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27 août 2015 4 27 /08 /août /2015 16:31

Principe d’Archimède : « Tout corps plongé dans un fluide au repos reçoit de la part de celui-ci une poussée verticale dirigée vers le haut, et de grandeur égale au poids du volume du fluide déplacé. »

Sous-marin Flore : un musée interactif au Pays de Lorient.

Le sous-marin : une aventure humaine et technologique : Petits ou grands, les sous-marins font partie de notre histoire et interpellent notre imaginaire.

L’histoire du Pays de Lorient est fortement marquée par la Seconde Guerre mondiale, et l'ancienne Base de sous-marins, construite par les Allemands, fut la cause de la destruction de la ville de Lorient.

Le "FLORE", un sous-marin musée
Le "FLORE", un sous-marin musée
Le "FLORE", un sous-marin musée

Plus grande forteresse militaire en Europe, elle est ensuite utilisée par la Marine française comme siège de l'escadrille des sous-marins de l'Atlantique jusqu'en 1997. Depuis cette date, l'ancienne Base de sous-marins est en reconversion, et ne cesse de se développer. Elle abrite dans ses murs entreprises, teams de course au large et des activités de tourisme : Cité de la Voile Éric Tabarly, visites patrimoniales, croisières sur rade…

La visite du sous-marin Flore et son musée interactif vient compléter les loisirs possibles sur ce site si particulier en Morbihan. Dès l’arrivée, l’imposante porte de l’alvéole donne le ton : 10m de haut, elle pèse plus de 30 tonnes.

Le "FLORE", un sous-marin musée
Le "FLORE", un sous-marin musée
Le "FLORE", un sous-marin musée
Le "FLORE", un sous-marin musée

La Flore (S 645) est un sous-marin français de classe Daphné. Le sous-marin est baptisé Flore le 17 avril 1956. Il est mis en chantier à la Direction des Constructions et Armes navales (DCAN) de Cherbourg le 19 juin 1958. Il est le cinquième de la série des sous-marins à hautes performances de type Daphné.

Il est lancé le 21 décembre 1960 et est mis à l'eau le 22 septembre 1961. Le sous-marin Flore est admis au service actif le 21 mai 1964 et affecté à la 1ère escadrille de sous-marins (ESM) à Toulon, son port base. Sa carrière se déroule essentiellement en Méditerranée. Il rejoint épisodiquement Lorient pour des périodes de grand carénage.

En janvier 1968, le sous-marin connaît un premier accident qui n'a pour conséquence principale que l'enfoncement du carénage du bulbe du sonar passif d'étrave.

Le "FLORE", un sous-marin musée
Le "FLORE", un sous-marin musée
Le "FLORE", un sous-marin musée
Le "FLORE", un sous-marin musée
Le "FLORE", un sous-marin musée

En février 1970, le bâtiment est intégré à l'ESMED (escadrille des sous-marins de la Méditerranée) à sa création à Toulon.

Le 19 février 1971, le sous-marin est victime d'une voie d'eau au large de Toulon alors qu'il était à l'immersion périscopique, suite au mauvais fonctionnement de l'installation d'air. Le moteur est en panne (compartiment inondé) et le sous-marin est contraint de larguer ses plombs de sécurité pour remonter à la surface. Il est pris en charge peu après par les remorqueurs Pachyderme et Travailleur pour être conduit jusqu'à Toulon, où il est réparé.

En 1974, il entre en grand carénage à Toulon et de nouveaux équipements sont installés (nouveaux sonars, amélioration des installations de détection).

Le 1er décembre 1975, le général Bigeard, alors secrétaire d'État à la Défense, effectue une plongée sur le sous-marin Flore. À cette occasion, le général Bigeard a bu un bol d'eau de mer afin de se conformer à la tradition du baptême de sous-marinier lors de la première plongée.

Le "FLORE", un sous-marin musée
Le "FLORE", un sous-marin musée
Le "FLORE", un sous-marin musée

Le 7 septembre 1978, il quitte Toulon pour Cherbourg où il arrive le 20 septembre. Il y entre en grand carénage (1er novembre 1978 à octobre 1979), puis quitte Cherbourg le 3 octobre 1979. Il est de retour à Toulon le 28 octobre 1979.

Le 21 octobre 1986, l'escorteur rapide L'Alsacien est coulé en Méditerranée par le sous-marin Flore.

Le sous-marin Flore est placé en réserve normale en 1988.

