JPGP1320837.JPGP1320838.JPGP1320839.JPGP1320840.JPG

En 1920, la commune est nommée Saint-Servan-sur-Mer. En 1967, Saint-Servan-sur-Mer fusionne avec les communes de Paramé et de Saint-Malo, elle est désormais un quartier de Saint-Malo.

P1320841.JPGP1320842.JPGP1320843.JPGP1320844.JPGP1320846.JPGP1320847.JPG

La tour Solidor est un donjon fortifié composé de trois tours réunies par de petites courtines, monument historique depuis 1886. Dérivé des mots  bretons steir dor, son nom signifie "porte de la rivière".

P1320848.JPGP1320850.JPGP1320851.JPGP1320852.JPGP1320854.JPG De la cale Solidor, un bac à passagers et véhicules traversait régulièrement la Rance vers Dinanrd avant la mise en service du Barrage de la Rance en 1967. La Tour Solidor héberge depuis 1970 un musée des cap-horniers qui réunit les collections du musée de Saint-Malo sur la navigation au long cours et les cap-horniers.

P1320858.JPG

P1320859.JPG

P1320866.JPG

P1320867.JPG

P1320868-001.JPG Pour contrôler l'insoumise ville de Saint Malo, ce donjon fortifié a été tour à tour bastion, prison et aujourd'hui mémoire de la navigation malouine. On peut apprécier le parfait état de cette architecture militaire médiévale.

P1320878.JPG

P1320879-001.JPG

P1320880.JPG

P1320881.JPG

P1320882.JPG

  La vue depuis le balcon au sommet de la tour est exceptionnelle sur l'embouchure de la Rance et sur les remparts de la cité corsaire et ville close de Saint Malo.  

P1320888

P1320889.JPG

P1320889-001.JPG

P1320892.JPG

Partager cet article
Repost0
25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 12:11

atelier animé des Forges de Pyrène, près de Foix, Ariège.

atelier animé des Forges de Pyrène, près de Foix, Ariège.

