Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
25 juin 2020 4 25 /06 /juin /2020 16:48

Mercredi 24 juin 2020, nous étions trois amis à randonner de Lestrevet à Ploéven le matin. Une rando sympa par le Gr 34 avec un départ de la plage de Pors ar Vag (restaurant L’Oasis). Dès les premières minutes nous avons affronté une grosse difficulté (la seule de la journée avec la forte chaleur (30°C) qui nous a accompagnés toute la journée), la Pointe de Tal ar Grip. C’est en arrivant à l’Anse de Ty Mark que nous avons quitté le littoral pour rallier La Mère Margot à Ploéven. Après de repas de randonneur il fallait revenir. Nous avons décidé de faire passer le trajet du retour par la plage de Ty an Quer (île Salgren – site archéologique) puis de suivre le GR 34 ce qui nous a fait passer par l’Anse de Kervijen.

Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste

Le sentier de grande randonnée 34 (GR 34) est un sentier littoral qui part du Mont-Saint-Michel (Manche) pour se terminer à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Il longe quasiment l'intégralité de la côte de la région Bretagne à partir du Mont Saint-Michel et, au-delà de la limite entre le Morbihan et la Loire-Atlantique, va jusqu'à l'embouchure de la Loire. Il s'étend sur 1 700 km.

Il reprend en grande partie les anciens chemins de douaniers. Ces chemins, progressivement abandonnés durant la première moitié du XXe siècle, permettaient aux douaniers de patrouiller le long des côtes depuis leurs corps de garde, situés sur des points d'observation clés de la côte bretonne.

En 2018, le sentier est emprunté par 9 millions d'usagers, répartis à 40% de locaux et 60% de touristes.

Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste

Ploéven est une commune française, dans le département du Finistère. La commune fait partie traditionnellement du Pays Glazik. Heureux mariage de la mer et de la campagne, Ploéven est une petite commune attachante de bord de mer, au fond de la baie de Douarnenez et au centre de la riche plaine du Porzay.

Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste

Son paysage se présente sous la forme d'amples vallonnements, alternance de collines et vallons, s'étageant d'est en ouest, par paliers, vers la mer. L'aspect visuel du paysage actuel est la conséquence de transformations relativement récentes. La trame bocagère serrée que constituait le parcellaire d'autrefois a fait place, à la suite du remembrement réalisé en 1965, à un domaine agricole. Celui-ci dégage de vastes perspectives faisant apparaître le bâti des villages, jadis protégés par la végétation, les collines des communes voisines et l'océan.

Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste

La façade littorale se développe sur un kilomètre de côte et offre deux jolies plages de sable fin. Pays d'essence rurale, jouissant de bonnes conditions climatiques, la commune de Ploéven, avec son rivage, ses ruisseaux et marais, ses chemins creux et son patrimoine historique, constitue le cadre idéal d'enrichissantes et tonifiantes vacances.

Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste

Emergeant du sable au fond de l’anse de Kervijen (Plomodiern), les restes d’un bateau nous interpellent. Assez découverts ces vestiges sont très visibles, ce qui n’est pas toujours le cas selon les masses de sable que la houle et les courants ont brassé dans cette anse. La mer est fort active et dynamique au fond de la Baie de Douarnenez.

Quelle est donc cette carcasse recouverte d’algues vertes ?

Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste

Ce bateau s’appelait le Douarneniste, construit en 1933 par le chantier Le Gall de Douarnenez, immatriculé sous le n° DZ 3149, c’était un dundee. Un dundee est un bateau de travail à voile (gréement de type yawl), utilisé à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle en Manche pour la pêche au hareng au filet dérivant, de Groix à Camaret pour la pêche au thon à la traîne, et pour la pêche à la langouste en Mauritanie et le chalutage d'hiver. Dans ses cales se trouvait un vivier pour le stockage des langoustes pêchées au large de la Mauritanie. Jaugeant 119,94 tonneaux pour une longueur de 22,04 mètres, il était équipé d’un moteur 70/77 CV DEUTZ.

Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste

Il était semblable à ces deux bateaux. Le lien de la deuxième image : https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:DZ0242.jpg

Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste

Il a eu pour patrons René Le Ner de 1933 à 1949, puis M. Trocmé. (Tous les renseignements concernant le dundee Douarneniste proviennent du site https://bagoucozdz.fr )

Le Douarneniste a été le théâtre de deux drames de la mer. Le 3 janvier 1948, Louis Dérédec, 25 ans, disparaît sur la côte du Rio del Oro (Mauritanie), et en 1951, Alphonse Roma, 43 ans, décède au Cap Blanc (Mauritanie).

Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste

Le Douarneniste est désarmé en 1952, et vendu pour être démoli par échouage, en principe sur la plage de Sainte-Anne-la-Palud en Plonévez-Porzay. Dans les années 50, les Douarnenistes avaient l'habitude d'envoyer leur bateau « à la casse » sur les plages sableuses du fond de la baie lors des grandes marées (Ouest France  21/01/2014)

Les agriculteurs du Porzay, qui manquaient de bois de chauffage, achetaient aux pêcheurs les bateaux en fin de carrière pour les dépecer. « Les agriculteurs en avaient besoin pour faire cuire les betteraves et les pommes de terre pour nourrir leurs cochons […] Les pêcheurs tiraient le bateau jusque dans le courant, à marée haute, puis le lançaient de travers dans les vagues pour qu'il vienne se déposer le plus haut possible et ne puisse repartir. Cette fois-là, ils se sont trompés de plage ! [..] Du coup, il était trop loin de l'exploitation de celui qui l'avait acheté, un Plonévézien. Il est venu prendre un peu de bois dessus et a laissé le reste sur la plage »,  (témoignage de Thomas Briand, de Kervigen, cultivateur retraité, dans Le Télégramme du 28 août 2010).

Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste

L’examen du fond de l’épave révèle qu’il était couvert d’une couche de ciment renforcée par une armature en treillage métallique, servant sans doute à la fois à accroître l’étanchéité et à lester le bâtiment.

D’autres bateaux immatriculés à Douarnenez ont fini leur existence sur des plages de la baie, comme le Douarneniste de l’anse de Kervijen (source: http://arbbor.free.fr/dz_bateaux.htm):

- Belle-Bretagne DZ 3139 (bateau identique à Douarneniste), dépecé en 1961 au fond de la baie de Douarnenez.

- Guy Mocquet DZ 3709 (malamok = bateau de pêche breton à moteur), désarmé le 27.01.1968, dépecé à Tréfeunte.

- L’Yvonne DZ 3258 (dundee à vivier, comme le Douarneniste), désarmé en 1961, dépecé au fond de la baie de Douarnenez en 1962.

- Louis et Renée DZ 3401 (malamok = bateau de pêche breton à moteur), dépecé en 1961 à Treiz Malaouen.

- Mauritanie DZ 2465 (dundee à vivier), désarmé en 1923, dépecé en 1928 aux Plomarc’hs (à 1 km du port de Rosmeur - Douarnenez).

- Mont Blanc (dundee à vivier), dépecé au fond de la Baie de Douarnenez en 1953.

Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste

Après cette découverte inattendue, il nous restait 3 à 4 km à parcourir sur le GR34 pour rejoindre la voiture. Ces quelques images qui donnent une idée des paysages observables à partir du sentier au fond de la baie de Douarnenez...

Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste

En arrivant, à moins d'un kilomètre du but, un hélicoptère de la Marine nationale , un Caïman (NH 90) de la Base d'Aéronautique Navale de Lanvéoc-Poulmic nous a survolés... Le matin, un ULM nous avait honorés de son salut.

Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste
Rando Lestevet-Ploéven et le Douarneniste

Partager cet article

Repost0
14 juin 2020 7 14 /06 /juin /2020 19:51

En ce jour plutôt maussade de mercredi 10 juin 2020 nous nous sommes retrouvés cinq amis pour randonner dans la forêt de Landerneau à partir du village de La Forest-Landerneau puis remonter une petite rivière vers Malvézan et Judée. On a vu une souche sculptée (un aigle), des détritus le long des routes, des buissons magnifiquement fleuris d'églantiers ou de rosiers grimpants. Nous avons fait un tour sur la rive de l'Elorn au niveau de Ty Naod.

TALIESIN, barde gallois du 5ème siècle à la mairie de La Forest-Landerneau
TALIESIN, barde gallois du 5ème siècle à la mairie de La Forest-Landerneau
TALIESIN, barde gallois du 5ème siècle à la mairie de La Forest-Landerneau
TALIESIN, barde gallois du 5ème siècle à la mairie de La Forest-Landerneau
TALIESIN, barde gallois du 5ème siècle à la mairie de La Forest-Landerneau
TALIESIN, barde gallois du 5ème siècle à la mairie de La Forest-Landerneau
TALIESIN, barde gallois du 5ème siècle à la mairie de La Forest-Landerneau
TALIESIN, barde gallois du 5ème siècle à la mairie de La Forest-Landerneau
TALIESIN, barde gallois du 5ème siècle à la mairie de La Forest-Landerneau
TALIESIN, barde gallois du 5ème siècle à la mairie de La Forest-Landerneau

Pour la pause méridienne, nous avons été invités à utiliser le salon de jardin d'une amie de l'un d'entre nous (Jean). La pluie s'était calmée et nous avons pu vivre de bons moments de détente.

TALIESIN, barde gallois du 5ème siècle à la mairie de La Forest-Landerneau
TALIESIN, barde gallois du 5ème siècle à la mairie de La Forest-Landerneau
TALIESIN, barde gallois du 5ème siècle à la mairie de La Forest-Landerneau
TALIESIN, barde gallois du 5ème siècle à la mairie de La Forest-Landerneau
TALIESIN, barde gallois du 5ème siècle à la mairie de La Forest-Landerneau
TALIESIN, barde gallois du 5ème siècle à la mairie de La Forest-Landerneau
TALIESIN, barde gallois du 5ème siècle à la mairie de La Forest-Landerneau
TALIESIN, barde gallois du 5ème siècle à la mairie de La Forest-Landerneau

Sur le parvis de la mairie de La Forest-Landerneau, une statue a attiré notre attention. Voici l'histoire de Taliesin - (D’après L’épopée celtique en Bretagne de Jean MARKALE)

En ce temps-là vivait en Penllyn un homme de haut lignage Tegid Voel et sa femme Keridwen. Ils avaient trois enfants, une fille Creirwy, belle parmi les belles, un fils Morvran ab Tegid qui s’il n’était pas beau avait la carrure et la stature d’un chevalier, ce qui en ces temps mouvementés lui assurait le respect de tous et hélas Afang-Du, le benjamin, le moins favorisé des hommes, laid et plutôt demeuré.

Kéridwen qui était aussi une sorcière renommée résolut donc, selon l’art des livres de Fferyllt de faire bouillir pour son fils un chaudron d’inspiration et de science. Celui-ci ne devait cesser de bouillir pendant un an et un jour, jusqu’à ce que trois gouttes magiques de grâce et d’inspiration fusse obtenues.

