Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 02:27

La tranchée des baïonnettes est un des deux mythes modernes datant de la Première Guerre mondiale, avec le « Debout les morts ! » de Péricard. Le monument commémoratif est situé sur le territoire de la commune de Douaumont, (Meuse).

La Tranchée des Baïonnettes
La Tranchée des Baïonnettes

Le 11 juin 1916, 57 hommes du 137e régiment d'infanterie — en majorité Vendéens — qui se préparaient à un assaut sont enterrés vivants par l'explosion d'un obus. Entre les 10 et 12 juin 1916, a eu lieu à cet endroit un effroyable bombardement (notamment de canons lourds de 280 mm et obusiers de 305 mm). Les fusils émergeant du sol marquaient l'endroit où certains soldats avaient été enterrés vivants dans leur tranchée, et on baptisa le lieu « la tranchée des fusils ». On la renomma par la suite « tranchée des Baïonnettes », un nom plus tristement évocateur. Très impressionné par ces images, un banquier américain du nom de Georges T. Rand fit don de 500 000 FRF pour la construction du mémorial qui abrite toujours le site.

La Tranchée des Baïonnettes
La Tranchée des Baïonnettes

En juin 1920, le secteur fut fouillé par des équipes de travailleurs immigrés indochinois et italiens, un travail particulièrement pénible, parmi les rats et les moustiques qui infestaient l'ancien champ de bataille. Quarante-sept corps furent mis au jour, dont quatorze purent être identifiés. Le monument fut construit par l'architecte André Ventre en 1920.

La Tranchée des Baïonnettes
La Tranchée des Baïonnettes

En fait, il est impossible que la terre soulevée par les obus qui tombent irrégulièrement parvienne à combler une tranchée. De plus, on n’en retrouve nulle trace sous cette forme dans les récits des combattants ; par contre, ces alignements de fusils ou de baïonnettes le long d’une tranchée, ou de corps, sont très fréquents. Il s’agit d’un usage qui s’est établi durant la guerre : après une offensive, il était nécessaire d’enterrer au plus vite les corps, y compris ceux des ennemis. La solution la plus pratique pour ceux-ci était de combler un boyau inutilisé avec leurs corps. La tombe collective était ensuite marquée de fusils baïonnettes en l’air. Cette explication est fournie dès la fin de la guerre par des soldats anciens combattants.

La Tranchée des Baïonnettes
La Tranchée des Baïonnettes

Le témoignage d'un ancien Verdunois : Extrait de Souvenirs de l'Hiver 1918-1919 à Verdun par Léon Chaize : « Je me rappelle avoir vu, en décembre 1918, les vraies baïonnettes de la fameuse tranchée. En janvier 1919, elles avaient déjà disparu, emportées par les Américains friands de souvenirs. Les baïonnettes offertes plus tard à l'admiration des touristes ne sont donc que des « ersatz ». Dans sa sauvagerie et sa tristesse, le site était alors beaucoup plus impressionnant qu'aujourd'hui avec son affreuse galette de béton moisi ».

La Tranchée des Baïonnettes
La Tranchée des Baïonnettes
Repost 0
29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 02:04

L'ossuaire de Douaumont est un monument à la mémoire des soldats de la bataille de Verdun de 1916, situé à la limite des communes de Douaumont et Fleury-devant-Douaumont, à quelques kilomètres de Verdun, dans le département de la Meuse en région Grand Est.

L'ossuaire est conçu au lendemain de l'armistice de 1918 à l'initiative de Mgr Charles Ginisty, évêque de Verdun. Inauguré le 7 août 1932 par le président de la République, il abrite les restes de 130 000 soldats inconnus, Français et Allemands. Il est le lieu d'un des symboles de l'amitié franco-allemande : la poignée de main de François Mitterrand et Helmut Kohl le 22 septembre 1984. Il est classé aux monuments historiques le 2 mai 1996.

l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont

En face de l'ossuaire, la nécropole nationale de Douaumont rassemble 16 142 tombes de soldats français, majoritairement catholiques, dont un carré de 592 stèles de soldats musulmans. Le cimetière militaire contient également deux mémoriaux respectivement consacrés aux soldats de confessions juive et musulmane. La bataille de Verdun se déroule du 21 février au 19 décembre 1916 et fait 700 000 victimes, françaises et allemandes, dont 300 000 morts.

Au lendemain de l'armistice de 1918, Mgr Charles Ginisty, évêque de Verdun, parcourt le champ de bataille jonché de cadavres. Avec le soutien du général Valantin, gouverneur de la place de Verdun, et de la princesse de Polignac, veuve de guerre, il décide d'édifier un ossuaire pour donner une sépulture décente à ces soldats et permettre à leur famille de se recueillir.

l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont

En 1919, une baraque en planches fait office d'ossuaire provisoire. Une association privée est créée et un comité présidé par Mgr Ginisty se met à la recherche de financements nécessaires à l'édification du monument définitif. De 1919 à 1932, l'évêque parcourt la France et le monde entier : 122 villes françaises et 18 villes étrangères font un don, tout comme le Canada en 1925 et les États-Unis en 1928. Un concours d'architecture est organisé pour imaginer le futur monument. Il est remporté en 1923 par un trio d'architectes : Léon Azéma (Premier Grand Prix de Rome 1921), Max Edrei et Jacques Hardy.

l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont

Les deux premières pierres sont posées le 22 août 1920 par le maréchal Pétain, président d'honneur du Comité de l'Ossuaire, et Mgr Ginisty. Les ingénieurs doutent de pouvoir assurer la stabilité du bâtiment. Pour le vérifier, ils réalisent une épure pierre par pierre du monument.

Le 17 septembre 1927, a lieu le transfert solennel de l'ossuaire provisoire à l'ossuaire définitif, encore en construction, des 52 cercueils représentant les secteurs de la bataille de Verdun.

Ossuaire définitif : Le 7 août 1932, l'ossuaire de Douaumont est inauguré par le président de la République Albert Lebrun, en présence de nombreux dignitaires français et étrangers, d'anciens combattants et des familles de soldats disparus.

l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont

Le 22 septembre 1984, le président français François Mitterrand et le chancelier allemand Helmut Kohl y rendent ensemble hommage aux combattants tombés pendant la Première Guerre mondiale. Leur poignée de main est devenue l'un des symboles de l'amitié franco-allemande. Le même jour, une centaine de jeunes Français et Allemands plantent des érables sycomores en symbole de l'amitié entre les deux pays.

Le 2 mai 1996, l'ossuaire et la nécropole nationale sont classés aux monuments historiques.

l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont

Le 11 novembre 2008, les commémorations du 90e anniversaire de l'armistice de 1918 ont lieu à l'ossuaire. Sont présents le président français Nicolas Sarkozy, le prince Charles et son épouse Camilla, le grand-duc Henri de Luxembourg et son épouse María, le président du Bundesrat allemand Peter Müller, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, et le président du Parlement européen Hans-Gert Pöttering. C'est la première cérémonie qui se fait sans survivant de la Grande Guerre, le dernier poilu étant mort quelques mois plus tôt.

l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont

De mars 2011 à mars 2014, le monument est complètement rénové en prévision des centenaires de la Première Guerre mondiale et de la bataille de Verdun. Le ravalement redonne sa blancheur au bâtiment, tandis que les croix blanches en béton des tombes des soldats sont remplacées par d'autres en quartz avec du ciment blanc. Le montant des travaux s'élèvent à 1,8 millions d'euros. Le carré musulman avait déjà été rénové en 2009. Pendant les travaux, en mars 2012, l'ossuaire est profané, des individus ayant volé des ossements.

Le 9 février 2014, pour la première fois, le nom d'un soldat allemand, Peter Freundl, est ajouté aux noms des soldats français gravés sur la voûte de l'ossuaire. Le nom est dévoilé en même temps que celui d'un soldat français, Victor Manassy, après une messe célébrée dans la chapelle de l'ossuaire. La décision d'inscrire un Allemand est contestée par quelques personnes qui parlent d'un « sacrilège ».

l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont

L'ossuaire de Douaumont s'inspire de l'art roman. Il consiste en un bâtiment horizontal de plus de 130 mètres de long, avec au milieu une tour haute de 46 mètres, qui offre une vue panoramique sur la nécropole et les champs de batailles avec une table d'orientation. La façade du monument est décorée des armoiries des villes ayant contribué à son érection. Sur la porte en bronze de l'ossuaire, une épée est dessinée avec de part et d'autre deux palmes dégagées, et au-dessus le mot « PAX » (« paix » en latin).

l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont

Au sommet de la tour, il y a une cloche de bronze de 2 042 kg, l'une des plus grosses du département. Elle est appelée « Louise Anne Charlotte » ou « Bourdon de la Victoire » et sonne un do. Elle a été coulée le 17 mars 1927 à Orléans par Louis Bollée et Armand Blanchet, et a pour parrain et marraine le marquis Davisard et Mme Thorburn van Buren, la donatrice. Elle est bénie le 18 septembre 19273 et classée au titre d'objet aux monuments historiques le 20 décembre 1996. La tour est également une lanterne des morts qui compte à son sommet quatre feux tournants alternativement blanc et rouge éclairant le champ de bataille.

l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont

Pour certains, le bâtiment de l'ossuaire représente la poignée d'une épée fichée dans le sol jusqu'à la garde, pour d'autres, la tour est un obus. Une carte d'appel de fonds pour sa construction présente le bâtiment comme le symbole de « la Digue que les héroïques Défenseurs de Verdun ont opposée avec leurs poitrines à l'avance de l'ennemi ».

l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont

Célèbre car terrible, la bataille de Verdun se déroula du 21 février au 19 Décembre 1916. Faisant plus de 300 000 morts deux camps confondus, son utilité fut quasi nulle, tant la situation d’après fut identique à celle l’a précédent, mise à part des effectifs réduits de 163 000 soldats pour l’armée française, et de 143 000 soldats pour l’armée allemande.

l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont

Cette bataille fera également la réputation du général Pétain, avec son système de rotation des troupes à hauteur d’environ 70%, ce qui diminuera substantiellement la pénibilité du travail du soldat français. A contrario et à titre d’exemple, dans le camp opposé la rotation des troupes Allemandes fut presque inexistante. Etudié par certains théoriciens Allemands, le massacre de la bataille de Verdun s’expliquera par l’immobilité. Et, en effet, sous le feu des Panzers en 1940  chars militaires Allemands), Verdun tombera en 24 heures.

l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
Repost 0
24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 17:53

Coudou-Park : accueil très sympathique dans un cadre exceptionnel, très agréable par grande chaleur. Nous y passons chaque année ; de très nombreux parcours, chacun y trouve son bonheur, du plus petit aux plus expérimentés. On y est en pleine sécurité, et les moniteurs sont toujours prêts à aider. On y passe vraiment un très bon moment.