Le 3 mars 1989, il effectue sa dernière plongée en Méditerranée, puis gagne Lorient le 29 mars 1989, date à laquelle il est retiré du service actif. La dernière levée des couleurs a lieu à Lorient le 19 mai 1989. Le 29 novembre 1994, il est mis en réserve spéciale et est toujours ventilé afin de permettre sa conservation.

Le sous-marin Flore a parcouru 320 000 milles, soit près de 15 fois le tour de la Terre. Il a passé 41 000 heures en plongée.

Le "FLORE", un sous-marin musée
Le "FLORE", un sous-marin musée
Le "FLORE", un sous-marin musée
Le "FLORE", un sous-marin musée

Le 12 juillet 1995, le sous-marin Flore est mis au sec sur le slipway de la base de sous-marins de Lorient. Il sera mis à l'abri provisoirement du 3 juillet 1997 au 9 avril 2000 dans l'alvéole n°1, compte tenu de la météo, les vents fort pouvant le déséquilibrer. Ensuite, le sous-marin a été entretenu par d'anciens sous-mariniers bénévoles regroupés au sein de l'association MESMAT (Musée de l'escadrille des sous-marins de l'Atlantique) qui a été créée pour soutenir le projet de transformation du sous-marin en musée naval.

C'est en 2003 que la Marine nationale met le sous-marin à disposition de la communauté d'agglomération Cap l'Orient pour en faire un élément patrimonial ouvert au public. Cap l'Orient y réalise alors pour 550 000 € d'indispensables travaux conservatoires, tels que la peinture de la coque. Toutefois, la priorité de Cap l'Orient est alors la réalisation de la Cité de la voile Éric Tabarly.

Le "FLORE", un sous-marin musée
Le "FLORE", un sous-marin musée
Le "FLORE", un sous-marin musée

En 2008, Norbert Métairie, maire de Lorient, relance le projet d'un musée autour du sous-marin. L'idée est de faire découvrir les entrailles d'un submersible, de parler de l'histoire de la base des sous-marins de Lorient, ainsi que de faire connaître l'évolution de la rade et de ses enjeux stratégiques. Le projet bénéficie du travail réalisé par l'équipe de bénévoles du MESMAT, notamment pour collecter du matériel et des objets liés à la vie des sous-mariniers.

Il s'appuie également sur les études historiques préparées par René Estienne, l'archiviste de la Marine.

Depuis le 1er mai 2010, le sous-marin est exposé et ouvert au public au sein de l'Espace Découverte du sous-marin Flore, à la base de sous-marins de Lorient.

Le "FLORE", un sous-marin musée
Le "FLORE", un sous-marin musée

Principe de Pascal : « Sur la surface d'un corps immergé, s'exerce une pression, en bars, perpendiculaire à cette surface, dirigée vers l'intérieur et égale au nombre de dizaines de mètres d'immersion. Cette relation n'est valable que sur terre (gravité terrestre). »

La coque du sous-marin est soumise à une pression croissante avec l'immersion qui tend à écraser la coque. Une coque épaisse, de forme générale cylindrique, résiste à cette pression et abrite personnel et matériel. Cette coque est construite en acier résistant et à très haute limite élastique (capacité de la coque comprimée à revenir à son état initial). Son épaisseur est fonction de l'immersion maximale prévue ; il faut approximativement augmenter l'épaisseur de 10 mm pour gagner 100 m d'immersion.

Un sous-marin est un navire submersible capable de se déplacer en surface et sous l'eau ; il se distingue ainsi des autres bateaux et navires qui se déplacent uniquement à la surface, et des bathyscaphes qui ne se déplacent que selon l'axe vertical.

Le "FLORE", un sous-marin musée
Le "FLORE", un sous-marin musée
Le "FLORE", un sous-marin musée

La plupart des sous-marins sont des navires de guerre. L'usage civil du sous-marin concerne, pour l'essentiel, la recherche océanographique et l'exploitation pétrolière ; son emploi à des fins touristiques ou de transport commercial reste anecdotique.

L'immersion maximale d'un sous-marin militaire est de quelques centaines de mètres. D'une centaine de mètres pendant la Seconde Guerre mondiale, elle est passée à environ 300/400 mètres pour la plupart des sous-marins actuels. Elle atteint plusieurs milliers de mètres pour les sous-marins de recherche océanographique.

Un sous-marinier est un membre de l'équipage d'un sous-marin.

