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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 07:16

Les imposantes tours du château se reflètent dans l'Oust. Propriété des Rohan, l'une des plus anciennes familles de Bretagne, il est le symbole de cette jolie ville de JOSSELIN. Flâner dans les ruelles pleines de charme de cette petite cité de caractère et visiter sa basilique nous a fait passer un bel après-midi de septembre.

Sur les bords de l'Oust, Josselin est une étape importante de la route des Ducs. L'histoire de la ville est intimement liée à celle de son château qui domine la cité. De style gothique flamboyant, il offre un témoignage fort intéressant de l'architecture féodale et de la Renaissance. Fondé au début du XIe siècle, il est aujourd'hui encore habité par les descendants de ses fondateurs, la famille Rohan. Les jardins sont signés Achille Duchesne, paysagiste qui œuvra également à Vaux-le-Vicomte.

Josselin, la ville des Rohan
Josselin, la ville des Rohan
Josselin, la ville des Rohan
Josselin, la ville des Rohan

Un faubourg médiéval - Parfaitement restauré en 2006, le quartier Sainte-Croix est aussi ancien que le château. Construit autour de la charmante chapelle du même nom, il présente de beaux exemples de maisons à pans de bois. Une statue miraculeuse - La tradition veut qu'un paysan du IXe siècle découvrit dans un taillis une statue de la Vierge qui fit recouvrer la vue à sa fille aveugle. Sanctuaire commémorant le miracle, la basilique Notre-Dame-du-Roncier à Josselin devint rapidement un lieu de pèlerinage pour les malades en quête de guérison. Détruite pendant la Révolution, la statue de la Vierge a été remplacée par une œuvre moderne.

Josselin, la ville des Rohan
Josselin, la ville des Rohan
Josselin, la ville des Rohan
Josselin, la ville des Rohan
Josselin, la ville des Rohan

La ville des Rohan - Etape capitale sur la route des ducs de Bretagne, Josselin apparaît au détour du chemin, accroché à flanc de colline. A ses pieds, l'imposant château des Rohan, forteresse imprenable campée sur le roc, a étroitement lié son destin à la vie de la cité. Celle-ci s’installe de part et d’autre de l’Oust, avec sa ville haute au nord de la rivière et son cortège de maisons en pans de bois colorés au sud.

Josselin, la ville des Rohan
Josselin, la ville des Rohan
Josselin, la ville des Rohan
Josselin, la ville des Rohan
Josselin, la ville des Rohan
Josselin, la ville des Rohan

Fièrement implanté en Argoat - Josselin fut fondé au XIe siècle par le vicomte de Porhoët, autour d'une motte féodale sise sur un éperon rocheux, et à partir des trois prieurés Sainte-Croix, Saint-Martin et Saint-Nicolas. Le château, détruit par Henri II Plantagenêt, est reconstruit en pierre à la fin du XIIe siècle, et se développe progressivement. La ville se ceint de remparts ; vers 1500, Jean II de Rohan édifie un nouveau logis.

Josselin, la ville des Rohan
Josselin, la ville des Rohan
Josselin, la ville des Rohan
Josselin, la ville des Rohan
Josselin, la ville des Rohan
Josselin, la ville des Rohan

Un château au double-visage - Le château en granit, un des plus imposants de France, arbore côté Oust, les traits des forteresses médiévales, côté jardin l'aspect d'une demeure d'agrément au décor flamboyant du gothique finissant. Sous ses fenêtres ouvragées et sous la protection de la basilique Notre-Dame-du-Roncier, s’établit une cinquantaine de maisons en pans de bois, dont la plus ancienne date de 1538.

Josselin, la ville des Rohan
Josselin, la ville des Rohan
Josselin, la ville des Rohan
Josselin, la ville des Rohan
Josselin, la ville des Rohan

Une cité duale - Du XVe au XVIIIe siècle, la ville prospère grâce à ses fabriques de draps, ses tanneries, ses foires. En déclin à la fin du XVIIIe siècle, Josselin reprend un certain dynamisme au XIXe siècle avec la canalisation de l'Oust et le développement du culte marial. Au gré des ruelles, le patrimoine architectural ancien se teinte de modernité. La cité, née il y a mille ans de la rencontre du minéral et de l'eau, du granit et de l'Oust, du civil et du sacré, se prépare ardemment, tel Janus après avoir dit son passé, à proclamer son avenir.

Du haut du clocher de Notre-Dame-du-Roncier (138 marches), la vue plonge sur le château et tous les environs.

Josselin, la ville des Rohan
Josselin, la ville des Rohan
Josselin, la ville des Rohan
Josselin, la ville des Rohan
Josselin, la ville des Rohan

L'intérieur du Château - Le Duc Alain de Rohan et son épouse Herminie, arrière grands-parents des propriétaires actuels, ont consacré toute leur vie à la restauration de leur très belle demeure, le berceau de famille des Rohan. Vers 1860, les travaux débutent sous la direction de l'architecte Jules de la Morandière, très attaché au style néogothique. On peut y découvrir le rez-de-chaussée, entièrement aménagé avec des souvenirs familiaux, des ensembles de mobilier prestigieux, des tableaux de peintres renommés et certaines pièces de musée qu'il vous sera permis d'admirer. Dans la salle à manger, une statue équestre du Connétable Olivier de Clisson, réalisée en 1892 par Emmanuel Frémiet, orne cette pièce aménagée vers 1880. 

Josselin, la ville des Rohan
Josselin, la ville des Rohan
Josselin, la ville des Rohan

L'antichambre présente un très beau portrait en pied d'Henri de Rohan, Général en chef des Calvinistes. Après le démantèlement du Château, ordonnée en 1629 par le Cardinal de Richelieu, celui-ci aborda Henri de Rohan à la Cour en lui disant :"Monsieur le Duc, je viens de jeter une bonne boule dans votre jeu de quilles...". En effet, le donjon ainsi que plusieurs tours venaient d'être démolies.

Le grand salon est dominé par la présence d'une superbe cheminée monumentale, édifiée au début du XVIème siècle. Sur cette splendide cheminée Renaissance, on retrouve la devise des Rohan, A PLUS. Dans la boucle du P figure la tête d'un homme qui pourrait être celle de  Jean II de Rohan, propriétaire du château à l'époque. D'autres motifs sculptés, des petits personnages et des animaux évoquent le thème de la chasse.

L

a bibliothèque, qui rassemble plus de 3000 volumes, est dotée d'une jolie cheminée Renaissance peinte au moment de la restauration du Château au XIXème siècle. On y retrouve l'initiale A du prénom de la Duchesse Anne. D'autres souvenirs familiaux y sont présentés.