L'aventure au niveau de la canopée
L'aventure au niveau de la canopée
L'aventure au niveau de la canopée
L'aventure au niveau de la canopée

De l'accrobranche pour les petits et les grands. Il est conseillé de réserver avant d'y aller car l'affluence est assez forte. Le parc est très bien organisé et permet, en famille, de découvrir l'accrobranche sur des pins maritimes, une très bonne activité à faire dans le parc de la coudoulière...

L'aventure au niveau de la canopée
L'aventure au niveau de la canopée
L'aventure au niveau de la canopée
L'aventure au niveau de la canopée

Coudou Parc Aventure : Superbe endroit ! Adapté aussi bien aux grands qu’aux petits. Très rassurant et sécurisant grâce au câblage de ligne de vie. C'est un excellent concept qui devrait être adopté par tous les parcs d'accrobranche. Je recommande grandement ce lieu.

L'aventure au niveau de la canopée
L'aventure au niveau de la canopée
L'aventure au niveau de la canopée
L'aventure au niveau de la canopée
L'aventure au niveau de la canopée
Repost 0
31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 10:43

Citadelle de Verdun. Carrefour des Maréchaux, devant la porte Neuve.

Il existe un lien indéniable entre les statues de la rue de Rivoli et celles de la citadelle de Verdun. Pourtant, c’est sans doute un raccourci un peu rapide de dire que celles qui n’ont pas trouvé place à Paris ont été « reléguées » à Verdun. En effet, les niches à Paris existent et celles qui n’ont pas trouvé d’occupant avant la Première Guerre Mondiale sont restées vides après. De plus Junot, pour ne parler que de lui, se trouve des deux côtés, et il s’agit bien de statues différentes !

Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale

Excelmans ; Caulincourt ; Clauzel ; Mortier ; Junot ; Mouton ; Sérurier ; Cambronne ; Marbot ; La Roncière ;

Pour une raison inconnue, ce dernier se trouve avec les généraux du Second Empire (Margueritte, d’Aurelles de Paladines). D’autres gloires de l’armée française ont également trouvé leur place dans les douves de la citadelle de Verdun. Pour le Second Empire et la Troisième République : Margueritte, d’Aurelles de Paladines. Pour la Première Guerre Mondiale : Maunoury, Fayolles, Galliéni, Franchet d’Esperey.

Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale

En face des statues de l’Empire, le monument au Service de Santé portant les célèbres paroles de Percy : « Allez où la patrie et l’humanité vous appellent ». « A la mémoire des membres du service de santé – Soldats, s/officiers, officiers, ambulanciers (ières), brancardiers, infirmiers (ières), médecins, pharmaciens, off. D’administration, chirurgien-dentistes, vétérinaires – Morts pour la France »

Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale

CARREFOUR DES MARÉCHAUX - 16 statues monumentales des maréchaux français du Premier Empire, de la guerre de 1870 et de la Première Guerre mondiale sont disposées au pied de la citadelle. Quatre concernent 1914-1918 : les statues des maréchaux Maunoury, Fayolle, Gallieni et Franchet d’Espèrey.

Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale

CITADELLE SOUTERRAINE - En 1887 la citadelle est désignée comme le réduit central de la place forte de Verdun au centre de deux ceintures de forts Séré de Rivières. De 1890 à 1893, un immense réseau souterrain est creusé à environ vingt mètres sous la citadelle haute. La forteresse est partiellement armée, reçoit un casernement à l’épreuve de l’artillerie et un réduit bétonné pour le gouverneur de la place et son état-major.

Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale

La citadelle souterraine devient une base logistique importante pendant la bataille de Verdun : boulangerie (30 000 à 40 000 rations quotidiennes), vivres, coopérative, casernement de troupes montantes et descendantes, états-majors, mess pour officiers, chapelle, ambulance pour blessés légers, etc. 1 500 hommes y travaillent, jusqu’à 4 000 y transitent.

Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale

Les galeries de la citadelle sont le théâtre de la cérémonie du choix du Soldat inconnu le 11 novembre 1920, présidée par le ministre des Pensions le Meusien André Maginot. Des soldats inconnus de 1914-1918 sont inhumés également dans d’autres pays : Angleterre, États-Unis, Italie, Belgique, Pologne, Australie, Canada, etc.

Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale

LE CENTRE MONDIAL DE LA PAIX - Inauguré en 1994, le Centre mondial de la paix a pour vocation de sensibiliser aux conflits de tous ordres. Il y contribue par l’organisation de colloques, conférences, rassemblements de jeunes, concerts, cycles cinématographiques, manifestations littéraires. Il présente en outre des expositions temporaires artistiques et historiques. Son exposition permanente « De la guerre à la paix » traite des causes et modalités de résolution et prévention des conflits.

Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale

La cathédrale Notre-Dame de Verdun est une cathédrale catholique romaine située à Verdun, dans le département de la Meuse. Siège épiscopal du diocèse de Verdun, elle est élevée à la dignité de basilique par le pape Pie XII en 1947.

Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale

La cathédrale, dédiée à la Vierge Marie, est construite à partir de 990 selon le plan roman-rhénan. Elle est donc la plus ancienne de Lorraine et l'une des plus anciennes d'Europe. Elle subit plusieurs ravages aux XIe et XIIe siècles menant à la reconstruction de certaines parties et à l'ajout d'autres. Le 11 novembre 1147, le pape Eugène III consacre la cathédrale. Du XIVe au XVIe siècle, l'édifice est modifié selon le style gothique. Après un incendie en 1755 qui lui fait perdre deux de ses quatre clochers, la cathédrale est remaniée dans les styles baroque et rocaille. Gravement endommagée par des bombardements lors de la Première Guerre mondiale, elle est de nouveau restaurée.

Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale

La cathédrale est classée monument historique depuis le 30 octobre 1906, et le cloître depuis le 13 juillet 1907. Elle contient également de nombreux objets inscrits ou classés aux monuments historiques.

Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale

CRYPTE DE LA CATHÉDRALE NOTRE-DAME DE VERDUN - Comblée au XVIIIe siècle, la crypte romane de la cathédrale est rétablie lors des travaux de restauration après la guerre. Les nouvelles colonnes sont surmontées par 13 chapiteaux à 4 faces dont la décoration est confiée au sculpteur Gaston Le Bourgeois. A côté du thème de la vie religieuse à Verdun, ce sont les scènes de la bataille et de la vie quotidienne du poilu qui dominent.

Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale
Repost 0
30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 00:39

Varennes-en-Argonne - Le Monument de Pennsylvanie à Varennes-en-Argonne. Situé sur les hauteurs de Varennes-en-Argonne, cet impressionnant monument fut érigé et financé en 1928 par l'Etat de Pennsylvanie (Etats-Unis), à la mémoire des soldats morts durant les combats de 1918 pour libérer cette zone. Sa terrasse offre un magnifique panorama dominant la vallée de l’Aire. Il vient d’être entièrement rénové en vue du Centenaire de la Grande Guerre.

Il est situé sur la place de l’ancien château et de son église Saint-Gengoult de Varennes détruit vers 1640-1642.

Varennes-en-Argonne : la fuite manquée des 20 et 21 juin 1791 et le monument de Pennsylvanie
Varennes-en-Argonne : la fuite manquée des 20 et 21 juin 1791 et le monument de Pennsylvanie

De style néoclassique, il est constitué de pierre et de marbre blanc. Deux péristyles sur colonnes carrées entourent une esplanade, au centre de laquelle se trouve un piédestal où repose une vasque en bronze dressée sur un trépied orné de têtes de soldats grecs. Sur la vasque, on peut lire une citation du président des Etats-Unis Woodrow Wilson : « The right is more precious than peace », « Le droit est plus précieux que la paix ». Sur le socle de la vasque, des têtes de lions ont été sculptées. Sur les dernières colonnes, des immenses épées verticales en relief peuvent être admirées. Le monument comporte de nombreuses sculptures rappelant le style des monuments grecs de l’Antiquité.

Varennes-en-Argonne : la fuite manquée des 20 et 21 juin 1791 et le monument de Pennsylvanie
Varennes-en-Argonne : la fuite manquée des 20 et 21 juin 1791 et le monument de Pennsylvanie
Varennes-en-Argonne : la fuite manquée des 20 et 21 juin 1791 et le monument de Pennsylvanie

Sur le piédestal, un texte gravé en français et en anglais rappelle les raisons de sa construction par l'Etat américain : « L'état de Pennsylvanie a érigé ce monument en mémoire de ses fils qui combattirent dans l'armée américaine pour le triomphe du droit et en pieux hommage à ceux qui donnèrent leur vie pour la libération de Varennes - 1927 ».