Partager cet article
Repost0
24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 18:20
12.JPG
3.JPG
Le 14 septembre 2012, pour nous récompenser de notre succès sur le Chemin des Bonshommes (16 jours de marche en montagne), nous avons visité les Forges de Pyrène et la Rivière souterraine de LABOUICHE à 6 km de Foix; C’est la plus longue rivière souterraine navigable d’Europe ouverte au public.    
4.JPG  5.JPG
P1130683.JPG
P1130686.JPG
Je voudrai rendre un hommage appuyé à une "Mère" qui gère un siège compagnonnique à Brest car les Forges de Pyrène nous nous font revivre l'histoire, les gestes du passé et les secrets d'artisans, et puis, elles présentent une belle exposition sur le Compagnonnage. Nous avons approché plus de 120 métiers, pour la plupart oubliés (colporteur, bouilleur de cru, arracheur de dents, montreur d'ours, rémouleur, horloger, cordier, menuisier, sabotier ...) et une collection de 6500 outils.  P1130687.JPG  P1130698
 P1130699.JPG
P1310941.JPG
On a pu voire sur ce site de 5 hectares du musée des métiers d'autrefois à Montgaillard en Ariège, à deux pas de Foix un atelier animé: la forge à martinet de plus de 450 ans, pièce unique classée "Monument historique", la dernière encore en activité en France. Il y a d'autres ateliers animés, ceux du forgeron, du sabotier, du boulanger, du confectionneur de peignes en corne, etc.
Jean Bernard: "Ils sont chargés de l'amour et de la peine des hommes, de leur joie et de leur fierté et c'est souvent tout ce qu'il en reste."  
P1310945
P1310946
P1310948.JPG
P1310950.JPG
Je décris dans cet article les objets ou les métiers tels que le charron, les métiers du monde agricole, le maréchal-ferrant, la laitière, le lapidaire, le torréfacteur, les compagnons (la Mère, la canne, le chef d'oeuvre), le bottier-cordonnier, le rémouleur, le bouchonnier, le tanneur, l'ardoisier; petit échantillon de ce qui est présenté dans ce musée extraordinaire.   P1310952.JPGP1310956.JPG
P1310957.JPG
P1310965.JPG
LE CHARRON. La fabrication du moyeu. Tour à bois permettant de façonner le moyeu d'une roue, la pièce centrale (l'axe). Tandis que deux hommes actionnaient la grande roue entraînant la bille de bois, un troisième, à l'aide de ciseaux à bois creusait le moyeu afin de lui donner sa forme définitive.    P1310967.JPG
P1310971.JPG
P1310972--1-.JPG
P1310973.JPG
Les métiers du monde agricole. De par son importance et la diversité de ses besoins, le monde agricole contribue à l'essor de l'artisanat et à son maintien dans les villages jusqu'au début du XXème siècle. Autour de 1880, les techniques agricoles progressent (charrues, herses, et semoirs autrefois en bois se fabriquent en métal et les chevaux de trait remplacent les bovins) et assurent du travail aux forgerons, bourreliers, et charrons qui réalisent aussi les voitures et charrettes des fermiers et villageois.    
Le développement des réseaux ferroviaires et routiers désenclave les campagnes et facilite l'exode rural. La mode des voyages marque l'essor de la maroquinerie et profite au tanneur.
Au XXème siècle, la traction devient lentement mécanique. Une mutation des métiers liés à l'emploi du cheval s'opère. L'entretien du nouveau matériel transforme le maréchal-ferrant et le charron en mécanicien ou réparateur.
Les industries aéronautique ou automobile sollicitent les bourreliers-selliers pour réaliser les sièges et les charrons pour certaines pièces de carrosserie.     
P1310972 (3)P1310972 (4)P1310972 (5) 
LE MARECHAL-FERRANT. Sa première tâche est de ferrer les chevaux. Forgeron, il fabrique et répare outillage et machines agricoles. Il exerce aussi la médecine animale. Son savoir-faire découle des origines militaires de la profession. Le maréchal-ferrant applique le fer chauffé sur le sabot. Il l'adapte après avoir retiré l'ancien fer et les clous à l'aide de tricoises, longues pinces en forme de tenailles. L'excédent de corne est enlevé au rogne-pied. Le dessous du pied est nettoyé à la rainette. 8 clous de 6 cm environ, rabattus et coupés au ras du sabot fixent le fer dans la corne. De légers réajustements peuvent être faits avant le clouage final. Le ferrage de 4 sabots à chaud dure environ une heure. Il faut ferrer l'animal au moins quatre fois par an. Un gros village peut compter jusqu'à 200 chevaux. En montagne, on ferre parfois les boeufs.
P1310974.JPGP1310976-001.JPG P1310978.JPG
P1310980.JPG
La laitière. Le lait ne restant pas frais longtemps, la laitière doit le distribuer rapidement ou le transformer en beurre et fromage. Les vaches, traites deux fois par jour, produisent en moyenne 10 à 15 litres. La crème de 25 litres de lait battu donne 1 kg de beurre. Pour ce faire, la laitière filtre le lait; puis elle prélève avec une écumoire la crème remontée à la surface et la remue vivement dans une baratte durant une demi-heure. Le beurre ainsi obtenu est passé à l'eau froide pour enlever le petit lait et mis dans un moule dont le décor s'imprime sur la motte. Pour le conserver, on le sale et on en fait une boule quotidiennement recouverte d'une couche de beurre frais. Le fromage est fait avec du lait mélangé à la pésure, extraite de la caillette de veau. Séparé du petit lait, le caillé est égouté, démoulé et préparé pour l'affinage.  
P1310991
P1310992.JPG
P1310993.JPG
P1310999.JPG
Le lapidaire. La taille des pierres précieuses aurait été implantée en France en 1735 par un certain Michaud dans le Haut Jura. Il aurait eu l'idée de façonner les minuscules pierres dures percées d'un trou (les contre pivots dont on se servait dans l'horlogerie).
Il les façonna au moyen d'un petit tour de son invention. Le travail se perfectionna petit à petit. Le lapidaire et le tailleur de diamants disposent les pierres sur un banc pour les polir et les cliver (les séparer par couches). Ces pierres dont les facettes jouaient avec la lumière intéressèrent les bijoutiers.
C'était la naisance de la lapidairerie. Le premier atelier lapidaire fut fondé à Lajoux en 1840 et occupa plus de 100 personnes.
 P1320004.JPGP1320006.JPGP1320012.JPGP1320013.JPG Le torréfacteur. Le caféier est un arbuste dont le fruit communément appelé cerise, contient deux noyaux qui enveloppent une graine de même forme: la grainde de café.
Le torréfacteur au "brûleur à café" sert à torréfier, sécher les grains dans une étuve de 200°, ce qui provoque un début de calcination. En séchant le café, on détruit une partie de sa matière végétale et on lui donne de l'arôme. Après cette opération, le volume du grain augmente d'un quart environ et le poids  diminue de 13 à 20 %.   P1320016.JPGP1320018.JPG
P1320019
P1320022.JPG
LES COMPAGNONS.
La Mère. Seule présence féminine admise dans les Compagnonnages, la Mère désigne celle qui tient un siège compagnonnique et qui a été reçue par les compagnons.
Toujours très honorée et respectée par les Compagnons, la Mère n'est pas exclusivement une maîtresse de maison; elle veille à tout le fonctionnement du siège (gestion, propreté, etc...) et peut intervenir pour régler quelques problèmes relationnels notamment chez les jeunes affiliés ou aspirants. Tous les devoirs de la Mère envers la société (et réciproquement) sont clairement définis par la règle. On retiendra également que la Mère doit passer par plusieurs étapes (Dame économe, Dame hôtesse) avant d'être élue par tout le tour de France et recevoir une initiation qui lui confèrera le droit de porter les couleurs (un sautoir blanc frappé de quelques emblèmes).
Présente depuis de nombreux siècles dans la structure compagnonnique, la Mère n'existe pas dans les Compagnonnages étrangers. Ciment de toute la vie du siège, la Mère, tout naturellemnt, est devenue par extension le qualificatif du siège dans sa totalité.      Texte de François ICHER: "Sur le chemin des compagnons".    P1320023.JPGP1320025.JPGP1320026.JPG
P1320028
La canne. Elle est un des attributs, un des insignes du compagnon. Courte (canne de ville) ou longue (canne de cérémonie), très souvent en jonc, elle a un grand bout ferré à une extrémité, et, à l'autre, un pommeau où sont gravés le nom du compagnon, son rite, sa corporation ainsi que la date de réception. Le pommeau peut être en corne, en ivoire... suivant le métier et le rite. Les glands qui ornent la canne varient de forme et de couleur pour les mêmes raisons.    
Le symbolisme véhiculé par la canne est essentiel: appui de l'homme, elle est aussi une arme de défense très appréciée car très efficace. En outre le Compagnon peut l'utiliser pour prendre des mesures. Dans toutes les civilisations du monde la canne est associée au pèlerin, au passant. Son rôle est primordial car elle est de rigueur dans toutes les cérémonies compagnonniques. Le fait de posséder une canne implique pour son propriétaire d'être toujours prêt à partir sur le chemin, à se remettre en question, à s'améliorer.  
La manière de tenir la canne est rituelle: la présenter le bout ferré en avant est synonyme de mépris, c'est alors une provocation. Par contre la présenter par le pommeau exprime la paix, l'amitié, la fraternité. Aux yeux de certains compagnons, la canne est sensée rappeler la lance des Templiers. Les enfants de Maître Jacques possèdent en général, une canne à pommeau en ivoire, ceux de Soubise une canne à tête noire en corne; la canne à pommeau torsadé revient généralement aux Enfants de Salomon. 
P1320030.JPGP1320032.JPGP1320046.JPGP1320047.JPG   Le chef d'oeuvre. Son tour de France achevé, l'aspirant doit faire un chef d'oeuvre, c'est-à-dire une maquette où les difficultés techniques sont volontairement accumulées afin de prouver sa valeur, son habileté, la possession parfaite de son métier. Le chef d'oeuvre est jugé par une assemblée de Compagnons. De même le Compagnon désirant devenir "Compagnon Fini" doit exécuter un autre chef d'oeuvre. Ces chefs d'oeuvre sont visibles partout en France, dans les villes qui abritent sièges et maisons de Compagnons.
Il existe plusieurs catégories de chefs d'oeuvre:
  • le chef d'oeuvre de réception (pour mériter le titre de compagnon), de finition (pour être compagnon fini)
  • le chef d'oeuvre de compétition (entre compagnons de divers rites)
  • le chef d'oeuvre de prestige (pour le simple honneur et la fierté du corps de métier)
  • le chef d'oeuvre de reconnaissance (pour remercier les municipalités ou les personnalités qui ont aidé les Compagnons en diverses situations)
  • le chef d'oeuvre d'amitié
  • le chef d'oeuvre de commémoration
  • le chef d'oeuvre d'enseigne (qui se place au dessus de la porte de l'atelier)
  • le chef d'oeuvre de retraité (le Compagnon retraité condense ainsi toute son expérience en une sorte de testament à trois dimensions).
 P1320052.JPGP1320054.JPGP1320056.JPGP1320058--1-.JPG  Le bottier-cordonnier. Il répare et confectionne sur mesure les chaussures, lesquelles au XIXème siècle remplacent les sabots dans les bourgs et les vilages. Au Moyen-âge, les Arabes, implantés en Espagne, divulguèrent à Cordou le secret de la préparation des peaux. La ville devint un centre de fabrication de chaussures de luxe, d'où le nom de cordouannier... cordonnier.  
Le rémouleur. Equipé d'un banc mobile doté d'une meule, cet ambulant parcourt villes et villages. Grelots et clochettes annoncent sa venue et, en criant, il propose d'affûter couteaux, ciseaux et suivant son outillage lames, scies d'artisans et d'agriculteurs. 
P1320058--2-.JPGP1320058--3-.JPGP1320058--4-.JPGP1320058--5-.JPG Le bouchonnier. La fabrication du bouchon de liège est apparue en France aux environs de 1750. C'est à la fin du XIXème siècle que le bouchon a remplacé le "broquelet": cheville de bois entouré de chanvre huilé. Autrefois, les bouchons étaient fabriqués à la main. Le découpage se faisait à l'aide d'un couteau de tranche, muni d'un guide réglable. Les bandes étaient alors découpées en parallélépipèdes et le bouchon réalisé à partir de ce carré de liège, à l'aide d'un couteau très effilé. Les premiers bouchons taillés macaniquement apparurent en 1816. Il faut environ 1 kilo de liège pour faire 100 à 110 bouchons ordinaires.
P1320058--6-.JPGP1320058 (7)P1320058--8-.JPGP1320062.JPG Le tanneur. Ce métier consiste à tailler, nettoyer et traiter au tannin les peaux de bêtes - boeuf, vache, veau, mouton, chèvre, etc... pour préparer et assouplir les cuirs. Autrefois, il fallait 15 à 18 mois pour tanner un cuir de boeuf. 
L'ardoisier. Dans la carrière, l'ardoise est extraite par blocs, puis débitée. Jusqu'au XIXème siècle elle sert exclusivement à la toiture. Elle trouve ensuite de nouvelles utilisations: dalles, éviers, tables de billard... Le travail passe par trois phases: le quernage, la fente et la taille.
P1320063.JPG  P1320064.JPG P1320065.JPG   P1320066.JPG
 