Josselin, la ville des Rohan
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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 16:24

Le pont Albert-Louppe, d'abord appelé pont de Plougastel et encore appelé premier pont de Plougastel, est un pont franchissant l'embouchure de l'Élorn dans la rade de Brest pour relier les communes de Plougastel-Daoulas au Relecq-Kerhuon. Il est quasi parallèle au pont de l'Iroise. Sa construction, décidée le 22 septembre 1922, eut lieu entre 1926 et 1930. Le contrat signé entre le Conseil Général et l'entreprise Limousin prévoyait que celle-ci ne serait payée que si le coffrage des 3 travées était réalisé. L'entrepreneur et Eugène Freyssinet, confiants dans leur méthodes innovantes, ont donc préfinancé la construction de l'ouvrage à leurs risques et périls, ce qui peut être vu comme une préfiguration des contrats PPP et des contrats Conception-Construction. Eugène Freyssinet, par cette réalisation et bien d'autres, (hangars aéronautiques au Bourget par exemple) a été le précurseur de la précontrainte et des ouvrages en béton armé et précontraints.

Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise

Le pont de l’Iroise enjambe l’Élorn entre Le Relecq-Kerhuon et Plougastel-Daoulas sur la RN165 qui relie Brest à Quimper dans le Finistère. Parmi les ponts à haubans, il possède la troisième plus grande portée principale de France, derrière le pont de Normandie et le pont de Saint-Nazaire et avant le Viaduc de Millau. À la suite d’accidents survenus, dus à une vitesse excessive sur le nouveau pont et en raison du nombre de personnes l'empruntant pour aller travailler à Brest, un radar a été placé sur l'ouvrage, en direction de Brest, la vitesse étant limitée sur ce tronçon à 90 km/h.

Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise

Un pied au Relecq, un autre à Plougastel, le pont Albert-Louppe enjambe l'embouchure de l'Élorn depuis 1930. Démoli par les Allemands en 1944, ce géant de béton armé est en semi-retraite depuis 1994 ; à 27,5 m au-dessus de l'eau et à plus de 42 m au-dessus du fond de l'Élorn, les arches du pont étaient, à sa construction, les plus grandes du monde. Inauguré le 9 octobre 1930 par le président de la République, Gaston Doumergue, la cérémonie est alors un peu boudée par la population. Mais trois jours plus tard, l'évêque de Quimper, monseigneur Duparc, bénissait le pont en présence de 50.000 personnes dont certaines manqueront de passer par-dessus le parapet à cause de l'affluence.

Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise

En 1944, il faut 20 tonnes d'explosifs à l'armée allemande pour détruire la première arche du pont, côté Brest. Le bac reprend alors du service pendant trois ans, le temps des travaux de reconstruction. Reconstruit et élargi, le pont reprend son rôle. Mais son trafic augmentant continuellement (28.000 véhicules l'empruntent tous les jours), il doit être remplacé par le nouveau « pont de l'Iroise », inauguré en 1994. Dès lors, Albert-Louppe devient un lieu de promenade, ouvert également aux deux-roues et aux piétons. À l'origine, une galerie pour le passage d'une voie ferrée fut réalisée sous le tablier, mais jamais un rail n'y fut posé. À la désaffection du pont, un projet de galerie d'art fut proposé. L'idée de démolir le tablier en conservant uniquement les arches fut également abordée, mais il semblerait que les promeneurs aient encore de belles balades devant eux.

Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise

Beaucoup de Brestois ont un autre souvenir du pont Albert-Louppe : la mystérieuse Dame blanche. Toujours dans les mêmes circonstances : un ami (voire un ami d'ami), une traversée de nuit (parfois un peu arrosée) et elle est là ! On retrouve des traces de cette légende urbaine jusque dans les années 50. Selon les souvenirs d'un Plougastel, sa grand-mère mettait en garde ses deux filles du danger : « N'allez pas traverser le pont la nuit ou la Dame blanche vous attrapera ! ». Des années de réflexion plus tard, le petit-fils pense qu'il s'agissait surtout d'un moyen de prévention pour que les filles n'aillent pas fricoter en cachette avec les jeunes Brestois. Une explication possible de la naissance de cette légende qui a fait frissonner des générations de petits (et grands) Brestois.

Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise

Inauguré en 1994 par Édouard Balladur, il fait la liaison entre les communes de Plougastel et du Relecq-Kerhuon, ses piles culminant à 113 mètres au-dessus de l'Élorn (le tablier est à 28 m) : le pont de l'Iroise est un ouvrage imposant, traversé quotidiennement par des milliers de véhicules. À l'époque de sa mise en service, ce pont à haubans détenait le record mondial de portée, avec une longueur de 800 m et une portée principale (la distance qui sépare les deux pylônes) de 400 m. De béton armé et d'acier, l'imposant ouvrage a pris le relais du pont Albert-Louppe. Aujourd'hui disposés parallèlement, les deux sont complémentaires, l'un supportant une circulation très importante, l'autre étant réservé aux véhicules lents, cycles et piétons.

Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
Les ponts Albert Louppe et de l’Iroise
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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 20:43

Une nouvelle animation sportive, le téléski nautique (wakeboard) donne de nouvelles perspectives au lac Ty-colo. C'est la première installation semblable en Bretagne. Elle peut être pratiquée dès l'âge de 8 ans et sera, en plus, créatrice d'emplois saisonniers.

C’est sur le lac de Ty Colo, à Saint-Renan, qu’a été implanté le premier téléski nautique de la région Bretagne. De mars à novembre, débutants et confirmés y goûtent aux joies du wakeboard – à seulement dix minutes de Brest !

Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan

Le principe du téléski nautique est simple : la traction du wakeboarder n’est pas assurée par un bateau à moteur, mais par un système de câbles. Une pratique respectueuse de l’environnement et silencieuse. Les pratiquants ont le choix entre des forfaits à l’heure ou à la demi-journée.

En 2011, le premier ski nautique par système à câbles installé à Ty-Colo était une noria sur 200 m, par aller-retour. En juillet 2017, c’est une autre dimension donnée au circuit pour pratiquer le wakeboard sur le lac de Ty-Colo, un carré de plus de 700 m de périmètre entre les deux rives opposées du plan d’eau.

Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan

Le wakeboard (de l'anglais wake, sillage, et board, planche) est un sport nautique qui apparait au début des années 1980 après l'avènement du skiboard (qui est désormais le snowboard) à partir d'une combinaison de techniques de ski nautique, de snowboard et de surf. En anglais, wakeboard désigne uniquement la planche, le sport lui-même se disant wakeboarding. Le pratiquant de wakeboard est relié par une corde à un bateau à moteur ou un téléski qui le tracte, glisse sur l'eau en se maintenant sur une planche de type surf ou skate.

Le pratiquant de wakeboard est appelé wakeboarder (anglais), ou « wakeboardeur » (francisé), ou encore rider (se dit d'un pratiquant de sport de glisse ou planchiste).

Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan

Au lieu d'utiliser des skis, le glisseur utilise une planche qui lui assure plus de portance. Sur cette planche sont fixées deux chausses (fixations) pour les pieds dans le sens de la largueur comme pour un snowboard ou un skateboard. Cette planche flottante mesure en général entre 130 et 147 cm de long et jusqu'à 45 cm de large (c’est-à-dire plus courte et plus large que celles que l'on trouve dans le snowboard). Elle est également convexe, contrairement aux planches de snowboard, concaves, et est munie d'ailerons moulés ou amovibles de différentes tailles.

Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan

Le wakeboard a depuis ses débuts énormément évolué au niveau des planches : les premières planches de surf, asymétriques sont devenues, à l'instar de l'évolution en skateboard, des planches symétriques (twin tips) dotées de dérives de chaque côté. Les matériaux se sont aussi améliorés : l'apparition de nouveaux matériaux remplaçant la résine des planches de surf, comme le nid d'abeille, ou encore le fusion core, ont réduit le poids des planches. Le choix de la planche est déterminé par le style du pratiquant.

À l'instar du ski nautique, le pratiquant est tiré derrière un bateau ou par un téléski nautique, à une vitesse variant de 20 à 30 km/h.

Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
Téléski nautique à Saint-Renan
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23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 11:35

La cigogne blanche est un oiseau sacré, porte bonheur et symbole de l’Alsace. C’est un grand échassier à la démarche calme, au vol lent et souvent planant. Sa longueur est d’un mètre pour une envergure de deux mètres et un poids de trois kilos.

Des cigognes alsaciennes à Munster
Des cigognes alsaciennes à Munster

Entre 1960 et 1974, la population alsacienne de cigognes est passée de 148 à 9 couples. De nombreuses cigognes ne revenaient plus de leur quartier d’hiver : victimes de la sécheresse et de la disparition des prairies, du drainage des zones humides dans notre région et surtout à cause de l’électrocution sur les lignes électriques. Pour pallier cette baisse d’effectifs, des expériences de sédentarisations ont été tentées avec succès. Après trois ans de captivité, les cigognes ne migrent plus à la condition de trouver une nourriture suffisante sur place.

Des cigognes alsaciennes à Munster
Des cigognes alsaciennes à Munster

En 1984, la Ville de Munster, l’association des artisans et commerçants de la vallée de Munster et l’Association pour la Protection et la Réintroduction des Cigognes en Alsace Lorraine avaient installé un centre de réintroduction des cigognes à Munster.

Des cigognes alsaciennes à Munster
Des cigognes alsaciennes à Munster

Migration et sédentarisation - Dès le mois d’août, 20 % d’entre elles s’envolent vers l’Afrique de l’Ouest pour y passer l’hiver. Elles reviennent en Alsace dans la 2ème quinzaine de février. Celles-ci ne parcourent pas moins de 12 000 km aller-retour !

Des cigognes alsaciennes à Munster
Des cigognes alsaciennes à Munster

Si les jeunes cigogneaux issus des couples sédentarisés migrent normalement pour la plupart, le comportement migratoire des cigognes évolue. Les changements climatiques, probablement, invitent les cigognes à migrer moins loin, en Espagne par exemple, ou même à rester toute l’année sur leur site de nidification, sans avoir été sédentarisée par l’homme.

Des cigognes alsaciennes à Munster
Des cigognes alsaciennes à Munster

Les œufs pondus au rythme d’un tous les deux jours environ sont en général au nombre de quatre. Ils sont couvés alternativement par les deux parents et les poussins écloront après 33 à 34 jours. Les jeunes cigogneaux s’envolent après soixante jours de présence au nid. Ils sont matures à l’âge de trois ou quatre ans. A la naissance, les cigogneaux ont le bec noir, jusqu’à un an environ. C’est ainsi que vous pouvez différencier les jeunes des adultes.

Des cigognes alsaciennes à Munster
Des cigognes alsaciennes à Munster
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Published by Didier GEBETE - dans Alsace Munster Cigogne
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29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 02:27

La tranchée des baïonnettes est un des deux mythes modernes datant de la Première Guerre mondiale, avec le « Debout les morts ! » de Péricard. Le monument commémoratif est situé sur le territoire de la commune de Douaumont, (Meuse).

La Tranchée des Baïonnettes
La Tranchée des Baïonnettes

Le 11 juin 1916, 57 hommes du 137e régiment d'infanterie — en majorité Vendéens — qui se préparaient à un assaut sont enterrés vivants par l'explosion d'un obus. Entre les 10 et 12 juin 1916, a eu lieu à cet endroit un effroyable bombardement (notamment de canons lourds de 280 mm et obusiers de 305 mm). Les fusils émergeant du sol marquaient l'endroit où certains soldats avaient été enterrés vivants dans leur tranchée, et on baptisa le lieu « la tranchée des fusils ». On la renomma par la suite « tranchée des Baïonnettes », un nom plus tristement évocateur. Très impressionné par ces images, un banquier américain du nom de Georges T. Rand fit don de 500 000 FRF pour la construction du mémorial qui abrite toujours le site.

La Tranchée des Baïonnettes
La Tranchée des Baïonnettes

En juin 1920, le secteur fut fouillé par des équipes de travailleurs immigrés indochinois et italiens, un travail particulièrement pénible, parmi les rats et les moustiques qui infestaient l'ancien champ de bataille. Quarante-sept corps furent mis au jour, dont quatorze purent être identifiés. Le monument fut construit par l'architecte André Ventre en 1920.

La Tranchée des Baïonnettes
La Tranchée des Baïonnettes

En fait, il est impossible que la terre soulevée par les obus qui tombent irrégulièrement parvienne à combler une tranchée. De plus, on n’en retrouve nulle trace sous cette forme dans les récits des combattants ; par contre, ces alignements de fusils ou de baïonnettes le long d’une tranchée, ou de corps, sont très fréquents. Il s’agit d’un usage qui s’est établi durant la guerre : après une offensive, il était nécessaire d’enterrer au plus vite les corps, y compris ceux des ennemis. La solution la plus pratique pour ceux-ci était de combler un boyau inutilisé avec leurs corps. La tombe collective était ensuite marquée de fusils baïonnettes en l’air. Cette explication est fournie dès la fin de la guerre par des soldats anciens combattants.

La Tranchée des Baïonnettes
La Tranchée des Baïonnettes

Le témoignage d'un ancien Verdunois : Extrait de Souvenirs de l'Hiver 1918-1919 à Verdun par Léon Chaize : « Je me rappelle avoir vu, en décembre 1918, les vraies baïonnettes de la fameuse tranchée. En janvier 1919, elles avaient déjà disparu, emportées par les Américains friands de souvenirs. Les baïonnettes offertes plus tard à l'admiration des touristes ne sont donc que des « ersatz ». Dans sa sauvagerie et sa tristesse, le site était alors beaucoup plus impressionnant qu'aujourd'hui avec son affreuse galette de béton moisi ».