Varennes-en-Argonne : la fuite manquée des 20 et 21 juin 1791 et le monument de Pennsylvanie
Varennes-en-Argonne : la fuite manquée des 20 et 21 juin 1791 et le monument de Pennsylvanie

Pour rappel, lors de l’offensive Meuse-Argonne, la 28ème division américaine, appartenant au 1er Corps d’Armée, lutte dans le secteur de Varennes et parvient à libérer la commune le 26 septembre 1918. Cette division est majoritairement composée de soldats originaires de l’Etat de Pennsylvanie. Après avoir libéré la commune, les sammies se regroupent sur la place de l’ancien château, où le colossal monument sera inauguré 10 ans plus tard, le 30 mai 1928. Malgré 4 années de bombardements pendant la Grande Guerre, Varennes a été complètement reconstruit.

Varennes-en-Argonne : la fuite manquée des 20 et 21 juin 1791 et le monument de Pennsylvanie

La fuite manquée des 20 et 21 juin 1791 — plus connue sous le nom de fuite de Varennes — est un épisode important de la Révolution française, au cours duquel le roi de France Louis XVI, sa femme Marie-Antoinette, et leur famille immédiate tentèrent de rejoindre le bastion royaliste de Montmédy, à partir duquel le roi espérait lancer une Contre-révolution.

Varennes-en-Argonne : la fuite manquée des 20 et 21 juin 1791 et le monument de Pennsylvanie
Varennes-en-Argonne : la fuite manquée des 20 et 21 juin 1791 et le monument de Pennsylvanie

Le départ de la famille royale de Paris est un projet récurrent depuis le 5 octobre 1789, date à laquelle il a été pour la première fois abordé en conseil, mais cette fois, la situation décide le roi Louis XVI à autoriser son entourage et celui de Marie-Antoinette d'Autriche, avec au premier rang Axel de Fersen, à lui soumettre un plan d'évasion minutieusement organisé du palais des Tuileries. Le roi n'est plus libre de ses mouvements et se trouve même de fait avec sa famille prisonnier de Paris, placé lui et les siens sous la surveillance étroite de La Fayette et de la garde nationale. C'est en effet La Fayette, en tant que général commandant de la garde nationale, qui est chargé de la protection de l'exécutif mais également de sa surveillance assidue.

Varennes-en-Argonne : la fuite manquée des 20 et 21 juin 1791 et le monument de Pennsylvanie
Varennes-en-Argonne : la fuite manquée des 20 et 21 juin 1791 et le monument de Pennsylvanie

D'ailleurs, premier responsable mis au courant de ce départ, il prend immédiatement et seul l'ordre d'envoyer des hommes dans toutes les destinations envisageables, qui conduira ainsi à la reprise du roi. La Fayette élabore et défend une communication publique d'un prétendu enlèvement du roi en refusant de diffuser la « déclaration à tous les Français », rédigée par Louis XVI afin d'expliquer ce départ de Paris (le testament politique de Louis XVI). La Fayette sera immédiatement suivi, dans son acte de censure, par l'Assemblée qui censurera à son tour la diffusion de ce texte du roi, adressé à l'ensemble de la Nation. Louis XVI voulait en effet s'adresser directement au peuple par cette « déclaration à tous les Français », afin de les faire juges de la situation politique où en était arrivé le pays.

Varennes-en-Argonne : la fuite manquée des 20 et 21 juin 1791 et le monument de Pennsylvanie
Varennes-en-Argonne : la fuite manquée des 20 et 21 juin 1791 et le monument de Pennsylvanie

L'objectif consiste à rallier discrètement la place forte de Montmédy, pour y rejoindre le marquis de Bouillé, général en chef des troupes de la Meuse, Sarre et Moselle, coorganisateur du plan d’évasion. Une série de mauvaises applications de ce plan transformera cette tentative en échec, qui fera progresser l'idée de l'instauration d'une république.

Varennes-en-Argonne : la fuite manquée des 20 et 21 juin 1791 et le monument de Pennsylvanie
Varennes-en-Argonne : la fuite manquée des 20 et 21 juin 1791 et le monument de Pennsylvanie
Repost 0
29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 19:27

Réformateur austère et rigoureux Saint Bernard n’est pas un cœur sec. La chaleur de ses sentiments apparaît dans sa dévotion à la Vierge, son lyrisme dans ses sermons sur le Cantique des Cantiques et dans sa tendresse paternelle pour ses moines et même pour ses adversaires. Saint Bernard est né en 1090 au château de Fontaines, près de Dijon. Il fait de solides études classiques à l’école des chanoines de Saint Vorles de Chatillon-sur-Seine. D’une famille noble, il se sent attiré tout jeune par la vie religieuse et, dès l’âge de vingt-deux ans, son ardente piété lui fait embrasser la vie monastique. Son magnétisme est déjà grand, puisqu’il entre à Cîteaux accompagné d’une trentaine de compagnons et il donne bientôt une impulsion nouvelle à l’abbaye de Cîteaux. Son influence va dominer l’ordre cistercien ? Bernard fut canonisé en 1174 et proclamé docteur de l’Eglise en 1830.

La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée

Dès 1115, Etienne Harding charge Bernard de fonder une nouvelle abbaye dans un vallon retiré comme c’est l’usage des Cisterciens. Le Val d’Absinthe, sur la rive gauche de l’Aube, est offert par un parent de Bernard. C’est là que prend naissance l’abbaye de Clairvaux, l’une des quatre filles de Cîteaux (avec La Ferté en 1113, Pontigny en 1114 et Morimond en 1112). Bernard impose une discipline de vie modelée sur la sienne, vouée à la prière, à l’austérité et à une extrême simplicité.

La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée

La troisième fille de Cîteaux a été fondée en 1115. Son premier abbé fut Saint Bernard. De l’abbaye Clairvaux I (1115) ne subsistent que très peu de vestiges, de Clairvaux II (1134) nous parvient le bâtiment des convers, le plus grand de France avec cellier, dortoir et combles sur 2 travées et 3 nefs. L’église, a été rasée au début du 19ème siècle. Elle servit de modèle à un grand nombre d’églises cisterciennes. Le monastère fut reconstruit au 18ème siècle (Clairvaux III). Les hôtels de l’abbé et du prieur, la cour d’honneur, les écuries, la boulangerie, le grand cloître et la salle à manger datent de cette époque. Devenu centre pénitentiaire depuis 1806, Clairvaux est toujours une des prisons les plus fermées de France.

La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée

Sollicité par le roi de France Louis VII et par le pape Eugène III, ancien moine de Clairvaux, Saint Bernard accepte de prêcher la deuxième croisade. Sa première prédication à Vézelay (31 mars 1146) déchaîne l’enthousiasme. En décembre suivant à Spire il décide l’empereur Conrad II à se croiser.

La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée

La Chalade.

Fondation - Vers 1120 deux moines bénédictins, Robert et Ricuin, cherchant plus de solitude et une vie plus austère, quittent leur abbaye Saint-Vanne à Verdun (Meuse) et s’installent dans un lieu désert appelé La Chalade. Lorsque, en 1124, l’un des deux est élu abbé de l'abbaye de Beaulieu et le second est envoyé au monastère cistercien de Trois-Fontaines, fille de Clairvaux, l’aventure semble déjà terminée.

La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée

Histoire - Prospérité et expansion - L’abbaye se développe rapidement, en partie grâce à de généreuses donations. Le nombre de moines est important au point qu'en 1147 Lachalade est déjà en mesure de faire une fondation : ce sera Chéhéry. À côté du travail traditionnel de la terre l’abbaye développe des tuileries et verreries forestières qui lui fournissent des revenus. L’église possède encore trois dalles funéraires des années 1270-1280.

L’abbaye d’hommes de La Chalade fut fondée par deux moines, Robert et Ricuin, de l’abbaye bénédictine Sainte-Vanne de Verdun, vers 1120, grâce à Mathilde, dame de Vienne, et son fils Walter et avec l’approbation d’Henry de Winchester, évêque de Verdun. Robert ayant été nommé abbé de Beaulieu, abbaye bénédictine proche, Ricuin obtint de l’abbé de Trois-Fontaines l’envoi de religieux cisterciens pour reprendre la récente fondation. L’abbaye se développa par l’afflux de nobles des environs. On lui doit, dans les années et les siècles qui suivirent, les défrichements de la vallée de la Biesme et de l’Aire, et l’établissement de nombreux fours à verre dans la forêt d’Argonne. L’abbaye fonda en 1147 une autre abbaye cistercienne à Chéhery (Ardennes).

La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée

En 1791, l’abbaye comptait dix religieux et ses revenus étaient modestes. L’église ne fut pas démolie, mais entièrement affectée à la paroisse de La Chalade. Elle échappa de peu à la destruction pour cause de très mauvais état vers 1827. La volonté des curés et des maires la sauva, mais elle eut encore à subir d’importants dégâts durant les deux guerres mondiales. Quant aux bâtiments conventuels, leurs deux ailes furent vendues en 1791 à des familles de gentilshommes-verriers et leurs descendants les occupent toujours. L’abbaye de La Chalade est la seule abbaye cistercienne meusienne dont l’église et les bâtiments existent toujours à la fin du XXème siècle.

La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée

Avanti ! Avanti ! Viva la France, Viva l’Italia, les Garibaldiens. Argonne 14-15 ; Bois de Bolante – 300 morts et disparus, 400 blessés.