Elle chargea Guyon Bach et un aveugle Morda de surveiller le chaudron et d’activer le feu en dessous. Elle même pendant ce temps courrait les prés, les bois, les monts et les marécages pour obtenir les plantes nécessaires à son projet.                                   … /…

TALIESIN, barde gallois du 5ème siècle à la mairie de La Forest-Landerneau
TALIESIN, barde gallois du 5ème siècle à la mairie de La Forest-Landerneau

…/…    Or il advint qu’au dernier matin, alors que Gwyon Bach avait pris la relève de Morda après avoir passé une mauvaise nuit, celui-ci s’endormit au bord du chaudron qui, non surveillé, se mit à bouillir, trois gouttes s’en échappèrent et tombèrent sur la main de Gwyon. Tout aussitôt le chaudron éclata, le reste du liquide étant empoisonné.

Guyon sous le coup de la douleur mit la main à sa bouche et aussitôt comprit ce qui lui était arrivé et ce qui allait survenir s’il ne s’enfuyait pas bien vite.

Là-dessus Kéridwen revint et constata les dégâts. Elle saisit un bâton et en frappa l’aveugle qui protesta de son innocence. C’est vrai reconnut-elle, c’est Gwyon le coupable et de le poursuivre à toute allure. Lorsque Gwyon l’aperçut il se changea bien vite en lièvre mais elle en lévrier gagna sur lui, il se précipite alors vers la rivière et se change en poisson, Kéridwen devint loutre tant et si bien qu’il dût se changer en oiseau et Kéridwen le poursuivit sous la forme d’un faucon. Comme elle était sur le point de le rattraper il se laissa tomber sur un tas de grains et devint l’un d’eux mais Kéridwen de son œil de faucon le repéra et l’avala.                           …/…

TALIESIN, barde gallois du 5ème siècle à la mairie de La Forest-Landerneau
TALIESIN, barde gallois du 5ème siècle à la mairie de La Forest-Landerneau

…/…   Ce n’est que quelque temps après qu’elle s’aperçut qu’elle était enceinte. Comme son guerrier de mari était absent depuis plusieurs mois elle comprit bien vite ce qui lui arrivait, dissimula sa grossesse à son entourage et le jour de la délivrance elle se retira dans la campagne bien résolue à anéantir ce rejeton maudit. Las ! Celui-ci était si beau qu’elle n’eut pas le courage de le tuer et se contenta de le mettre dans un panier d’osier qu’elle confia à la rivière.

C’est ainsi que le nouveau-né recueilli par Gwyddno se révéla bientôt pour ce qu’il était : c’est à dire le Prince des Bardes qui prit le nom de TALIESIN et étant l’émanation même de toute science et de toute sagesse devint le compagnon préféré de MERLIN l’Enchanteur et par la suite le barde attitré d’ARTHUR, l’ami de LANCELOT et de tous les Chevaliers de la Table Ronde. Et ce qui surtout nous intéresse l’historien de LANCELOT DU LAC.

TALIESIN, barde gallois du 5ème siècle à la mairie de La Forest-Landerneau
TALIESIN, barde gallois du 5ème siècle à la mairie de La Forest-Landerneau

Pourquoi TALIESIN, barde gallois du 5ème ou 6ème siècle devant la mairie de La Forest-Landerneau ? Par Roger JONCOURT, sculpteur

Lorsque Monsieur le Maire m’a appelé pour me dire que la Commune souhaitait laisser une trace de ce passage au vingt-et-unième siècle en adressant un salut à ceux qui vivront ici au 3ème millénaire, nous avons fait ensemble le tour des richesses culturelles et historiques de la Commune.

Nous nous sommes arrêtés à ce moment fort que fut certainement le temps de splendeur du château de La Joyeuse Garde. Château de Ban de Benoïc, père de Lancelot du Lac.

J’aurais pu choisir de faire la statue de Lancelot, mais un chevalier comme lui ne peut se concevoir sans son cheval, ce qui nous emmenait déjà un peu loin et d’autre part Lancelot, toujours en partance pour de nouveaux exploits, de nouvelles conquêtes n’était pas un très bon interlocuteur.

J’ai donc demandé conseil à un érudit, historien de ces temps anciens, Jean Markale (par livre interposé). C’est par lui que j’ai appris l’existence de TALIESIN.         …/…

TALIESIN, barde gallois du 5ème siècle à la mairie de La Forest-Landerneau
TALIESIN, barde gallois du 5ème siècle à la mairie de La Forest-Landerneau

…/…    TALIESIN était compagnon de MERLIN, c’était le barde attitré du Roi ARTHUR, le compagnon et le confident des chevaliers de la Table Ronde et comme tel celui de Lancelot. C’est lui qui a écrit leur histoire.

Il a vécu plus de 1000 ans, c’est dire que lui et son corbeau ont mille et une histoires à vous dire. C’est aussi un grand magicien comme sa propre histoire nous l’apprend. Il saura vous conseiller et vous aider, mais attention, respectez-le ! Ne vous moquez pas de lui, vous pourriez vous retrouver transformé en crapaud, en belette ou en serin ; cela ne se verra pas mais en dedans de vous, vous n’entendrez plus que coassements, peur et faim perpétuelle ou cui-cui incessants !

TALIESIN, barde gallois du 5ème siècle à la mairie de La Forest-Landerneau
TALIESIN, barde gallois du 5ème siècle à la mairie de La Forest-Landerneau

Partager cet article

Repost0
28 mai 2020 4 28 /05 /mai /2020 07:46

le 20 mai 2020, nous avons repris le cycle de nos randonnées hebdomadaires après 55 jours de confinement lié au Covid 19. Ce fut un enchantement de se retrouver sur le parking de Carrefour dans le quartier de Saint-Pierre de Brest.

Première rando d'après confinement
Première rando d'après confinement
Première rando d'après confinement
Première rando d'après confinement
Première rando d'après confinement
Première rando d'après confinement
Première rando d'après confinement

Les premiers kilomètres nous ont amené à suivre des Rives de Penfeld. Les rives de Penfeld sont une coulée verte, un écrin feuillu dans un monde minéral. Derrière la base navale, la rivière redevient ruisseau. L’espace est aménagé d’une aire de jeux pour les enfants et pour les activités sportives.

Première rando d'après confinement
Première rando d'après confinement
Première rando d'après confinement
Première rando d'après confinement
Première rando d'après confinement
Première rando d'après confinement
Première rando d'après confinement
Première rando d'après confinement
Première rando d'après confinement
Première rando d'après confinement

Il est de nouveau possible de se promener dans les forêts, parcs et jardins, mais les accès aux aires de jeux pour enfants, terrains multisports, parcours de santé et aires de barbecue ne sont pas encore autorisés. (Arrêté du maire n° A2020-05-1001). Les Rives de Penfeld sont ouvertes, tout comme les plages. 

Première rando d'après confinement
Première rando d'après confinement
Première rando d'après confinement
Première rando d'après confinement
Première rando d'après confinement
Première rando d'après confinement
Première rando d'après confinement

Le fond de la Penfeld, rivière emblématique de Brest, a longtemps servi à la marine pour stocker entre des pieux les troncs d'arbres qui étaient utilisés par les charpentiers de marine.
Depuis les années 1980, cette partie de la rivière et ses rives bordant l’Ouest du quartier de Bellevue ont été transformées en parc ouvert au public avec un plan d’eau navigable pour les kayaks..
Ces rives offrent un parcours facile et agréable de plus dans l'ensemble ombragé.

Première rando d'après confinement
Première rando d'après confinement
Première rando d'après confinement
Première rando d'après confinement

Puis avec une courte transition nous sommes entrés dans le Bois de Keroual. Le bois de Keroual et son manoir sont un véritable poumon vert juste à la sortie de Brest. Vous vous sentirez en forêt et pourrez profiter du calme des lieux tout en profitant de la faune et de la flore variées. Des cours d'eau et étangs permettent de varier le paysage. Cette balade fait le tour du bois mais de nombreux chemins alternatifs sont possibles pour le découvrir en profondeur ou rallonger la balade.

Première rando d'après confinement
Première rando d'après confinement
Première rando d'après confinement
Première rando d'après confinement
Première rando d'après confinement
Première rando d'après confinement
Première rando d'après confinement

Le bois de Keroual se situe à proximité de la ville de Brest (au nord ouest), sur la route de Guilers, commune dont il fait partie. Il compte près de 56 hectares. Le bois abrite :

  • Le manoir de Keroual, ancienne demeure de Louise Renée de Penancoët de Keroual, dont le parc abrite chaque année le festival Astropolis,
  • le moulin transformé en crêperie,
  • de nombreux étangs, rivières ou plans d'eau.
  • La rando sous un ciel azur s'est terminée par le Parc d'Éole. Souvent peu connu des Brestois, le parc d'Éole fait pourtant partie de ces endroits secrets et insolites de la ville de Brest. Bien caché, il est situé sur les hauteurs du quartier Saint-Pierre, près d'une maison de retraite et du centre commercial de l'Iroise, qui camoufle le parking permettant d'y accéder et pourrait, à tort, vous dissuader de vous engager sur le petit chemin qui y mène. Charmant, accueillant et paisible, ce parc est l’œuvre du peintre Nils Udo et du paysagiste Louis Maunoury. 
Première rando d'après confinement
Première rando d'après confinement
Première rando d'après confinement
Première rando d'après confinement
Première rando d'après confinement
Première rando d'après confinement

Partager cet article

Repost0
27 mai 2019 1 27 /05 /mai /2019 15:50

Samedi 18 mai 2019. Après une excellente nuit à l'hôtel Les Voyageurs de Saint-Anthème, nous nous préparons à effectuer notre cinquième étape du périple dans les Monts du Forez. Ce périple prévoyait 13 étapes: 5 étapes sur le GR3 vers le sud à partir de Chabreloche et 8 étapes sur la variante du GR3 vers le nord pour retrouver la voiture à l'hôtel Le Mandrin de Chabreloche.

Fin de randonnée dans les Monts du Forez

Les prévisions météo pour ce samedi 18 mai étaient plutôt peu engageantes. La distance à parcourir et la plus longue de la pérégrination: 24.9 km... Nous avons gambergé et tous les trois, Jean-Paul, François et moi avons suggéré de demander à la patronne si aimable et serviable de l'hôtel de nous amener à Féréol, nous permettant de raccourcir l'étape de 6 km... En fait c'est notre hôtesse qui nous a proposé de nous transporté à ce nouveau point de départ. ( Le parcours St Anthème, Fereol est tout en montée!)

Fin de randonnée dans les Monts du Forez
Fin de randonnée dans les Monts du Forez
Fin de randonnée dans les Monts du Forez
Fin de randonnée dans les Monts du Forez

Cette anecdote nous a mis en jambes et rendus tout heureux de notre sens de l'organisation. Vers 13h00 nous avons pique-niqué à La Chapelle-en-Lafaye. Après ce temps nécessaire d'alimentation, en quittant le village, on s'est  aperçu qu'il y avait une auberge... Là il nous a fallu escalader une grande côte de 70 m sur 1.5 km pour aller à Montarcher. Montarcher est proche d'une voie romaine reliant Lugdunum (Lyon) à la voie d'Agrippa qui permettait d'aller à Burdigala (Bordeaux). Sa situation élevée en fit d'abord un lieu de culte gaulois, puis une place forte du Forez. D'ailleurs, le nom Montarcher viendrait de « Montis Archierri », Mont des Archers en latin.