La Tranchée des Baïonnettes
La Tranchée des Baïonnettes
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29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 02:04

L'ossuaire de Douaumont est un monument à la mémoire des soldats de la bataille de Verdun de 1916, situé à la limite des communes de Douaumont et Fleury-devant-Douaumont, à quelques kilomètres de Verdun, dans le département de la Meuse en région Grand Est.

L'ossuaire est conçu au lendemain de l'armistice de 1918 à l'initiative de Mgr Charles Ginisty, évêque de Verdun. Inauguré le 7 août 1932 par le président de la République, il abrite les restes de 130 000 soldats inconnus, Français et Allemands. Il est le lieu d'un des symboles de l'amitié franco-allemande : la poignée de main de François Mitterrand et Helmut Kohl le 22 septembre 1984. Il est classé aux monuments historiques le 2 mai 1996.

l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont

En face de l'ossuaire, la nécropole nationale de Douaumont rassemble 16 142 tombes de soldats français, majoritairement catholiques, dont un carré de 592 stèles de soldats musulmans. Le cimetière militaire contient également deux mémoriaux respectivement consacrés aux soldats de confessions juive et musulmane. La bataille de Verdun se déroule du 21 février au 19 décembre 1916 et fait 700 000 victimes, françaises et allemandes, dont 300 000 morts.

Au lendemain de l'armistice de 1918, Mgr Charles Ginisty, évêque de Verdun, parcourt le champ de bataille jonché de cadavres. Avec le soutien du général Valantin, gouverneur de la place de Verdun, et de la princesse de Polignac, veuve de guerre, il décide d'édifier un ossuaire pour donner une sépulture décente à ces soldats et permettre à leur famille de se recueillir.

l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont

En 1919, une baraque en planches fait office d'ossuaire provisoire. Une association privée est créée et un comité présidé par Mgr Ginisty se met à la recherche de financements nécessaires à l'édification du monument définitif. De 1919 à 1932, l'évêque parcourt la France et le monde entier : 122 villes françaises et 18 villes étrangères font un don, tout comme le Canada en 1925 et les États-Unis en 1928. Un concours d'architecture est organisé pour imaginer le futur monument. Il est remporté en 1923 par un trio d'architectes : Léon Azéma (Premier Grand Prix de Rome 1921), Max Edrei et Jacques Hardy.

l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont

Les deux premières pierres sont posées le 22 août 1920 par le maréchal Pétain, président d'honneur du Comité de l'Ossuaire, et Mgr Ginisty. Les ingénieurs doutent de pouvoir assurer la stabilité du bâtiment. Pour le vérifier, ils réalisent une épure pierre par pierre du monument.

Le 17 septembre 1927, a lieu le transfert solennel de l'ossuaire provisoire à l'ossuaire définitif, encore en construction, des 52 cercueils représentant les secteurs de la bataille de Verdun.

Ossuaire définitif : Le 7 août 1932, l'ossuaire de Douaumont est inauguré par le président de la République Albert Lebrun, en présence de nombreux dignitaires français et étrangers, d'anciens combattants et des familles de soldats disparus.

l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont

Le 22 septembre 1984, le président français François Mitterrand et le chancelier allemand Helmut Kohl y rendent ensemble hommage aux combattants tombés pendant la Première Guerre mondiale. Leur poignée de main est devenue l'un des symboles de l'amitié franco-allemande. Le même jour, une centaine de jeunes Français et Allemands plantent des érables sycomores en symbole de l'amitié entre les deux pays.

Le 2 mai 1996, l'ossuaire et la nécropole nationale sont classés aux monuments historiques.

l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont

Le 11 novembre 2008, les commémorations du 90e anniversaire de l'armistice de 1918 ont lieu à l'ossuaire. Sont présents le président français Nicolas Sarkozy, le prince Charles et son épouse Camilla, le grand-duc Henri de Luxembourg et son épouse María, le président du Bundesrat allemand Peter Müller, le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, et le président du Parlement européen Hans-Gert Pöttering. C'est la première cérémonie qui se fait sans survivant de la Grande Guerre, le dernier poilu étant mort quelques mois plus tôt.

l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont

De mars 2011 à mars 2014, le monument est complètement rénové en prévision des centenaires de la Première Guerre mondiale et de la bataille de Verdun. Le ravalement redonne sa blancheur au bâtiment, tandis que les croix blanches en béton des tombes des soldats sont remplacées par d'autres en quartz avec du ciment blanc. Le montant des travaux s'élèvent à 1,8 millions d'euros. Le carré musulman avait déjà été rénové en 2009. Pendant les travaux, en mars 2012, l'ossuaire est profané, des individus ayant volé des ossements.

Le 9 février 2014, pour la première fois, le nom d'un soldat allemand, Peter Freundl, est ajouté aux noms des soldats français gravés sur la voûte de l'ossuaire. Le nom est dévoilé en même temps que celui d'un soldat français, Victor Manassy, après une messe célébrée dans la chapelle de l'ossuaire. La décision d'inscrire un Allemand est contestée par quelques personnes qui parlent d'un « sacrilège ».

l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont

L'ossuaire de Douaumont s'inspire de l'art roman. Il consiste en un bâtiment horizontal de plus de 130 mètres de long, avec au milieu une tour haute de 46 mètres, qui offre une vue panoramique sur la nécropole et les champs de batailles avec une table d'orientation. La façade du monument est décorée des armoiries des villes ayant contribué à son érection. Sur la porte en bronze de l'ossuaire, une épée est dessinée avec de part et d'autre deux palmes dégagées, et au-dessus le mot « PAX » (« paix » en latin).

l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
l'Ossuaire de Douaumont
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Au sommet de la tour, il y a une cloche de bronze de 2 042 kg, l'une des plus grosses du département. Elle est appelée « Louise Anne Charlotte » ou « Bourdon de la Victoire » et sonne un do. Elle a été coulée le 17 mars 1927 à Orléans par Louis Bollée et Armand Blanchet, et a pour parrain et marraine le marquis Davisard et Mme Thorburn van Buren, la donatrice. Elle est bénie le 18 septembre 19273 et classée au titre d'objet aux monuments historiques le 20 décembre 1996. La tour est également une lanterne des morts qui compte à son sommet quatre feux tournants alternativement blanc et rouge éclairant le champ de bataille.

l'Ossuaire de Douaumont
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Pour certains, le bâtiment de l'ossuaire représente la poignée d'une épée fichée dans le sol jusqu'à la garde, pour d'autres, la tour est un obus. Une carte d'appel de fonds pour sa construction présente le bâtiment comme le symbole de « la Digue que les héroïques Défenseurs de Verdun ont opposée avec leurs poitrines à l'avance de l'ennemi ».