En décembre 1914, je commandais la 10ème division qui reçut comme renfort le 4ème de Marche du 1er Etranger composé de Garibaldiens. Le régiment avait pour chef le colonel Peppino Garibaldi et cinq de ses frères servaient sous ses ordres. Le régiment fut engagé le 26 décembre sur le plateau de Bolante. L’un des six frères, Bruno, y fut tué.

Une semaine plus tard, le 5 janvier, les Garibaldiens enlevèrent brillamment les tranchées allemandes des Courtes-Chausses. Un autre Garibaldi, Constante, y fut encore tué. Ces grands souvenirs de courage et de sacrifice ne peuvent être oubliés. Général Gouraud, 1939.

La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée

26 décembre 14. « J’ai quitté le quartier général à 4 heures 30, pour aller au poste de commandement avec le général. À l’aube nous avons envoyé 1400 obus en quelques minutes, 100 chacun à partir de 14 batteries différentes de 4 canons chacune, et le obus passaient juste par-dessus nos têtes, tu peux imaginer le bruit et le désordre que cela provoquait. Après cela, nous avons envoyé dans l’air beaucoup de Boches grâce à l’explosion de mines sous leurs tranchées, la panique causée par les obus et les mines nous a permis de leur prendre 3 tranchées et 116 prisonniers avec 5 mitrailleuses. Tu devrais voir la foule quittant la plaine après une attaque de ce type, les blessés capables de marcher, les blessés et morts sur les civières, les prisonniers et leurs gardes. »

« Tout est fait pour rendre un dernier hommage aux héros tombés. Gouraud rend hommage aux morts et Peppino affirme que lui et ses frères sont prêts à mourir pour la cause pour laquelle Bruno est déjà tombé. » « J’étais désolé de croiser le corps mort d’un autre fils de Garibaldi (Constante). Quelle brave famille… » « La guerre endurcit les cœurs, et à la fin on s’habitue tant à la vision des morts et des blessés qu’on n’y prend plus garde. J’étais dans une église où des morts attendaient d’être enterrés. Demain, ils seront mis dans une fosse commune, vêtus comme ils sont tombés ; les cercueils étant très rares. On trouve la mort dans des situations incompréhensibles, et souvent on n’en croit pas ses yeux. On s’habitue à tout durant la guerre. »

« Si nous devons prendre tranchée par tranchée, il finira par y avoir plus de tranchées que d’hommes. Non ! Nous devons obtenir la victoire par un autre moyen, qui est fort difficile à déterminer. »

La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée

« Je suis au cœur des combats au quotidien avec des balles et des obus qui sifflent tout autour de nous. Je conduis et interprète pour le général Gouraud tous les jours. Il se déplace partout et observe tout… mi-décembre 1914 : j’ai été le témoin de batailles superbes, quoique horribles, car les combats sont désormais le fait de l’artillerie et du travail souterrain. La guerre aérienne est interrompue et n’a pas apporté les résultats escomptés. » « Je commence à me demander si je n’ai pas vu assez des horreurs de la guerre. C’est épouvantable de voir ses officiers et amis tomber autour de soi. »

« Une nuit que je n’oublierais jamais, nous conduisions à travers une forêt qui grouillait d’Allemands. Notre progression était souvent stoppée par les corps des blessés, les cadavres et les chevaux morts qui jonchaient le sol. Cela étant dit, ce matin nous avons fait sauter de nombreux « Boches » dans leurs tranchées. Quelle guerre ! » « J’ai appris la mauvaise nouvelle concernant la blessure du général Gouraud alors que j’écrivais cette lettre en attendant son retour vers le bus. Une balle a transpercé son épaule. » « ….. sa blessure ne l’a pas empêché de donner ses ordres. Il est trop actif et courageux pour abandonner, il a été récompensé par des résultats exemplaires. Je le conduisais de nouveau, trois jours seulement après qu’il a été blessé. J’aimerai traverser cette guerre avec lui et mon Mors. »

La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée

L'Argonne de 1914-1915, c'est aussi l'épopée Garibaldienne, c'est-à-dire le renfort apporté par des volontaires italiens qui, tout comme l'avaient fait leurs pères ou leurs grands-pères en 1870-71 se sont joints aux troupes françaises pour combattre aux côtés de "leur seconde patrie", l'ennemi commun : le Prussien. ("La Guerre en Argonne" tome 1 de Claire Stratonovitch, éditions Ysec).

Rappelons que d'abord restée neutre lors du déclenchement des hostilités, l'Italie ne déclarera la guerre à l'Autriche-Hongrie que le 23 mai 1915. Mais dès le 6 août 1914, le Général Riccioti Garibaldi propose au gouvernement français l'aide de volontaires italiens. Celui-ci tergiverse, mais finit par accepter la création d'un régiment de marche purement italien au sein de la Légion Etrangère. Cette unité constituée d’environ 2 000 combattants volontaires italiens existera de novembre 1914 à mars 1915.

La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée

Le Monument : Situé dans le village de Lachalade (Meuse) il est érigé à la mémoire des 590 volontaires italiens morts en Argonne et des frères Garibaldi, Bruno (tué à Bolante le 26 décembre 1914) et Costante (tué au ravin des Courtes-Chausses le 5 janvier 1915). Le monument en pierre de taille porte trois bas-reliefs en bronze : de part et d’autre, les portraits de Bruno et Costante Garibaldi et, au centre, une aile traversée par un glaive. Il est édifié par l’Association Nationale des Volontaires de Guerre d’Italie et inauguré le 21 avril 1932. Le sculpteur est Sergio Vatteroni de Carrare.

La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée

Monument Ossuaire de la Haute Chevauchée.

Inauguré par le Président du Conseil et Sénateur de la Meuse Raymond Poincaré et béni par Monseigneur Ginisty, évêque de Verdun le 30 juillet 1922, ce monument, œuvre de l'architecte Bolloré et du sculpteur Beckers rend hommage aux morts de l’Argonne toutes nations confondues.

Cet ossuaire contient les ossements d’environ 10 000 soldats inconnus.

La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée

Il fut construit à l’initiative de la comtesse de Martimprey, veuve du capitaine Jean de Martimprey, disparu le 13 juillet 1915. Il représente un soldat français coiffé d'un casque dont le buste émerge d'un obélisque de 9 mètres de hauteur et dont les mains s’appuient sur un glaive se fondant dans la croix latine.

Le sculpteur Becker s’est inspiré du visage de son fils lui aussi tombé en 1915. Sur les flancs du monument, figurent les numéros des régiments qui ont combattu dans le secteur : 285 régiments français, 2 régiments italiens et 32 divisions américaines.

La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée

Au pied de celui-ci, un autel est destiné aux cérémonies religieuses lors des commémorations des combats d'Argonne. Les murs du caveau sont recouverts de petites plaques funéraires dédiées par les familles à leurs proches.

Derrière le monument, on peut voir un important entonnoir résultant de l’explosion de la plus grosse mine allemande (52,5 tonnes d’explosifs) le 12 décembre 1916. Il mesure 50 mètres de diamètres et 10,5 mètres de profondeur.

En bordure du cratère des mines, une Croix de la Réconciliation a été érigée à la mémoire de « Tous les morts des combats d'Argonne », formule sculptée dans le bois également en allemand en 1973 par le Comité commémoratif d'Argonne.

La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
Repost 0
30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 13:16

Le 26 avril 2017, nous (Henri, Charles, Jean et moi) avons fait une randonnée de 22 km. Départ de la chapelle Saint-Corentin (commune de Carnoët), à 5 km au nord de Carhaix. On est passé par la gare SNCF de Carnoët-Locarn puis traversé une ferme très ancienne et en arrivant à Carnoët (Cotes d’Armor), on a constaté que le Tour de Bretagne cycliste 2017 effectuait sa deuxième étape de 200 kilomètres avec une arrivée à Saint-Pol-de-Léon. Carnoët à mi-parcours de l’étape était le site du Grand Prix de la montagne. Après le repas au Ty Korn, nous avons donc pu assister au passage des coureurs. Puis nous avons rejoint le site de la Vallée des Saints. Juste avant d’atteindre la motte féodale autour de laquelle les statues sont disposées, nous avons visité la chapelle Saint-Gildas.

à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"

Au cœur de la Bretagne, des dizaines de statues représentant les saints bretons ont élu domicile sur une colline d'où ils semblent contempler la région. Chaque année, de nouveaux géants sont taillés dans le granit et rendent le paysage toujours plus fantastique.

Près de Carhaix et de son incontournable festival des Vieilles Charrues, un autre projet démesuré s'installe peu à peu : la Vallée des Saints. Il y a 1 500 ans, des moines et prêtres venus de Grande-Bretagne accostèrent sur les côtes bretonnes. Certains, tels que Malo ou Brieuc, ont marqué le territoire.

à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"

Dans le village de Carnoët, des sculpteurs réalisent des statues en granit de 4 mètres de haut de ces saints et les placent sur une motte féodale d'où la vue s'étend jusqu'aux Monts d'Arrée. Chacune a un style bien particulier : l'une ressemble au Petit Prince, une autre à un Indien d'Amérique du Nord.

En 2016, le site en comptait déjà quatre-vingt. Des visites guidées sont organisées ; de mai à septembre, on peut observer les sculpteurs travailler.

La Vallée des Saints, “l'île de Pâques bretonne” - La Vallée des Saints à Carnoët, c'est "une île de Pâques du troisième millénaire". Ce site touristique regroupe 63 statues monumentales en granit représentant les saints fondateurs de la région Bretagne. A terme, 1 000 saints bretons peupleront cette vallée.