Fin de randonnée dans les Monts du Forez
Fin de randonnée dans les Monts du Forez
Fin de randonnée dans les Monts du Forez
Fin de randonnée dans les Monts du Forez
Fin de randonnée dans les Monts du Forez
Fin de randonnée dans les Monts du Forez

Montarcher était un village avec un château remarquable. Ensuite nous avons descendu visé Estivareilles. La météo s'est amélioré et on a presuqe eu chad. En face de la gare d'Estivareilles, une bonne bière nous attendait, on ne l'a pas laissée.

Fin de randonnée dans les Monts du Forez
Fin de randonnée dans les Monts du Forez
Fin de randonnée dans les Monts du Forez
Fin de randonnée dans les Monts du Forez
Fin de randonnée dans les Monts du Forez
Fin de randonnée dans les Monts du Forez

On s'est pressé d'arriver à APINAC. Car à Apinac, il nous faut rencontrer madame Granger qui doit nous donner le kit et la clé pour rejoindre notre gîte pour la nuit, une cabane perchée dans un arbre au milieu d'un bois au quartier du Breuil, à 1.5 km du village. Il n'y a pas grand chose pour se ravitailler, heureusement notre hôtesse nous a indiqué un restaurant à Usson-en-Forez.

Fin de randonnée dans les Monts du Forez
Fin de randonnée dans les Monts du Forez
Fin de randonnée dans les Monts du Forez
Fin de randonnée dans les Monts du Forez
Fin de randonnée dans les Monts du Forez
Fin de randonnée dans les Monts du Forez

En chemin, j'ai téléphoné au Cabanon, le fameux restaurant à Usson-en-Forez. Le patron, Raymond, a proposé de venir nous chercher à Apinac (4.5 km) pour nous conduire en son établissement. Il devait venir avant le début du service du restaurant; un samedi soir, il y avait beaucoup de clients attendus. Le temps de hisser nos sacs à dos dans la cabane perchée et nous voilà au plan d'eau d'Usson.

Fin de randonnée dans les Monts du Forez
Fin de randonnée dans les Monts du Forez
Fin de randonnée dans les Monts du Forez
Fin de randonnée dans les Monts du Forez
Fin de randonnée dans les Monts du Forez

Nous avons passé un superbe moment au Cabanon. Un bilan de mi-parcours: satisfaits de ces cinq premières étapes où il a fallu déployer des efforts et des astuces pour rendre les journées de marche moins épuisantes, quoi que... L'heure d'aller se coucher a sonné et Raymond nous ramène à notre cabane perchée. Il était plus de 23h00, la nuit était bien établie, il fallait marcher une trentaine de mètres entre les arbres pour rejoindre l'escalier d'accès à la cabane dans les branches. C'est là que tout a basculé. (.../...)

 

Fin de randonnée dans les Monts du Forez
Fin de randonnée dans les Monts du Forez
Fin de randonnée dans les Monts du Forez
Fin de randonnée dans les Monts du Forez

Une racine s'est  amusée à me faire un croche-pied, j'ai donc fait un grand pas pour éviter la chute et là, une douleur fulgurante au mollet gauche m'a rendu incapable de marcher. François et Jean-Paul m'ont aidé à monter dans la cabane au prix de gros efforts (je pèse mon poids). Nuit contrariée, où j'ai échafaudé moult scenarios sachant que je ne pouvais pas poursuivre le périple.

Au branle-bas, on a tous les trois exposé comment nous voyions la suite de l'aventure, finalement on ne se désolidarise pas et on va rejoindre la voiture de Jean-Paul qui nous attend à Chabreloche. C'est alors que nous avons découvert ce que signifie l'abandon des communes rurales par les services publiques.

Fin de randonnée dans les Monts du Forez
Fin de randonnée dans les Monts du Forez

Nous avons rencontré un maximum de difficulté pour trouver un taxi pour nous conduire à Montbrison, à 40 km d'Apinac. C'est à Montbrison que nous devons utiliser les services de la SNCF (car) pour rallier Thiers. A Thiers Gare: désert absolu au milieu d'un no man's land incroyable... recherche d'un taxi pour faire Thiers Chabreloche (15 km) = mission quasi impossible!!!

Fin de randonnée dans les Monts du Forez
Fin de randonnée dans les Monts du Forez

Lundi 20 mai: retour à Brest avec escale technique à Bléré, près de Tours.

Fin de randonnée dans les Monts du Forez
Fin de randonnée dans les Monts du Forez
Fin de randonnée dans les Monts du Forez
Fin de randonnée dans les Monts du Forez
Fin de randonnée dans les Monts du Forez
Fin de randonnée dans les Monts du Forez
Fin de randonnée dans les Monts du Forez

Partager cet article

Repost0
27 mai 2019 1 27 /05 /mai /2019 14:16
Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez

Le 13 mai 2019, nous quittons Brest pou rallier Chabreloche (Puy-de-Dôme). Nous sommes trois randonneurs: Jean-Paul, François et moi, du même âge (67 ans). on prévoit de marcher sur les sentiers des Monts du Forez, le GR3, de Chabreloche à Apinac.

Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez

La première étape: Chabreloche (la chèvre et l'oie) N.-D. de l'Hermitage (18.5 km)sera sans aucun doute la plus difficile randonnée que j'ai jamais connue au cours de mes 15 années de pérégrination. Un dénivelé total de 885 m, et une vent fort et bien froid. 

Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez

Nous sommes arrivés exténués chez les sœurs malgaches de N.D. de l'Hermitage où l'accueil a été parfait. Nous avions chacun notre "cellule". Il y avait bien longtemps où je n'avais dormi plus de 9 heures de suite.

Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez

Mercredi 15 mai: deuxième étape: N.D. de l'Hermitage (1110 m) - Col du Béal (1390 m). Nous avons marché de 09h00 à 17h30. Cette journée a été plus agréable que celle de la veille.

Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez

Il y a eu encore beaucoup de dénivelé et le vent était toujours aussi fort et froid. Nous sommes arrivés au Refuge du Col du Béal. c'est un gîte pour des groupes. Il y avait une dame seule avec son chien dans un appartement et nous étions tous les trois dans un dortoir de 7 lits. L'hôtesse nous a préparé un bon repas du soir.

Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez

Troisième étape: Col du Béal (1390 m) - Sichard (St Anthème) 1250 m. Presque 9 heures à marcher, photographier, pique-niquer, se relaxer... 21 km parcoouru pendant 4h40 de marche effective.

Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez

Le col du Béal est un col des monts du Forez (Massif central) qui culmine à 1 390 mètres d'altitude. C'est un lieu propice à la pratique de la randonnée, du cyclisme, du snowkite et du ski de fond. Le site dispose d'une auberge, d'un gîte et d'une boutique proposant des produits locaux. Le col du Béal est situé sur la ligne de crête des monts du Forez, en limite du territoire communal de Chalmazel-Jeansagnière et de Saint-Pierre-la-Bourlhonne, à la frontière entre la Loire et le Puy-de-Dôme (région Auvergne-Rhône-Alpes).

Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez

Après avoir marché dans des névés (neige vieille) au niveau de Pierre-sur-Haute (1 634 m), point culminant des monts du Forez, à la limite des départements de la Loire et du Puy-de-Dôme. C'est le point culminant du département de la Loire. Sur son sommet sont installés une station hertzienne militaire, un radar de l'aviation civile et des moyens de communications civils. Sur son flanc oriental se trouve la station de ski de Chalmazel. Nous arrivons à Sichard (chambre et table d'hôtes de la jasserie des Airelles) où Merc et sa compagne nous ont magnifiquement accueillis. Marc a un passé de cuisinier globe-trotter, son parcours est passionnant.

Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez

Vendredi 17 mai: quatrième jour de randonnée. De Sichard (1250 m) à Saint-Anthème (950 m). Pluie et froid toute la journée. On a réussi à réduire un parcours prévu de 20 km à 16,1 km en empruntant des chemins très pentus (les descentes vertigineuses sont aussi difficiles à franchir que les montées).

Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez

Marcher sous la pluie n'est pas toujours désagréable, grâce notamment aux équipements adaptés qui nous permettent de cheminer assez confortablement. Nos sacs à dos n'étaient pas désagréables à porter. En plus de 15 ans d'expérience, c'est la première fois où nous avons réussi à composer de sacs à dos si légers (10 kg sans l'eau ni la nourriture du pique-nique du midi).

Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez

Nous n'avons pas eu de difficulté pour trouver l'hôtel Les Voyageurs à Saint Anthème (700 habitants). C'est le seul encore en activité dans ce village. La patronne, Michèle, est une femme admirable qui ne savait que faire pour rendre notre escale dans son bel établissement le plus agréable et récupérateur.

En arrivant à Saint-Anthème après avoir dévalé un raccourci, nous avons eu le plaisir de découvrir un bébé veau né depuis moins de 24 heures.

Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez
Rando dans les Monts du Forez

Partager cet article

Repost0
26 septembre 2018 3 26 /09 /septembre /2018 16:29

Meschers-sur-Gironde est située en Charente-Maritime (17) (région Nouvelle-Aquitaine). Ses habitants sont les Michelais et les Michelaises. Principale agglomération du canton de Saintonge Estuaire, cet ancien petit village de pêcheurs du Royannais s'est métamorphosé en station balnéaire réputée au tournant des XIXe et XXe siècles, au moment de la grande vogue des bains de mer. La cité, située sur la côte de Beauté, possède plusieurs plages, toutes de sable fin, donnant sur l'estuaire de la Gironde, et souvent entourées de pinèdes.

Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde
Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde
Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde

Elle est aujourd'hui un centre commercial et touristique actif et une commune résidentielle de la grande banlieue de Royan. Un projet de pont sur la Gironde, reliant les communes de Meschers, Arces et Talais, en Médoc, est sérieusement envisagé en 1990. Les débats sont virulents entre partisans, qui soulignent les avantages d'une liaison routière Charente-Maritime-Nord-Médoc, et opposants, qui y voient une construction inesthétique, comparée à un « éléphant blanc ». Le projet est finalement enterré au début des années 1990.

Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde
Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde
Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde
Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde

A mi-chemin entre Meschers-sur-Gironde et Talmont-sur-Gironde, nous faisons une courte halte pour admirer quelques carrelets de Port Maran (commune d’Arces).

Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde
Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde
Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde
Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde

Puis nous avons la surprise d’arriver à Talmont-sur-Gironde. Talmont-sur-Gironde est aussi en Charente-Maritime (17). En plus des touristes, on y rencontre des Talmonais et Talmonaises. Talmont est un petit port où on pêchait autrefois l'esturgeon pour ses œufs (caviar), et désormais le maigre, l'alose, la lamproie et les pibales.

Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde
Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde
Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde
Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde

Ancienne bastide fondée par le roi d'Angleterre et duc d'Aquitaine Édouard Ier en 1284, cette petite cité campée sur un promontoire dominant l'estuaire de la Gironde fut autrefois une redoutable place-forte, dont ne subsistent désormais que quelques pans de remparts et les vestiges d'une tour médiévale à demi-ruinée (tour blanche). Les rues du bourg, qui se coupent à angle droit, sont bordées de maisons anciennes, volontairement très basses afin de limiter la prise au vent, couvertes de tuiles roses et presque toutes blanchies à la chaux. En été, de nombreuses roses trémières apportent une touche colorée à cet ensemble.

Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde
Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde
Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde

Au bord de la falaise, l'église Sainte-Radegonde, construite au XIIe siècle, surplombe les flots de sa silhouette caractéristique, elle est entourée d'un cimetière marin envahi de passeroses et de fleurs sauvages.

Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde
Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde
Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde
Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde

La naissance de « Talmont-étape sur le chemin de Saint-Jacques » date de 1938 :

Le chanoine Tonnelier ne donne pas de bases historiques mais il saura amplifier : "Le bourg se peupla vite, les bénédictins firent sa fortune, étant grands organisateurs du mouvement qui entraînait les foules vers Saint-Jacques de Compostelle. Ils s'ingéniaient à créer des centres d'accueil, Talmont en était un. Là, les pèlerins retrouvaient ceux venus par la route de La Rochelle et de Saujon".

On sait, poursuit le chanoine, "que c'est en descendant de sa Bretagne natale que saint Emilion, en route pour Compostelle, fit halte au Prieuré de Saujon où, renonçant à son voyage, il embrassa la vie monastique"...

Le saint ayant réalisé la performance de partir en Galice avant même que l'on ne découvre le tombeau de Saint Jacques !

Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde
Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde
Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde
Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde

Mais pour le chanoine Tonnelier, la messe est dite, Talmont est "devenu plaque tournante et point de bifurcation important des routes terrestres et maritimes vers Compostelle".

Dans les années 1960, le curé de Meschers relança la mode de Talmont-Relais de Saint-Jacques. Il avait installé un stand de vente de colifichets composés de coquilles dites de Saint-Jacques  (même  des géantes en contre-plaqué, que l'Architecte des Monuments historiques lui demanda de déposer). Le pauvre cherchait des fonds pour retaper Sainte-Radegonde et la mairie de l’époque a suivi, invoquant le souvenir de pèlerins dont personne n'avait jamais entendu parler jusque-là.

Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde
Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde
Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde
Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde

Mais la vraie consécration compostelane remonte à 1985, quand une association d’Amis de saint Jacques est venue apposer une plaque "Chemin de saint Jacques" sur le mur du cimetière, officialisant ainsi le rôle supposé de Talmont.

Depuis, le mythe prospère... mais cette affirmée étape du pèlerinage daterait ainsi d'à peine 50 ans.

Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde
Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde
Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde
Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde

Talmont-sur-Gironde, un des plus beaux villages de France : A 15 km au sud de Royan, sur un promontoire rocheux surplombant l’estuaire de la Gironde, Talmont, a gardé son plan originel de bastide, édifiée en 1284 par Edouard Ier d’Aquitaine. Dominant le village, la magnifique église Sainte-Radegonde, symbole de la région Poitou-Charentes, est encore fortifiée de remparts. Dans le bourg, maisons aux façades blanches et volets bleus se dévoilent derrière les roses trémières.

Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde
Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde
Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde

L’histoire des Plus Beaux Villages de France, c’est celle de la rencontre, en 1981, entre un homme et un livre. Le livre, était l’album éponyme édité par Sélection du Reader’s Digest, l’homme était Charles Ceyrac, Maire de Collonges-la-Rouge. L’élu de Corrèze trouve alors dans cet ouvrage le moyen de servir une cause qui lui tient à cœur : unir forces et passions pour protéger et promouvoir le patrimoine remarquable de ces communes d’exception et leur offrir ainsi une alternative à la désertification rurale. 66 maires suivront Charles Ceyrac dans cette aventure officialisée le 6 mars 1982.

Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde
Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde
Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde

Aujourd’hui, l’association compte 158 villages répartis dans 14 régions et 70 départements. Eviter les écueils du village-musée sans âme ou, à l’inverse, ceux du « parc d’attraction », réconcilier les villages avec l’avenir, redonner la vie autour de la fontaine ou sur la place ombragée de tilleuls et platanes centenaires. Voilà notre ambition raisonnée et passionnée.

Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde
Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde

Barzan, un des ports de l’estuaire - Les ports de la rive saintongeaise, qui assurent la relation entre l'arrière-pays et l'extérieur, furent des lieux éminents d'échanges commerciaux jusqu'au milieu du 20e siècle. Quelques-uns abritent encore une petite activité de pêche. Aujourd'hui tournés vers la plaisance, ils sont un des atouts touristiques de l'estuaire.

Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde
Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde

La grande majorité des ports sont établis à l'embouchure d'un petit cours d'eau qui vient se jeter dans l'estuaire. Le port s'est alors développé à la jonction entre la rivière et son chenal. Celui-ci a presque toujours été redressé au 19e siècle, des quais, cales et perrés ont été aménagés pour recevoir les bateaux. Des bassins de retenue et écluses de chasse permettent à la fois de stocker l'eau de la rivière en amont, puis de l'évacuer vers l'estuaire à marée basse en ouvrant les portes de l'écluse, chassant par la même occasion les vases qui se sont accumulées dans le port et le chenal.

Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde
Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde

Dominant la Gironde, Mortagne-sur-Gironde vous offre le plus beau point de vue sur l'estuaire le plus large d'Europe (14 km à cet endroit).

Mortagne-sur-Gironde : Bordant les rives de l'estuaire de la Gironde, cette petite cité du Royannais fut pendant plusieurs siècles une principauté, titre qu'elle acquit au lendemain de la guerre de Cent Ans, mais finit par perdre par déshérence. Importante place forte militaire, elle devint également un port de premier ordre au XVIIIe siècle, classé troisième port de Gironde (après Bordeaux et Blaye) au milieu du XXe siècle, avant de décliner peu à peu. Elle vit aujourd'hui principalement du tourisme, restant malgré tout un port de pêche relativement actif.

Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde
Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde

Ermitage monolithe : Situé à 600 mètres au sud de la ville basse, l'ermitage Saint-Martial est entièrement aménagé au creux d'une puissante falaise. D'inspiration cappadocienne, il se compose de plusieurs cellules, d'un réfectoire, d'une cuisine et d'une curieuse église monolithe, qui, bien que moins connue que celles d'Aubeterre-sur-Dronne et de Saint-Émilion, compte parmi les sommets de l'architecture soustractive dans le Sud-Ouest de la France. D'une grande sobriété, elle conserve une tribune taillée à même le roc, une statue de saint Antoine d'Égypte et une autre de saint Martial.

Cet ermitage est aménagé à partir de cavités naturelles, sans doute dès les premiers temps de l'ère chrétienne (probablement IIe ou IIIe siècle). La tradition veut que saint Martial soit venu se retirer régulièrement dans ces grottes. Par la suite, une petite communauté monastique s'est employée à les agrandir.

Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde

Vitrezay, un port de la Haute-Saintonge : Une jetée, des bateaux de pêche et de plaisance, des oiseaux, les flots venant agiter la tranquillité des lieux, on est au port de Vitrezay. Limitrophe du pays Gabaye, cher aux girondins, dernier port à l’extrême sud-ouest de la Charente-Maritime, Vitrezay est la fenêtre ouverte de la Haute-Saintonge sur cet immense estuaire qu’est la Gironde.

Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde
Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde

Première commune où nous quittons la Charente-Maritime pour entrer en Gironde, la commune de Saint-Palais tire son nom de saint Pallais ou Pallade, évêque de Saintes au VIe siècle. Elle est à 3 km de Saint Ciers-sur-Gironde. Nous avons parcouru 70 km et dormi au camping « Chez Gendron » au milieu des vignes. Un agneau d’un jour avait été recueilli le matin par la charmante directrice de ce beau camping, nous avons été attendris par le spectacle d'un bébé qui a perdu sa mère à la naissance...

Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde
Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde
Deuxième étape cycliste sur la rive droite de la Gironde

Partager cet article

Repost0
30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 13:16

Le 26 avril 2017, nous (Henri, Charles, Jean et moi) avons fait une randonnée de 22 km. Départ de la chapelle Saint-Corentin (commune de Carnoët), à 5 km au nord de Carhaix. On est passé par la gare SNCF de Carnoët-Locarn puis traversé une ferme très ancienne et en arrivant à Carnoët (Cotes d’Armor), on a constaté que le Tour de Bretagne cycliste 2017 effectuait sa deuxième étape de 200 kilomètres avec une arrivée à Saint-Pol-de-Léon. Carnoët à mi-parcours de l’étape était le site du Grand Prix de la montagne. Après le repas au Ty Korn, nous avons donc pu assister au passage des coureurs. Puis nous avons rejoint le site de la Vallée des Saints. Juste avant d’atteindre la motte féodale autour de laquelle les statues sont disposées, nous avons visité la chapelle Saint-Gildas.

à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"

Au cœur de la Bretagne, des dizaines de statues représentant les saints bretons ont élu domicile sur une colline d'où ils semblent contempler la région. Chaque année, de nouveaux géants sont taillés dans le granit et rendent le paysage toujours plus fantastique.

Près de Carhaix et de son incontournable festival des Vieilles Charrues, un autre projet démesuré s'installe peu à peu : la Vallée des Saints. Il y a 1 500 ans, des moines et prêtres venus de Grande-Bretagne accostèrent sur les côtes bretonnes. Certains, tels que Malo ou Brieuc, ont marqué le territoire.

à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"

Dans le village de Carnoët, des sculpteurs réalisent des statues en granit de 4 mètres de haut de ces saints et les placent sur une motte féodale d'où la vue s'étend jusqu'aux Monts d'Arrée. Chacune a un style bien particulier : l'une ressemble au Petit Prince, une autre à un Indien d'Amérique du Nord.

En 2016, le site en comptait déjà quatre-vingt. Des visites guidées sont organisées ; de mai à septembre, on peut observer les sculpteurs travailler.

La Vallée des Saints, “l'île de Pâques bretonne” - La Vallée des Saints à Carnoët, c'est "une île de Pâques du troisième millénaire". Ce site touristique regroupe 63 statues monumentales en granit représentant les saints fondateurs de la région Bretagne. A terme, 1 000 saints bretons peupleront cette vallée.

à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"

On se sent tout petit quand on visite la Vallée des Saints, à Carnoët (22). Et pour cause, les statues de granit qui peuplent le site avoisinent les trois mètres de haut. Ces personnages en granit représentent les saints fondateurs de la région Bretagne. Ces moines immigrés de Cornouaille anglaise, d'Irlande ou du Pays de Galles, aux Vème et VIème siècle.

à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"

1 000 statues à venir - Ils sont actuellement 63 à peupler cette vallée du Centre Bretagne. Le projet prévoit, à terme, 1 000 statues. Cette "île de Pâques du troisième millénaire" est le rêve un peu fou de Philippe Abjean, un passionné de notre région. Personne ne croyait en son projet et pourtant, cette année, la Vallée des Saints devrait dépasser le cap des 200 000 visiteurs.