Le "FLORE", un sous-marin musée
Le "FLORE", un sous-marin musée

Dès son origine, à la fin du XIXe siècle, le terme « sous-marin » est employé pour qualifier les premiers navires pouvant plonger sous la mer mais à des profondeurs, autonomies et vitesses très faibles. Si les performances se sont améliorées progressivement c'est seulement à la fin de la Seconde Guerre mondiale, notamment grâce au perfectionnement du schnorchel et aux progrès accomplis par les ingénieurs allemands dans le domaine de la propulsion électrique en plongée des sous-marins de la Kriegsmarine, qu'il est apparu nécessaire de différencier ces navires : ceux naviguant surtout en surface et pouvant accessoirement plonger, de ceux de nouvelle génération dont l'autonomie sous l'eau est telle qu'ils remontent très rarement à la surface.

On requalifie les premiers de conception ancienne, construits avant-guerre, de « submersibles », et les seconds, de « sous-marins ».

Actuellement, l'autonomie en plongée des sous-marins en service, même à propulsion classique, est telle que la qualification de « submersible » est inadaptée, et a fortiori pour les sous-marins à propulsion nucléaire, dont l'autonomie en plongée est illimitée. Dans la marine nationale française (comme d'ailleurs dans toutes les marines du monde), le terme « submersible » n'est désormais plus utilisé.

Le "FLORE", un sous-marin musée
Le "FLORE", un sous-marin musée
Le "FLORE", un sous-marin musée

La France possède actuellement dix sous-marins, tous à propulsion nucléaires, six SNA (Sous-marins nucléaires d'attaque) classe Rubis, et quatre SNLE (Sous-marins nucléaires lanceurs d'engins) classe Triomphant. Ces derniers constituent la composante essentielle de la force de dissuasion.

Les bâtiments de la Base sous-marine construits pour abriter les sous-marins allemands lors de la Seconde Guerre mondiale sont encore en assez bon état (peut-être plus pour longtemps), et sont impressionnants par leurs dimensions et leurs caractéristiques architecturales.

Un schnorchel (orthographe allemande), snorkel ou tube d'air est un tube hissable à l'immersion périscopique, permettant à un sous-marin de faire fonctionner ses moteurs diesel, alimentant ces derniers en air sans avoir à faire surface. En effet, sur les sous-marins diesel-électriques, il est indispensable de faire des appels d'air périodiquement afin de recharger les batteries.

Le "FLORE", un sous-marin musée
Le "FLORE", un sous-marin musée
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La tête du schnorchel aspire l'air juste au-dessus (environ 1 mètre) de la surface de l'eau. Elle est équipée d'un clapet qui se ferme automatiquement afin d'éviter toute entrée d'eau dans les moteurs. Cet automatisme est commandé par des électrodes détectant l'arrivée de l'eau à leur niveau.

L'échappement des moteurs s'effectue dans l'eau, la pression des gaz d'échappement étant suffisante pour compenser celle existant sous quelques mètres d'eau. Une dérivation du tube d'échappement à l'arrière de la partie supérieure du massif du sous-marin est activée lorsque celui-ci marche au schnorchel, réduisant ainsi l'immersion de l'échappement.

En marche au schnorchel, la sécurité de navigation est assurée par une veille optique au périscope et éventuellement par une veille radar, l'antenne du radar étant portée par un mât hissable. Il faut toutefois souligner qu'un sous-marin naviguant de la sorte est particulièrement bruyant. Par conséquent sa furtivité est totalement compromise, et il devient quasiment sourd. Par ailleurs sa vitesse reste limitée à moins d'une dizaine de nœuds, les mâts étant trop fragiles pour aller au-delà. Il est facile de comprendre pourquoi il a fallu attendre l'avènement de la propulsion nucléaire pour que les sous-marins deviennent une plate-forme crédible de dissuasion atomique.

Le "FLORE", un sous-marin musée
Le "FLORE", un sous-marin musée
Le "FLORE", un sous-marin musée
Le "FLORE", un sous-marin musée

L'immersion en navigation sous-marine, est la distance séparant la partie la plus basse de la quille du sous-marin de la surface de l'eau. On notera en particulier, l'immersion périscopique et l'immersion de sécurité.

L'immersion de sécurité est l'immersion à laquelle, le haut du massif du sous-marin est immergé d'une distance supérieure au tirant d'eau des plus grands navires.

Les sous-marins possèdent :

• une coque intérieure, épaisse ;

• une coque extérieure mince qui assure l'hydrodynamisme (faculté physique à se déplacer rapidement dans l'eau) en intégrant ballasts, soutes extérieures, les antennes des senseurs, les panneaux et les sas d'accès à bord.