à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"

On se sent tout petit quand on visite la Vallée des Saints, à Carnoët (22). Et pour cause, les statues de granit qui peuplent le site avoisinent les trois mètres de haut. Ces personnages en granit représentent les saints fondateurs de la région Bretagne. Ces moines immigrés de Cornouaille anglaise, d'Irlande ou du Pays de Galles, aux Vème et VIème siècle.

à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"

1 000 statues à venir - Ils sont actuellement 63 à peupler cette vallée du Centre Bretagne. Le projet prévoit, à terme, 1 000 statues. Cette "île de Pâques du troisième millénaire" est le rêve un peu fou de Philippe Abjean, un passionné de notre région. Personne ne croyait en son projet et pourtant, cette année, la Vallée des Saints devrait dépasser le cap des 200 000 visiteurs.

à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"

La Vallée des Saints est un projet associatif de statuaire monumentale en cours de réalisation en Bretagne, dans la commune de Carnoët (Côtes-d'Armor). Il s'agit de réaliser une « Île de Pâques bretonne du troisième millénaire », un lieu honorant la mémoire collective bretonne à travers la mise en place de grandes statues en granit (d'environ trois mètres de hauteur) à l'effigie de 1 000 saints bretons représentés avec leurs attributs. Le projet repose sur le mécénat, le financement de chaque statue (12 000 € en 2012), étant assuré par une entreprise ou par des particuliers.

à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"

La « Vallée des Saints », composée à terme de plus de 1000 statues de saints bretons, symboles de la culture populaire traditionnelle bretonne, devrait aussi être une vitrine mondiale du granit breton et une attraction touristique. La légende veut que la Bretagne vénère plus de 7 000 saints bretons mais tous ne sont pas « homologués », c'est-à-dire reconnus officiellement par l'Église catholique romaine.

à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"

Neuf communes étaient susceptibles d'accueillir la Vallée des Saints : Santec, Saint-Pol-de-Léon, Landudal, Huelgoat, Priziac, Belle-Isle-en-Terre, Guéhenno, Carnoët et Carhaix-Plouguer ; le 18 septembre 2009, il a été annoncé que ce serait Carnoët, « la plus centrale et la plus petite », selon Philippe Abjean. La phase de réalisation a commencé dès juillet 2009 avec la taille des statues des Sept saints fondateurs de la Bretagne et de celle de saint Yves de Tréguier (capitale d'évêché particulière car ayant un saint fondateur et un saint Patron). Les sept statues (3 mètres de haut, 10 tonnes environ) représentant les Saints fondateurs de Bretagne (Pol Aurélien, Tugdual de Tréguier, Brieuc, Samson de Dol, Malo, Patern de Vannes et Corentin de Quimper) ont été érigées sur un lieu d'accueil temporaire, dans le centre-ville de Saint-Pol-de-Léon, à proximité de la cathédrale. Cette érection a eu lieu le 1er août 2009.

à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"

72 saints sur la motte féodale de Carnoët :

Brieuc - 2009 Fabrice Lentz ; Corentin - 2009 Seenu Shanmugam ; Malo - 2009 Patrice Le Guen ;

Patern - 2009 Olivier Lévêque ; Paul Aurélien - 2009 David Puech ; Samson - 2009 Jacques Dumas ;

Yves - 2009 Patrice Le Guen ; Anne - 2010 Patrice Le Guen ; Gildas - 2010 David Puech ;

Herbot - 2010 Bruno Panas ; Hernin - 2010 Seenu Shanmugam ; Patrick - 2010 Jacques Dumas;

Santig Du - 2010 Olivier Lévêque ; Carantec - 2011 Norbert Le Gall ; Claire - 2011 David Puech ;

Guirec - 2011 Seenu Shanmugam ; Hervé et Guic'haran - 2011 Jacques Dumas ; Idy - 2011 Patrice Le Guen ;              .../...

à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"

Théleau - 2011 Bruno Panas ; Tugdual - 2011 Olivier Lévêque ; Saint Tugdual Brigitte - 2012 Jacques Dumas ;

Conogan - 2012 Olivier Lévêque ; Coupaïa - 2012 Patrice Le Guen ; Derrien - 2012 Inès Ferreira et Goulven Jaouen ;

Efflamm et Enora - 2012 Seenu Shanmugam ; Miliau - 2012 Norbert Le Gall ; Trémeur - 2012 David Puech ;

Cado - 2013 Jacques Dumas ; Cadouan – 2013 Seenu Shanmugam ; Cornély - 2013 Goulven Jaouen ;

Émilion - 2013 David Puech ; Gwenn - 2013 Patrice Le Guen ; Lunaire - 2013 Olivier Lévêque ;

Riom - 2013 Kito ; Ronan - 2013 Philippe Leost ; Tujen - 2013 Inès Ferreira ;

Armel - 2014 Seenu Shanmugam ; Diboen - 2014 Olivier Lévêque ; Edern - 2014 Inès Ferreira ;

à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"

Guen - 2014 Patrice Le Guen et Xavier Tanguy ; Gwennole - 2014 Jacques Dumas ; Jaoua - 2014 Goulven Jaouen ;

Keo - 2014 Jacques Dumas ; Maudez - 2014 Kito ; Merec - 2014 Kito ;

Nolwenn - 2014 Patrice Le Guen ; Thuriau - 2014 Philippe Leost ; Tudec - 2014 Xavier Tanguy;

Tudy - 2014 Goulven Jaouen ; Winnoc - 2014 Seenu Shanmugam; Azenor - 2015 Patrice Le Guen, Philippe Leost et Cyril Pouliquen ;

Brendan - 2015 Patrice Le Guen, Philippe Leost et Cyril Pouliquen ; Colomban - 2015 ;

Conan – 2015; Eodez - 2015 Didier Hardellet ; Gonnery 2015 David Puech ;

Goustan - 2015 Kito et Kévin Kito; Ivy - 2015 Seenu Shanmugam et Vivien Gamba; Tréphine - 2015 Olivier Lévêque ;

Avé - 2016 Patrice Le Guen ; Briac - 2016 Seenu Shanmugan ; Clervie - 2016 Bilal Hassan, Emilie Yven et Didier Hardellet ;

Elouan - 2016 Vivien Gamba ; Ernog 2016 Cyril Pouliquen ; Ke - 2016 Seenu Shanmugan et Patrice Le Guen

à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"

Laouenan - 2016 Ollivier Lévêque ; Maël - 2016 Jacques Dumas ; Melar - 2016 Goulven Jaouen

Moë - 2016 Kito et Kevin Antoine ; Nikodem - 2016 Xavier Tanguy ; Pereg - 2016 Bruno Guyader et Patrice le Guen

Riwanon - 2016 Christophe Le Baquer et Marie Le Scanve.

à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
à Carnoët, "une île de Pâques du troisième millénaire"
Repost 0
20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 23:24

Le char à voile est un sport de conduite d'un véhicule à roues propulsé par une voile. Il est pratiqué sur les grandes plages de sable. Les vélicaristes sont de plus en plus nombreux.

Concentration de chars à voile sur la plage du Sillon
Concentration de chars à voile sur la plage du Sillon

La première utilisation connue du char à voile est attestée en Égypte antique, où il est apparemment construit pour transporter des matériaux et se déplacer rapidement. Les Chinois ont des chariots poussés par le vent depuis le VIe siècle sous la dynastie Liang, puis ont monté des mâts et des voiles sur de grandes brouettes.

Concentration de chars à voile sur la plage du Sillon
Concentration de chars à voile sur la plage du Sillon
Concentration de chars à voile sur la plage du Sillon

L'ingénieur Jason Renet, réinvente le concept en Hollande à la fin du XVIe siècle en construisant un navire sur roue qui transporta Vingt-huit personnes sur 75 km à une vitesse moyenne de 37 km/h entre Scheveningen et Petten sur les plages de la mer du Nord. Par la suite cette invention sera utilisé à des fins utilitaires de transport de matériaux et pour se déplacer rapidement.

Concentration de chars à voile sur la plage du Sillon
Concentration de chars à voile sur la plage du Sillon

La pratique ludique remonte à 1898. On la doit aux frères André et François Dumont, en Belgique, à Coxyde, qui fabriquent les premiers chars à voile destiné spécifiquement à une utilisation ludique et sportive. Dès 1905 le char à voile sort des frontières de la Belgique et s'invite sur les plages du nord de la France, Hardelot-Plage, Le Touquet, Berck. La première compétition officielle s'est déroulée en Belgique en 1909 à La Panne.

Concentration de chars à voile sur la plage du Sillon
Concentration de chars à voile sur la plage du Sillon
Concentration de chars à voile sur la plage du Sillon

Louis Blériot qui possède une villa à Hardelot, s’intéresse à cet engin et construit son propre modèle, il atteint par grand vent les 100 km/h. Devant l'engouement suscité par son engin, il le fait fabriquer en série dans ses usines et le nomme « Aéroplage ». La Première Guerre mondiale voit l’arrêt brutal, presque fatal de la pratique de l’Aéroplage. Il faut attendre la fin de la deuxième guerre mondiale pour que l’on ressorte les vieux engins et qu’on les remette au goût du jour. Ainsi, entre 1947 et 1950 avec Henry Demoury, dit « Pépé Demoury », meunier à Fère-en-Tardenois, le char à voile connaît une évolution importante lui faisant prendre un tour plus compétitif (toujours sous le nom d'aéroplage....).