à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"

La Vallée des Saints est un projet associatif de statuaire monumentale en cours de réalisation en Bretagne, dans la commune de Carnoët (Côtes-d'Armor). Il s'agit de réaliser une « Île de Pâques bretonne du troisième millénaire », un lieu honorant la mémoire collective bretonne à travers la mise en place de grandes statues en granit (d'environ trois mètres de hauteur) à l'effigie de 1 000 saints bretons représentés avec leurs attributs. Le projet repose sur le mécénat, le financement de chaque statue (12 000 € en 2012), étant assuré par une entreprise ou par des particuliers.

à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"

La « Vallée des Saints », composée à terme de plus de 1000 statues de saints bretons, symboles de la culture populaire traditionnelle bretonne, devrait aussi être une vitrine mondiale du granit breton et une attraction touristique. La légende veut que la Bretagne vénère plus de 7 000 saints bretons mais tous ne sont pas « homologués », c'est-à-dire reconnus officiellement par l'Église catholique romaine.

à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"

Neuf communes étaient susceptibles d'accueillir la Vallée des Saints : Santec, Saint-Pol-de-Léon, Landudal, Huelgoat, Priziac, Belle-Isle-en-Terre, Guéhenno, Carnoët et Carhaix-Plouguer ; le 18 septembre 2009, il a été annoncé que ce serait Carnoët, « la plus centrale et la plus petite », selon Philippe Abjean. La phase de réalisation a commencé dès juillet 2009 avec la taille des statues des Sept saints fondateurs de la Bretagne et de celle de saint Yves de Tréguier (capitale d'évêché particulière car ayant un saint fondateur et un saint Patron). Les sept statues (3 mètres de haut, 10 tonnes environ) représentant les Saints fondateurs de Bretagne (Pol Aurélien, Tugdual de Tréguier, Brieuc, Samson de Dol, Malo, Patern de Vannes et Corentin de Quimper) ont été érigées sur un lieu d'accueil temporaire, dans le centre-ville de Saint-Pol-de-Léon, à proximité de la cathédrale. Cette érection a eu lieu le 1er août 2009.

à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"

72 saints sur la motte féodale de Carnoët :

Brieuc - 2009 Fabrice Lentz ; Corentin - 2009 Seenu Shanmugam ; Malo - 2009 Patrice Le Guen ;

Patern - 2009 Olivier Lévêque ; Paul Aurélien - 2009 David Puech ; Samson - 2009 Jacques Dumas ;

Yves - 2009 Patrice Le Guen ; Anne - 2010 Patrice Le Guen ; Gildas - 2010 David Puech ;

Herbot - 2010 Bruno Panas ; Hernin - 2010 Seenu Shanmugam ; Patrick - 2010 Jacques Dumas;

Santig Du - 2010 Olivier Lévêque ; Carantec - 2011 Norbert Le Gall ; Claire - 2011 David Puech ;

Guirec - 2011 Seenu Shanmugam ; Hervé et Guic'haran - 2011 Jacques Dumas ; Idy - 2011 Patrice Le Guen ;              .../...

à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"

Théleau - 2011 Bruno Panas ; Tugdual - 2011 Olivier Lévêque ; Saint Tugdual Brigitte - 2012 Jacques Dumas ;

Conogan - 2012 Olivier Lévêque ; Coupaïa - 2012 Patrice Le Guen ; Derrien - 2012 Inès Ferreira et Goulven Jaouen ;

Efflamm et Enora - 2012 Seenu Shanmugam ; Miliau - 2012 Norbert Le Gall ; Trémeur - 2012 David Puech ;

Cado - 2013 Jacques Dumas ; Cadouan – 2013 Seenu Shanmugam ; Cornély - 2013 Goulven Jaouen ;

Émilion - 2013 David Puech ; Gwenn - 2013 Patrice Le Guen ; Lunaire - 2013 Olivier Lévêque ;

Riom - 2013 Kito ; Ronan - 2013 Philippe Leost ; Tujen - 2013 Inès Ferreira ;

Armel - 2014 Seenu Shanmugam ; Diboen - 2014 Olivier Lévêque ; Edern - 2014 Inès Ferreira ;

à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"

Guen - 2014 Patrice Le Guen et Xavier Tanguy ; Gwennole - 2014 Jacques Dumas ; Jaoua - 2014 Goulven Jaouen ;

Keo - 2014 Jacques Dumas ; Maudez - 2014 Kito ; Merec - 2014 Kito ;

Nolwenn - 2014 Patrice Le Guen ; Thuriau - 2014 Philippe Leost ; Tudec - 2014 Xavier Tanguy;

Tudy - 2014 Goulven Jaouen ; Winnoc - 2014 Seenu Shanmugam; Azenor - 2015 Patrice Le Guen, Philippe Leost et Cyril Pouliquen ;

Brendan - 2015 Patrice Le Guen, Philippe Leost et Cyril Pouliquen ; Colomban - 2015 ;

Conan – 2015; Eodez - 2015 Didier Hardellet ; Gonnery 2015 David Puech ;

Goustan - 2015 Kito et Kévin Kito; Ivy - 2015 Seenu Shanmugam et Vivien Gamba; Tréphine - 2015 Olivier Lévêque ;

Avé - 2016 Patrice Le Guen ; Briac - 2016 Seenu Shanmugan ; Clervie - 2016 Bilal Hassan, Emilie Yven et Didier Hardellet ;

Elouan - 2016 Vivien Gamba ; Ernog 2016 Cyril Pouliquen ; Ke - 2016 Seenu Shanmugan et Patrice Le Guen

à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"

Laouenan - 2016 Ollivier Lévêque ; Maël - 2016 Jacques Dumas ; Melar - 2016 Goulven Jaouen

Moë - 2016 Kito et Kevin Antoine ; Nikodem - 2016 Xavier Tanguy ; Pereg - 2016 Bruno Guyader et Patrice le Guen

Riwanon - 2016 Christophe Le Baquer et Marie Le Scanve.

à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"

Partager cet article

Repost0
14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 23:12

Autour du port de Saint-Guénolé, un bord de côte finistérienne truffée de roches que la nature a posées d'une façon chaotique. Saint-Guénolé est le quartier nord-ouest — formant une agglomération distincte — de la commune de Penmarc'h, en Pays Bigouden. Important port de pêche, il est en 2012, dans le classement des ventes en criée des bateaux français, le cinquième port de pêche de France en tonnage, et le septième en valeur. Il est le quatrième port sardinier de France.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Marcel Proust a décrit la violence de la tempête à Penmarch en 1895 dans son roman Jean Santeuil :

« Et ce fut par un beau soleil attachés ensemble pour offrir quelque résistance au vent, ils montèrent la rue, puis le chemin qui monte vers les rochers, d'où lon peut voir la mer. La violence de tout devenait de plus en plus incroyable. On ne distinguait pas au passage ce qui vous croisait en volant, tant cela volait vite. Sans voir la mer, et à une lieue d'elle on recevait des paquets d'eau dans la figure. Il commençait à pleuvoir et on ne recevait pas de pluie qui au lieu de tomber était emportée par le vent. Ils arrivèrent en haut de l'éminence, quand, tout à coup, ils entrèrent dans le royaume du vent dont ces collines défendaient l'entrée, et ils durent y entrer malgré eux à genoux, car sa force n'avait pas encore été éprouvée et à laquelle ils ne s'attendaient pas, les souleva de terre et les jeta quelque spas plus loin, prosternés, accrochés des pieds et des mains au sol pour s'y retenir, n'osant pas relever la tête pour ne pas être étouffés. »

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Le drame du 10 octobre 1870 - Rochers près de la Roche des victimes (drame du 10 octobre 1870) - Ce jour-là, le Préfet du Finistère, Gustave Levainville, vient pique-niquer en famille sur le plus haut rocher de Saint-Guénolé : une vague déferlante emporte sa femme, sa fille et fait trois autres victimes de sa famille. Une croix fut scellée dans la roche pour commémorer cette tragédie ; les complaintes de l'époque s'emparèrent de ce fait divers et le rocher concerné prit le nom de Roche des victimes ou Rocher du Préfet. Dans les années 1880, des travaux sont entrepris pour rallonger la vieille jetée, dont on ignore la date de construction.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Dans la nuit du 4 au 5 septembre 2014, un fileyeur du Guilvinec de 17 m de long, l'Alcor, chargé de 5,7 tonnes de merlus, s'échoua sur des rochers à 0,4 mille nautique du port de Saint-Guénolé. L'équipage fut recueilli par le bateau de sauvetage Prince d'Eckmühl, lequel parvint à déséchouer le bateau à marée montante dans l'après-midi

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

La chapelle Notre Dame de la Joie se situe directement en bord de mer, entre Saint-Pierre et Saint-Guénolé. Sentinelle surveillant la mer, elle est dédiée à la Vierge. Les marins venaient la remercier de les avoir sauvés des tempêtes. Lors du pardon qui a lieu le 15 août, ceux-ci défilaient tête et pieds nus. Cet édifice date de la fin du XVe siècle.

Côté mer :

Le clocher est sur pignon aveugle, seules trois meurtrières laissent passer un peu de lumière. La courte flèche est accolée de deux tourelles dissymétriques, une octogonale et l’autre cylindrique.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Côté sud :

Deux entrées en accolade avec fleurons et crochets. Celle située à l’est est obstruée. On peut remarquer un bateau au-dessus de la baie, entre les portes. Les contreforts sont de tailles imposante car le sol est peu stable.

Intérieur :

De plan rectangulaire avec un long et étroit appenti. La couverture est en chêne, en forme de coque de bateau renversée. Le retable exécuté par Jean Le Bosser date de 1756. On peut remarquer également des ex-votos suspendus aux poutres transversales, en remerciement à la Vierge.

La toiture fut entièrement rénovée en 1998. L’édifice est classé le 7 décembre 1916. Le calvaire date de 1588 mais il a été restauré au XVIIIe et XXe siècles.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

6 - Notre rando se poursuit le long des côtes dentelées du pays bigouden. Nous voilà rendus à Penmarc'h dont le phare d’Eckmühl symbolise à lui seul l'âpreté de la navigation dans les parages. Je suis subjugué et surpris par la nudité du paysage. La végétation y est rare. Les plantes poussent au ras du sol, le vent du large bride leur croissance, leur interdisant de trop grandir. Ici, le sol granitique est quasiment plat. Les maisons semblent être au même niveau que l'eau. La vieille Tour et la chapelle de Saint-Pierre sont les édifices proéminents du secteur, à l'exception du grand frère, le géant Eckmühl !

Le phare d’eckmühl a été inauguré en 1897 grâce à la famille du prince d’Eckmühl. Pour monter en haut du phare, il faut gravir 307 marches. Il mesure 65 mètres. Il est construit en granit, chêne, acajou, opaline et bronze. Il est situé sur les rochers de Penmarc'h et Saint-Guénolé. Quand on arrive en haut des 307 marches, on a une remarquable vue sur l’ile de Sein et sur l’archipel des Glénan (Les Glénans – avec un s – est réservé à l’école de voile). Au pied du phare, on retrouve une chapelle.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Le phare d'Eckmühl est un phare maritime situé sur la pointe de Saint-Pierre, à Penmarc'h, dans le Finistère en France. Il mesure plus de 60 mètres de haut. Il a été inauguré le 17 octobre 1897 et doit son nom au titre de noblesse de la donatrice qui l'a en grande partie financé. Il sécurise l'une des côtes les plus dangereuses de France en raison de ses nombreux récifs. Ses murs sont entièrement bâtis en granite de Kersanton et la paroi interne de sa cage d'escaliers est recouverte de plaques d'opaline. C'est aujourd'hui l'un des monuments les plus visités du Finistère. Le phare fait l’objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 26 septembre 20054 et d’un classement depuis le 23 mai 2011.