Partager cet article
Repost0
15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 10:41

ou, Once apon a time, the Lane of the Perfect People!

IMGP1268.JPG

 IMGP1348.JPG

 IMGP1374.JPG

IMGP1416.JPG

IMGP1458.JPG

IMGP1489.JPG

IMGP1525.JPG

IMGP1559.JPG

IMGP1565.JPG

 

Comment dénommes-tu ce formidable chemin

Qui s'en va de Foix et nous conduit à Berga,

Périple pyrénéen, entre bons copains,

Qui traverse l'Ariège et la Cerdanya? 

 

Des Parfaits qui se prirent souvent pour des Bonshommes,

Autrefois empruntèrent ces sentes pentues pour fuir

La Couronne de France et l'Eglise de Rome,

Véritables routes de migration à découvrir.

 

Entre le chateau de Montségur en Ariège

Et le sanctuaire de Queralt en Catalogne

Les Cathares devaient échapper aux nombreux sièges

Des Croisades, de l'Inquisition jusqu'en Cerdagne.

  IMGP1568.JPG

 IMGP1573.JPG

IMGP1586.JPG

IMGP1650.JPG

IMGP1696.JPG

IMGP1735.JPG

IMGP1757.JPG

 IMGP1771.JPG

 

Roquefixade, Montségur, puis Comus

Et le Refuge du Chioula, nos premières escales 

Le long de l'Oriège, Orgeix et Orlu

Nous guident au Refuge du Col de Joux, peu banal !

 

Aux gîtes de Mérens, l'Hospitalet et Porta

Nous avons apprécié l'Accueil et le confort

Avant d'atteindre Portella Blanca d'Andorra

Par mil' metres de dénivelé, ça monte dur encore!

 

Nuit de récupe dans un abri rustique et sommaire

Pour se protéger de l'orage et sa grosse pluie

Je cite: la Cabana des Esparvers

Et dérouler jusqu'à Prullens, repas d'midi.

  IMGP1772.JPG

IMGP1779.JPG IMGP1788.JPG

 IMGP1805.JPG

IMGP1806.JPG

P1310294.JPG

P1310305.JPG

P1310321.JPG

P1310343.JPG

Dans ces hautes terres arides de la Serra Cadi,

Point d'isard, ni d'aigle royal en vue

Mais observé vautours, martre et marmottes hardies,

Jamais de loup, ni ours, ni gypaète barbu!

 

Passage obligé pour les Bonshommes en fuite,

Bellver de Cerdagne au bel aspect médiéval

Havre de paix des troupeaux en estives

Conduit naturellement au refuge dels Cortals.

 

La descente du torrent de la Font del Faig 

Nous amène vertigineusement à Baga

Réparatrice, Casanova de les Garrigues

Ultime halte avant la finale sur Berga.

  P1310350.JPG

 P1310358.JPG

  P1310374.JPG

P1310408.JPG

P1310458.JPG

P1310465.JPG

P1310484.JPG

P1310497-001.JPG

Les montées interminables, fréquentes et abruptes

Auxquelles succèdent de ces descentes étourdissantes

Auront eu raison de randonneurs de plaine, brutes

Aguérries aux randonnées éreintantes.

 

Les Pyrénées ariègeoises et cerdagnaises

Nous ont demandé de fournir de gros efforts,   

Leurs chemins cathares même hors de la fournaise

Ont rendu quatre Brestois beaucoup plus forts.

 

L'un de ces ti-zefs, le "Gypète barbu"

Devançait ou suivait l'autre "Isard agile",

Le troisième, surprenant lève tard, "Marmotte fragile"

Et, ze last but not ze list: "Bel ours bourru". 

 

P1310510.JPG  P1310542.JPG

P1310573.JPGP1310635.JPG P1310643.JPG

 P1310670.JPG

P1310674.JPGP1310692.JPG P1310718.JPG

 

Partager cet article
Repost0
9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 11:14

Je suis convaincu que pour comprendre ce que fait l'Europe aujourd'hui, 9 octobre 2012 pour se sortir de la crise dans laquelle elle s'est engluée, il est utile d'analyser ce qu'il s'est passé à la mi-décembre 2011.

D'abord, je meurs d'envie de rappeler un principe fondamental qui est souvent perdu de vue:

"Trois sphères sont à l'oeuvre: les finances publiques, les marchés financiers et la sphère politique. Chacune a son mode de fonctionnement. Il faut faire marcher ensemble trois roues dentées, qui n'ont pas le même rythme, ni le même format et qui se touchent à peine."