l'Ossuaire de Douaumont
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Célèbre car terrible, la bataille de Verdun se déroula du 21 février au 19 Décembre 1916. Faisant plus de 300 000 morts deux camps confondus, son utilité fut quasi nulle, tant la situation d’après fut identique à celle l’a précédent, mise à part des effectifs réduits de 163 000 soldats pour l’armée française, et de 143 000 soldats pour l’armée allemande.

l'Ossuaire de Douaumont
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Cette bataille fera également la réputation du général Pétain, avec son système de rotation des troupes à hauteur d’environ 70%, ce qui diminuera substantiellement la pénibilité du travail du soldat français. A contrario et à titre d’exemple, dans le camp opposé la rotation des troupes Allemandes fut presque inexistante. Etudié par certains théoriciens Allemands, le massacre de la bataille de Verdun s’expliquera par l’immobilité. Et, en effet, sous le feu des Panzers en 1940  chars militaires Allemands), Verdun tombera en 24 heures.

l'Ossuaire de Douaumont
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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 17:53

Coudou-Park : accueil très sympathique dans un cadre exceptionnel, très agréable par grande chaleur. Nous y passons chaque année ; de très nombreux parcours, chacun y trouve son bonheur, du plus petit aux plus expérimentés. On y est en pleine sécurité, et les moniteurs sont toujours prêts à aider. On y passe vraiment un très bon moment.

L'aventure au niveau de la canopée
L'aventure au niveau de la canopée
L'aventure au niveau de la canopée
L'aventure au niveau de la canopée

De l'accrobranche pour les petits et les grands. Il est conseillé de réserver avant d'y aller car l'affluence est assez forte. Le parc est très bien organisé et permet, en famille, de découvrir l'accrobranche sur des pins maritimes, une très bonne activité à faire dans le parc de la coudoulière...

L'aventure au niveau de la canopée
L'aventure au niveau de la canopée
L'aventure au niveau de la canopée
L'aventure au niveau de la canopée

Coudou Parc Aventure : Superbe endroit ! Adapté aussi bien aux grands qu’aux petits. Très rassurant et sécurisant grâce au câblage de ligne de vie. C'est un excellent concept qui devrait être adopté par tous les parcs d'accrobranche. Je recommande grandement ce lieu.

L'aventure au niveau de la canopée
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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 10:43

Citadelle de Verdun. Carrefour des Maréchaux, devant la porte Neuve.

Il existe un lien indéniable entre les statues de la rue de Rivoli et celles de la citadelle de Verdun. Pourtant, c’est sans doute un raccourci un peu rapide de dire que celles qui n’ont pas trouvé place à Paris ont été « reléguées » à Verdun. En effet, les niches à Paris existent et celles qui n’ont pas trouvé d’occupant avant la Première Guerre Mondiale sont restées vides après. De plus Junot, pour ne parler que de lui, se trouve des deux côtés, et il s’agit bien de statues différentes !

Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale

Excelmans ; Caulincourt ; Clauzel ; Mortier ; Junot ; Mouton ; Sérurier ; Cambronne ; Marbot ; La Roncière ;

Pour une raison inconnue, ce dernier se trouve avec les généraux du Second Empire (Margueritte, d’Aurelles de Paladines). D’autres gloires de l’armée française ont également trouvé leur place dans les douves de la citadelle de Verdun. Pour le Second Empire et la Troisième République : Margueritte, d’Aurelles de Paladines. Pour la Première Guerre Mondiale : Maunoury, Fayolles, Galliéni, Franchet d’Esperey.

Verdun-la citadelle et la cathédrale
Verdun-la citadelle et la cathédrale

En face des statues de l’Empire, le monument au Service de Santé portant les célèbres paroles de Percy : « Allez où la patrie et l’humanité vous appellent ». « A la mémoire des membres du service de santé – Soldats, s/officiers, officiers, ambulanciers (ières), brancardiers, infirmiers (ières), médecins, pharmaciens, off. D’administration, chirurgien-dentistes, vétérinaires – Morts pour la France »

Verdun-la citadelle et la cathédrale
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CARREFOUR DES MARÉCHAUX - 16 statues monumentales des maréchaux français du Premier Empire, de la guerre de 1870 et de la Première Guerre mondiale sont disposées au pied de la citadelle. Quatre concernent 1914-1918 : les statues des maréchaux Maunoury, Fayolle, Gallieni et Franchet d’Espèrey.

Verdun-la citadelle et la cathédrale
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CITADELLE SOUTERRAINE - En 1887 la citadelle est désignée comme le réduit central de la place forte de Verdun au centre de deux ceintures de forts Séré de Rivières. De 1890 à 1893, un immense réseau souterrain est creusé à environ vingt mètres sous la citadelle haute. La forteresse est partiellement armée, reçoit un casernement à l’épreuve de l’artillerie et un réduit bétonné pour le gouverneur de la place et son état-major.

Verdun-la citadelle et la cathédrale
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Verdun-la citadelle et la cathédrale
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La citadelle souterraine devient une base logistique importante pendant la bataille de Verdun : boulangerie (30 000 à 40 000 rations quotidiennes), vivres, coopérative, casernement de troupes montantes et descendantes, états-majors, mess pour officiers, chapelle, ambulance pour blessés légers, etc. 1 500 hommes y travaillent, jusqu’à 4 000 y transitent.

Verdun-la citadelle et la cathédrale
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Les galeries de la citadelle sont le théâtre de la cérémonie du choix du Soldat inconnu le 11 novembre 1920, présidée par le ministre des Pensions le Meusien André Maginot. Des soldats inconnus de 1914-1918 sont inhumés également dans d’autres pays : Angleterre, États-Unis, Italie, Belgique, Pologne, Australie, Canada, etc.

Verdun-la citadelle et la cathédrale
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LE CENTRE MONDIAL DE LA PAIX - Inauguré en 1994, le Centre mondial de la paix a pour vocation de sensibiliser aux conflits de tous ordres. Il y contribue par l’organisation de colloques, conférences, rassemblements de jeunes, concerts, cycles cinématographiques, manifestations littéraires. Il présente en outre des expositions temporaires artistiques et historiques. Son exposition permanente « De la guerre à la paix » traite des causes et modalités de résolution et prévention des conflits.

Verdun-la citadelle et la cathédrale
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La cathédrale Notre-Dame de Verdun est une cathédrale catholique romaine située à Verdun, dans le département de la Meuse. Siège épiscopal du diocèse de Verdun, elle est élevée à la dignité de basilique par le pape Pie XII en 1947.