• des ballasts situés entre les deux coques et dont le remplissage ou la vidange permet la prise de plongée (ouverture des purges pour faire pénétrer l'eau dans le ballast) et le retour en surface (en chassant de l'air comprimé pour les vider).

Le "FLORE", un sous-marin musée
Le "FLORE", un sous-marin musée
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des régleurs, situés au centre du sous-marin, remplis plus ou moins d'eau (admission d'eau par pression, vidange par pompe ou en secours par chasse à air) pour ajuster son poids à la poussée d'Archimède ;

des barres de plongée pour faire varier l'immersion, généralement une paire à l'arrière et une à l'avant ou sur le massif.

un lest largable de sécurité qui pourrait permettre à un sous-marin alourdi par une voie d'eau de remonter en surface ;

une réserve d'air comprimé complétée par des compresseurs d'air pour chasser l'eau des ballasts et faire surface.

de caisses d'assiette, à l'avant et à l'arrière, permettant de régler leur équilibre longitudinal (répartition longitudinale des poids à bord), en faisant passer de l'eau de l'avant à l'arrière et réciproquement ;

d'un massif, partie intégrante de la coque extérieure et abritant l'ensemble des mâts périscopiques hissables (périscopes, antennes diverses et tube d'air) et permettant d'assurer la veille et la navigation en surface;

Le "FLORE", un sous-marin musée
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Le "FLORE", un sous-marin musée
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d'une hélice, possédant généralement de nombreuses pales de grande taille;

une source d'énergie : soit des accumulateurs électriques rechargés par des génératrices couplées à des moteurs diesels ou à des dispositifs anaérobies dans le cas des sous-marins classiques ;

des systèmes de régénération de l'atmosphère intérieure : pour les sous-marins classiques, dont l'atmosphère est régénérée à chaque marche au schnorchel, il s'agit de systèmes de secours : chandelles chimiques à oxygène et chaux sodée absorbant le gaz carbonique ;

usine à oxygène par électrolyse de l'eau de mer et absorbeur de gaz carbonique à bord des sous-marins nucléaires ;

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d'un ou plusieurs sas d'évacuation, pour le sauvetage de l'équipage et éventuellement utilisés pour larguer des plongeurs.

d'un dispositif permettant le fonctionnement des moteurs diesel à l'immersion périscopique, tube d'air (schnorchel) et échappement dans l'eau ;

d'un système de veille et de détection, principalement acoustique, composé de sonars passifs et actifs, seuls senseurs pouvant être utilisés en plongée. À l'immersion périscopique, le sous-marin peut utiliser par l'intermédiaire de mâts hissables de moyens de détection, électromagnétique actif (radar) ou passif (détecteurs de radars), optronique (périscopes de veille et d'attaque auxquels sont associés des dispositifs vidéo, de vision infra-rouge et d'amplification de lumière) ;

d'un système de navigation, comprenant classiquement compas gyroscopique, loch et sondeur bathymétrique, généralement centrale à inertie et récepteur GPS sur une antenne périscopique et parfois d'un périscope de visée astrale (permettant de faire un point astronomique à l'immersion périscopique) ;

Le "FLORE", un sous-marin musée
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d'un système d'armes permettant de lancer en plongée des torpilles, des mines, des missiles anti-navires, des missiles de croisière, et pour les SNLE des missiles balistiques. Certains sous-marins sont équipés de missiles anti-aériens (principalement contre hélicoptères). Ils disposent par ailleurs de systèmes de lancement de leurres sonar et anti-torpilles.

d'un système de combat (un calculateur central) qui assure l'intégration des trois systèmes précédents et permet d'effectuer les calculs nécessaires à la détermination de la cinématique des détections, présenter la situation tactique et calculer les éléments de tir ;

de moyens de communication acoustique (téléphone sous-marin) et radio : récepteurs HF, U/VHF, et de communications par satellites avec des antennes sur des mâts périscopiques, récepteurs à très basse fréquence avec antenne filaire remorquée ou sur un cadre dans le massif (les ondes VLF peuvent en effet être reçues à quelques mètres d'immersion) et, pour certains sous-marins, antenne U/VHF remorquée.

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commentaires

Martine 29/08/2015 03:20

C'est une visite très intéressante.

didier-le-brestois 29/08/2015 10:02

C'est vrai, merci de ta contribution Martine...

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