Rappel: le scénario envisagé de façon quasi unanime fin novembre était: la dégradation de la note de chaque Etat européen, des solutions pour y remédier inefficaces, un éclatement de la zone euro et au final, la fin précipitée de la monaie unique... 

  643px-Sildenafil-from-xtal-3D-balls

En réponse à cet état d'esprit catastrophique, début décembre 2011, l'Allemagne veut renforcer la gouvernance de la zone euro et la discipline budgétaire, volonté à laquelle la France veut bien se rallier à condition que Berlin donne des gages de solidarité européenne.

L'Allemagne souhaite modifier le traité de l'Union européenne pour autoriser la Cour de justice européenne à poursuivre les pays qui enfreignent de manière répétée les règles budgétaires, qu'elle devienne une juridiction de surveillance en quelque sorte... Berlin voudrait qu'on place sous tutelle européenne les pays ne maîtrisant pas leurs comptes publics, un véritable abandon de souveraineté, et veut inscrire la règle d'or au traité, cette règle plafonnant le niveau de déficit permis, et pour les pays fautifs, du gel des droits de vote dans l'UE et des subventions européennes.

Comment éviter des divisions supplémentaires des 27 pays de l'UE pour signer un nouveau traité (modifier le traité de Lisbonne) ? Prévoir des dispositions sur le fonctionnement de la seule zone euro, en particulier le "protocole 14". Qui dit changement de traité de l'UE implique ratification nécessaire à l'unanimité des 27.  comment faut-il expliquer et dire et enfoncer le clou que la règle de l'unanimité ne peut pas fonctionner à 27 Etats si peu homogènes?  Problème: certains des pays non membres de l'euro  pourraient monayer leur vote!

Les eurosceptiques britanniques réclament un rapatriement des compétences en matière sociale et de régulation financière de Bruxelles à Londres. A défaut de ratification de ce nouveau traité, Paris et Berlin pourraient en passer par un accord entre pays impliquant la seule zone euro, voire les seuls pays de l'Union monétaire qui souhaitent aller de l'avant. Au risque de créeer une Europe à deux ou trois vitesses.

 chien-deprime.gif

6 décembre 2011: L'Allemagne et la France (mais qu'en pensent les Maltais, les Luxembourgeois, les Chypriotes, les Estoniens, les Slovènes,...) sont tombés d'accord pour renforcer la discipline budgétaire chère à Berlin. Les deux pays sont déterminés à aller très rapidement vers un nouveau traité européen.

8 décembre 2011: énième sommet européen, des enjeux capitaux face à l' "incendie". Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne se retrouvent pour tenter de juguler la crise de la dette et rassurer les marchés. Maître mot de ce sommet: la discipline:

- renforcement de la gouvernance de la zone euro,

- changement de traité pour éviter que la zone euro ne conclue un accord séparé,

- evoluer vers l'émission en commun de dette, à travers un système d'euro-obligations,

- un pare-feu renforcé, seul moyen d'apaiser les marchés, entrée en vigueur du Mécanisme européen de solidarité (MES) appelé à succéder de manière permanente au Fonds de secours financier des pays en difficulté de la zone euro (FESF) qui dispose le 8 décembre 2011 de 250 milliards d"euros.

- Rôle de la BCE: espoir que le renforcement de la discipline budgétaire convaincra la BCE d'aider davantage les pays fragiles comme l'Italie en achetant massivement leur dette sur les marchés.

9 décembre 2011: Sommet européen à l'issue incertaine où les divisions se font clairement entendre malgré l'urgence de la situation. Jamais l'Europe n'a été aussi nécessaire, jamais elle n'a été aussi en danger, jamais le risque d'explosion de l'Europe n'a été aussi grand: tension maximale.  caricat-tireur-poudre-noire.jpg

La disparition de l'euro est un scenario catastrophe rejeté par les grandes entreprises européennes. Elles s'y préparent néanmoins au cas où. Beaucoup de questions se posent aux entreprises si l'euro disparaît. Comment préserver ses liquidités? Où maintenir la production? Quels investissements annuler? Quelles conséquences pour les accords commerciaux transfrontaliers? Quel impact des dévaluations monétaires?

Avec l'euro, les entreprises ont gagné en stabilité et en facilité de transaction. Une stabilité qui paraît impensable de perdre quand déjà la récession économique menace leur activité.

  en-grece-4.jpg

Et pendant ce temps, en Grèce où l'Europe fait la pluie et le beau temps, le sentiment d'appartenance à l'Europe est toujours puissant, même si les habitants ont, à juste titre, le sentiment d'être gouvernés directement par l'Union européenne et le FMI. Les Grecs sont à la recherche d'une vie plus simple, la crise financière, économique et maintenant sociale a bouleversé leur vie quotidienne. 

 

 

Partager cet article
Repost0
3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 14:13

En août 2011, la situation sur le Vieux Continent était inquiètante, notamment en Italie et en Espagne dont le modèle économique était clairement menacé. La Grèce n'était qu'un furoncle tandis que l'hyper endettement, mâtiné de divisions politiques était le véritable cancer du Vieux Continent.

Les autorités étaient impuissantes, aussi les marchés moutonniers fuyaient le risque comme d'autres la peste. L'Italie affichait 1900 milliards de dettes (120% du PIB). Et les Etas-Unis voyaient leur endettement atteindre les 100% du PIB.

Au lendemian de la crise de 2008, les Etats avaient vigoureusement combattu la récession en soignant la fièvre. Ils n'avaient pas mesuré à quel point la dette avait gangrené l'économie des pays riches. Les perspectives de croissance ne concernaient plus que les pays émergents du Sud. Le Nord ne créant plus assez de richesse se retrouvait au pied du mur de sa dette qui menaçait de le faire crouler.

drapeau_ue-476354.jpg 

L'économie occidentale vit depuis trente ans au-dessus de ses moyens. A crédit. La crise financière éclate au grand jour. Quand la Bourse dévisse, c'est signe de la pathologie du surendettement. 

Le constat confirmait qu'il n'y avait pas d'issue hors une douloureuse et longue transition de désendettement gérérateur du retour de l'inflation. Comment préserver notre modèle socio-économique: l'Etat-Providence trop impécunieux qui n'a plus les moyens de financer?

Les indicateurs boursiers étaient au rouge et les responsables européens tentaient de rassurer pour limiter la casse. La croissance ralentissait en Espagne rendant mécaniquement plus difficile l'assainissement budgétaire. On entendait des truismes du genre: "Si les Etats ont une dette élevée, ils doivent avoir de la croissance, sinon cette dette deviendra insoutenable."