Concentration de chars à voile sur la plage du Sillon
Concentration de chars à voile sur la plage du Sillon
Concentration de chars à voile sur la plage du Sillon

Traversée du désert en char à voile : la 1ère traversée du désert organisée par le Colonel Du Boucher (Mauritanie/Sénégal) a lieu en 1967, Monique Gimel Debreucq, championne d’Europe classe 1 en 1967 a été la seule femme de l'expédition ; à la suite de ce raid, Monique est sollicitée par l'O.C.I. (Organisme de Coopération Industrielle) pour un projet d’implantation touristique hôtelière où le char à voile aurait été la distraction touristes, ainsi au cours d'une de ses missions l'amenant vers El Goléa, Monique a eu l'idée d'organiser une seconde aventure en char à voile dans le désert : une compétition sur 500 km ( la croisière des oasis ). Elle en a fait la reconnaissance terrain et la course a eu lieu à Pâques 1969 avec 12 chars à Voile identiques. Cette même année Monique Gimel est à nouveau championne d'Europe en classe 1 en Baie du Mont St Michel, la transmission télévisuelle en direct est alors animée par Michel Drucker.

Concentration de chars à voile sur la plage du Sillon
Concentration de chars à voile sur la plage du Sillon
Concentration de chars à voile sur la plage du Sillon

Christian Nau, (Aventurier autour du Monde en char à voile et auteur de 11 livres qui concernent ses expeditions) a fait partie de l’équipée; Christian Nau a également réalisé une traversée en solitaire de Zouerate à Dakar en char à voile (de taille classe 2) en 1972.

Concentration de chars à voile sur la plage du Sillon
Concentration de chars à voile sur la plage du Sillon

Le char à voile se compose de deux éléments :

  • le châssis, composé d'une coque où l'on s'installe (assis ou allongé), d'un palonnier pour faire pivoter la roue avant avec les pieds, de deux roues arrière avec essieux, d'une roue avant.

  • le gréement, composé d'un mât qui se pose sur l'avant du châssis, une voile composée de lattes en résine et fibre de verre pour maintenir la voile horizontalement, d'une écoute (un cordage épais qui permet d'orienter la voile) et d'une bôme en métal pour faire la liaison entre l'écoute et la voile.

Concentration de chars à voile sur la plage du Sillon
Concentration de chars à voile sur la plage du Sillon

Records de Vitesse: 1989, Jean-Christophe Villedieu établit le record mondial de vitesse sur l'autoroute A13 à 85,55 km/h.

1991, Bertrand Lambert bat le record à Berck (Pas-de-Calais) en atteignant 151,55 km/h. Il détient toujours le record sur sable

2000, Tadeg Normand bat le record du monde (151,9 km/h, 16-6-2000).

2009, le 26 mars, sur le Lac d'Ivanpah aux USA, Le Greenbird - conduit par l'ingénieur britannique Richard Jenkins écrase le record de vitesse terrestre pour les véhicules propulsés par le vent. Le Greenbird est enregistré à 202,9 km/h, éclipsant l'ancien record de 116 mi/h, établi par Bob Schumacher en mars 1999 au même endroit.

Concentration de chars à voile sur la plage du Sillon
Concentration de chars à voile sur la plage du Sillon

Records de Distance : 14 juillet 2000, Virginie PARENTY, Anne-Marie Quêtu et Anita Vermeulen battent le record du monde de distance en 24h00 en classe 3 avec 1314,75 km sur la plage de Marck, battant ainsi le record masculin détenu depuis plus de 17 ans (1299 km)

14 juillet 2000, Christophe LEFEBVRE, Bernard MOREL et Jean-Claude MOREL établissent le record du monde de distance en 24h00 en classe 2 avec 1521,66 km sur la plage de Marck

Concentration de chars à voile sur la plage du Sillon
Concentration de chars à voile sur la plage du Sillon
Repost 0
14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 23:12

Autour du port de Saint-Guénolé, un bord de côte finistérienne truffée de roches que la nature a posées d'une façon chaotique. Saint-Guénolé est le quartier nord-ouest — formant une agglomération distincte — de la commune de Penmarc'h, en Pays Bigouden. Important port de pêche, il est en 2012, dans le classement des ventes en criée des bateaux français, le cinquième port de pêche de France en tonnage, et le septième en valeur. Il est le quatrième port sardinier de France.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Marcel Proust a décrit la violence de la tempête à Penmarch en 1895 dans son roman Jean Santeuil :

« Et ce fut par un beau soleil attachés ensemble pour offrir quelque résistance au vent, ils montèrent la rue, puis le chemin qui monte vers les rochers, d'où lon peut voir la mer. La violence de tout devenait de plus en plus incroyable. On ne distinguait pas au passage ce qui vous croisait en volant, tant cela volait vite. Sans voir la mer, et à une lieue d'elle on recevait des paquets d'eau dans la figure. Il commençait à pleuvoir et on ne recevait pas de pluie qui au lieu de tomber était emportée par le vent. Ils arrivèrent en haut de l'éminence, quand, tout à coup, ils entrèrent dans le royaume du vent dont ces collines défendaient l'entrée, et ils durent y entrer malgré eux à genoux, car sa force n'avait pas encore été éprouvée et à laquelle ils ne s'attendaient pas, les souleva de terre et les jeta quelque spas plus loin, prosternés, accrochés des pieds et des mains au sol pour s'y retenir, n'osant pas relever la tête pour ne pas être étouffés. »

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Le drame du 10 octobre 1870 - Rochers près de la Roche des victimes (drame du 10 octobre 1870) - Ce jour-là, le Préfet du Finistère, Gustave Levainville, vient pique-niquer en famille sur le plus haut rocher de Saint-Guénolé : une vague déferlante emporte sa femme, sa fille et fait trois autres victimes de sa famille. Une croix fut scellée dans la roche pour commémorer cette tragédie ; les complaintes de l'époque s'emparèrent de ce fait divers et le rocher concerné prit le nom de Roche des victimes ou Rocher du Préfet. Dans les années 1880, des travaux sont entrepris pour rallonger la vieille jetée, dont on ignore la date de construction.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Dans la nuit du 4 au 5 septembre 2014, un fileyeur du Guilvinec de 17 m de long, l'Alcor, chargé de 5,7 tonnes de merlus, s'échoua sur des rochers à 0,4 mille nautique du port de Saint-Guénolé. L'équipage fut recueilli par le bateau de sauvetage Prince d'Eckmühl, lequel parvint à déséchouer le bateau à marée montante dans l'après-midi

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

La chapelle Notre Dame de la Joie se situe directement en bord de mer, entre Saint-Pierre et Saint-Guénolé. Sentinelle surveillant la mer, elle est dédiée à la Vierge. Les marins venaient la remercier de les avoir sauvés des tempêtes. Lors du pardon qui a lieu le 15 août, ceux-ci défilaient tête et pieds nus. Cet édifice date de la fin du XVe siècle.

Côté mer :

Le clocher est sur pignon aveugle, seules trois meurtrières laissent passer un peu de lumière. La courte flèche est accolée de deux tourelles dissymétriques, une octogonale et l’autre cylindrique.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Côté sud :

Deux entrées en accolade avec fleurons et crochets. Celle située à l’est est obstruée. On peut remarquer un bateau au-dessus de la baie, entre les portes. Les contreforts sont de tailles imposante car le sol est peu stable.

Intérieur :

De plan rectangulaire avec un long et étroit appenti. La couverture est en chêne, en forme de coque de bateau renversée. Le retable exécuté par Jean Le Bosser date de 1756. On peut remarquer également des ex-votos suspendus aux poutres transversales, en remerciement à la Vierge.

La toiture fut entièrement rénovée en 1998. L’édifice est classé le 7 décembre 1916. Le calvaire date de 1588 mais il a été restauré au XVIIIe et XXe siècles.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

6 - Notre rando se poursuit le long des côtes dentelées du pays bigouden. Nous voilà rendus à Penmarc'h dont le phare d’Eckmühl symbolise à lui seul l'âpreté de la navigation dans les parages. Je suis subjugué et surpris par la nudité du paysage. La végétation y est rare. Les plantes poussent au ras du sol, le vent du large bride leur croissance, leur interdisant de trop grandir. Ici, le sol granitique est quasiment plat. Les maisons semblent être au même niveau que l'eau. La vieille Tour et la chapelle de Saint-Pierre sont les édifices proéminents du secteur, à l'exception du grand frère, le géant Eckmühl !

Le phare d’eckmühl a été inauguré en 1897 grâce à la famille du prince d’Eckmühl. Pour monter en haut du phare, il faut gravir 307 marches. Il mesure 65 mètres. Il est construit en granit, chêne, acajou, opaline et bronze. Il est situé sur les rochers de Penmarc'h et Saint-Guénolé. Quand on arrive en haut des 307 marches, on a une remarquable vue sur l’ile de Sein et sur l’archipel des Glénan (Les Glénans – avec un s – est réservé à l’école de voile). Au pied du phare, on retrouve une chapelle.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Le phare d'Eckmühl est un phare maritime situé sur la pointe de Saint-Pierre, à Penmarc'h, dans le Finistère en France. Il mesure plus de 60 mètres de haut. Il a été inauguré le 17 octobre 1897 et doit son nom au titre de noblesse de la donatrice qui l'a en grande partie financé. Il sécurise l'une des côtes les plus dangereuses de France en raison de ses nombreux récifs. Ses murs sont entièrement bâtis en granite de Kersanton et la paroi interne de sa cage d'escaliers est recouverte de plaques d'opaline. C'est aujourd'hui l'un des monuments les plus visités du Finistère. Le phare fait l’objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 26 septembre 20054 et d’un classement depuis le 23 mai 2011.