La construction du phare d'Eckmühl intervient à une époque où, après plus de deux siècles de marasme, l'économie de Penmarc'h se relève notamment grâce au lancement de conserveries de sardine dans le quartier de Saint-Guénolé et à la pêche à la sardine et au maquereau, entraînant également un fort accroissement démographique. Il éclaire un des points les plus dangereux de la côte bretonne.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Le phare d'Eckmühl a été construit à côté des phares précédents, au village de Saint-Pierre. Avant lui ont été utilisés la « Vieille tour », puis le « Phare de Penmarc'h », mis en service en 1835 et prédécesseur direct d'Eckmühl. La France décide dans une loi du 3 avril 1882 de moderniser la signalisation maritime de ses côtes, notamment en procédant à l'électrification de ses phares les plus importants, dont celui de Penmarc'h. Le projet de son nouvel éclairage prévoit un faisceau à 60 mètres de hauteur. Le phare de l'époque mesure 40 mètres et une étude conduit à l'impossibilité technique de suffisamment le rehausser, condition nécessaire à l'établissement d'un éclairage portant en moyenne à 100 kilomètres. En 1890 il est donc décidé de la construction d'un nouveau phare d'une hauteur de 54,20 mètres. Le projet est considéré abouti le 6 octobre 1892, les plans et devis étant acceptés pour une somme totale de 110 000 francs.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Cependant le 9 décembre 1892 la nouvelle d'un financement inattendu vient modifier ce projet. En effet la marquise Adélaïde-Louise d'Eckmühl de Blocqueville lègue dans son testament la somme de 300 000 francs pour la construction d'un phare. Ce phare devra se nommer « phare d'Eckmühl » en l'honneur de son père le maréchal Louis-Nicolas Davout (1770-1823), duc d'Auerstaedt, prince d'Eckmühl. Ce titre de noblesse vient de la bataille d’Eckmühl qu'il avait menée le 22 avril 1809 à proximité du village d'Eggmühl en Bavière. La marquise veut que ce nom de triste mémoire soit racheté par les vies sauvées grâce à un phare. Ainsi dans son testament dit-elle :

« Les larmes versées par la fatalité des guerres, que je redoute et déteste plus que jamais, seront ainsi rachetées par les vies sauvées de la tempête. »

Elle désire également que ce phare soit situé sur la côte bretonne et en un lieu sûr pour résister au temps. Après étude, une commission décide qu'il sera édifié sur la pointe de Penmarc'h. Afin de se conformer aux vœux de la donatrice, ils s'adjoignent les services d'un architecte parisien, Paul Marbeau, pour la partie décorative de la tour, une première dans l'histoire moderne des phares.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

26/08/2016 : Bretagne: Le phare d’Eckmühl et ses 303 terribles marches attendent les coureurs - DEFI La dixième édition de la course verticale se déroule samedi dans le Finistère… « On peut comparer cette course à un 400 mètres haies ». Samedi sur les coups de 13h, plus d’une centaine de coureurs partiront à l’assaut du phare d’Eckmühl situé sur la pointe de Saint-Pierre à Penmarch’. Objectif : monter le plus rapidement possible les 303 marches du phare, qui culmine à plus de 60 mètres de haut. « Cela demande un effort très bref et intense. Tout le monde finit rincé une fois là-haut et beaucoup terminent en marchant. On a même eu un candidat qui a vomi à l’arrivée la première année », se remémore Corentin Péoc’h.

208 coureurs ont gravi les marches l’an dernier (2015). Membre du Club Athlétique Bigouden, c’est à lui que l’on doit cette course contre la montre verticale. « La mairie de Penmarc’h cherchait une animation originale pour les 100 ans du phare en 1997. J’ai proposé l’idée d’une course mais cela a été refusé par la direction départementale de l’équipement pour des raisons de sécurité. Et puis je suis revenu à la charge en 2007 pour les 110 ans du phare et cette fois cela a été validé », indique Corentin Péoc’h.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

« L’escalier du phare est étroit. On ne peut pas se doubler ni monter et descendre en même temps. On a donc mis en place un système pour faire partir les candidats par groupe de 20 toutes les minutes », précise la cheville ouvrière de cette épreuve, qui a rassemblé 208 coureurs l’an dernier (2015).

Le record est de moins de 47 secondes - Et si certains viennent faire la montée entre potes, à l’occasion d’un enterrement de vie de garçon par exemple, d’autres coureurs sont là pour la compète. Les deux records ont d’ailleurs été battus en 2015 avec un chrono de 46''54 pour Maxime Signorino chez les hommes et de 1'12''56 pour Agathe Guillemot chez les femmes.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

7 - C'est depuis ce bout de plage un peu sablonneuse, que les canots de sauvetage prenaient la mer pour aller secourir les marins en difficulté. Pour mieux se rendre compte des risques inouïs pris par les sauveteurs, j'ai visité le Papa Poydenot qui est remisé dans son hangar, à Saint-Guénolé. Ce canot centenaire a été restauré par des bénévoles. Il est classé monument historique. Sur ce document du siècle dernier, on voit le bateau qui descend sur la plage pour aller porter assistance au large de Penmarc'h.

Charles Rigault de Genouilly (né le 12 avril 1807 à Rochefort, Charente-Inférieure — mort le 4 mai 1873 à Paris) est un amiral français qui fut ministre de la Marine sous le Second Empire. Il mena une expédition maritime de colonisation en Chine puis au Vietnam. Il fut élevé à la dignité d'amiral de France et fait grand-croix de la Légion d'honneur. Il fut l'un des fondateurs de la Société des secours aux naufragés à laquelle il légua la plus grosse partie de sa fortune.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Le Papa Poydenot est un canot de sauvetage en teck, à voile et à avirons. Insubmersible, il est autoredressable et à autovidange spontanée. Il appartient à l’Association Papa Poydenot qui s’est fixée pour but principal d’être le conservatoire de la mémoire des équipages des canots de sauvetage à avirons et à voile. Il est maintenant visible à la pointe de Penmarc'h, à Saint-Pierre, près du phare d'Eckmühl. Le Papa Poydenot fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 6 novembre 1991.

Le premier canot de sauvetage portant ce nom a été construit en 1900, par les chantiers Auguste Normand du Havre. Il fut financé par un don de Madame Poydenot. Il fut présenté à l'Exposition Universelle de Paris. Il porte le nom de son mari Papa Poydenot qui fut à l'origine du financement du canot Maman Poydenot affecté en 1889 à Saint-Guénolé Penmarc'h. Il a été remis par la Société centrale de sauvetage des naufragés (SCSN) à la création de la troisième station de sauvetage de la commune de Penmarc'h en 1901, celle de Saint-Pierre, entre celle de Saint-Guénolé et celle de Kérity.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Le Papa Poydenot, ainsi que tous les canots de la même série réalisés après 1878 aux chantiers Augustin Normand, possède les mêmes qualités de sécurité pour les équipages. La quille en chêne est renforcée par des bandes de fonte (près de 300 kg). Cela permet l'abaissement du centre de gravité en améliorant sa stabilité. Ce lest de 300 kg permet aussi le redressement spontané du canot après son chavirage. La coque est formée de deux couches de bois de teck croisées à 45°. Les couches sont séparées par une toile imprégnée de glu marine. Ce sont vingt-huit caisses à air qui le rendent insubmersible et son redressement est spontané. Il possède des puits à soupape, par lesquels l'eau embarquée retourne systématiquement à la mer. Les dix canotiers assis sur les cinq bancs disposent de quinze avirons en frêne, dont trois de rechange. La voilure de plus de 16 m2 se compose de trois voiles : un foc, une misaine, une grand voile. Son équipage est formé de douze hommes, dont les dix canotiers. L'ensemble chariot-canot peut être tiré par des chevaux. Après de nombreux sauvetages, le canot sera remplacé en juin 1913 par le Léon Dufour. À cette date, le Papa Poydenot est affecté à la station d'Étel dans le Morbihan jusqu'en 1939.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Le nouveau Papa Poydenot - En 1990 l'association du Centre de découverte maritime du pays Bigouden, sur information du Docteur Pillet, retrouve un canot du même type à Port-Haliguen qui fut désarmé en 1956 et utilisé par le Centre nautique des Glénans dans sa flottille des Choses. L'association se porte acquéreur de ce canot, le rebaptise Papa Poydenot et entreprend la rénovation. Celle-ci est confiée aux Chantiers Pichavant à Pont-l'Abbé. La construction du chariot à l'identique fut réalisée par le Chantier Naval de Saint-Guénolé. Après deux années de travail le nouveau Papa Poydenot, entièrement restauré, est en état de naviguer. Il est lancé au port de Saint-Pierre le 30 mai 1992. En juillet, il participe au rassemblement des vieux gréements de Brest et il est primé au concours des « Bateaux des Côtes de France ».

Classé monument historique, le 6 novembre 1992, il est cependant titulaire d'un titre de navigation, ce qui lui permet de participer aux fêtes maritimes locales. Il est visible toute l'année, sous son abri au pied du phare d'Eckmühl, dans la rue des Naufragés du 23-Mai-19253, quartier Saint-Pierre (Penmarc'h), sous la surveillance des bénévoles de l'Association Papa Poydenot.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Mais à présent, l'histoire toujours courageuse mais trop souvent dramatique des secours en mer a laissé derrière elle avirons et voiles. Les bateaux de la SNSM (société nationale de sauvetages en mer) sont à présent équipés de puissants moteurs capables de sortir par tous les temps. Sur cette autre photo, ce groupe de pêcheurs de Saint-Guénolé illustre la dureté du métier. Leurs traits soulignent le caractère endurant de ces travailleurs de la mer.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Le drame de 1925 - 27 victimes, 12 pêcheurs et 15 canotiers - En rentrant au port de Kérity, par mauvais temps, ce 23 mai 1925, deux bateaux de pêche, le Saint Louis et le Berceau de Saint Pierre chavirent près du port. Les canots de sauvetage de Kérity et de Saint-Pierre sont mis à l'eau pour secourir les naufragés ; mais dans la mer déchaînée, près de la roche La Jument, les deux canots de sauvetage chavirent aussi. Les canotiers sont précipités à la mer et ne peuvent remonter à bord des canots qui se retournent plusieurs fois, et dérivent rapidement vers la côte.