La zone euro descendait dans les abysses.

Déficit français; un tour de visse inévitable. La France est condamnée à une politique importante de rigueur afin de respecter ses engagements internationaux et réduire son déficit. La notation très favorable de la dette française était sous tension par une mise en observation négative de l'agence chinoise Dagong. La vigilance était accrue sur les capacités de remboursement de la France.

Le gouvernement de l'époque tergiversait pour mettre en place des mesures pour éviter la dégradation de notre triple A.  La réserve d'austérité préventive consistait en coupes sévères dans les dépenses et des hausses d'impôts. Malgré une économie puissante et diversifiée, les dépenses publiques de la France n'étaient pas suffisamment maîtrisées. Et pourtant il faut éviter l'abaissement de la note dans le cadre d'une dégradation générale d'origine européenne pour éviter la hausse des taux d'intérêts qui étoufferaient l'activité au niveau des entreprises et au niveau des particuliers.

6-phare (14)                                                      la spirale infernale ou la descente aux enfers

La France a du dégager des dizaines de milliards en annulant les grands projets qui devaient soutenir la reprise. Les services publics et les fonctionnaires ont été les premières victimes d'une rigueur inédite. Autre piste visant à améliorer la situation: réduire certaines niches fiscales parmi les 500 répertoriées pour récupérer 3 milliards d'euros par an les prochaines années. Notons que 11 milliards avaient été déjà rabotées en 2011 sur cette piste.

Partager cet article
Repost0
29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 10:18

En juin 2011, le Portugal recourait à un plan d'austérité de 78 milliards d'euros imposé par le FMI et la Banque européenne. Ce plan n'était qu'un prémice à un programme de restriction budgétaire devenu inévitable pour les trois prochaines années. Les Portugais ont connu le pire, avant leur entrée dans l'Union européenne et l'intervention du FMI ne les empêchera pas de s'en remettre. Pourtant la privatisation des services, la baisse des aides sociales, le démentèlement du droit du travail, effets principaux du plan de rigueur, vont coûter 7500 € à chaque contribuable. Je dis "Chapeau à ce peuple courageux, fataliste et civique!" R0094207

 étudiantes de l'Université de Coïmbra - Portugal

 

Pendant que je fais loupe sur les Portugais qui se débattent avec leurs difficultés économiques, L'UE planche sur des sujets "plus légers, mais dont l'étude ne peut être sabotée" comme la réintroduction dans l'alimentation du bétail des farines animales, les voitures propres, l'état des stocks de poissons de grands fonds, le mariage homosexuel, l'industrie navale, etc.

 

Voici mes commentaires sur chacun de ces sujets, tous aussi importants pour la société européenne et qui impactent plus ou moins directement notre quotidien.

 

1 - L'EFSA (Agence européenne de sécurité des aliments) estime que les conditions sanitaires d'il y a dix ans ne sont plus d'actualité donc que les risques seraient négligeables si l'on nourrissait les non-ruminants avec des farines animales sécurisées issues d'espèces différentes, par exemple des farines de porc pour les volailles. Qui va prendre en considération le résultat du sondage qui révèle que 88% des consommateurs sont opposés au retour des farines animales? Ce type de sondage est inepte, car pour répondre à une telle question, les personnes interrogées n'ont pas préalablement consulté les scientifiques experts en la matière pour se faire une opinion sérieuse et étayée, leur réponse n'est fondée que sur l'affectif qui ne se souvient que des ravages suite à la maladie de la vache folle...

 vaches-21-mars-2012-Poulaouen--3-.JPG

 

2 - La France s'est issée en 2010 au second rang du marché des voitures neuves les moins émettrices de CO² de l'UE. La moyenne européenne des émissions de CO² des véhicules neufs a baissé de 45 g en 15 ans pour s'établir en 2010 à 141 g. La france arrive donc au 2° rang avec 130 g de CO² émis par kilomètre parcouru. 1°: le Portugal avec 129 g. Mais il y a encore des pays en Europe avec des taux de 150 g/km.

 

3 - Le Conseil international pour l'exploitation de ma mer (CIEM) mandaté par l'Union européenne émet un avis sur l'état des stocks de poissons de grands fonds afin d'aider à la décision les autorités européennes sur la poursuite ou l'interdiction de la pêche des poissons de grands fonds. Ainsi l'Union dépense de l'argent pour récolter des données scientifiques de qualité et les analyser pour... ne pas dire que les stocks sont surexploités, mais que, de par leur biologie, ces poissons ne peuvent supporter que des ponctions restreintes! Belle directive!!!

 

4 - Sept Etats européens ont reconnu le droit aux homosexuels de se marier: Pays-Bas, Belgique, Espagne, Norvège, Suède, Portugal et Islande. Notons que seuls cinq pays de l'UE ont accordé le droit de se marier aux homosexuels puisque, dois-je le rappeler, la Norvège et l'Islande ne font pas partie des 27 Etats membres de l'U.E. 

 

Weddinginholland.jpg 

 

5 - La place de l'industrie navale européenne ne pèse que 5% du tonnage mondial, ce qui est très peu. Dans le naval miltaire, l'Europe est bien placée sur le secteur des navires fortement armés ou fortement techniques comme les sous-marins classiques. Il n'y a quasiment que l'Europe qui construise des navires à passagers: l'Italie, l'Allemagne et la France. Pour les porte conteneurs ou les navires transporteurs de gaz, l'Europe est quasiment absente. Dans l'activité navale de défense, le problème est celui de la dispersion des acteurs européens. Il n'y a pas de coopération qui se soit développée dans les dix dernières années. Si l'Europe continue à jouer de manière dispersée, en matière d'exportation, on sera mal, dixit le Gican (Groupement des Industries de Construction et Activités navales).

 

Tout cela sur fond de crise en Syrie où les Etats-Unis et l'Union européenne, en juin 2011 voulaient obliger Bachar-el-Assad à stopper la répression sanglante des mouvements populaires après trois mois de violences; on a vu l'efficacité de ces demandes...

 

Pour terminer ce modeste tour d'horizon des affaires traitées ou gérées par l'Union européenne, je n'oublierai pas de mentionner le pays le plus mal noté au monde (CCC par l'agence Standar & Poor's). En juin 2011, il y a 15 mois, on se demandait comment aider à nouveau la Grèce sans affoler les marchés. Les pays de la zone euro tentaient de mettre au point un nouveau plan d'aide à la Grèce pour la soulager du poids de son énorme dette - près de 350 milliards d'euros - après les 110 milliards d'euros de prêts sur trois ans promis en 2010.