La construction du phare d'Eckmühl intervient à une époque où, après plus de deux siècles de marasme, l'économie de Penmarc'h se relève notamment grâce au lancement de conserveries de sardine dans le quartier de Saint-Guénolé et à la pêche à la sardine et au maquereau, entraînant également un fort accroissement démographique. Il éclaire un des points les plus dangereux de la côte bretonne.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Le phare d'Eckmühl a été construit à côté des phares précédents, au village de Saint-Pierre. Avant lui ont été utilisés la « Vieille tour », puis le « Phare de Penmarc'h », mis en service en 1835 et prédécesseur direct d'Eckmühl. La France décide dans une loi du 3 avril 1882 de moderniser la signalisation maritime de ses côtes, notamment en procédant à l'électrification de ses phares les plus importants, dont celui de Penmarc'h. Le projet de son nouvel éclairage prévoit un faisceau à 60 mètres de hauteur. Le phare de l'époque mesure 40 mètres et une étude conduit à l'impossibilité technique de suffisamment le rehausser, condition nécessaire à l'établissement d'un éclairage portant en moyenne à 100 kilomètres. En 1890 il est donc décidé de la construction d'un nouveau phare d'une hauteur de 54,20 mètres. Le projet est considéré abouti le 6 octobre 1892, les plans et devis étant acceptés pour une somme totale de 110 000 francs.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Cependant le 9 décembre 1892 la nouvelle d'un financement inattendu vient modifier ce projet. En effet la marquise Adélaïde-Louise d'Eckmühl de Blocqueville lègue dans son testament la somme de 300 000 francs pour la construction d'un phare. Ce phare devra se nommer « phare d'Eckmühl » en l'honneur de son père le maréchal Louis-Nicolas Davout (1770-1823), duc d'Auerstaedt, prince d'Eckmühl. Ce titre de noblesse vient de la bataille d’Eckmühl qu'il avait menée le 22 avril 1809 à proximité du village d'Eggmühl en Bavière. La marquise veut que ce nom de triste mémoire soit racheté par les vies sauvées grâce à un phare. Ainsi dans son testament dit-elle :

« Les larmes versées par la fatalité des guerres, que je redoute et déteste plus que jamais, seront ainsi rachetées par les vies sauvées de la tempête. »

Elle désire également que ce phare soit situé sur la côte bretonne et en un lieu sûr pour résister au temps. Après étude, une commission décide qu'il sera édifié sur la pointe de Penmarc'h. Afin de se conformer aux vœux de la donatrice, ils s'adjoignent les services d'un architecte parisien, Paul Marbeau, pour la partie décorative de la tour, une première dans l'histoire moderne des phares.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

26/08/2016 : Bretagne: Le phare d’Eckmühl et ses 303 terribles marches attendent les coureurs - DEFI La dixième édition de la course verticale se déroule samedi dans le Finistère… « On peut comparer cette course à un 400 mètres haies ». Samedi sur les coups de 13h, plus d’une centaine de coureurs partiront à l’assaut du phare d’Eckmühl situé sur la pointe de Saint-Pierre à Penmarch’. Objectif : monter le plus rapidement possible les 303 marches du phare, qui culmine à plus de 60 mètres de haut. « Cela demande un effort très bref et intense. Tout le monde finit rincé une fois là-haut et beaucoup terminent en marchant. On a même eu un candidat qui a vomi à l’arrivée la première année », se remémore Corentin Péoc’h.

208 coureurs ont gravi les marches l’an dernier (2015). Membre du Club Athlétique Bigouden, c’est à lui que l’on doit cette course contre la montre verticale. « La mairie de Penmarc’h cherchait une animation originale pour les 100 ans du phare en 1997. J’ai proposé l’idée d’une course mais cela a été refusé par la direction départementale de l’équipement pour des raisons de sécurité. Et puis je suis revenu à la charge en 2007 pour les 110 ans du phare et cette fois cela a été validé », indique Corentin Péoc’h.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

« L’escalier du phare est étroit. On ne peut pas se doubler ni monter et descendre en même temps. On a donc mis en place un système pour faire partir les candidats par groupe de 20 toutes les minutes », précise la cheville ouvrière de cette épreuve, qui a rassemblé 208 coureurs l’an dernier (2015).

Le record est de moins de 47 secondes - Et si certains viennent faire la montée entre potes, à l’occasion d’un enterrement de vie de garçon par exemple, d’autres coureurs sont là pour la compète. Les deux records ont d’ailleurs été battus en 2015 avec un chrono de 46''54 pour Maxime Signorino chez les hommes et de 1'12''56 pour Agathe Guillemot chez les femmes.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

7 - C'est depuis ce bout de plage un peu sablonneuse, que les canots de sauvetage prenaient la mer pour aller secourir les marins en difficulté. Pour mieux se rendre compte des risques inouïs pris par les sauveteurs, j'ai visité le Papa Poydenot qui est remisé dans son hangar, à Saint-Guénolé. Ce canot centenaire a été restauré par des bénévoles. Il est classé monument historique. Sur ce document du siècle dernier, on voit le bateau qui descend sur la plage pour aller porter assistance au large de Penmarc'h.

Charles Rigault de Genouilly (né le 12 avril 1807 à Rochefort, Charente-Inférieure — mort le 4 mai 1873 à Paris) est un amiral français qui fut ministre de la Marine sous le Second Empire. Il mena une expédition maritime de colonisation en Chine puis au Vietnam. Il fut élevé à la dignité d'amiral de France et fait grand-croix de la Légion d'honneur. Il fut l'un des fondateurs de la Société des secours aux naufragés à laquelle il légua la plus grosse partie de sa fortune.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Le Papa Poydenot est un canot de sauvetage en teck, à voile et à avirons. Insubmersible, il est autoredressable et à autovidange spontanée. Il appartient à l’Association Papa Poydenot qui s’est fixée pour but principal d’être le conservatoire de la mémoire des équipages des canots de sauvetage à avirons et à voile. Il est maintenant visible à la pointe de Penmarc'h, à Saint-Pierre, près du phare d'Eckmühl. Le Papa Poydenot fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 6 novembre 1991.

Le premier canot de sauvetage portant ce nom a été construit en 1900, par les chantiers Auguste Normand du Havre. Il fut financé par un don de Madame Poydenot. Il fut présenté à l'Exposition Universelle de Paris. Il porte le nom de son mari Papa Poydenot qui fut à l'origine du financement du canot Maman Poydenot affecté en 1889 à Saint-Guénolé Penmarc'h. Il a été remis par la Société centrale de sauvetage des naufragés (SCSN) à la création de la troisième station de sauvetage de la commune de Penmarc'h en 1901, celle de Saint-Pierre, entre celle de Saint-Guénolé et celle de Kérity.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Le Papa Poydenot, ainsi que tous les canots de la même série réalisés après 1878 aux chantiers Augustin Normand, possède les mêmes qualités de sécurité pour les équipages. La quille en chêne est renforcée par des bandes de fonte (près de 300 kg). Cela permet l'abaissement du centre de gravité en améliorant sa stabilité. Ce lest de 300 kg permet aussi le redressement spontané du canot après son chavirage. La coque est formée de deux couches de bois de teck croisées à 45°. Les couches sont séparées par une toile imprégnée de glu marine. Ce sont vingt-huit caisses à air qui le rendent insubmersible et son redressement est spontané. Il possède des puits à soupape, par lesquels l'eau embarquée retourne systématiquement à la mer. Les dix canotiers assis sur les cinq bancs disposent de quinze avirons en frêne, dont trois de rechange. La voilure de plus de 16 m2 se compose de trois voiles : un foc, une misaine, une grand voile. Son équipage est formé de douze hommes, dont les dix canotiers. L'ensemble chariot-canot peut être tiré par des chevaux. Après de nombreux sauvetages, le canot sera remplacé en juin 1913 par le Léon Dufour. À cette date, le Papa Poydenot est affecté à la station d'Étel dans le Morbihan jusqu'en 1939.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Le nouveau Papa Poydenot - En 1990 l'association du Centre de découverte maritime du pays Bigouden, sur information du Docteur Pillet, retrouve un canot du même type à Port-Haliguen qui fut désarmé en 1956 et utilisé par le Centre nautique des Glénans dans sa flottille des Choses. L'association se porte acquéreur de ce canot, le rebaptise Papa Poydenot et entreprend la rénovation. Celle-ci est confiée aux Chantiers Pichavant à Pont-l'Abbé. La construction du chariot à l'identique fut réalisée par le Chantier Naval de Saint-Guénolé. Après deux années de travail le nouveau Papa Poydenot, entièrement restauré, est en état de naviguer. Il est lancé au port de Saint-Pierre le 30 mai 1992. En juillet, il participe au rassemblement des vieux gréements de Brest et il est primé au concours des « Bateaux des Côtes de France ».

Classé monument historique, le 6 novembre 1992, il est cependant titulaire d'un titre de navigation, ce qui lui permet de participer aux fêtes maritimes locales. Il est visible toute l'année, sous son abri au pied du phare d'Eckmühl, dans la rue des Naufragés du 23-Mai-19253, quartier Saint-Pierre (Penmarc'h), sous la surveillance des bénévoles de l'Association Papa Poydenot.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Mais à présent, l'histoire toujours courageuse mais trop souvent dramatique des secours en mer a laissé derrière elle avirons et voiles. Les bateaux de la SNSM (société nationale de sauvetages en mer) sont à présent équipés de puissants moteurs capables de sortir par tous les temps. Sur cette autre photo, ce groupe de pêcheurs de Saint-Guénolé illustre la dureté du métier. Leurs traits soulignent le caractère endurant de ces travailleurs de la mer.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Le drame de 1925 - 27 victimes, 12 pêcheurs et 15 canotiers - En rentrant au port de Kérity, par mauvais temps, ce 23 mai 1925, deux bateaux de pêche, le Saint Louis et le Berceau de Saint Pierre chavirent près du port. Les canots de sauvetage de Kérity et de Saint-Pierre sont mis à l'eau pour secourir les naufragés ; mais dans la mer déchaînée, près de la roche La Jument, les deux canots de sauvetage chavirent aussi. Les canotiers sont précipités à la mer et ne peuvent remonter à bord des canots qui se retournent plusieurs fois, et dérivent rapidement vers la côte.