Verdun-la citadelle et la cathédrale
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Verdun-la citadelle et la cathédrale
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La cathédrale, dédiée à la Vierge Marie, est construite à partir de 990 selon le plan roman-rhénan. Elle est donc la plus ancienne de Lorraine et l'une des plus anciennes d'Europe. Elle subit plusieurs ravages aux XIe et XIIe siècles menant à la reconstruction de certaines parties et à l'ajout d'autres. Le 11 novembre 1147, le pape Eugène III consacre la cathédrale. Du XIVe au XVIe siècle, l'édifice est modifié selon le style gothique. Après un incendie en 1755 qui lui fait perdre deux de ses quatre clochers, la cathédrale est remaniée dans les styles baroque et rocaille. Gravement endommagée par des bombardements lors de la Première Guerre mondiale, elle est de nouveau restaurée.

Verdun-la citadelle et la cathédrale
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Verdun-la citadelle et la cathédrale
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La cathédrale est classée monument historique depuis le 30 octobre 1906, et le cloître depuis le 13 juillet 1907. Elle contient également de nombreux objets inscrits ou classés aux monuments historiques.

Verdun-la citadelle et la cathédrale
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CRYPTE DE LA CATHÉDRALE NOTRE-DAME DE VERDUN - Comblée au XVIIIe siècle, la crypte romane de la cathédrale est rétablie lors des travaux de restauration après la guerre. Les nouvelles colonnes sont surmontées par 13 chapiteaux à 4 faces dont la décoration est confiée au sculpteur Gaston Le Bourgeois. A côté du thème de la vie religieuse à Verdun, ce sont les scènes de la bataille et de la vie quotidienne du poilu qui dominent.

Verdun-la citadelle et la cathédrale
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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 00:39

Varennes-en-Argonne - Le Monument de Pennsylvanie à Varennes-en-Argonne. Situé sur les hauteurs de Varennes-en-Argonne, cet impressionnant monument fut érigé et financé en 1928 par l'Etat de Pennsylvanie (Etats-Unis), à la mémoire des soldats morts durant les combats de 1918 pour libérer cette zone. Sa terrasse offre un magnifique panorama dominant la vallée de l’Aire. Il vient d’être entièrement rénové en vue du Centenaire de la Grande Guerre.

Il est situé sur la place de l’ancien château et de son église Saint-Gengoult de Varennes détruit vers 1640-1642.

Varennes-en-Argonne : la fuite manquée des 20 et 21 juin 1791 et le monument de Pennsylvanie
Varennes-en-Argonne : la fuite manquée des 20 et 21 juin 1791 et le monument de Pennsylvanie

De style néoclassique, il est constitué de pierre et de marbre blanc. Deux péristyles sur colonnes carrées entourent une esplanade, au centre de laquelle se trouve un piédestal où repose une vasque en bronze dressée sur un trépied orné de têtes de soldats grecs. Sur la vasque, on peut lire une citation du président des Etats-Unis Woodrow Wilson : « The right is more precious than peace », « Le droit est plus précieux que la paix ». Sur le socle de la vasque, des têtes de lions ont été sculptées. Sur les dernières colonnes, des immenses épées verticales en relief peuvent être admirées. Le monument comporte de nombreuses sculptures rappelant le style des monuments grecs de l’Antiquité.

Varennes-en-Argonne : la fuite manquée des 20 et 21 juin 1791 et le monument de Pennsylvanie
Varennes-en-Argonne : la fuite manquée des 20 et 21 juin 1791 et le monument de Pennsylvanie
Varennes-en-Argonne : la fuite manquée des 20 et 21 juin 1791 et le monument de Pennsylvanie

Sur le piédestal, un texte gravé en français et en anglais rappelle les raisons de sa construction par l'Etat américain : « L'état de Pennsylvanie a érigé ce monument en mémoire de ses fils qui combattirent dans l'armée américaine pour le triomphe du droit et en pieux hommage à ceux qui donnèrent leur vie pour la libération de Varennes - 1927 ».

Varennes-en-Argonne : la fuite manquée des 20 et 21 juin 1791 et le monument de Pennsylvanie
Varennes-en-Argonne : la fuite manquée des 20 et 21 juin 1791 et le monument de Pennsylvanie

Pour rappel, lors de l’offensive Meuse-Argonne, la 28ème division américaine, appartenant au 1er Corps d’Armée, lutte dans le secteur de Varennes et parvient à libérer la commune le 26 septembre 1918. Cette division est majoritairement composée de soldats originaires de l’Etat de Pennsylvanie. Après avoir libéré la commune, les sammies se regroupent sur la place de l’ancien château, où le colossal monument sera inauguré 10 ans plus tard, le 30 mai 1928. Malgré 4 années de bombardements pendant la Grande Guerre, Varennes a été complètement reconstruit.

Varennes-en-Argonne : la fuite manquée des 20 et 21 juin 1791 et le monument de Pennsylvanie

La fuite manquée des 20 et 21 juin 1791 — plus connue sous le nom de fuite de Varennes — est un épisode important de la Révolution française, au cours duquel le roi de France Louis XVI, sa femme Marie-Antoinette, et leur famille immédiate tentèrent de rejoindre le bastion royaliste de Montmédy, à partir duquel le roi espérait lancer une Contre-révolution.

Varennes-en-Argonne : la fuite manquée des 20 et 21 juin 1791 et le monument de Pennsylvanie
Varennes-en-Argonne : la fuite manquée des 20 et 21 juin 1791 et le monument de Pennsylvanie

Le départ de la famille royale de Paris est un projet récurrent depuis le 5 octobre 1789, date à laquelle il a été pour la première fois abordé en conseil, mais cette fois, la situation décide le roi Louis XVI à autoriser son entourage et celui de Marie-Antoinette d'Autriche, avec au premier rang Axel de Fersen, à lui soumettre un plan d'évasion minutieusement organisé du palais des Tuileries. Le roi n'est plus libre de ses mouvements et se trouve même de fait avec sa famille prisonnier de Paris, placé lui et les siens sous la surveillance étroite de La Fayette et de la garde nationale. C'est en effet La Fayette, en tant que général commandant de la garde nationale, qui est chargé de la protection de l'exécutif mais également de sa surveillance assidue.

Varennes-en-Argonne : la fuite manquée des 20 et 21 juin 1791 et le monument de Pennsylvanie
Varennes-en-Argonne : la fuite manquée des 20 et 21 juin 1791 et le monument de Pennsylvanie

D'ailleurs, premier responsable mis au courant de ce départ, il prend immédiatement et seul l'ordre d'envoyer des hommes dans toutes les destinations envisageables, qui conduira ainsi à la reprise du roi. La Fayette élabore et défend une communication publique d'un prétendu enlèvement du roi en refusant de diffuser la « déclaration à tous les Français », rédigée par Louis XVI afin d'expliquer ce départ de Paris (le testament politique de Louis XVI). La Fayette sera immédiatement suivi, dans son acte de censure, par l'Assemblée qui censurera à son tour la diffusion de ce texte du roi, adressé à l'ensemble de la Nation. Louis XVI voulait en effet s'adresser directement au peuple par cette « déclaration à tous les Français », afin de les faire juges de la situation politique où en était arrivé le pays.