 

en-grece.jpeg 

Voilà ce que disait Henry Lauret le 16 juin 2011: "La galère grecque: il n'est pas raisonnable ni sérieux de dire que la dette grecque menace nos banques. La dramatique qui se joue à Athènes depuis des mois met d'abord en péril la Grèce elle-même en tant que nation, les Grecs en tant que peuple à part entière de l'Europe et, enfin, la construction européenne proprement dite. Il se trouve, en effet, que BNP Paribs, la Socitété Générale et le Crédit agricole sont exposés en Grèce à hauteur de 10.5 milliards d'euros sous forme de titre d'Etat et de dettes privées. Si les Grecs venaient à faire défaut, nul doute que nos trois banques tricolores auraient bien du mal à revoir la couleur de leur argent. Est-ce aujourd'hui le sujet de préoccupation de ceux qui crient leur désespoir dans la rue? Imagine-t-on seulement ce que serait le cataclysme politico-financier d'une faillite déclarée à Athènes?

De fait, l'exposition des banques européennes est un peu la face cachée de la crise grecque. Avant le tsunami de 2008, ces banques ont fait des affaires, surfant sur les facilités d'une administration peu regardante et d'une économie dont les comptes étaient délibérément truqués. Tout le monde savait. Tout le monde en a profité. Les banquiers allemands, les premiers impliqués, ont encore pour plus de 15 milliards d'euros d'engagements du côté du Pirée, ce qui fait dire que Berlin a jusqu'ici fait plus pour sauver ses banques que pour sauver la Grèce. Que les agences de notation veuillent dégrader nos banques du fait de leurs risques grecs, c'est un peu l'écume des choses. Du reste, BNP Paribas, le Crédit agricole et la Société Générale sont bien assez solides pour encaisser un possible choc. Et puis, nolens volens, les créanciers privés vont probablement devoir participer au sauvetage, BCE, Commission de Bruxelles et FMI compris. Tous piégés dans une galère grecque qui n'a décidément rien de l'antique barque pour Cythère."

Le 17 juin 2011, une aide immédiate (12 milliards d'euros) a été versée mais un nouveau plan d'aide à long terme pour éviter la banqueroute au pays a été repoussé à plus tard.

La révélation en 2009 du trucage de ses statistiques a fait apparaître que la Grèce avait accumulé des dettes colossales. L'aide du printemps 2010 devait lui éviter la faillite sans passer par les marchés. Mais ce scénario  a échoué. Le déficit public de la Grèce baisse plus lentement qu'escompté, le pays est englué dans la récession et la défiance des investisseurs ne fait que s'amplifier. Quelle solution rapide pour aider la Grèce?

Partager cet article
Repost0
27 septembre 2012 4 27 /09 /septembre /2012 08:35

IMGP0590.JPG

IMGP0662.JPG IMGP0676.JPG

 IMGP0678.JPG

Le refuge: Raymond de Péreille, seigneur local, aurait été sollicité par l'Eglise cathare vers 1204 pour "reconstruire" un castrum (village fortifié) au sommet de la montagne (pog). En s'installant avec leurs proches sur ce site déjà occupé du Néolithique à l'Age de bronze, les religieux cathares changent sa destinée. A partir de 1232, il devient "le siège et la tête" de l'Eglise proscrite.

Il accueille aussi les membres des famillesseigneuriales occitans dont Raymond de Péreille et Pierre Roger de Mirepoix qui en assurent la défense.

Selon la chronique rédigée par Guillaume de Puylaurens, "Il y avait là un refuge public de toutes sortes de malfaiteurs et d'hérétiques, comme une synagogue de Satan, en raison de la puissance du castrum qui, situé sur un roc très élevé, paraissait inexpugnable."  

IMGP0682.JPG

IMGP0691.JPG

IMGP0693.JPG

IMGP0695.JPG

Le siège: En mai 1243, l'archevêque de Narbonne, l"évêque d'Albi et le sénéchal de Carcassonne engagent, au pied du pog, le siège le plus long de la croisade contre les Albigeois. Il dure jusqu'en mars 1244. Pendant huit mois, les lignes de défense successives, établies en travers du chemin d'accès, parviennent à contenir les croisés. Ce n'est que lorsque les attaquants d'emprunter l'abrupte extrêmité nord-est, de nuit, qu'ils prennen pied sur la montagne. Ils aménagent alors un accès pour acheminer, poutre après poutre, leurs machines de guerre, et remontent peu à peu la crête. Les assiégés, eux, se replient jusqu'à une barbacane, ouvrage fortifié situé à mi-parcours.

Pilonnés par d'énormes boulets de pierres, ils doivent abandonner cette nouvelle ligne de défense. Ils parviennent à repousser une ultime attaque près du sommet. Mais, sans espoir de secours les armes. Une trêve de 15 jours permet à ceux qui ont décidé de ne pas renier leur foi de faire leurs adieux à leurs familles et au monde matériel.

"L'an 1244, au mois de mars fut pris le castrum de Montségur, où l'on trouva deux cent cinq hérétiques des deux sexes. Ils y furent brûlés près du pied de cette montagne." (chronique de l'abbaye de Berdous)

IMGP0698

IMGP0701.JPG

IMGP0703.JPG  IMGP0755.JPG

Le château des Lévis. Alors que les survivants du bûcher sont soumis aux interrogatoires de l'Inquisition, le castrum est remis aux seigneurs de Lévis qui avaient reçu la terre de Mirepoix en récompense de leurs services durant la croisade. Ces derniers érigent le château actuel et font du site une de leurs places fortes. Ils cherchent à contrôler cette partie montagneuse de leur domaine face au puissant comte de Foix.

Les inventaires de 1540 mentionnent encore un château en état de défense. Mais il est  signalé "à l'état de ruine" en 1673 et sert, après la Révolution et au long du XIX° siècle de carrière de pierres.

Après avoir détruit le castrum cathare en 1244, les Lévis, venus d'Ille-de-France, nouveaux seigneurs du lieu, érigent une forteresse au sommet du pog. Epousant l'assiette rocheuse, ce château se compose d'un donjon rectangulaire soudé à une enceinte percée de deux portes. Les accès se font alors par un palier de bois escamotable. Ils sont protégés par des hourds (galeries de bois en hauteur, en encorbellement contre le mur). Le mur a été épaissi en "bouclier" pour faire face au seul endroit où un assaillant pourrait installer des machines de jet. Tout autour de la cour, des bâtiments à étage, recouverts de tuiles prennent appui contre les murs de l'enceinte.  IMGP0757.JPG

IMGP0758.JPG

IMGP0769.JPG

IMGP0772.JPG

IMGP0778.JPG

Le village cathare. Le site n'est pas propice à l'installation d'un village: pas de source, des surfaces escarpées, un accès difficile. Pourtant, dès sa construction vers 1204, des maisons religieuses communautaires s'y installent. Après le lancement de la croisade en 1209, et notamment à partir de 1232, l'Eglise cathare du Toulousain et des représentants de la noblesse alliée de Raymond de Péreille s'y réfugient. Ce sont des familles de croyants ou de faidits, ces chevaliers dépossédés de leurs terres, avec leurs soldats et leurs personnels. Environ cinq cents personnes, religieux et laïcs, vivent sur la montagne.