Deux bateaux de pêche qui ont assisté aux naufrages interviennent : L'Arche d'Alliance, patron François Larnicol, qui sauvera 5 marins dont un décédera, le Gérald Samuel, patron Eugène Le Gall, qui recueillera 7 naufragés, dont 2 inanimés qui ne pourront être rappelés à la vie.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

3 stations de sauvetage et une histoire de famille - Trois stations de sauvetage en mer furent créées à Penmarc’h : la première à Kérity en 1868, la seconde à Saint-Guénolé en 1889 et la troisième à Saint-Pierre en 1901. Le Papa Poydenot est le premier canot de sauvetage de la station de Saint-Pierre. Madame Caroline Poydenot en finança la construction en hommage à son mari Jean Bernard Paul Poydenot décédé en 1890. Lui-même finança en 1888, un canot pour la station de Saint-Guénolé nommé Maman Poydenot. Ce canot de sauvetage est à voiles et avirons. Il est insubmersible, autoredressable et à autovidange spontané. Construit en 1900, il fut présenté à l’Exposition Universelle de Paris. Il est remis à la station Saint-Pierre en 1901 lors de sa création, par la SCSN (société centrale de sauvetage des naufragés).

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Création de l’association Papa Poydenot - En 1990, l’association Papa Poydenot qui s’est fixée pour but principal « d’être le conservatoire de la mémoire des équipages des canots de sauvetage à avirons à voiles », retrouve un canot du même type à Port Haliguen (presqu’île de Quiberon). Ce canot fut utilisé par le centre nautique des Glénans. L’association achète le canot et le rebaptise Papa Poydenot. La rénovation commence au chantier Pichavant à Pont l’ Abbé. Un chariot pour le transporter fut construit au chantier naval de Saint-Guénolé. Le canot est lancé au port de Saint-Pierre le 30 mai 1992, et participe en juillet de la même année, au rassemblement des vieux gréements à Brest. Il est classé monument historique le 6 novembre 1992.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

« Société Centrale de Sauvetage des Naufragés. Le premier appel adressé aux marins sauveteurs (1865).

Paris, avril 1865

Marins Sauveteurs,

En vous rangeant autour de la bannière du sauvetage, en prenant l’engagement de quitter, au premier signal d’alarme, vos familles, vos bateaux, et d’exposer vos existences pour arracher à la mort vos semblables, vous avez fait une fois de plus de cet admirable dévouement qui fait l’honneur des matelots français.

Mais si vos courages et vos bras sont prêts, presque partout les moyens matériels vous manquent. Ces moyens, une Société se fonde en ce moment pour vous les donner. En votre nom, nous adressons au pays un appel qui ne peut manquer d’être entendu ; car chacun, riche ou pauvre, habitant du littoral, des cités ou des campagnes, voudra, en nous remettant son obole, vous seconder dans votre œuvre de salut.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Courage donc, braves marins ! Nos ressources ne nous permettront, il est vrai, de pourvoir que successivement à vos besoins, et nous devons songer d’abord à ceux d’entre vous qui veillent près des parages les plus dangereux ; mais à peine constitués, et sans plus attendre, nous avons voulu unir nos cœurs aux vôtres, en vous adressant l’expression de notre vive sympathie et de notre cordiale confraternité.

L’Amiral de France, Président de la Société,

RIGAULT DE GENOUILLY. »

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Je continue la visite du port en longeant la côte vers l'Ouest. La météo est bonne, la mer me semble sereine. Des rochers aux noms évocateurs m'intriguent : le trou de l’enfer, la roche des victimes, le bénitier du diable, le rocher du préfet. Ici le danger guette et les lames de fond peuvent nous happer sournoisement. C'est ce qui est arrivé en octobre 1870, à cinq membres de la famille du Préfet, que la mer, apparemment calme, a engloutis sous les yeux du fonctionnaire. Je suis allé sur les lieux du drame. Rien ne laisse présager des dangers. Un écriteau nous met cependant en garde. A ce même endroit, d'autres personnes ont péri, noyées par les flots.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Partager cet article

Repost0
13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 13:54

S’il y a un lieu bien connu des brestois, c’est le Vallon du Stang-Alar, véritable poumon de verdure avec des plans d’eau, dans la ville de Brest ! Plus qu’un parc public, c’est le lieu de balade des familles, des joggers, des anciens, des locaux qui promènent leurs chiens, des promeneurs pour la pause-déjeuner … Et puis pour les familles, c’est le lieu où les enfants adorent venir nourrir les canards, courir, se défouler, se cacher derrière les arbres, pique-niquer, faire du vélo, de la trottinette, de la balançoire … et tout simplement prendre l’air ! Propice à la détente, les pelouses et bancs publics s’offrent à nous…

Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar

Le Samu des arbres - Dans le vallon luxuriant du Stang-Alar, près de Brest, l’équipe de Jean-Yves Lesouef sauve les derniers des Mohicans du monde végétal.

Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar

« Il n’en restait qu’un, et j’étais de celui-là… !» Qu’il s’agisse du Ruizia cordata (bois de senteur blanc) de la Réunion, du Limonium dendroides des Canaries, du Dombeya mauritiana de l’île Maurice ou du Zelkova de Sicile, ces arbres, aujourd’hui en convalescence dans la région brestoise, reprennent, après le fameux Sophora toromiro de l’île de Pâques, la complainte des arbres qui ont frôlé l’extinction.

Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar

Intensivement exploité par les Pascuans durant des siècles pour le transport des moai, statues monumentales de tuf volcanique érigées en bord de mer, le toromiro, dont ne survivait qu’un individu dans le cratère du volcan Rano Raraku, a été à deux doigts de disparaître du grand livre des espèces. En 1955, l’explorateur Thor Heyerdahl, rendu célèbre par l’expédition du radeau « Kon-Tiki », envoya en Suède un rameau de la dernière branche du dernier toromiro vivant. À partir des graines portées par ce vestige, les botanistes tentèrent le tout pour le tout. Tel Lazare ressuscité du tombeau, l’arbre de l’île de Pâques croît désormais dans plusieurs jardins botaniques du monde. Même si la diversité génétique de l’espèce sort terriblement amoindrie de ce flirt avec la mort, on peut la considérer comme sauvée.

Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar

En créant, en 1975, le Conservatoire botanique national de Brest, dans la surprenante luxuriance du vallon du Stang-Alar (vallon du Cygne ou étang de Saint-Éloi, selon les traductions !), consacré à la sauvegarde de la flore régionale, le pépiniériste Jean-Yves Lesouef avait une autre idée en tête. Il voulait en faire également un véritable Samu des arbres qui, à l’image de Sophora toromiro, sont au bord du gouffre.

Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar

À en croire l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) de Gland, en Suisse, et « Red List of Threatened Plants », les jardins botaniques et leurs serres, refuges pour plantes en danger, ne risquent pas de chômer dans un avenir proche. Ces deux derniers siècles, 77 espèces d’arbres se sont définitivement éteintes, 18 ne survivent plus qu’en culture, 976 sont dans une situation critique, et le sort de 1319 autres commence à être sérieusement préoccupant.

Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar

Voilà pourquoi, dans les serres et les jardins du Stang-Alar, Ruizia cordata, Limonium dendroides, Dombeya mauritiana et Zelkova sicula font l’objet de tous les soins de l’équipe de Jean-Yves Lesouef. Les botanistes brestois prouvent, jour après jour, que l’on peut sauver, puis conserver ces espèces, sous forme d’arbres ou de graines réfrigérées, dans des conditions économiques acceptables.

Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar

Ces quatre pensionnaires d’outre-mer, qui n’ont rien de très spectaculaire, sont tous originaires d’îles où ils poussaient à l’état endémique, c’est-à-dire qu’on n’en trouvait nulle part ailleurs de semblables. Avant que l’homme, ses chèvres et ses moutons n’abordent ces oasis isolées au milieu des déserts océaniques, ils s’y développaient sans problème dans la niche écologique qu’ils avaient conquise, il y a des centaines de milliers d’années. Mais un arbre est, par définition, incapable de se déplacer. Il subit donc de plein fouet la concurrence territoriale de l’homme, cultivateur et donc défricheur, ainsi que des animaux domestiques herbivores. In fine, seuls les spécimens qui poussaient dans des lieux peu intéressants pour la culture ou inaccessibles aux chèvres, comme certains vallons étroits et reculés ou corniches de falaise, ont donc survécu à la colonisation humaine.

Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar

Partager cet article

Repost0
4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 14:28

Plougastel-Daoulas est une ville de la rade de Brest, située sur une presqu'île au sud-est de Brest dont elle est séparée par l'embouchure de l'Élorn. La commune fait partie de l'ancien évêché de Cornouaille. La longueur de son littoral atteint 37 km car il est très découpé, alternant caps (pointe Marloux, pointe du Corbeau, pointe du Caro, pointe de l'Armorique, pointe Doubidy) et anses (anse du Caro, anse de Lauberlac'h, anse du Moulin Neuf, anse de Penfoul) et quatre ports (Tinduff, Caro, Passage, Four-à-Chaux-Lauberlac'h) y sont implantés. Une île de la rade de Brest dépend aussi administrativement de Plougastel : l'île Ronde. L'étang du Caro, site naturel protégé, est un lieu de nidification pour les oiseaux migrateurs. Le poulier de l'anse de Lauberlac'h, pointe libre longue de 370 mètres, barre presque complètement le fond de cette anse, l'eau de mer y accédant seulement par un grau étroit.

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle

Géologiquement, les quartzites de Plougastel, le granite et les schistes sont les affleurements prédominants. Quelques petits gisements de calcaire existent, par exemple à l'île Ronde, ce qui explique la présence d'anciens fours à chaux. Un ancien récif corallien datant du praguien (dévonien inférieur), situé à la Pointe de l'Armorique, montre des bancs de calcaire bleu, riches en fossiles marins (le prélèvement de fossiles y est interdit par arrêté municipal).

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle

Plougastel-Daoulas est restée longtemps très isolée, l'Élorn étant un obstacle à ses relations avec l'évêché de Léon et particulièrement avec Brest : avant la construction du pont Albert-Louppe en 1930, seul un bac permettait de franchir l'estuaire (partant du lieu-dit « Le Passage » pour aboutir à un lieu-dit du même nom situé sur l'actuelle commune du Relecq-Kerhuon). La voie terrestre la plus directe vers le Léon demandait alors un long détour par le pont de Rohan à Landerneau.

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle

La tradition de la construction navale - Jusqu'au XVIIIe siècle, la construction navale était disséminée dans de nombreux petits chantiers tout au long des grèves de la presqu'île, le plus important étant celui de Lauberlac'h, d'autres existant au Caro, au Squiffiec, au Cap, à Larmor, à Penn ar Ster, à Illien-ar-Guen, etc. disparaissant progressivement les uns après les autres dans le courant des XIXe siècle et XXe siècle ; ces chantiers construisent essentiellement deux types de bateaux, des gabares, d'une longueur moyenne de 9,50 mètres et d'une largeur moyenne de 3,30 mètres, jaugeant en moyenne 14 à 15 tonneaux, portant une voile carrée accrochée à un mât unique et destinées au transport du fret et des personnes. Au début du XIXe siècle, une vingtaine de gabares étaient armées à Plougastel et 14 encore à la fin du même siècle, desservant Brest et les ports de la rade de Brest. Des chaloupes, d'une longueur de 7 mètres environ, non pontées, mais gréées de deux mâts fixes, sont également construites et utilisées, servant à divers usages comme le dragage des huîtres, du maërl et du goémon, ainsi que la pêche, mais utilisées aussi pour le transport des personnes.