Varennes-en-Argonne : la fuite manquée des 20 et 21 juin 1791 et le monument de Pennsylvanie
Varennes-en-Argonne : la fuite manquée des 20 et 21 juin 1791 et le monument de Pennsylvanie

L'objectif consiste à rallier discrètement la place forte de Montmédy, pour y rejoindre le marquis de Bouillé, général en chef des troupes de la Meuse, Sarre et Moselle, coorganisateur du plan d’évasion. Une série de mauvaises applications de ce plan transformera cette tentative en échec, qui fera progresser l'idée de l'instauration d'une république.

Varennes-en-Argonne : la fuite manquée des 20 et 21 juin 1791 et le monument de Pennsylvanie
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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 19:27

Réformateur austère et rigoureux Saint Bernard n’est pas un cœur sec. La chaleur de ses sentiments apparaît dans sa dévotion à la Vierge, son lyrisme dans ses sermons sur le Cantique des Cantiques et dans sa tendresse paternelle pour ses moines et même pour ses adversaires. Saint Bernard est né en 1090 au château de Fontaines, près de Dijon. Il fait de solides études classiques à l’école des chanoines de Saint Vorles de Chatillon-sur-Seine. D’une famille noble, il se sent attiré tout jeune par la vie religieuse et, dès l’âge de vingt-deux ans, son ardente piété lui fait embrasser la vie monastique. Son magnétisme est déjà grand, puisqu’il entre à Cîteaux accompagné d’une trentaine de compagnons et il donne bientôt une impulsion nouvelle à l’abbaye de Cîteaux. Son influence va dominer l’ordre cistercien ? Bernard fut canonisé en 1174 et proclamé docteur de l’Eglise en 1830.

La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
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Dès 1115, Etienne Harding charge Bernard de fonder une nouvelle abbaye dans un vallon retiré comme c’est l’usage des Cisterciens. Le Val d’Absinthe, sur la rive gauche de l’Aube, est offert par un parent de Bernard. C’est là que prend naissance l’abbaye de Clairvaux, l’une des quatre filles de Cîteaux (avec La Ferté en 1113, Pontigny en 1114 et Morimond en 1112). Bernard impose une discipline de vie modelée sur la sienne, vouée à la prière, à l’austérité et à une extrême simplicité.

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La troisième fille de Cîteaux a été fondée en 1115. Son premier abbé fut Saint Bernard. De l’abbaye Clairvaux I (1115) ne subsistent que très peu de vestiges, de Clairvaux II (1134) nous parvient le bâtiment des convers, le plus grand de France avec cellier, dortoir et combles sur 2 travées et 3 nefs. L’église, a été rasée au début du 19ème siècle. Elle servit de modèle à un grand nombre d’églises cisterciennes. Le monastère fut reconstruit au 18ème siècle (Clairvaux III). Les hôtels de l’abbé et du prieur, la cour d’honneur, les écuries, la boulangerie, le grand cloître et la salle à manger datent de cette époque. Devenu centre pénitentiaire depuis 1806, Clairvaux est toujours une des prisons les plus fermées de France.

La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
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Sollicité par le roi de France Louis VII et par le pape Eugène III, ancien moine de Clairvaux, Saint Bernard accepte de prêcher la deuxième croisade. Sa première prédication à Vézelay (31 mars 1146) déchaîne l’enthousiasme. En décembre suivant à Spire il décide l’empereur Conrad II à se croiser.

La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
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La Chalade.

Fondation - Vers 1120 deux moines bénédictins, Robert et Ricuin, cherchant plus de solitude et une vie plus austère, quittent leur abbaye Saint-Vanne à Verdun (Meuse) et s’installent dans un lieu désert appelé La Chalade. Lorsque, en 1124, l’un des deux est élu abbé de l'abbaye de Beaulieu et le second est envoyé au monastère cistercien de Trois-Fontaines, fille de Clairvaux, l’aventure semble déjà terminée.

La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
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Histoire - Prospérité et expansion - L’abbaye se développe rapidement, en partie grâce à de généreuses donations. Le nombre de moines est important au point qu'en 1147 Lachalade est déjà en mesure de faire une fondation : ce sera Chéhéry. À côté du travail traditionnel de la terre l’abbaye développe des tuileries et verreries forestières qui lui fournissent des revenus. L’église possède encore trois dalles funéraires des années 1270-1280.

L’abbaye d’hommes de La Chalade fut fondée par deux moines, Robert et Ricuin, de l’abbaye bénédictine Sainte-Vanne de Verdun, vers 1120, grâce à Mathilde, dame de Vienne, et son fils Walter et avec l’approbation d’Henry de Winchester, évêque de Verdun. Robert ayant été nommé abbé de Beaulieu, abbaye bénédictine proche, Ricuin obtint de l’abbé de Trois-Fontaines l’envoi de religieux cisterciens pour reprendre la récente fondation. L’abbaye se développa par l’afflux de nobles des environs. On lui doit, dans les années et les siècles qui suivirent, les défrichements de la vallée de la Biesme et de l’Aire, et l’établissement de nombreux fours à verre dans la forêt d’Argonne. L’abbaye fonda en 1147 une autre abbaye cistercienne à Chéhery (Ardennes).

La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée

En 1791, l’abbaye comptait dix religieux et ses revenus étaient modestes. L’église ne fut pas démolie, mais entièrement affectée à la paroisse de La Chalade. Elle échappa de peu à la destruction pour cause de très mauvais état vers 1827. La volonté des curés et des maires la sauva, mais elle eut encore à subir d’importants dégâts durant les deux guerres mondiales. Quant aux bâtiments conventuels, leurs deux ailes furent vendues en 1791 à des familles de gentilshommes-verriers et leurs descendants les occupent toujours. L’abbaye de La Chalade est la seule abbaye cistercienne meusienne dont l’église et les bâtiments existent toujours à la fin du XXème siècle.

La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée

Avanti ! Avanti ! Viva la France, Viva l’Italia, les Garibaldiens. Argonne 14-15 ; Bois de Bolante – 300 morts et disparus, 400 blessés.

En décembre 1914, je commandais la 10ème division qui reçut comme renfort le 4ème de Marche du 1er Etranger composé de Garibaldiens. Le régiment avait pour chef le colonel Peppino Garibaldi et cinq de ses frères servaient sous ses ordres. Le régiment fut engagé le 26 décembre sur le plateau de Bolante. L’un des six frères, Bruno, y fut tué.

Une semaine plus tard, le 5 janvier, les Garibaldiens enlevèrent brillamment les tranchées allemandes des Courtes-Chausses. Un autre Garibaldi, Constante, y fut encore tué. Ces grands souvenirs de courage et de sacrifice ne peuvent être oubliés. Général Gouraud, 1939.