Ils entretiennent des liens étroits avec le pays d'Olmes qui les approvisionnent, ou plus lointains lorsque la situation politique se tend. La transcription de dix-neuf dépositions des survivants devant l'Inquisition parvenues jusqu'à nous, et les objets mis au jour à l'occasion de fouilles archéologiques et déposés au musée de Montségur, nous livrent des indices de leur vie quotidienne.   IMGP0773.JPG

  IMGP0782.JPG

IMGP0726.JPG

IMGP0728.JPG

Pendant quarante ans, c'est une véritable "société cathare" qui est installée ici. Les religieux font de grandes prédications publiques, une catéchèse au quotidien. Ils prennent des risques pour administrer le consolament permettant le salut de l'âme. Les repas communautaires lient religieux et croyants autour de la bénédiction et du partage du pain selon la mode de l'Eglise primitive. "J'ai vu Montségur, dans les maisons de Pierre Roger de Mirepoix, de Roger de Péreille et des autres chevaliers et autres sergents, tant de fois des parfaits que je ne peux me le rappeler (...), dans les maisons desquels ces parfaits ou parfaites venaient, (...) dans les rues ou les maisons, on les adorait..." (Déposition de Fays, femme de Guillaume de Plaigne, devant l'Inquisition).    IMGP0788.JPG

IMGP0789.JPG

IMGP0794.JPG

IMGP0815.JPG

IMGP0823.JPG

Le système de défense cathare. Durant la première moitié du XIII° siècle, un village se fortifie sur cette montagne (le castrum). On peut penser qu'il y avait un logis seigneurial où vivait Raymond de Péreille et peut-être un deuxième pour Pierre Roger de Mirepoix. Les maisons des cathares et proscrits occitans se développent tout autour. Les lices (espace compris entre deux murailles) impliquent l'existence d'une enceinte autour du village.

La plus sûre défense de ce site est naturelle: un dénivelé de deux cents mètres et des falaises abruptes. Le côté sud présente une pente moins rude et a du être renforcé par des murailles supplémentaires. Des marches taillées dans le rocher, dites en pas d'âne pemettaient aux montures et animaux de bât de les gravir. Elles constituent le chemin d'accès. IMGP0831.JPG

IMGP0834.JPG

IMGP0836.JPG

IMGP0838.JPG

La religion cathare: forme médiévale du christianisme, elle s'est développée dans différents pays européens. Se réclamant des évangiles, ses adeptes se considèrent comme la vraie Eglise du Christ et des apôtres, à la différence de celle de Rome qui a, selon eux, perverti l'héritage initial. Ils croient en deux principes créateurs, l'un pour le bien, l'autre pour le mal. Les âmes d'ici-bas, enfermées dans le corps de chair, ont oublié leur origine divine. Elles peuvent toutefois être sauvées en recevant le Consolament  qui unit l'âme à l'Esprit Saint. Ce baptême par imposition des mains est l'unique sacrement cathare. Les coroyants se refusent à communier, adorer la croix...

En Occitanie, le catharisme se constitue en véritable église, structurée, hiérarchisée, avec à sa tête un corps clérical d'évêques et de diacres. Ceux qui ont reçu le consolament s'engagent à une vie ascètique de type monastique, à cette diférence près qu'ils sont installés au coeur des bourgades. Là, ils mènent une vie communautaire dans des maisons de femmes ou d'hommes ouvertes à tous. Ils ne prélèvent pas la dîme mais travaillent et prient à la vue de tous. Ils se nomment eux-mêmes "bons hommes" et "bonnes femmes" et leurs fidèles "bons croyants". IMGP0881.JPG IMGP0887.JPGIMGP0883.JPG

IMGP0879.JPG

Partager cet article
Repost0
25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 18:22

IMGP0277-1--3-.JPG

IMGP0277-1--5-.JPG

Sous Gaston FEBUS, la chasse au Moyen-âge: la chasse est l'activité favorite des puissants. Si elle permet de fournir la table des nobles, elle est avant tout un sport chevaleresque et l'occasion pour l'homme de se mesurer à la force et à l'intelligence des animaux. C'est également un art de vivre qui met en jeu des valeurs morales et répond à des règles qui sont codifiées dans des traités. 

IMGP0288-copie-1.JPG  IMGP0298

La vènerie ou chasse à courre: la chasse à courre est une technique de chasse très ancienne et très répandue qui consiste à poursuivre l'animal sauvage avec une meute de chiens jusqu'à sa prise. Elle se distingue de la chasse à tir, car seuls les chiens chassent: ils débusquent l'animal grâce à leur odorat et le traquent. L'homme, à pied ou à cheval, guide et contrôle les chiens.

IMGP0301.JPG  IMGP0303.JPG

Le livre de la chasse de Gaston Fébus: depuis la fin du XIII° siècle, les décors et traités de chasse sont en vogue. Fébus s'engage à l'âge de 55 ans dans la rédaction d'un livre très personnel sur la chasse, qui rencontre un succès immédiat et demeure une référence en la matière. Son approche, claire et scientifique, démontre sa parfaite connaissance des moeurs des animaux, ainsi que son expérience incomparable de chasseur. Surtout, il développe une certaine éthique de la chasse et le respect des animaux chassés. Cette conception est nouvelle à cette époque et témoigne d'une évolution des mentalités.

IMGP0304.JPG  Un chef d'oeuvre de l'art médiéval: commencé en 1387, l'ouvrage est terminé en 1389 et probablement enluminé par un atelier d'Avigon. Il est dédié au duc de Bourgogne, Philippe le Hardi, et devient très vite un ouvrage de référence dans le domaine de cynégétique (art de la chasse). Si le manuscrit original semble perdu, il en existe quarante quatre copies manuscrites, dont la plus remarquable est conservée à la Bibliothèque Nationale de France. Ses enluminures, aux couleurs chatoyantes, sont d'une grande beauté et d'une infinie précision. 