Deux bateaux de pêche qui ont assisté aux naufrages interviennent : L'Arche d'Alliance, patron François Larnicol, qui sauvera 5 marins dont un décédera, le Gérald Samuel, patron Eugène Le Gall, qui recueillera 7 naufragés, dont 2 inanimés qui ne pourront être rappelés à la vie.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

3 stations de sauvetage et une histoire de famille - Trois stations de sauvetage en mer furent créées à Penmarc’h : la première à Kérity en 1868, la seconde à Saint-Guénolé en 1889 et la troisième à Saint-Pierre en 1901. Le Papa Poydenot est le premier canot de sauvetage de la station de Saint-Pierre. Madame Caroline Poydenot en finança la construction en hommage à son mari Jean Bernard Paul Poydenot décédé en 1890. Lui-même finança en 1888, un canot pour la station de Saint-Guénolé nommé Maman Poydenot. Ce canot de sauvetage est à voiles et avirons. Il est insubmersible, autoredressable et à autovidange spontané. Construit en 1900, il fut présenté à l’Exposition Universelle de Paris. Il est remis à la station Saint-Pierre en 1901 lors de sa création, par la SCSN (société centrale de sauvetage des naufragés).

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Création de l’association Papa Poydenot - En 1990, l’association Papa Poydenot qui s’est fixée pour but principal « d’être le conservatoire de la mémoire des équipages des canots de sauvetage à avirons à voiles », retrouve un canot du même type à Port Haliguen (presqu’île de Quiberon). Ce canot fut utilisé par le centre nautique des Glénans. L’association achète le canot et le rebaptise Papa Poydenot. La rénovation commence au chantier Pichavant à Pont l’ Abbé. Un chariot pour le transporter fut construit au chantier naval de Saint-Guénolé. Le canot est lancé au port de Saint-Pierre le 30 mai 1992, et participe en juillet de la même année, au rassemblement des vieux gréements à Brest. Il est classé monument historique le 6 novembre 1992.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

« Société Centrale de Sauvetage des Naufragés. Le premier appel adressé aux marins sauveteurs (1865).

Paris, avril 1865

Marins Sauveteurs,

En vous rangeant autour de la bannière du sauvetage, en prenant l’engagement de quitter, au premier signal d’alarme, vos familles, vos bateaux, et d’exposer vos existences pour arracher à la mort vos semblables, vous avez fait une fois de plus de cet admirable dévouement qui fait l’honneur des matelots français.

Mais si vos courages et vos bras sont prêts, presque partout les moyens matériels vous manquent. Ces moyens, une Société se fonde en ce moment pour vous les donner. En votre nom, nous adressons au pays un appel qui ne peut manquer d’être entendu ; car chacun, riche ou pauvre, habitant du littoral, des cités ou des campagnes, voudra, en nous remettant son obole, vous seconder dans votre œuvre de salut.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Courage donc, braves marins ! Nos ressources ne nous permettront, il est vrai, de pourvoir que successivement à vos besoins, et nous devons songer d’abord à ceux d’entre vous qui veillent près des parages les plus dangereux ; mais à peine constitués, et sans plus attendre, nous avons voulu unir nos cœurs aux vôtres, en vous adressant l’expression de notre vive sympathie et de notre cordiale confraternité.

L’Amiral de France, Président de la Société,

RIGAULT DE GENOUILLY. »

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl

Je continue la visite du port en longeant la côte vers l'Ouest. La météo est bonne, la mer me semble sereine. Des rochers aux noms évocateurs m'intriguent : le trou de l’enfer, la roche des victimes, le bénitier du diable, le rocher du préfet. Ici le danger guette et les lames de fond peuvent nous happer sournoisement. C'est ce qui est arrivé en octobre 1870, à cinq membres de la famille du Préfet, que la mer, apparemment calme, a engloutis sous les yeux du fonctionnaire. Je suis allé sur les lieux du drame. Rien ne laisse présager des dangers. Un écriteau nous met cependant en garde. A ce même endroit, d'autres personnes ont péri, noyées par les flots.

N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
N.-D. de la joie et le Papa Poydenot au pied du Phare d’Eckmühl
Repost 0
13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 13:54

S’il y a un lieu bien connu des brestois, c’est le Vallon du Stang-Alar, véritable poumon de verdure avec des plans d’eau, dans la ville de Brest ! Plus qu’un parc public, c’est le lieu de balade des familles, des joggers, des anciens, des locaux qui promènent leurs chiens, des promeneurs pour la pause-déjeuner … Et puis pour les familles, c’est le lieu où les enfants adorent venir nourrir les canards, courir, se défouler, se cacher derrière les arbres, pique-niquer, faire du vélo, de la trottinette, de la balançoire … et tout simplement prendre l’air ! Propice à la détente, les pelouses et bancs publics s’offrent à nous…

Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar

Le Samu des arbres - Dans le vallon luxuriant du Stang-Alar, près de Brest, l’équipe de Jean-Yves Lesouef sauve les derniers des Mohicans du monde végétal.

Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar

« Il n’en restait qu’un, et j’étais de celui-là… !» Qu’il s’agisse du Ruizia cordata (bois de senteur blanc) de la Réunion, du Limonium dendroides des Canaries, du Dombeya mauritiana de l’île Maurice ou du Zelkova de Sicile, ces arbres, aujourd’hui en convalescence dans la région brestoise, reprennent, après le fameux Sophora toromiro de l’île de Pâques, la complainte des arbres qui ont frôlé l’extinction.

Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar

Intensivement exploité par les Pascuans durant des siècles pour le transport des moai, statues monumentales de tuf volcanique érigées en bord de mer, le toromiro, dont ne survivait qu’un individu dans le cratère du volcan Rano Raraku, a été à deux doigts de disparaître du grand livre des espèces. En 1955, l’explorateur Thor Heyerdahl, rendu célèbre par l’expédition du radeau « Kon-Tiki », envoya en Suède un rameau de la dernière branche du dernier toromiro vivant. À partir des graines portées par ce vestige, les botanistes tentèrent le tout pour le tout. Tel Lazare ressuscité du tombeau, l’arbre de l’île de Pâques croît désormais dans plusieurs jardins botaniques du monde. Même si la diversité génétique de l’espèce sort terriblement amoindrie de ce flirt avec la mort, on peut la considérer comme sauvée.

Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar

En créant, en 1975, le Conservatoire botanique national de Brest, dans la surprenante luxuriance du vallon du Stang-Alar (vallon du Cygne ou étang de Saint-Éloi, selon les traductions !), consacré à la sauvegarde de la flore régionale, le pépiniériste Jean-Yves Lesouef avait une autre idée en tête. Il voulait en faire également un véritable Samu des arbres qui, à l’image de Sophora toromiro, sont au bord du gouffre.

Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar

À en croire l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) de Gland, en Suisse, et « Red List of Threatened Plants », les jardins botaniques et leurs serres, refuges pour plantes en danger, ne risquent pas de chômer dans un avenir proche. Ces deux derniers siècles, 77 espèces d’arbres se sont définitivement éteintes, 18 ne survivent plus qu’en culture, 976 sont dans une situation critique, et le sort de 1319 autres commence à être sérieusement préoccupant.

Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar

Voilà pourquoi, dans les serres et les jardins du Stang-Alar, Ruizia cordata, Limonium dendroides, Dombeya mauritiana et Zelkova sicula font l’objet de tous les soins de l’équipe de Jean-Yves Lesouef. Les botanistes brestois prouvent, jour après jour, que l’on peut sauver, puis conserver ces espèces, sous forme d’arbres ou de graines réfrigérées, dans des conditions économiques acceptables.

Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar

Ces quatre pensionnaires d’outre-mer, qui n’ont rien de très spectaculaire, sont tous originaires d’îles où ils poussaient à l’état endémique, c’est-à-dire qu’on n’en trouvait nulle part ailleurs de semblables. Avant que l’homme, ses chèvres et ses moutons n’abordent ces oasis isolées au milieu des déserts océaniques, ils s’y développaient sans problème dans la niche écologique qu’ils avaient conquise, il y a des centaines de milliers d’années. Mais un arbre est, par définition, incapable de se déplacer. Il subit donc de plein fouet la concurrence territoriale de l’homme, cultivateur et donc défricheur, ainsi que des animaux domestiques herbivores. In fine, seuls les spécimens qui poussaient dans des lieux peu intéressants pour la culture ou inaccessibles aux chèvres, comme certains vallons étroits et reculés ou corniches de falaise, ont donc survécu à la colonisation humaine.

Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Un musée vert le long du ruisseau Stang-Alar
Repost 0

Présentation

  • : Le blog de gebete.reidid.over-blog.com
  • Le blog de gebete.reidid.over-blog.com
  • : la vie à Brest est dynamique, un IKEA, un tramway, Océanopolis, un stade nautique, un technopole, et des randonnées pédestres et cyclistes dans tout le Finistère. Les Chemins de COMPOSTELLE, La Loire à Vélo, le Chemin de Stevenson...
  • Contact

Recherche

Liens