La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée

26 décembre 14. « J’ai quitté le quartier général à 4 heures 30, pour aller au poste de commandement avec le général. À l’aube nous avons envoyé 1400 obus en quelques minutes, 100 chacun à partir de 14 batteries différentes de 4 canons chacune, et le obus passaient juste par-dessus nos têtes, tu peux imaginer le bruit et le désordre que cela provoquait. Après cela, nous avons envoyé dans l’air beaucoup de Boches grâce à l’explosion de mines sous leurs tranchées, la panique causée par les obus et les mines nous a permis de leur prendre 3 tranchées et 116 prisonniers avec 5 mitrailleuses. Tu devrais voir la foule quittant la plaine après une attaque de ce type, les blessés capables de marcher, les blessés et morts sur les civières, les prisonniers et leurs gardes. »

« Tout est fait pour rendre un dernier hommage aux héros tombés. Gouraud rend hommage aux morts et Peppino affirme que lui et ses frères sont prêts à mourir pour la cause pour laquelle Bruno est déjà tombé. » « J’étais désolé de croiser le corps mort d’un autre fils de Garibaldi (Constante). Quelle brave famille… » « La guerre endurcit les cœurs, et à la fin on s’habitue tant à la vision des morts et des blessés qu’on n’y prend plus garde. J’étais dans une église où des morts attendaient d’être enterrés. Demain, ils seront mis dans une fosse commune, vêtus comme ils sont tombés ; les cercueils étant très rares. On trouve la mort dans des situations incompréhensibles, et souvent on n’en croit pas ses yeux. On s’habitue à tout durant la guerre. »

« Si nous devons prendre tranchée par tranchée, il finira par y avoir plus de tranchées que d’hommes. Non ! Nous devons obtenir la victoire par un autre moyen, qui est fort difficile à déterminer. »

La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée

« Je suis au cœur des combats au quotidien avec des balles et des obus qui sifflent tout autour de nous. Je conduis et interprète pour le général Gouraud tous les jours. Il se déplace partout et observe tout… mi-décembre 1914 : j’ai été le témoin de batailles superbes, quoique horribles, car les combats sont désormais le fait de l’artillerie et du travail souterrain. La guerre aérienne est interrompue et n’a pas apporté les résultats escomptés. » « Je commence à me demander si je n’ai pas vu assez des horreurs de la guerre. C’est épouvantable de voir ses officiers et amis tomber autour de soi. »

« Une nuit que je n’oublierais jamais, nous conduisions à travers une forêt qui grouillait d’Allemands. Notre progression était souvent stoppée par les corps des blessés, les cadavres et les chevaux morts qui jonchaient le sol. Cela étant dit, ce matin nous avons fait sauter de nombreux « Boches » dans leurs tranchées. Quelle guerre ! » « J’ai appris la mauvaise nouvelle concernant la blessure du général Gouraud alors que j’écrivais cette lettre en attendant son retour vers le bus. Une balle a transpercé son épaule. » « ….. sa blessure ne l’a pas empêché de donner ses ordres. Il est trop actif et courageux pour abandonner, il a été récompensé par des résultats exemplaires. Je le conduisais de nouveau, trois jours seulement après qu’il a été blessé. J’aimerai traverser cette guerre avec lui et mon Mors. »

La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée

L'Argonne de 1914-1915, c'est aussi l'épopée Garibaldienne, c'est-à-dire le renfort apporté par des volontaires italiens qui, tout comme l'avaient fait leurs pères ou leurs grands-pères en 1870-71 se sont joints aux troupes françaises pour combattre aux côtés de "leur seconde patrie", l'ennemi commun : le Prussien. ("La Guerre en Argonne" tome 1 de Claire Stratonovitch, éditions Ysec).

Rappelons que d'abord restée neutre lors du déclenchement des hostilités, l'Italie ne déclarera la guerre à l'Autriche-Hongrie que le 23 mai 1915. Mais dès le 6 août 1914, le Général Riccioti Garibaldi propose au gouvernement français l'aide de volontaires italiens. Celui-ci tergiverse, mais finit par accepter la création d'un régiment de marche purement italien au sein de la Légion Etrangère. Cette unité constituée d’environ 2 000 combattants volontaires italiens existera de novembre 1914 à mars 1915.

La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée

Le Monument : Situé dans le village de Lachalade (Meuse) il est érigé à la mémoire des 590 volontaires italiens morts en Argonne et des frères Garibaldi, Bruno (tué à Bolante le 26 décembre 1914) et Costante (tué au ravin des Courtes-Chausses le 5 janvier 1915). Le monument en pierre de taille porte trois bas-reliefs en bronze : de part et d’autre, les portraits de Bruno et Costante Garibaldi et, au centre, une aile traversée par un glaive. Il est édifié par l’Association Nationale des Volontaires de Guerre d’Italie et inauguré le 21 avril 1932. Le sculpteur est Sergio Vatteroni de Carrare.

La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée

Monument Ossuaire de la Haute Chevauchée.

Inauguré par le Président du Conseil et Sénateur de la Meuse Raymond Poincaré et béni par Monseigneur Ginisty, évêque de Verdun le 30 juillet 1922, ce monument, œuvre de l'architecte Bolloré et du sculpteur Beckers rend hommage aux morts de l’Argonne toutes nations confondues.

Cet ossuaire contient les ossements d’environ 10 000 soldats inconnus.

La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée

Il fut construit à l’initiative de la comtesse de Martimprey, veuve du capitaine Jean de Martimprey, disparu le 13 juillet 1915. Il représente un soldat français coiffé d'un casque dont le buste émerge d'un obélisque de 9 mètres de hauteur et dont les mains s’appuient sur un glaive se fondant dans la croix latine.

Le sculpteur Becker s’est inspiré du visage de son fils lui aussi tombé en 1915. Sur les flancs du monument, figurent les numéros des régiments qui ont combattu dans le secteur : 285 régiments français, 2 régiments italiens et 32 divisions américaines.

La Chalade, les Garibaldiens et la Haute Chevauchée
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Au pied de celui-ci, un autel est destiné aux cérémonies religieuses lors des commémorations des combats d'Argonne. Les murs du caveau sont recouverts de petites plaques funéraires dédiées par les familles à leurs proches.

Derrière le monument, on peut voir un important entonnoir résultant de l’explosion de la plus grosse mine allemande (52,5 tonnes d’explosifs) le 12 décembre 1916. Il mesure 50 mètres de diamètres et 10,5 mètres de profondeur.

En bordure du cratère des mines, une Croix de la Réconciliation a été érigée à la mémoire de « Tous les morts des combats d'Argonne », formule sculptée dans le bois également en allemand en 1973 par le Comité commémoratif d'Argonne.

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