IMGP0318.JPG  IMGP0322.JPG

HENRI IV (1553-1610), dernier comte de FOIX: avant de devenir roi de France en 1589, Henri fut d'abord Comte de Foix et roi de Navarre par son ascendance maternelle, Jeanne d'Albret. Bien qu'il ne vécut jamais en comté de Foix, il y séjourna à de nombreuses reprises, notamment entre 1575 et 1584.

IMGP0366.JPG  IMGP0367.JPG

Le Roc de Foix: grotte de cheval (accès impossible) - époque magdelénienne 1500 av. J-C : Les nombreuses grottes du rocher servent d'abri dès la préhistoire. La première présence humaine connue date du Moustérien (50000 à 35000 ans avant notre ère). Eclats de silex et d'os, bois de renne, sagaies, perçoirs, aiguilles, dessin d'un cheval témoignenet d'une longue occupation. Ces grottes ont servi de cachettes pendant la deuxième guerre mondiale, et un habitat en partie troglodyte s'est perpétué jusqu'à une date récente.

IMGP0372.JPG  IMGP0373.JPG

IMGP0374.JPG

IMGP0395.JPG

FOIX: un monastère dédié à Saint Volusien, dont ne subsiste aujourd'hui que l'église abbatiale, existant  déjà au milieu du IX° siècle. Il fut détruit durant les guerres de religion, au XVII° siècle. La préfecture occupe aujourd'hui la place des bâtiments conventuels disparus. Cette abbaye construite à la confluence de deux rivières, fut le coeur et le point de départ de l'agglomération de FOIX au haut Moyen-âge. 

IMGP0399.JPG

IMGP0403-1--1-.JPG

IMGP0403-1--2-.JPG

IMGP0404.JPG

IMGP0405.JPG

Volusien, la part de légende... "Il faut savoir comment le glorieux martyr Monseigneur Saint Volusien est venu en la ville de FOIX. Lequel glorieux saint est patron de l'église et de la ville de FOIX...

"Il fut le septième évêque de Tours,

En ce temps là, régnait un méchant roi hérétique qui s'appelait Alaric, roi des Goths et Ariens, dominant Toulouse et le pays, il poursuivait et tuait tous les chrétiens qu'il pouvait trouver...

"Il prit et détruisit la cité de Tours en Touraine et il emmena, pris et lié le glorieux archevêque saint Volusien jusqu'à Toulouse où toujours il pleuvait du sang...

Ceux qui s'enfuirent emmenèrent pris et lié le glorieux saint Volusien pour le faire passer en Espagne.

IMGP0416.JPG  IMGP0417.JPG

IMGP0420.JPG

"Entre Pamiers et Varhiles, au lieu de couronne, ils le décapitèrent et en firent un martyr. Les lances de ceux qui l'avaient décapité se transformèrent en tiges de frênes tout verts qui n'ont pu mourir par la vertu divine ainsi que cela peut se voir encore aujourd'hui en ce même lieu.

"La nuit suivante par l'annonce d'un ange envoyé par Dieu, il fut annoncé à deux saintes religieuses qu'elles devaient aller à la ville de Foix, vers le peuple chrétien, pour qu'ils portent le corps du saint pour l'ensevelir dans l'église de Foix.

IMGP0422.JPG  IMGP0430.JPG

IMGP0434.JPG

IMGP0439.JPG

"Le corps du saint fut mis sur une charrette que tiraient deux boeufs et le portèrent miraculeusement à l'église de FOIX. Les rochers s'écartèrent; les roues de la charrette entrèrent dans la roche et les pieds des boeufs y laissèrent leur trace comme cela se voit encore, en aval de Foix dans le grand chemin, dans les roches du Pas de Las Latras; la rivière se mit à sec et servit de chemin. Il rendit la vue aux aveugles, rendit la santé aux contrefaits et aux possédés du démon et fit beaucoup d'autres miracles qui seraient trop longs à raconter...    IMGP0443.JPG

  ci dessous: la mise au tombeau: une oeuvre en terre cuite peinte. C'est une copie du 19° siècle de l'atelier toulousain Virebent. Diverses copies, lui ressemblent, l'original du 16° siècle en pierre polychrome provenant du château de Biron (Dordogne) est exposé au Metropolitan Museum de New York. Marie est entourée de Saint Jean portant la couronne d'épines, Marie-Madeleine avec ses longs cheveux et le coffret de parfum, Nicodème à droite et Joseph d'Arimathie à gauche soutenant le linceul qui enveloppe le Christ. IMGP0445.JPG

IMGP0450.JPG    IMGP0451.JPG

L'actuelle église Saint-Volusien n'apparaît dans les textes qu'au 9° siècle. En 870, il est question d'un monastère en l'honneur de saint Volusien, édifié sur ce lieu. Il sera bien protégé, étant limité par deux rivières, l'Ariège à l'est, l'Arget son affluent, au nord. Au sud, se construit l'église-abbatiale.  IMGP0454.JPG

IMGP0455.JPG

IMGP0456.JPG

Avant de partir à la 1° croisade, le comte de Foix Roger II fait le voeu de construire une nouvelle église en l'honneur de saint Volusien. De style roman, elle sera inaugurée en 1111. L'abbaye devient le lieu privilégié de la vie politique et religieuse de Foix. Au 16° siècle, pendant les guerres de religion, l'église est saccagée et pillée.

Détruite en 1580, reconstruite de 1609 à 1670, c'est une église gothique de style méridional conservant encore un portail roman.  

IMGP0464.JPG

 IMGP0466.JPG

 IMGP0474.JPG

IMGP0477.JPG

Qui est saint VOLUSIEN?

Volusianus nous ramène à la fin du 5° siècle. L'empire romain vient de disparaître. L'évêque Volusien administre la ville de Tours qui est à la frontière de deux royaumes: au nord, celui des Francs dont le chef Clovis sera le premier roi baptisé dans la religion catholique, et celui des Wisigoths au sud dont Toulouse est la capitale.

En 495, Volusien victime de la répression des Wisigoths est arrêté et assigné en résidence dans la vallée de l'Ariège. Il y meurt peu après, sans avoir retrouvé la liberté, de mort naturelle, sans doute. Mais par la suite, on le présente comme martyr... Sa légende riche en miracles rehaussera la célébrité des comtes de FOIX, les protégés du saint. 

IMGP0479.JPG

IMGP0469.JPG

IMGP0463.JPG

IMGP0479-1-1.JPG

IMGP0479-2.JPG

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de gebete.reidid.over-blog.com
  • : la vie à Brest est dynamique, un IKEA, un tramway, Océanopolis, un stade nautique, un technopole, et des randonnées pédestres et cyclistes dans tout le Finistère. Les Chemins de COMPOSTELLE, La Loire à Vélo, le Chemin de Stevenson...
  • Contact

Recherche

Liens