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle

Les « villages » - La population de Plougastel-Daoulas est répartie, outre le bourg, dans 157 villages, ce qui en fait un casse-tête remarquable en termes d'assainissement, de desserte routière et d'application de la loi littoral. Certains de ces villages abritent depuis longtemps une population nombreuse : par exemple en 1890 Keralliou avait 118 habitants, Lesquivit avait 73 habitants, Lauberlac'h 36 habitants. Plusieurs "villages" possédaient une école : par exemple Sainte-Christine ou encore Saint-Adrien qui a compté un moment trois écoles: deux écoles privées catholiques et une école publique.

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle

Plougastel est depuis longtemps renommé pour son agriculture maraîchère, caractéristique de la Ceinture dorée bretonne dont la presqu'île est un prolongement, comme le décrit Victor-Eugène Dumazet en 1893 : « Les gens de Plougastel sont d'infatigables jardiniers et de vaillants marins, des jardiniers surtout. La partie de leur péninsule qui regarde vers le sud, abritée des vents du nord et de l'ouest par les rochers riverains de l'Élorn, baignée par les flots tièdes, jouit d'un climat fort doux ; aussi bien des cultures qui semblent impossibles en Bretagne, y prospèrent-elles. Déjà il y a cent ans, quand ce pays était sans route et, naturellement, sans chemin de fer, alors qu'il était difficile d'expédier les produits du sol, Cambry signalait avec étonnement la culture des melons de plein champ ; on les préservait des gelées blanches avec des débris de verre. On cultivait aussi les petits pois à l'abri de plants de genets pour les préserver du vent du nord. “Vous n'êtes plus dans la Bretagne, s'écriait le voyageur : les fraises, la framboise, la rose, la jonquille, la violette et l'églantier couvrent les champs chargés d'arbres fruitiers ; le cerisier, le prunier, le pommier descendent jusqu'au rivage.” Les légumes devançaient de six semaines la végétation, même à deux lieues de là. »

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle

Les deux premières écoles de garçons de Plougastel ouvrirent en 1830 au bourg et en 1843 à Saint-Adrien. En 1883-1884, à la suite des lois Jules Ferry, trois groupes scolaires comprenant chacun une école de garçons et une école de filles sont construits au bourg, à Pont-Callec et à Sainte-Christine ainsi qu'une école de filles à Saint-Adrien. En 1891, le journal La Croix indique que Plougastel-Daoulas compte quatre écoles publiques (dont une dans le hameau de Pont-Callec compte une douzaine d'élèves) et une école privée qui vient d'ouvrir et qui compte plus de 200 élèves.

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle

En 1896, les religieuses de la congrégation hospitalière des Sœurs de Saint-Thomas-de-Villeneuve, qui tenaient un hospice à Plougastel et s'occupaient des malades, vieillards, infirmes et des orphelins (l'orphelinat comptait par exemple 35 enfants en 1902), sont menacées de saisie. Une manifestation, animée par le député local, également conseiller général du canton de Daoulas, François-Émile Villiers, qui soutient les Sœurs, parlant dans son discours de « persécution fiscale ». Le journal La Bretagne écrit : « Notre commune, si calme d'ordinaire, est sous le coup d'une émotion vive », la population crie des slogans comme « Vive les Sœurs de l'hospice ».

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle

Le Journal des débats relate ainsi les faits liés à la querelle des inventaires à Plougastel en novembre 1906: « Malgré la quantité des forces envoyées pour les inventaires et la rapidité des opérations, une vive résistance s'est produite dans plusieurs communes. Le commissaire de police Daligand s'est rendu à Plougastel-Daoulas avec 25 cuirassiers. Dès leur présence signalée, le tocsin se met à sonner. Devant l'église, cinq à six cents fidèles, tous en habits de fête, sont massés. Des cris de « Vive la liberté ! Vive le Christ ! » éclatent. Le recteur refuse d'ouvrir les portes de l'église. Aux sommations, les fidèles répliquent par des cantiques. Les cuirassiers veulent déblayer le terrain, les fidèles répondent qu'ils se laisseront plutôt écraser. Malgré cela, les sapeurs du génie arrivent près de la porte, l'attaquent à coups de hache, et l'inventaire peut avoir lieu, pendant que de toutes parts éclatent les cris de : « À bas les crocheteurs ! ». »Le 12 janvier 1907, le bruit s'étant répandu à Plougastel que l'inspecteur d'académie allait venir enlever le crucifix dans les écoles, 5 000 paysans bretons accourus des environs se réunirent à l'église puis processionnèrent : « Six hommes à cheval ouvrirent la marche, et la longue théorie des catholiques où l'on remarquait le clergé, le maire, les conseillers, les enfants des écoles libres, et M. Villiers, député monarchiste, s'en fut à travers le bourg en chantant des cantiques ».

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle

En 1882, le journal La Presse, après avoir fait remarquer que la culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIe siècle, mais ne concernait jusqu'au milieu du XIXe siècle que quelques hameaux, écrit : « Les fraisiers sont en plein champ sur les collines ou les falaises qui avoisinent la mer. Pour les préserver des coups de vent, les champs sont entourés de haies ou de petits murs de pierres sèches, ce qui retient en même temps la chaleur solaire. […] La récolte commence vers le 20 mai à Lauberlach, parcourt tout le mois de juin et se termine par le fraisier du Chili, dans la deuxième quinzaine de juillet ; la récolte de celles qui doivent être exportées se termine le 24 juin. […] C'est un total de 3 500 000 kilogrammes de fraises qui est récolté à Plougastel sur 200 ha de terrains ». La première variété cultivée à grande échelle fut le « Fraisier du Chili », supplanté par la suite par de nouvelles variétés comme le « Fraisier Ananas », puis la « Princesse Royale », dite aussi « Fraise d'Angers », puis par la « Fraise de la Mayenne ». « 1100 ha étaient consacrés à la culture de la fraise à la veille de la Première Guerre mondiale, soit un quart de la surface totale de la presqu'île. La production s'élevait alors à 6 000 tonnes par an, ce qui représentait un quart de la production nationale ».

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle

L'essor de la culture de la fraise a été aussi permis par l'apport de maërl, dragué en rade de Brest et dans l'océan Atlantique, et qui correspondait à une nécessité agronomique en permettant de réduire l'acidité des sols. Plus d'une quarantaine de navires travaillaient alors au dragage du maërl.

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle

Jusqu'au milieu du XIXe siècle, les fraises se vendaient presque uniquement à Landerneau et à Brest où elles étaient acheminées par les gabares et chaloupes à partir des petits ports de la presqu'île, l'exportation vers l'Angleterre commençant vers 1850 grâce à l'initiative d'une commerçante de Landerneau, suivie ensuite en 1865 par un négociant gascon, puis en 1867 par un commerçant de Roscoff ; ceux-ci venaient acheter les fraises directement chez les producteurs pour les revendre à Paris et à Londres. Vers la fin du XIXe siècle, trois steamers partent en saison chaque semaine de la cale du Passage à destination de l'Angleterre. À partir de 1865, la mise en service de la ligne ferroviaire Paris-Montparnasse - Brest facilite l'acheminement des fraises vers le marché parisien, le nord de la France et la Belgique (10 wagons chargés de 500 cageots chaque jour en saison à la fin du XIXe siècle). Quelques Plougastels commencent à exporter eux-mêmes vers le marché anglais à partir de 1879.

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle

En 1889 selon Benjamin Girard, la culture des fraises se fait en grand sur tout le versant sud de la presqu'île, la légèreté du terrain et l'exposition y rendant les fraises plus précoces ; les ventes vers Brest et Paris principalement se chiffraient chaque année à plusieurs centaines de milliers de francs de l'époque. En 1894, des producteurs de fraises de Plougastel s'associent pour créer la Shippers Union, concurrencée à partir de 1898 par la Farmers Union, puis en 1900 par la New Union, chaque société ayant ses bateaux, ses locaux et ses agents dont certains séjournaient à Plymouth, Manchester et Londres pendant la saison des fraises.

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle

En 1907, la culture des fraises couvre dans la commune environ 250 hectares70. Au début du XXe siècle, la région de Plougastel produit 25 % des fraises françaises, exportant une part notable de la production (« les fruits soigneusement emballés dans des paniers doublés d'une épaisse couche de fougères ») en Angleterre : « À Plougastel-Daoulas, on cultive la fraise et les petits pois de temps immémorial, mais la vente en Angleterre, pourtant très indiquée, était très difficile. En 1906, les agriculteurs, groupés en syndicat coopératif, lancèrent deux vapeurs pour transporter régulièrement leurs produits à Plymouth. La fraise était prise au point de livraison par les commis du Syndicat, transportée à ses frais aux magasins où se fait l'emballage, et embarquée sur les vapeurs. [...] Cette coopérative regroupe 215 fraisiculteurs, soit le tiers des producteurs de la région. »

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle

En 1912, 300 000 kg de fraises sont expédiés en Angleterre (5 bateaux affrétés en 1911). En mai 1914, la revue L'Agriculture nouvelle précise : « le transport des fraises en provenance de la région de Plougastel-Daoulas, à destination des ports de Roscoff, Saint-Malo, Cherbourg, Rouen, Dieppe, Le Havre, a donné lieu au tracé d'itinéraires spéciaux au départ de la gare de Kerhuon […]. Ces itinéraires permettent de diriger rapidement cette denrée particulièrement fragile sur les ports d'embarquement pour l'Angleterre, pays de grande consommation.»

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle

La culture des fraises était un travail extrêmement pénible. Il fallait rester à genoux pendant des heures pour les ramasser.

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle

Une confiserie parisienne possédait une usine à vapeur à Plougastel, achetant - par exemple en 1911 - 100 000 kg de fraises. Pour écouler le surplus de la production, la Shippers Union fonde en 1912 une usine de transformation qui conditionne aussi les petits pois, les pommes, les haricots, alors cultivés également en grande quantité. Le syndicat EE ouvre un peu plus tard à la Fontaine-Blanche une usine destinée à produire de la pulpe de fraise ; en 1925 cinq usines existaient à Plougastel pour la transformation de la fraise, d'autres conditionnant les paniers et cageots destinés au conditionnement de ce fruit fragile. La Seconde Guerre mondiale met temporairement fin à ces activités, qui renaissent à partir de 1947 (création du Syndicat de producteurs vendeurs) ; en 1962 est créée la coopérative La Loperhetoise, puis en 1960 La Presqu'île, en 1965 la SICA devenue en 1994 la coopérative Sivi Ruz. Malgré cela, dans la décennie 1980, la presqu'île de Plougastel ne produit plus que 300 tonnes de fraises par an.

La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle
La culture des fraisiers a commencé à Plougastel au XVIIIème siècle

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le blog de gebete.reidid.over-blog.com
  • : la vie à Brest est dynamique, un IKEA, un tramway, Océanopolis, un stade nautique, un technopole, et des randonnées pédestres et cyclistes dans tout le Finistère. Les Chemins de COMPOSTELLE, La Loire à Vélo, le Chemin de Stevenson...
  • Contact

Recherche

Liens